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Châteaux et Moyen Âge

Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes


Car un pays sans passé est un pays sans avenir...






Atlas du monde

Histoire en questions

Histoire en questions



Bienvenue
Ecrit par Constance Cousin   
10-06-2007
L’histoire vous ment ! L’histoire ou les historiens… Telle pourrait, en tous cas, être la conclusion de tout lecteur de Mythes et polémiques. De fait, cette « science humaine » est humaine avant tout et depuis tous temps les hommes ont écrit l’histoire à leur convenance, depuis César, qui a dépeint les Gaulois comme un peuple barbare et ignorant, à Michelet, qui reléguait aux affres de l’obscurantisme tout ce qui n’était pas l’idée de nation. De fait, l’histoire a sa part de politique, elle est ce que les historiens en font… pour peu qu’ils se veuillent les chantres d’un idéal, d’un parti.
Revenant sur quelques-uns des mythes les plus criants de notre histoire, sur les polémiques les plus fameuses, Mythes et polémiques se veut un retour sur les mensonges passés, sur une histoire sans histoires…
De la légende du roi Arthur, à l’An Mil… qui n’a jamais existé ! De la « croisade » -bien mal nommée- contre les Albigeois, à l’Inquisition –qui n’est pas une, mais trois ; du droit de cuissage au mythe de la loi salique en passant par la légende noire des conquistadores, au fameux et très romantique Masque de fer ; de la Révolution française à " l'Europe des nations ", sans oublier le colonialisme, l’édit de Nantes, l’esclavage, la Commune de Paris, Mythes et polémiques invite à revisiter l’histoire de France, sans faux-semblants, sans « langue de bois » et sans complexe.


Dernière mise à jour : ( 17-06-2008 )

Le "bon" roi Dagobert ?
Ecrit par Brune de Crespt   
22-07-2008
Dagobert Ier en majesté (v. 602-639).
Dagobert Ier en majesté (v. 602-639).
Si la légende a fait beaucoup pour la popularité de Dagobert, elle n’a guère de rapport avec la réalité. Souverain guerrier et conquérant, il saura soumettre les Basques, les Bretons, en la personne de Judicaël, substituera un roi wisigoth à un autre en Espagne –exploit pour lequel il se fera payer-, installera un Franc en Thuringe, dirigera les Alamans, massacrera les Bulgares en Bavière et conclura avec l’empereur d’Orient, Héraclius, une « paix perpétuelle ». Bref, Dagobert Ier apparaît comme le plus grand roi mérovingien après Clovis, un souverain dont la domination effective s’étendait des Pyrénées au Rhin, de la Bretagne à l’Elbe. Il sera aussi le seul, véritablement, à atteindre ce statu quasi international… jusqu’à Charlemagne.
Mais si la politique extérieure est une véritable apothéose, à l’intérieur même de son royaume, Dagobert aura bien du mal à réfréner les ambitions des leudes, notamment du premier d’entre eux, son conseiller en Austrasie, Pépin de Landen (ancêtre de Pépin le Bref).  Roi d’Austrasie dès 623, il se fera reconnaître roi de Neustrie, privant son frère Caribert à qui elle revenait, puis roi des Francs à la mort de son père. Et s’il parviendra à reconstituer l’unité du royaume, c’est au prix de lourds sacrifices imposés à la noblesse. Quant à sa réputation de justicier, il la devra aux tournées qu’il effectuera en Bourgogne et en Austrasie, se révélant attentif aux doléances du peuple, offrant des privilèges à telle ou telle cité.
Enfin, cet homme à femmes, polygame reconnu, aura l’intelligence de savoir s’entourer… de saints ! Les élites du Nord comme du Midi seront accueilli en son palais de Paris, dont il fera sa capitale. Des élites parmi lesquelles on retiendra saint Ouen, qui sera chef de sa chancellerie, saint Didier, son trésorier, et enfin, le plus célèbre d’entre eux, saint Eloi –orfèvre célèbre- dont il fera son « ministre des Finances ». C’est d’ailleurs avec lui, sur son conseil, qu’il centralisera la frappe de la monnaie, mettant ainsi fin à la circulation de la fausse monnaie.
Un règne court –à peine 7 ans comme roi des Francs- mais qui allait porter la dynastie mérovingienne au faite de sa puissance. Un règne qui sera suivi par ceux des rois fainéants…
Dernière mise à jour : ( 22-07-2008 )

À la pointe de l’épée
Soumis par Emma Benedetti   
21-07-2008
Duel mettant aux prises le duc de Montmorency, réputé comme le meilleur bretteur de son temps (gravure du XIXe siècle).
Duel mettant aux prises le duc de Montmorency, réputé comme le meilleur bretteur de son temps (gravure du XIXe siècle).
On croit souvent qu’un duel ne mettait en présence que deux hommes : l’offensé, ou du moins celui qui se considérait comme tel, et l’offenseur. Faux ! Les témoins des deux protagonistes en venaient eux aussi aux mains, ce qui explique la véritable hécatombe de gentilshommes au début du XVIIe siècle.
Le duel était à la mode. On se battait pour un oui ou pour un non ; un regard de travers… et le gant était jeté ! Et aucun édit n’y changeait rien…
Mais le cardinal de Richelieu publie, en 1626, un édit interdisant définitivement le duel. La noblesse proteste, crie au scandale… rien n’y fait !
C’est alors que le comte François de Montmorency-Bouteville, impénitent bretteur, décide de provoquer le cardinal et passe outre à l’édit royal : le 13 mai 1627, il se bat en duel avec le marquis de Beuvron. Un des témoins est tué. L’affaire s’envenime. Beuvron réussit à s’évader en Angleterre et Montmorency est arrêté.
La noblesse toute entière tente d’obtenir sa grâce… en vain ! Montmorency est condamné et marchera, la tête haute, vers le billot.
Cette sanction sera un véritable coup de semonce pour la noblesse et les duels régresseront tout au long du XVIIe et du XVIIIe siècles.
Dernière mise à jour : ( 21-07-2008 )

« Si je t’oublie Jérusalem… »
Ecrit par Constance Cousin   
17-07-2008
Chevalier partant à la croisade.
Chevalier partant à la croisade.
Cela fait plus de neuf cents ans, le 15 juillet 1999 que la Cité Sainte a été reconquise par les Croisés et qu’a été fondé le royaume franc de Jérusalem. Tout le monde connaît la figure emblématique de Godefroi de Bouillon mais on oublie trop facilement la ruse d’un Bohémont de Tarente, le courage d’un Tancrède de Hauteville et, surtout, la ténacité de milliers de pèlerins, hommes, femmes et enfants, qui, après trois ans de marche, ont enfin conquis Jérusalem et pu « vénérer le sépulcre du Seigneur et visiter les Saints Lieux… »
Pèlerinage, armé certes, mais pèlerinage tout de même, la première croisade retrouve, à travers les pages des chroniqueurs, les accents d’une véritable épopée.
Le 18 novembre 1095, sous les murs de Clermont où se tient le concile, un même cri jaillit de toutes les poitrines : « Dieu le veut ! Dieu le veut ! »
Le pape Urbain II sait déjà que son appel a été entendu :
-Que la croix brille sur vos armes et vos étendards, conclut-il. Portez-la sur vos épaules ou sur votre poitrine ; elle deviendra, pour vous, l’emblème de la victoire ou la palme du martyre ; elle vous rappellera sans cesse que Jésus-Christ est mort pour vous et que vous devez mourir pour lui !
Dernière mise à jour : ( 17-07-2008 )

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Mathilde, la dame à la tapisserie
Ecrit par Brune de Crespt   
16-07-2008
Extrait de la Tapisserie de la reine Mathilde, dite Tapisserie de Bayeux.
Extrait de la Tapisserie de la reine Mathilde, dite Tapisserie de Bayeux.
On raconte que la demoiselle répondit d’abord qu’elle aimerait mieux être nonne voilée que d’épouser un bâtard. Le duc suspendit quelque temps sa demande, mais, lorsqu’il la renouvela, il était venu lui-même en Flandre et se rendit fièrement à Lille, où le comte, sa femme et sa fille se trouvaient alors. Il entra dans la salle et, passant outre, comme pour traiter de quelque affaire, il poussa jusqu’à la chambre de la comtesse, où il trouva tout droit la demoiselle, fille du comte Baudouin. Il la prit par ses tresses, la traîna parmi la chambre, la foula aux pieds et la battit bien. Puis il sortit de la chambre, sauta, sur son cheval, qu’on lui tenait devant la salle, piqua des éperons et s’en alla son chemin. De ce fait fut le comte Baudouin très courroucé, et quand les choses eurent un temps ainsi demeuré, le duc Guillaume envoya derechef au comte Baudouin pour reparler du mariage. Le roi en parla à sa fille et elle lui répondit que bien lui plaisait et en furent faites les noces à bien grande joie. Et après les choses susdites, le comte Baudouin demanda à sa fille, tout en riant, pourquoi elle avait si légèrement accepté le mariage qu’elle avait autrefois refusé si cruellement. Et elle répondit qu’elle ne connaissait point alors le duc si bien qu’elle faisait maintenant, « car, dit-elle, s’il n’eût été de grand cœur et de haute entreprise, il n’eût été si hardi qu’il m’osât venir battre en la chambre de mon père ».
Dernière mise à jour : ( 16-07-2008 )

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Le roi Très catholique
Ecrit par Constance Cousin   
10-07-2008
Charles Quint et le pape Clément VII (gravure ancienne).
Charles Quint et le pape Clément VII (gravure ancienne).
Depuis toujours, la même querelle opposait la papauté au Saint Empire romain germanique : elle concernait les impôts demandés par l’Église, les exactions financières que l’on constatait périodiquement et la tentative du pape d’étendre son pouvoir politique. Bref, Luther dans son Manifeste à la noblesse allemande et la Captivité de Babylone ne fait que reprendre un sujet longuement ruminé et se place donc tout naturellement sous la protection de celui qu’il appelle lui-même « ce noble jeune homme », Charles Quint.
Mais Luther semble oublier que Charles Quint est, non seulement un Autrichien, mais aussi, et surtout, un Espagnol ; qu’il est le Très catholique roi d’Espagne ! Le 19 avril 1521, après que Luther ait refusé de se soumettre à l’Église, Charles Quint fait son choix :
Dernière mise à jour : ( 10-07-2008 )

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Persépolis, la splendeur des Achéménides
Ecrit par Alix Ducret   
09-07-2008
Bas-relief de la cité de Persépolis représentant les gardes de la cité et du souverain.
Bas-relief de la cité de Persépolis représentant les gardes de la cité et du souverain.
L’apogée de la dynastie achéménide commence en 555 avant J.-C. lorsque Cyrus, chef d’un clan perse, réunit sous son sceptre les deux tribus principales, celle des Perses et celle des Mèdes, avec qui il conquiert, en moins de vingt ans, tout l’Orient ancien. Lorsqu’il meurt, en 530 avant J.-C., seule l’Égypte avait résisté : elle sera conquise par son fils, Cambyse, qui règne jusqu’en 522. À sa mort, un de ses parents, d’une branche collatérale, reprend le flambeau conquérant des Achéménides : Darius Ier, père d’une dynastie qui régnera sur l’Orient durant près de deux siècles, est également le premier à prendre le titre de Grand roi ou de Roi des rois, titres qui révèlent assez la toute-puissance des souverains achéménides. Pourtant, cette puissance, confirmée lors des guerres médiques que menèrent les deux premiers souverains, sera ébranlée dès 465 avant J.-C. par des luttes internes, ce dont profitera très largement Alexandre le Grand lorsqu’il entreprendra la soumission du dernier Grand roi, Darius III.
Dernière mise à jour : ( 09-07-2008 )

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Lyautey ou la conquête des âmes
Soumis par Emma Benedetti   
06-07-2008
Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.
Louis Hubert Lyautey (1854-1934), gravure moderne.
De l’Algérie au Tonkin, de Madagascar au Maroc, Louis Hubert Gonzalve Lyautey fut l’une des plus illustres figures de l’Empire colonial français.
Né à Nancy, le 17 novembre 1854, il choisit, très tôt, le métier des armes. Il sert d’abord en Algérie (1880-1882) puis rejoint le Tonkin où il se retrouve sous le commandement de Galliéni. Rappelé en France en 1902, après un court séjour à Madagascar, Lyautey est nommé commandant de la subdivision d’Aïn-Séfra par le gouverneur général de l’Algérie, Jonnard, et il a l’insigne honneur, en 1907, de s’emparer d’Oudja.
Dernière mise à jour : ( 06-07-2008 )

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Cluny, fer de lance de la réforme
Soumis par Emma Benedetti   
05-07-2008
Moine clunisien (gravure du XIXe siècle).
Moine clunisien (gravure du XIXe siècle).
Avant d’être la plus grande église d’Occident et le chef-d’œuvre de l’art roman, l’abbaye de Cluny connaît des débuts fort modestes. Fondée en 910 par Guillaume le Pieux, comte d’Auvergne et duc d’Aquitaine, et placée sous l’autorité immédiate du pape, elle observe la règle réformée de saint Benoît. Durant un siècle et demi, Cluny a la chance de voir se succéder à sa tête des abbés qui compteront parmi les plus grandes figures du Moyen Âge et qui feront son succès : Bernon, à qui est confiée en premier la charge d’abbé de Cluny ; saint Odon, qui permet à d’autres monastères d’observer la règle dite clunisienne et de se placer sous l’autorité du père-abbé de Cluny ; et surtout Pierre le Vénérable, qui fait autorité dans la connaissance du Coran et de l’Islam.
Dernière mise à jour : ( 05-07-2008 )

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Le «Sultan juste»
Ecrit par Mathilde Dumas   
04-07-2008
Louis Desaix de Veygoux (1768-1800).
Louis Desaix de Veygoux (1768-1800).
La bataille est perdue ; mais il n’est que 15h00, il reste encore le temps d’en gagner une, déclare Desaix au moment où Bonaparte lui demande d’évaluer la désastreuse situation de Marengo.
Peu après, le général Desaix, à la tête de sa demi-brigade, fonce droit sur les Autrichiens.
Il franchit avec elle le pli de terrain qui la dérobait à la vue des Autrichiens et se révèle, brusquement, à eux par une décharge de mousqueterie exécutée à bout portant. Les Autrichiens répondent et Desaix tombe aussitôt, percé d’une balle dans la poitrine.
Desaix demande que l’on dissimule sa mort, afin de ne pas ébranler ses hommes, mais ils l’ont vu tomber «et ses soldats, comme ceux de Turenne, demandent à grands cris de venger leur chef». La 9e brigade mérite bien, ce jour-là, le nom d’incomparable, comme l’était son chef, Louis Desaix de Veygoux, né le 17 août 1768, dans le Puy-de-Dôme.
Dernière mise à jour : ( 04-07-2008 )

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La mosquée de Süleymaniye
Ecrit par Mathilde Dumas   
29-06-2008
Soliman le Magnifique, dit aussi Kanûni Süleyman (1495-1566).
Soliman le Magnifique, dit aussi Kanûni Süleyman (1495-1566).
Fondée sur l’ancien site mégaréen de Byzance pour être la nouvelle capitale de l’empire romain, Constantinople sera tour à tour la nouvelle Rome, le joyau de l’orthodoxie et, après sa conquête par le Turc Mahomed II, le fleuron de l’Empire ottoman. De fait, Constantinople, devenue Istanbul sous l’hégémonie ottomane (XVe siècle), sera toujours, sous quelque domination qu’elle se trouve, un carrefour commercial et intellectuel et un centre religieux de premier plan. Sainte-Sophie en est une preuve éclatante, la mosquée de Süleymaniye en est une autre.
Fondée par le sultan Soliman II, surnommé par les Occidentaux le Magnifique, la mosquée de Süleymaniye, dont le style est fortement inspiré de l’architecture de Sainte-Sophie, fait désormais partie des plus beaux monuments de la ville, signe de son ralliement à l’islam et souvenir de celui qui fut un grand conquérant, mais aussi un législateur et un mécène.
Dernière mise à jour : ( 29-06-2008 )

" Seigneur, donnez-moi un fils !"
Ecrit par Alix Ducret   
27-06-2008
Sceau de Louis VII le Jeune.
Sceau de Louis VII le Jeune.
« Seigneur, souvenez-vous de moi, je vous prie, et n’entrez pas en jugement avec votre serviteur, car nul home vivant ne sera trouvé juste devant vous. Mais jetez un regard propice sur le pécheur qui vous prie et donnez-moi un fils pour hériter de mon royaume, afin qu’il puisse régner glorieusement sur les Français.
Que mes ennemis ne puissent pas dire : « Tes espérances ont été déçues ; tu as perdu tes aumônes et tes prières ». »
Cette supplique, rapportées dans les Grandes chroniques de France, révèle parfaitement le désarroi qui, des années durant, dû être celui du roi Louis VII. Un souverain qui devait attendre 28 ans de règne et « consommé » pas moins de trois unions avant de se voir donner, enfin, un héritier mâle.
C’est à peine âgé de 17 ans que Louis VII, dit le Jeune, succède à son père sur le trône de France. Quelques mois avant son couronnement à Bourges –il avait déjà été sacré à Reims et associé au pouvoir du vivant de son père-, il avait épousé la jeune duchesse d’Aquitaine, Aliénor. Une union que l’on pourrait qualifiée de « mariage du siècle » tant les possessions de la dame étaient impressionnantes. La Guyenne, la Gascogne, le Poitou, la Marche, le Limousin, l’Angoumois, le Périgord et la Saintonge, bref, tout le quart sud-ouest de la France actuelle : telle était la dot de la jeune fille. On comprend l’importance de cette union… comme on comprend qu’une telle souveraine, petite-fille du maître du fin’amor, administratrice avertie, n’ait jamais accepté de s’en laisser compter, serait-ce par le roi de France son époux. De fait, on s’est ingénié à faire de Louis VII un être faible face à son épouse, un dévot en mal de prière, écrasé par le poids de la couronne et l’ardeur de sa jeune épouse. Pourtant, rien dans la vie ni dans le règne de Louis VII ne supporte une telle image. Que Louis VII ait été un roi pieux, plus que la moyenne ou que ses prédécesseurs, peut-être. Après tout, l’influence et l’attachement de Suger, son conseiller, sans parler du véritable renouveau religieux que l’Europe connaît à l’époque suffit à l’expliquer. Mais rien, absolument rien, ne laisse imaginer une nature plus monacale que conjugale. Car, au fond, c’est bien ce que l’on reproche à Louis VII : de ne pas avoir su conserver l’amour de sa première épouse.
Dernière mise à jour : ( 27-06-2008 )

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«Le siècle de Léon X»
Ecrit par Mathilde Dumas   
26-06-2008
Léon X (1475-1521).
Léon X (1475-1521).
Jean de Médicis, troisième fils de Laurent le Magnifique, né en 1475, devient cardinal à douze ans et en 1513, il succède au pape Jules II, sous le nom de Léon X.
Mécène généreux, protecteur des arts et des lettres, il s’entoure des esprits les plus fins de son temps, tels Machiavel ou Sannazar et des artistes les plus illustres dont Michel-Ange et Raphaël. Grâce à lui, Rome devient la capitale de l’humanisme et de la Renaissance avec, pour couronner cette entreprise, l’édification de la nouvelle basilique Saint-Pierre.
Mais c’est aussi sous son pontificat que va naître et se développer l’hérésie protestante. En effet, afin d’achever la basilique Saint-Pierre de Rome, Léon X renouvelle les indulgences accordées par son prédécesseur. Ce sera le prétexte invoqué par Martin Luther pour entamer une «révolution religieuse» qui aboutira rapidement au protestantisme. Après des tentatives de conciliation, Léon X condamne les quatre-vingt-quinze propositions de Luther dans sa célèbre bulle Exsurge Domine et excommunie, en 1520, le moine saxon. À la fin de son pontificat, il se rapproche de Charles-Quint, seul rempart solide face à cette hérésie.
Estimé comme l’un des plus illustres pontifes du XVIe siècle, que l’on a aussi appelé le «siècle de Léon X», il meurt, le 1er décembre 1521, dans des circonstances jugées suspectes.
Dernière mise à jour : ( 26-06-2008 )

Camille Desmoulins ou l’utopie vaincue
Soumis par Emma Benedetti   
23-06-2008
Camille Desmoulins (1760-1794).
Camille Desmoulins (1760-1794).
C’est à Guise, dans une famille bourgeoise, que naît Camille Desmoulins le 2 mars 1760. Bon élève, il est envoyé en 1771 à Paris, au collège Louis-le-Grand, où il fait la connaissance de Maximilien de Robespierre et de Georges Danton.
Licencié en droit, Desmoulins, qui est affligé d’un affreux bégaiement, s’éloigne de la carrière d’avocat pour embrasser celle de journaliste, où il brillera de tous ses feux… C’est avec Mirabeau qu’il fait ses débuts. La Révolution n’en est alors qu’à ses balbutiements mais Camille, enthousiasmé par les idées qu’elle véhicule, appelle le peuple aux armes et le conduit jusqu’à la Bastille.
Rendu célèbre par son journal, Les Révolutions de France et de Brabant, il épouse Lucile Duplessis, à qui il communique bien vite son enthousiasme révolutionnaire.
Membre du Club des cordeliers, ami de Robespierre, il participe à la chute des girondins mais rallie bien vite le camp de Danton, las, comme lui, des massacres incessants. Pour mieux combattre la Terreur, Desmoulins fonde un nouveau journal, Le Vieux Cordelier, où il défend avec ardeur la politique des « indulgents », tout en dénonçant les exactions du Comité de salut public.
Malgré les rappels à l’ordre de Robespierre, Camille, qui rêve encore d’une République juste, s’obstine et finit en prison avec Danton. Le 5 avril 1794, il monte sur l’échafaud. Sa femme, âgée de vingt-trois ans, le suivra huit jours plus tard…
Dernière mise à jour : ( 23-06-2008 )

La mort de Marguerite de Bourgogne
Ecrit par Mathilde Dumas   
22-06-2008
Illustration d'une légende, celle de la mort de Marguerite de Bourgogne (gravure du XIXe siècle).
Illustration d'une légende, celle de la mort de Marguerite de Bourgogne (gravure du XIXe siècle).
Tout le monde connaît le personnage ô combien sulfureux de Marguerite de Bourgogne, épouse adultère de Louis X dans les Rois maudits de Maurice Druon. Dénoncée par sa belle-sœur, la terrible Isabelle de France, surprise par son beau-père, elle fut arrêtée sur son ordre, de même qu’une autre bru de Philippe le Bel, sa cousine Blanche, et condamnée à la prison dans la forteresse de Château-Gaillard. Les amants des princesses, quant à eux, furent proprement torturés, émasculés et finalement tués.
Les choses n’étaient cependant pas réglées, loin de là. En effet, allait bientôt se poser le problème de la succession de Louis X le Hutin. Faire invalider l’union de Marguerite et de Louis n’aurait dû poser aucun problème… sauf que pour ce faire il fallait l’aval du pape et qu’à l’époque la chrétienté n’en était pas pourvue ! Dès l’accession de Louis X au trône, en 1314, la question se fit pressante : il lui fallait une descendance ! Et une descendance qui ne soit pas suspecte. Impossible donc de pardonner à Marguerite, dont les grossesses seraient toujours sujettes à caution. Impossible aussi d’attendre des mois que les cardinaux se décident enfin à élire l’un des leurs au trône de Pierre. Il ne restait plus que la solution de l’élimination de Marguerite qui, faisant de Louis un veuf, lui permettrait de se remarier. C’est ce que suggère Druon dans son ouvrage en racontant l’assassinat de Marguerite de Bourgogne, étranglée un sombre matin de 1315.
L’idée était plaisante et nombre d’historiens y souscriront au XIXe siècle. La vérité est cependant plus prosaïque et c’est de froid que la pauvre Marguerite est morte à Château-Gaillard…
Dernière mise à jour : ( 22-06-2008 )

Le Graal : quête et résurrection
Ecrit par Alix Ducret   
18-06-2008
Galaad et ses compagnons trouvant le Graal (gravure moderne).
Galaad et ses compagnons trouvant le Graal (gravure moderne).
Plus qu’une légende, la quête du Graal se veut une leçon de spiritualité où les valeurs les plus chrétiennes et les plus saintes sont placées au premier plan. D’inspiration cistercienne, l’œuvre du Graal rappelle le dur chemin de l’homme vers sa rédemption. Mais qu’est-ce que le Graal ?
Le Vendredi saint, au pied de la croix, Joseph d’Arimathie, un des disciples de Jésus, tenait entre ses mains la coupe dont le Christ s’était servi la veille au cours de la Cène. Dans cette coupe, Joseph put recueillir un peu du sang du Christ qui coulait de son côté, transpercé par la lance d’un soldat romain. Plus tard, Joseph, qui est considéré dans « La quête du Graal » comme le premier évêque, partit de Palestine et s’installa en Europe. Ses fils et ses petits-fils après lui prirent soin du Graal mais finirent par l’enterrer. C’est alors que les chevaliers de la Table ronde décidèrent d’entreprendre cette quête. Partant chacun de leur côté, ils avaient cent un jours pour le trouver et le ramener au roi Arthur.
Galaad, Perceval et Bohort trouvèrent le château où était caché le Graal, celui de Corbenic, et assistèrent ensemble à une cérémonie qui leur révéla partiellement les secrets du Saint Graal.
Dernière mise à jour : ( 18-06-2008 )

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La « dame de fer » de Louis XIV
Ecrit par Brune de Crespt   
16-06-2008
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719).
Françoise d'Aubigné, marquise de Maintenon (1635-1719).
Des maîtresses, des favorites, Louis XIV en eut. Mais une seule sut se faire épouser : Madame de Maintenon, dont l’influence sur le Roi-Soleil est évidente.
Petite-fille du célèbre poète protestant Agrippa d’Aubigné, Françoise d’Aubigné va connaître, avant même sa venue à la cour, une vie fort mouvementée. Née en 1635 dans la prison de Niort, elle grandit à la Martinique puis revient en France où elle passe d’une tante à l’autre, abjurant le protestantisme au passage. Arrivée à Paris en 1652 dans le dénuement le plus complet, elle est contrainte d’épouser le poète paralytique Scarron qui fait d’elle un des plus « beaux esprits » de la capitale.
Mais le véritable tournant dans la vie de Françoise d’Aubigné a lieu en 1669, quand Madame de Montespan, alors favorite du roi, lui confie l’éducation des bâtards royaux. Quand ceux-ci sont légitimés, elle fait son entrée à la cour et obtient le titre de marquise de Maintenon.
Son intelligence, sa dignité, l’amour qu’elle éprouva pour les enfants d’Athénaïs de Montespan et sa grande piété vont lui donner un ascendant grandissant sur le Roi-Soleil qui en fait sa maîtresse après la disgrâce de la belle Athénaïs et sa femme à la mort de la reine Marie-Thérèse.
Dernière mise à jour : ( 16-06-2008 )

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Jörmungand, le serpent de la fin du monde
Ecrit par Alix Ducret   
13-06-2008
Le combat, au jour du Ragnarök, de Thor et de Jörmungand.
Le combat, au jour du Ragnarök, de Thor et de Jörmungand.
Fils de Loki et de la géante Angrboda, Jörmungand est, dans la mythologie scandinave, un serpent gigantesque et terriblement venimeux, destiné à combattre Thor au jour du Ragnarök. Mais cet être monstrueux n’a pas qu’un simple rôle de faire-valoir, son destin ne se limite pas à prendre d’assaut Asgard, à tuer et à être tué par le fils d’Odin. Jörmungand est essentiel à la bonne marche du monde. Enserrant de ses anneaux la Midgard, et donc Asgard, le Serpent-Monde ou Serpent-Midgard, comme on l’appelle, participe pleinement à la cohésion du monde, à sa stabilité. Le moindre de ses mouvements, d’ailleurs, provoque rien de moins que des raz-de-marées… Il est aussi à la limite entre le monde des hommes et des dieux et Utgard, où règnent les puissances mauvaises et les géants… Il marque, par sa présence même, avec son corps, la séparation avec les mondes infernaux, comme le Serpent-arc-en-ciel de la mythologie hindoue. La différence ne réside ici que dans le lien entre monde humain et monde céleste –symbolisé par l’arc-en-ciel. Enfin, à l’image de son père, de son frère, Fenrir, d’Hel, sa sœur, Jörmungand est un acteur incournable du Ragnarök.
En effet, c’est bien lui qui permet la libération des « forces obscures » et l’assaut du Midgard, prélude au Ragnarök. C’est même lui qui permet ce Crépuscule des dieux, une fin des mondes indispensables pour qu’ils puissent renaître. En cela, d’ailleurs, il est conforme à la symbolique même du serpent, un animal qui représente le cycle infini de la vie et de la mort.
Dernière mise à jour : ( 13-06-2008 )

Le code Justinien
Ecrit par Constance Cousin   
12-06-2008
Mosaïque représentant l'empereur Justinien.
Mosaïque représentant l'empereur Justinien.
Constantinople, 16 novembre 534. Ce jour-là, la seconde édition du Code de l’empereur Justinien est publiée. L’empereur a ainsi achevé son œuvre de remise en ordre du droit romain dans son ensemble.
Monarque orgueilleux, despotique même, Justinien (527-565) est obsédé par le concept de l’unité romaine et son règne marque le dernier effort réel pour la reconstitution de l’Empire romain dans son intégralité institutionnelle, territoriale ou ecclésiastique.
L’œuvre principale de Justinien est le Code de droit romain élaboré par les jurisconsultes Tribonien et Théophile. Commencé dès 528, il rassemble les constitutions anciennes, promulguées au temps de la République ainsi que les nouvelles édictées par les empereurs. Le Code Justinien, qui contient quatre mille sept cents articles, divisés en douze livres, est le fondement du droit civil moderne.
Dernière mise à jour : ( 12-06-2008 )

Le mystère La Ramée
Ecrit par Mathilde Dumas   
11-06-2008
Charles IX et Catherine de Médicis (d'après une gravure du XIXe siècle).
Charles IX et Catherine de Médicis (d'après une gravure du XIXe siècle).
Charles IX aurait-il eu un fils ? C’est du moins ce que prétend le jeune La Ramée qui, profitant des troubles toujours présents dans le royaume malgré le couronnement d’Henri IV, se rend à Reims pour s’y faire sacrer roi.
D’après le jeune homme, Catherine de Médicis l’aurait enlevé à sa naissance et l’aurait abandonné. Pourquoi ? Cela, La Ramée ne l’explique pas. Pourtant, quel intérêt aurait eu la reine mère ? Au contraire, il fallait un héritier à son fils, un héritier légitime, et Charles IX avait déjà un bâtard de Marie Touchet qui finit duc d’Angoulême alors, un de plus ou de moins ?
L’affaire fait grand bruit mais ne convainc personne : le 9 février 1596 La Ramée est pendu en place de Grève…
Dernière mise à jour : ( 11-06-2008 )

Li Shimin, le grand réformateur de la Chine des Tang
Soumis par Emma Benedetti   
10-06-2008
Li Shimin (600-649).
Li Shimin (600-649).
Véritable fondateur de la brillante dynastie des Tang, Li Shimin laisse le souvenir d’un empereur plein de vertus et de sagesse. Pourtant, c’est au prix de sombres intrigues et de meurtres qu’il monte sur le trône de Chine.
Li Shimin, qui voit le jour en l’an 600 de notre ère, est issu d’une illustre famille de la province de Shandong, au nord-est de la Chine. En 605, l’empereur Yang accède au pouvoir mais, par ses extravagances, ce personnage tyrannique entraîne le pays au bord de la catastrophe. Atteint de mégalomanie, il épuise en outre son armée dans des combats sans fin. Celle-ci vient d’essuyer une défaite sans précédent en Corée, quand le souverain lance ses hommes contre les Turcs, en 615. Le désastre est évité de peu grâce à un stratagème de Li Shimin mais, las de son maître despotique, le peuple se révolte. Li Shimin passe dans le camp des opposants. L’anarchie s’installe dans tout l’empire et provoque la chute de Yang.
Dernière mise à jour : ( 10-06-2008 )

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