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Bienvenue
Ecrit par Constance Cousin   
10-06-2007

Téléchargez gratuitement les 2 premiers chapitres du dernier livre d'Alix Ducret :"Les Rois maudits : vérités et mensonges"

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Les Rois maudits : tout le monde connaît. La vérité historique et les erreurs qui égrainent ce qui reste un roman : c’est déjà moins évident. Retour, donc, sur une des périodes les plus célèbres de l’histoire de France… mais des plus méconnue.

Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )

Les fils d'Enée
Soumis par Emma Benedetti   
09-03-2010
Enée, d'après le détail d'une fresque du Ier siècle après J.-C.).
Enée, d'après le détail d'une fresque du Ier siècle après J.-C.).
« Voici le fils de Mars, Romulus, que sa mère Ilia, du sang d'Assaracus, mettra au monde. Vois-tu comme deux aigrettes se dressent sur sa tête ? C'est le père des dieux lui-même qui déjà le distingue par cet honneur. C'est sous ses auspices, mon fils, que la grande et illustre Rome égalera son empire à travers l'univers, sa fierté à l'Olympe et un seul rempart entourera sept collines. Ville bénie dans sa postérité de héros (…). Et maintenant, tourne tes yeux, regarde cette nation, tes Romains ».
Virgile, dans son Enéide, n'invente rien. Ou, plutôt, il relate, avec talent, ce dont les Romains sont convaincus et qui, depuis, des années, fait la base de leur histoire, à savoir qu'ils sont les descendants des Troyens, apparus dans le Latium sous la conduite d'Enée. Mais cette histoire tient-elle plus du mythe que de la réalité ? De fait, les recherches historiques et archéologiques semblent accréditer les principaux chapitres de la fondation de Rome et de siècles de la royauté.
C'est vers le milieu du IIe millénaire avant J.-C. Que l'on date l'arrivée, en Italie, de peuples indo-européens. Un période qui correspond, en gros, à l'histoire de l'arrivée d'Enée et de ses compagnons.  Entre le IXe et le VIIe siècle, les monts Albains et les collines de la future Rome sont peuplés, laissant les plaines, marécageuses, à l'abandon. C'est également au VIIe siècle avant J.-C. que ces villages vont s'unir pour former une coalition, la ligue septimoniale, unifiée essentiellement par des liens religieux. Le capitole, le Quirinal, le Viminal restent en dehors de la ligue et sont sans doute, à l'époque, occupés par des Sabins.
Dernière mise à jour : ( 09-03-2010 )

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Le règne malheureux de Richard II
Ecrit par Brune de Crespt   
08-03-2010
Richard II allant à la rencontre des serfs révoltés (miniature du Moyen Âge).
Richard II allant à la rencontre des serfs révoltés (miniature du Moyen Âge).
Si Edouard III avait initié la guerre contre la France, avec comme ambition affichée de s'emparer de sa couronne, c'était plus pour mettre un terme aux velléités de révoltes de nobles que par conviction que cet héritage lui revenait. D'ailleurs, dans les premières années du règne de Philippe VI, il n'avait guère manifesté quelques prétentions que ce soit. Toujours est-il qu'Edouard, comme Philippe d'ailleurs, avait besoin de cette guerre et qu'il la provoquera. Dans les premières années du conflit, les victoires anglaises, notamment celle de Crécy, en 1347, et celle de Poitiers, en 1356, semblent lui donner raison. Mais le conflit traîne en longueur ; il épuise le royaume anglais  qui a aussi eu à subir, de 1347 à 1350, les ravages de la peste noire. Autant dire que lorsqu'Edouard meurt, en 1377, le pays est exsangue. La couronne revient alors au fils aîné de son fils aîné, le fameux Prince Noir. Le petit-fils d'Edouard III ceint la couronne sous le nom de Richard II. Le jeune homme est alors encore fort jeune et ce sont ses oncles qui le conseillent. Son premier acte d'autorité, dès l'année 1381, va augurer d'un règne personnel pour le moins malheureux.
Cette année-là, après qu'un village ait refusé de payer un impôt qu'il juge abusif, voit éclater en Angleterre une révolte paysanne d'une grande ampleur. Un agitateur en particulier anime la révolte, un chapelain du nom de John Ball. Ball convainc les paysans d'aller trouver le roi et de lui exposer directement leurs griefs.
Dernière mise à jour : ( 08-03-2010 )

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Stanislas, le roi qui ne l'était pas
Ecrit par Constance Cousin   
04-03-2010
Stanislas II Poniatowski (1732-1798).
Stanislas II Poniatowski (1732-1798).
Depuis des années, la Pologne était l'objet de toutes les convoitises et, surtout, de toutes les prédations. On s'en emparait ; on se le partageait sans vergogne aucune. Stanislas Poniatowski, tout en étant le dernier des rois de Pologne, illustre à lui tout seul le destin polonais.
C'est au cours d'un voyage en Russie que, Stanislas Poniatowski, aristocrate bien né, va faire la connaissance de la future tsarine Catherine II. Nous sommes alors en 1755 et, au cours de ce séjour, Poniatowski devient l'amant de la princesse. C'est ce qui aller faire sa fortune et décider du sort de la Pologne pour les années à venir. Deux ans après cette première rencontre, Poniatowski est nommé ambassadeur de Pologne en Russie et, en 1764, après que Catherine II soit devenue tsarine, il est « élu » au trône de Pologne. Elu entre guillemets car il est bien évident que la main de Catherine II est toute entière dans cette élection. D'ailleurs, Poniatowski, devenu Stanislas II, acquit peut-être un trône mais certainement pas la liberté et l'indépendance. Une indépendance que la Russie, malgré tout l'amour que la tsarine avait pour son amant, ne lui accordera jamais.
Dernière mise à jour : ( 04-03-2010 )

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Caïus Gracchus, une oeuvre immense et méconnue
Ecrit par Alix Ducret   
03-03-2010
Tiberius et Caïus Gracchus (ou Gracques), d'après Eugène Guillaume.
Tiberius et Caïus Gracchus (ou Gracques), d'après Eugène Guillaume.
En 133 avant J.-C., c'est Tiberius Gracchus, son frère, qui, le premier, s'illustre. La question agraire, celle de l'Ager publicus, est en train de bouleverser la donne économique de la cité romaine et de toute la péninsule. A ce problème, qui met en concurrence de petits propriétaires terriens avec les possesseurs de vastes domaines -possesseurs généralement issus de la noblesse-, Tiberius, tribun de la plèbe, propose une loi qui limiterait la possession de terres provenant de l'Ager publicus. Il annonce même la création d'un triumvirat chargé de veiller à la bonne répartition de ces terres. Devant l'opposition, incarnée par le tribun Octavius, Tiberius va répondre par la destitiution d'Octavius... ce que le droit romain interdit formellement car tout tribun de la plèbe est jugé inviolable. Tiberius, ainsi que trois cents de ces partisans, payeront de leur vie cette violation.
Dix ans plus tard, c'est son Caïus qui se lance dans la bataille. Fils d'un consul et d'un censeur, petit-fils par sa mère de Scipion l'Africain, héros des guerres puniques, Caïus Gracchus est nettement plus énergique que son frère. En 123 et 122, il est élu tribun de la plèbe, comme son frère dix ans auparavant, mais sous son consulat, Caïus va faire bien plus que son frère. En deux ans seulement, il fait voter une loi agraire -qui reprend, en gros, celle de son frère ; mais assure également une distribution de blé aux pauvres -loi frumentaire-, annonce qu'un légionnaire sera désormais équipé par l'Etat, ce qui aura pour conséquence d'augmenter les contingents.
Dernière mise à jour : ( 03-03-2010 )

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Le jeune empire aztèque
Ecrit par Brune de Crespt   
01-03-2010
Un guerrier aztèque.
Un guerrier aztèque.
Les Aztèques eux-mêmes prétendaient venir d'une île située au Nord-Ouest de la péninsule mexicaine : Aztlan. C'est de là qu'ils tiraient leur nom. Peuplade nahuas apparue entre le XIIe et le XIIIe siècles, les Aztèques font partie de ces peuplades qui succèdent à l'empire maya puis toltèque.  Les chichimèques, dont le nom signifie « barbares » et qui étaient également des nahuas, avaient installé leur capitale à Texcoco mais déjà, il apparaît qu'ils étaient présents à Mexico. La pyramide de Tenayuca, qui sera achevée par les Aztèques, offrait un panorama sur dix-neuf mètres et les sculptures de cent trente-huit serpents entouraient l'édifice.
Les peuples nahuas se partagent la vallée de Mexico et multiplient les nouvelles fondations de cités autant que les guerres. Les Aztèques, écrasés à la fin du XIIIe siècle, doivent quitter Chapultepec où ils s'étaient initialement installés et se réfugient dans les plaines marécageuses où ils fondent Tenochtitlan -actuelle Mexico. Le XVe siècle est, encore, un siècle de guerres de pouvoir et ce n'est que lorsque le souverain aztèque s'allie avec d'autres cités qu'il parvient à poser les bases de ce qui sera l'empire aztèque. Les guerriers de Tenochtitlan se rendent alors maîtres de la vallée de Mexico et étendent même leur domination vers des terres plus riches et plus prometteuses. Aux peuples soumis, ils se font verser un tribu, fait essentiellement de produits exotiques, comme des poteries Mixtèques ou les tissus du Tuxpan.
Dernière mise à jour : ( 01-03-2010 )

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Petite histoire de la Bavière
Soumis par Emma Benedetti   
25-02-2010
Signature de Charlemagne.
Signature de Charlemagne.
Primitivement, la Bavière était occupée par des Celtes avant d'être conquise, en 15 avant J.-C., par les Romains qui devaient occuper les provinces de Rhétie et de Norique. Au Ve siècle après J.-C., poussés par le phénomène des grandes invasions, des peuples celtes et germaniques venus de Bohême s'établirent dans la région et fondèrent, à partir du VIe siècle, la nation des Baiovarii. Si les Francs parvinrent à établir leur domination vers 630, la dynastie des Agilofinges – du nom d'un ancêtre légendaire, Agiluf, qui aurait fondé l'indépendance de la Bavière au début du Ve siècle contre les Ostrogoths- devait perdurer jusqu'au VIIIe siècle. A ce moment-là, le roi de Bavière était Tassilon III, que Charlemagne devait faire enfermer dans un monastère afin de s'emparer de la Bavière qui fut ainsi rattachée au royaume carolingien. Déjà évangélisée par saint Boniface, la Bavière devait être érigée en royaume par Louis le Pieux qui allait la donner à son fils Lothaire, qui lui-même devait la céder au bien nommé Louis le Germanique en 817.
Après l'extinction des Carolingiens allemands, la Bavière devait retourner au statu de duché (912), qui allait successivement échoir à la maison de Saxe, à celle de Franconie puis aux Guelfes. Une différence de statu qui ne devait nullement empêcher la Bavière de connaître, à cette même époque mais pour peu de temps, son extension la plus grande.
Dernière mise à jour : ( 25-02-2010 )

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Wellington : l’homme de toutes les victoires ?
Ecrit par Mathilde Dumas   
23-02-2010
Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852).
Arthur Wellesley, duc de Wellington (1769-1852).
Si Nelson a consacré la suprématie de l'Angleterre sur les mers, c'est à Wellington qu'elle doit sa puissance terrestre.
Né à Dublin en 1769 d'une famille anglo-irlandaise, Arthur Wellesley décide très jeune de faire carrière dans l'armée. L'Inde sera sa première destination en 1789. Là, il retrouve son frère aîné qui est gouverneur général de la zone. Il y restera dix-sept ans. De retour en Angleterre, il est élu au Parlement anglais et devient secrétaire pour l'Irlande. Puis éclate la guerre d'Espagne. Nommé lieutenant général, il rejoint les troupes anglaises basées au Portugal. Leur but : mener des actions de guerilla contre les troupes de Napoléon. Wellesley multiplie les victoires : Torres-Vedras, Arapiles, Vitoria. Face à lui, les meilleurs généraux de Napoléon : Masséna, Marmont, Jourdan. Lorsque les Français décident, après Vitoria, de quitter l'Espagne, c'est jusqu'à Toulouse que l'aristocrate anglais les poursuit. Une bravoure et un acharnement qui devaient lui valoir le titre de marquis Douro duc de Wellington.
Après l'Espagne, le gouvernement anglais lui confie les troupes de l'alliance qui devront affronter Naopléon à Waterloo. Lorsque Napoléon revient de l'île d'Elbe, l'Angleterre lui déclare immédiatement la guerre sans lui donner le temps de se préparer. L'alliance, par contre, est tout à fait prête, unissant contre l'Empereur l'Autriche, la Prusse, la Belgique et la Hollande en plus de l'Angleterre. Et c'est donc à Wellington qu'échoie le commandement des 93 000 hommes que compte l'armée alliée. Ni les cavaliers de Ney ou de Kellermann, ni la Vieille Garde de Cambronne ne pourront rien contre l'armée de l'Alliance.
Dernière mise à jour : ( 23-02-2010 )

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L'Ager publicus « pour les nuls »
Ecrit par Alix Ducret   
22-02-2010
Un légionnaire romain (gravure ancienne).
Un légionnaire romain (gravure ancienne).
Lorsque l'on étudie l'histoire romaine, immanquablement, on aborde la question de l'Ager publicus. Une question qui va empoisonner les derniers siècles de la République, une question qui est aussi intimement liée à l'expansion romaine dans les premiers siècles de la République.
Née au Ve siècle avant J.-C., la République romaine va mettre deux siècles à conquérir toute la péninsule italienne, imposant son gouvernement aux Voques, aux Eques, aux Latins, aux Etrusques, aux Samnites enfin. Un dernier affrontement avec la Grande Grèce, qui avait des comptoirs au sud de la péninsule, allait achever sa conquête et ouvrir des horizons nouveaux aux Romains. Des horizons qui passent par le contrôle du détroit de Messine et qui allait entraîner un conflit avec une cité au moins aussi ambitieuse que Rome : Carthage. Trois guerres, dites guerres puniques, allaient marquer la seconde moitié du IIIe siècle avant J.-C. Et la première moitié du IIe. Carthage détruite, la Méditerranée s'ouvrait aux désirs expansionniste de Rome... avec un corolaire : l'agrandissement de l'Ager publicus.
L'Ager publicus était, dans la définition, les terres appartenant à l'Etat romain, non aux particuliers. Or, ces terres étaient désormais immenses. Et il suffisait aux membres de la noblesse de payer un impôt pour se les accaparer. Rien de mal en soi, sauf que, dans le même temps, les petits propriétaires risquaient de tout perdre. Embarqués durant plusieurs années dans les rangs de l'armée, conduits à des centaines de kilomètres de leurs domaines, ils les retrouvaient généralement en bien mauvais état, voir quasi abandonnés à leur retour.
Dernière mise à jour : ( 22-02-2010 )

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Quand Hamlet vivait encore
Soumis par Emma Benedetti   
17-02-2010
William Shakespeare (1564-1616).
William Shakespeare (1564-1616).
Si tout le monde est bien convaincu que Richard II ou Henri V, héros des pièces éponymes de Shakespeare, sont bien des personnages historiques, bien peu imaginent qu'il puisse en être de même du personnage d'Hamlet. L'est-il d'ailleurs ? Le fait est que le nom d'Hamlet et son histoire sont bien antérieures à la pièce de l'Anglais. Le premier à le mentionner est Saxo Grammaticus, un historien du XIIIe siècle. Selon lui, Hamlet était un prince danois qui vivait au IIe siècle. De nombreuses sagas nordiques relatent également son histoire, celle du fils d'Horvendill, roi de Jutland. Ce dernier aurait été assassiné par son frère, Fengo, qui aurait ensuite épousé la veuve d'Horvendill. Hamlet, héritier légitime et témoin du meurtre, représente un danger dans la prise de pouvoir de Fengo, qui tente de l'assassiner. Afin d'échapper aux sbires de son oncle, Hamlet feint alors la folie.
La fin de l'histoire varie. Saxo Grammaticus ne donne aucune conclusion ; quant aux sagas, certaines précisent qu'Hamlet assassine son oncle au cours d'une orgie et qu'il reprend le trône de son père, celui qui devait légitimement lui revenir.
Ainsi vécut Hamlet, héros de l'histoire danoise avant d'être immortalisé par William Shakespeare à la fin du XVIe siècle.
Dernière mise à jour : ( 17-02-2010 )

Il était une fois… l'Amérique
Ecrit par Constance Cousin   
16-02-2010
Des Indiens du Canada.
Des Indiens du Canada.
On a beau discuter pour savoir qui, des Vikings, de Colomb ou d'un tierce a découvert l'Amérique, le nord du continent est sans nul doute, pour une large part, le fait des Anglais. En 1497, un Génois financé par l'Angleterre, aborde les côtes du Labrador : un acte qui vaudra aux Anglais de marquer à jamais l'histoire du continent nord américain. Pendant des années, l'Amérique du Nord va être négligée au profit du sud du continent qui attire aventuriers et mandataires des grandes puissances. Et si la Floride et le Colorado sont également explorés, c'est uniquement parce qu'on les soupçonne de receler de fabuleux trésors. Ceux sont Ponce Leon et Hernando de Soto qui, au XVIe siècle, se lancent dans cette aventure. Contrairement au continent sud, qui a vu s'établir un empire espagnol, aucun établissement ne voit le jour au nord.
Les Français vont être les premiers à s'établir et à fonder des colonies. Et après la défaite de l'Invincible armada, ceux sont les Français qui vont être les principaux rivaux de l'Angleterre sur le continent. Terre-Neuve et l'embouchure du Saint-Laurent, au XVIe siècle, ouvrent la voie aux pêcheurs des côtes ouest de la France ; Verrazano, un Florentin mandaté par François Ier, débarque en Floride en 1524, explore la Caroline du Sud et prend possession, au nom du roi de France, de l'embouchure du Saint-Laurent, de Terre-Neuve et des îles voisines. C'est la fondation de la Nouvelle-France.
Dernière mise à jour : ( 16-02-2010 )

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Les fils de Gengis khan
Ecrit par Mathilde Dumas   
15-02-2010
Une caravane mongole (tiré d'une relation de voyage).
Une caravane mongole (tiré d'une relation de voyage).
Ce n'est évidemment pas un hasard de l'histoire si Gengis khan a tant marqué l'histoire de la Chine. Rares sont les conquérants aussi géniaux ; rares sont les conquérants qui ne connaissent pas l'échec. Dignes héritiers de Gengis khan, ses petits-fils allaient autant marquer leur époque. Leur terrain de jeu, par contre, sera la Russie, les steppes de la Sibérie et du nord du continent.
Lorsque Gengis khan meurt, en 1227, les fils de son fils, Djoetchi, reçoivent en apanage les steppes de la Sibérie occidentale et du Turkestan. Dix ans plus tard, à peine, Batou khan, l'un des frères, allait entreprendre la conquête de la Russie. Il ne lui faudra pas plus de quatre années. Quatre années au cours desquelles il détruira le royaume bulgare de la Volga, la principauté de Riazan, brûlera Moscou, ravagera tout le nord-est de la Russie, s'emparera de Kiev et écrasera le grand prince Vladimir. Toute la Russie méridionale et orientale devait dès lors se trouver attirer vers l'Asie, tandis qu'à l'opposer, au nord-ouest, c'est l'influence russo-lituanienne qui devait jouer.
Dernière mise à jour : ( 15-02-2010 )

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Tiahuanaco, la cité perdue
Ecrit par Alix Ducret   
10-02-2010
Détail de la Porte du Soleil à Tiahuanaco.
Détail de la Porte du Soleil à Tiahuanaco.
Sur les hauts plateaux de Bolivie, à quelques 4000 mètres d'altitude, à l'extrémité du lac Titicaca, s'étend un gigantesque champs de ruines. Des pyramides tronquées, d'énormes monticules artificiels, une pyramide à degré de quinze mètres de haut, des monolithes, des plates-formes de pierre, le tout surmontant des salles souterraines. Et pas n'importe quelles salles ! Jimenez de la Espalda, un conquistador, écrit :
« Il y a là un palais qui est la véritable huitième merveille du monde. Des pierres longues de 37 pieds et larges de 15 sont placées de telle manière qu'elles s'encastrent les unes dans les autres sans qu'on puisse voir leurs raccords ».
Le monument le plus impressionnant est la Porte du Soleil. Haute de 3 mètres et large de 4, elle semble taillée dans un seul bloc et est décorée de 48 figures entourant une représentation centrale. Tous les vestiges de Tiahuanaco sont proportionnés à la Porte du Soleil, comme ces « deux géants de pierres avec des couvre-chefs et des longs manteaux » que décrit Garcialaso de la Vega ; ou comme ce palais gigantesque possédant une « salle longue de 45 pieds et large de 22, avec un toit comme celui du temple du Soleil de Cuzco » (Cieza de Leon). Que dire également de ces statues qui « représentent des hommes et des femmes ; elles sont si parfaites qu'on les croit vivantes, note Diego d'Alcobaça. Quelques figures sont dans l'attitude de gens qui boivent, d'autres ont l'air de s'apprêter à traverser un ruisseau et d'autres encore sont des femmes qui donnent le sein à leur enfant ».
Dernière mise à jour : ( 10-02-2010 )

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Le Danemark : d'un empire à l'autre
Ecrit par Brune de Crespt   
09-02-2010
Reproduction d'une pierre runique.
Reproduction d'une pierre runique.
Si l'archéologie atteste que le Danemark était habité depuis 10 000 avant J.-C., au début de l'ère chrétienne, ce sont des peuples germaniques, Cimbres, Jutes et Angles qui forment sa population.Ce n'est en fait que vers 500 après J.-C., que les Vikings, venus de Scandinavie, s'établirent au Danemark, poussant, dans la foulée, jusqu'à la Grande-Bretagne qu'ils entreprirent de conquérir. D'ailleurs, les Danois devaient prendre une part importante dans les expéditions des Vikings en Europe occidentale ou en Russie et ce n'est que vers la fin du VIIIe siècle qu'ils devaient se donner une indépendance, instaurant un royaume qui s'étendait jusqu'au sud de la Suède et sur le Schleswig. Au XIe siècle, alors que les Danois avaient déjà eu maille à partir avec les Francs, ils décidèrent de protéger leur frontière par une ligne fortifiée sur le Dannexerk. Cet isolement relatif ne devait pas empêcher la conversion au christianisme des Danois, notamment après la conversion du premier d'entre eux, le roi Harald à la Dent bleue (960). A cette période, le danemark était d'ailleurs devenu une redoutable puissance dans l'Europe septentrionale. Harald, qui mourut en 985, était intervenu en Norvège ; son fils, Sven, à la Barbe fourchue, la soumettra après s'être fait reconnaître roi du Danemark et avoir conquis la Grande-Bretagne (1016). La mer du Nord était, dès lors, sous contrôle complet des Danois. Un véritable empire du Nord qui ne devait pas survivre à Canut dit aussi Knut le Grand (mort en 1035). Dès 1042, la Grande-Bretagne se libéra des Danois qui perdirent également la Norvège.
Dernière mise à jour : ( 09-02-2010 )

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Les Ayyoubides ou l'héritage perdu de Saladin
Ecrit par Constance Cousin   
08-02-2010
Les Sarrasins aux prises avec les Croisés (détail d'une peinture murale).
Les Sarrasins aux prises avec les Croisés (détail d'une peinture murale).
C'est Saladin, le célèbre conquérant kurde, qui, en prenant le pouvoir en Egypte en 1171, devait fonder la dynastie des ayyoubides. Et si, nominalement, Saladin se déclarait encore vassal des sultan abbassides, il était évident pour tout le monde que le véritable pouvoir, c'est lui qui le possédait. De fait, Saladin était un conquérant comme l'islam n'en avait pas vu depuis longtemps : en quelques années, il devait ravir aux croisés Alep (1183) et surtout Jérusalem (1187). A sa mort, en 1193, il laissait un empire qui s'étendait de la Tripolitaine au Tigre et des côtes de l'Arabie méridionale à l'Arménie. Un empire qui ne devait pas lui survivre puisqu'il faut immédiatement partagé entre ses trois fils et son frère pour former les Etats d'Egypte, d'Alep, de Damas et de Mésopotamie. En réalité, la caractéristique de l'empire ayyoubide sera la désunion de ses membres. Malik el-Adil, frère et héritier partiel de Saladin tentera bien de rétablir l'unité, notamment en renversant ses propres neveux et en s'instituant seul et unique souverain, mais, à sa mort (1218), ses fils se partagèrent à nouveau l'empire... et la discorde domina à nouveau entre les princes.
Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )

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La Nouvelle-Guinée, objet de toutes les convoitises
Soumis par Emma Benedetti   
04-02-2010
Un Papou de Nouvelle-Guinée.
Un Papou de Nouvelle-Guinée.
C'est parce qu'il avait été frappé par la ressemblance entre les habitants de l'île que l'Espagnol Ortiz de Retez baptisa la Nouvelle-Guinée de ce nom là. Une vingtaine d'années auparavant, en 1526, c'est un Portugais qui avait découvert cette île située au nord de l'Australie. Une île dont l'insularité restera ignorée de l'Europe jusqu'en 1762 alors que Torres l'avait prouvé en franchissant le détroit qui porte maintenant son nom en 1606. C'est à James Cook que reviendra l'honneur de confirmer l'exactitude du détroit de Torres. Mais si les côtes avaient été parcourus, l'intérieur de l'île demeurera longtemps ignoré. Elle ne commencera à être exploré qu'en 1860 et fera rapidement l'objet de toutes les convoitises.
Peuplée de Papous, de Mélanésiens et de Négritos, peuples demeurés fort primitifs, la Nouvelle-Guinée va faire l'objet, au XVIIe-XVIIIe siècle de l'intérêt des sultans malais des Moluques qui établiront leur suzeraineté sur la partie septentrionale de l'île. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales était également sur les rangs et, en 1828, la Hollande revendiquait la partie occidentale de l'île. En 1883, la colonie australienne du Queensland réclama l'annexion du sud-est de l'île -la Papouasie- et Londres hésitait à se lancer dans l'aventure quand la Compagnie allemande de Nouvelle-Guinée vint s'établir sur la côte nord-est. En 1885, un traité officialisait la séparation de l'île en Kaiser Wilhelmsland et en Territoire de Papua.
Dernière mise à jour : ( 04-02-2010 )

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Novgorod : la capitale manquée
Ecrit par Brune de Crespt   
03-02-2010
Personnage russe (gravure du XIXe siècle).
Personnage russe (gravure du XIXe siècle).
Elle aurait pu, elle aurait du être la capitale de l'Etat russe. Située sur la route commerciale reliant la Baltique à la mer Noire par le Dniepr et la Volga, Novgorod avait été fondée par les Varègues, des Germains de Scandinavie. En 862, Rourik, fondateur de l'Etat russe en fit sa capitale. Mais lorsque son successeur, Oleg, s'empara de Kiev, il décida d'y établir sa capitale. Jusqu'à la fin du Xe siècle, Novgorod devait rester sous la tutelle des princes varègues qui la donnait en apanage à leur fils aîné. Sous Iaroslav (1019-1054), elle acquit une grande autonomie et durant la seconde moitié du Xie siècle elle allait faire l'objet d'âpres luttes entre les princes de Kiev et ceux de Novgorod. Lorsque, en 1132, la Russie kievienne fut totalement démembrée, deux cités allaient émerger et se partager la suprématie sur la région : Novgorod et Rostov-Souzdal. Centre des relations entre les terres russes et la Scandinavie, Novgorod demeurait étroitement liée aux peuples scandinaves. En Russie, sa puissance s'étendait jusqu'à la Carélie, jusqu'à l'Oural aussi.
Outre l'agriculture, qui était la principale ressource de la principauté, cette dernière développa la chasse, la pêche, l'apiculture, la culture du sel et les pelleteries. Ainsi allait se créer, au cours du XIIe siècle, une aristocratie composée de commerçants et de propriétaires fonciers qui devaient affirmer leur indépendance vis-à-vis des princes. Après la révolte de 1136, ces derniers allaient même devenir presque accessoires. En effet, suite à la révolte, une assemblée populaire, contrôlée par les patriciens, fut établie. Le pouvoir réel devait être exerçait par des chefs élus, soit comme chefs militaires, soit comme chefs civils. Le prince, soumis à l'élection, ne pouvait prendre aucune décision sans eux.
Dernière mise à jour : ( 03-02-2010 )

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L'éphémère empire des Hittites
Ecrit par Constance Cousin   
02-02-2010
Guerriers nubiens de l'armée égyptienne.
Guerriers nubiens de l'armée égyptienne.
La Bible comme les textes égyptiens évoquent volontiers certains peuples, désormais oubliés. C'est le cas de Hittites qui apparaissent, au début du IIe millénaire avant J.-C., au nord-est de l'Asie mineure. D'origine indo-européenne, les Hittites vont rapidement s'intégrer au monde oriental. Surtout, ils vont adopter l'usage de son écriture, dite cunéiforme. On retrouve malgré tout un terreau indo-européen, un héritage qui perdure dans l'application de la réparation en lieu et place de la loi du talion en usage en Orient, ou encore dans la structure même de la société hittite, qui était de type féodale. Enfin, les Hittites connaissaient l'emploi du fer qu'ils contribueront à répandre en Orient.
Créé sur les cendres du royaume de Hattousa, le premier empire hittite, apparu au XVIIIe siècle avant J.-C. en Anatolie, ne durera guère, en proie qu'il était aux divisions internes. Mais deux siècles plus tard, les Hittites seront amenés à jouer un grand rôle. A leur tête, Moursil Ier qui s'empare d'Alep, puis de Babylone (1515 avant J.-C.) où il renverse la dynastie amorrite.Dès lors, les Hittites menacent la Syrie du Nord, qu'ils disputent aux Mitanni. Ces derniers s'allieront aux Egyptiens dans l'espoir d'échapper aux Hittites, en vain. Au XIVe siècle avant J.-C., Souppilouliouma, le plus grand souverain hittite, impose aux Mintanni une de ses créatures et constitue un véritable Etat fédéral qui s'étend du Pont-Euxin à l'Oronte et à l'Euphrate, englobant l'Anatolie, la Syrie et la Palestine jusqu'à Jérusalem.
Dernière mise à jour : ( 02-02-2010 )

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Le temps des bourgeois
Ecrit par Alix Ducret   
01-02-2010
Un couple de bourgeois au XIIe siècle.
Un couple de bourgeois au XIIe siècle.
A l'origine, le mot de bourgeois ou « burgenses » désignait les habitants d'une ville fortifiée -le mot burg, en allemand, désignant la forteresse. En réalité, l'apparition de la bourgeoisie en tant que classe distincte de celle des paysans ou des chevaliers, ne date guère que du Xie siècle et correspond à l'évolution économique de l'Europe à cette époque.
En effet, excepté dans les régions du Midi de la France, où l'empreinte urbaine et romaine avait été la plus forte, la civilisation urbaine va presque complètement disparaître jusqu'au Xe siècle. Certes, les villes existaient, mais elles étaient petites et généralement établies autour d'un monastère ou d'une forteresse. Les habitants de ces villes étaient alors des artisans ou des domestiques au service du comte ou de l'abbé. Quant aux échanges économiques, ils se faisaient presque totalement en nature.
Le XIe siècle va donc voir la réapparition de l'argent monnaie et l'extension, l'intensification des échanges commerciaux. Il faut dire que les siècles précédents, les attaques musulmanes puis vikings avaient fortement compromis, voir annihilé toute velléités commerciales, notamment dans le domaine maritime. L'éloignement, voir la fin des périls représentés par les conquérants musulmans et les Vikings devait donc s'accompagner d'un changement dans le mode de vie.
Dernière mise à jour : ( 01-02-2010 )

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Siméon le Magnifique
Ecrit par Mathilde Dumas   
29-01-2010
Le tsar Siméon Ier de Bulgarie.
Le tsar Siméon Ier de Bulgarie.
Grand, magnifique : tels sont les qualificatifs que l'on accole volontiers au nom de Siméon Ier, tsar des Bulgares de 893 à 927.
C'est pourtant comme otages de l'empereur de Byzance que le fils de Boris Ier passer les premières années de sa vie. Et, comme au temps antiques, la condition d'otage, quoi que légèrement inconfortable, avait bien des avantages, comme celui d'acquérir une culture et une connaissance propre aux cours les plus évoluées. Tel sera la cas de Siméon qui lisait Aristote et Démosthène dans le texte.
Appelé sur le trône par son père qui avait préféré finir sa vie sous l'habit de moine, il oublia ses années de jeunesse -durant lesquelles la captivité n'était qu'un terme politique, sans plus- pour se lancer dans une lutte frontale contre l'empereur byzantin, Léon VI le Sage. Le but était évidemment de se libérer de la tutelle forcée de Byzance et de conserver l'indépendance du trône bulgare. Léon VI s'étant attaché le concours des Magyars, qui allaient envahir le nord de la Bulgarie, Siméon fit appel aux Petchénègues qui devaient faire reculer les Byzantins jusque sous les murs de Constantinople. Léon VI, à genoux, demandera la paix et devra verser un tribut (904).
Dernière mise à jour : ( 29-01-2010 )

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Pachacutec ou le mythe de la civilisation inca
Ecrit par Alix Ducret   
28-01-2010
Buste de Pachacutec, le IXe Inca.
Buste de Pachacutec, le IXe Inca.
Selon la tradition quechua, c'est au XIIIe siècle que Manco Capac, le souverain légendaire, aurait fondé l'empire des Incas. Une dynastie qui prend racine en pays quechua et s'établit à Cuzco. En fait, il est vraisemblable que la culture inca ait existé avant le XIIIe siècle, mais c'est à cette époque qu'elle acquiert une organisation aussi bien politique que militaire. Son extension, quant à elle, attendra encore deux siècles et c'est à Pachacutec, le Ixe souverain inca, qu'elle le doit.
Pachacutec Yupangui arrive au pouvoir en 1438. A cette époque, les Andes sont loin de formées un tout, une unité : les luttes entre tribus, l'anarchie parfois dominent. Pachacutec, lui, va utilisé la relativement nouvelle unité de son petit royaume pour s'étendre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne rencontrera guère de résistance. Maître de Tiahuanaco, il s'empare de l'empire de Chimu puis étend sa domination sur des milliers de kilomètres le long de la chaîne andine. Afin d'unifier son empire, il écrit une constitution qui, si elle n'est pas écrite, est respectée à la lettre. Il faut dire que les peuples qui vivent sous la férule de Pachacutec n'ont guère le choix et que la constitution de l'Inca est directive jusque dans les moindres détails de la vie quotidienne. Certains diraient même qu'elle est d'inspiration totalitariste. Sans doute n'auraient-ils pas tout à fait tort. D'ailleurs, l'Inca prouvera maintes fois son manque de scrupule et sa tendance dictatoriale.
Dernière mise à jour : ( 28-01-2010 )

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