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Ecrit par Constance Cousin
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08-02-2010 |
Les Sarrasins aux prises avec les Croisés (détail d'une peinture murale). C'est Saladin, le célèbre conquérant kurde, qui, en prenant le pouvoir en Egypte en 1171, devait fonder la dynastie des ayyoubides. Et si, nominalement, Saladin se déclarait encore vassal des sultan abbassides, il était évident pour tout le monde que le véritable pouvoir, c'est lui qui le possédait. De fait, Saladin était un conquérant comme l'islam n'en avait pas vu depuis longtemps : en quelques années, il devait ravir aux croisés Alep (1183) et surtout Jérusalem (1187). A sa mort, en 1193, il laissait un empire qui s'étendait de la Tripolitaine au Tigre et des côtes de l'Arabie méridionale à l'Arménie. Un empire qui ne devait pas lui survivre puisqu'il faut immédiatement partagé entre ses trois fils et son frère pour former les Etats d'Egypte, d'Alep, de Damas et de Mésopotamie. En réalité, la caractéristique de l'empire ayyoubide sera la désunion de ses membres. Malik el-Adil, frère et héritier partiel de Saladin tentera bien de rétablir l'unité, notamment en renversant ses propres neveux et en s'instituant seul et unique souverain, mais, à sa mort (1218), ses fils se partagèrent à nouveau l'empire... et la discorde domina à nouveau entre les princes. |
Dernière mise à jour : ( 08-02-2010 )
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Soumis par Emma Benedetti
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04-02-2010 |
Un Papou de Nouvelle-Guinée. C'est parce qu'il avait été frappé par la ressemblance entre les habitants de l'île que l'Espagnol Ortiz de Retez baptisa la Nouvelle-Guinée de ce nom là. Une vingtaine d'années auparavant, en 1526, c'est un Portugais qui avait découvert cette île située au nord de l'Australie. Une île dont l'insularité restera ignorée de l'Europe jusqu'en 1762 alors que Torres l'avait prouvé en franchissant le détroit qui porte maintenant son nom en 1606. C'est à James Cook que reviendra l'honneur de confirmer l'exactitude du détroit de Torres. Mais si les côtes avaient été parcourus, l'intérieur de l'île demeurera longtemps ignoré. Elle ne commencera à être exploré qu'en 1860 et fera rapidement l'objet de toutes les convoitises. Peuplée de Papous, de Mélanésiens et de Négritos, peuples demeurés fort primitifs, la Nouvelle-Guinée va faire l'objet, au XVIIe-XVIIIe siècle de l'intérêt des sultans malais des Moluques qui établiront leur suzeraineté sur la partie septentrionale de l'île. La Compagnie néerlandaise des Indes orientales était également sur les rangs et, en 1828, la Hollande revendiquait la partie occidentale de l'île. En 1883, la colonie australienne du Queensland réclama l'annexion du sud-est de l'île -la Papouasie- et Londres hésitait à se lancer dans l'aventure quand la Compagnie allemande de Nouvelle-Guinée vint s'établir sur la côte nord-est. En 1885, un traité officialisait la séparation de l'île en Kaiser Wilhelmsland et en Territoire de Papua. |
Dernière mise à jour : ( 04-02-2010 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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03-02-2010 |
Personnage russe (gravure du XIXe siècle). Elle aurait pu, elle aurait du être la capitale de l'Etat russe. Située sur la route commerciale reliant la Baltique à la mer Noire par le Dniepr et la Volga, Novgorod avait été fondée par les Varègues, des Germains de Scandinavie. En 862, Rourik, fondateur de l'Etat russe en fit sa capitale. Mais lorsque son successeur, Oleg, s'empara de Kiev, il décida d'y établir sa capitale. Jusqu'à la fin du Xe siècle, Novgorod devait rester sous la tutelle des princes varègues qui la donnait en apanage à leur fils aîné. Sous Iaroslav (1019-1054), elle acquit une grande autonomie et durant la seconde moitié du Xie siècle elle allait faire l'objet d'âpres luttes entre les princes de Kiev et ceux de Novgorod. Lorsque, en 1132, la Russie kievienne fut totalement démembrée, deux cités allaient émerger et se partager la suprématie sur la région : Novgorod et Rostov-Souzdal. Centre des relations entre les terres russes et la Scandinavie, Novgorod demeurait étroitement liée aux peuples scandinaves. En Russie, sa puissance s'étendait jusqu'à la Carélie, jusqu'à l'Oural aussi. Outre l'agriculture, qui était la principale ressource de la principauté, cette dernière développa la chasse, la pêche, l'apiculture, la culture du sel et les pelleteries. Ainsi allait se créer, au cours du XIIe siècle, une aristocratie composée de commerçants et de propriétaires fonciers qui devaient affirmer leur indépendance vis-à-vis des princes. Après la révolte de 1136, ces derniers allaient même devenir presque accessoires. En effet, suite à la révolte, une assemblée populaire, contrôlée par les patriciens, fut établie. Le pouvoir réel devait être exerçait par des chefs élus, soit comme chefs militaires, soit comme chefs civils. Le prince, soumis à l'élection, ne pouvait prendre aucune décision sans eux. |
Dernière mise à jour : ( 03-02-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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02-02-2010 |
Guerriers nubiens de l'armée égyptienne. La Bible comme les textes égyptiens évoquent volontiers certains peuples, désormais oubliés. C'est le cas de Hittites qui apparaissent, au début du IIe millénaire avant J.-C., au nord-est de l'Asie mineure. D'origine indo-européenne, les Hittites vont rapidement s'intégrer au monde oriental. Surtout, ils vont adopter l'usage de son écriture, dite cunéiforme. On retrouve malgré tout un terreau indo-européen, un héritage qui perdure dans l'application de la réparation en lieu et place de la loi du talion en usage en Orient, ou encore dans la structure même de la société hittite, qui était de type féodale. Enfin, les Hittites connaissaient l'emploi du fer qu'ils contribueront à répandre en Orient. Créé sur les cendres du royaume de Hattousa, le premier empire hittite, apparu au XVIIIe siècle avant J.-C. en Anatolie, ne durera guère, en proie qu'il était aux divisions internes. Mais deux siècles plus tard, les Hittites seront amenés à jouer un grand rôle. A leur tête, Moursil Ier qui s'empare d'Alep, puis de Babylone (1515 avant J.-C.) où il renverse la dynastie amorrite.Dès lors, les Hittites menacent la Syrie du Nord, qu'ils disputent aux Mitanni. Ces derniers s'allieront aux Egyptiens dans l'espoir d'échapper aux Hittites, en vain. Au XIVe siècle avant J.-C., Souppilouliouma, le plus grand souverain hittite, impose aux Mintanni une de ses créatures et constitue un véritable Etat fédéral qui s'étend du Pont-Euxin à l'Oronte et à l'Euphrate, englobant l'Anatolie, la Syrie et la Palestine jusqu'à Jérusalem. |
Dernière mise à jour : ( 02-02-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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01-02-2010 |
Un couple de bourgeois au XIIe siècle. A l'origine, le mot de bourgeois ou « burgenses » désignait les habitants d'une ville fortifiée -le mot burg, en allemand, désignant la forteresse. En réalité, l'apparition de la bourgeoisie en tant que classe distincte de celle des paysans ou des chevaliers, ne date guère que du Xie siècle et correspond à l'évolution économique de l'Europe à cette époque. En effet, excepté dans les régions du Midi de la France, où l'empreinte urbaine et romaine avait été la plus forte, la civilisation urbaine va presque complètement disparaître jusqu'au Xe siècle. Certes, les villes existaient, mais elles étaient petites et généralement établies autour d'un monastère ou d'une forteresse. Les habitants de ces villes étaient alors des artisans ou des domestiques au service du comte ou de l'abbé. Quant aux échanges économiques, ils se faisaient presque totalement en nature. Le XIe siècle va donc voir la réapparition de l'argent monnaie et l'extension, l'intensification des échanges commerciaux. Il faut dire que les siècles précédents, les attaques musulmanes puis vikings avaient fortement compromis, voir annihilé toute velléités commerciales, notamment dans le domaine maritime. L'éloignement, voir la fin des périls représentés par les conquérants musulmans et les Vikings devait donc s'accompagner d'un changement dans le mode de vie. |
Dernière mise à jour : ( 01-02-2010 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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29-01-2010 |
Le tsar Siméon Ier de Bulgarie. Grand, magnifique : tels sont les qualificatifs que l'on accole volontiers au nom de Siméon Ier, tsar des Bulgares de 893 à 927. C'est pourtant comme otages de l'empereur de Byzance que le fils de Boris Ier passer les premières années de sa vie. Et, comme au temps antiques, la condition d'otage, quoi que légèrement inconfortable, avait bien des avantages, comme celui d'acquérir une culture et une connaissance propre aux cours les plus évoluées. Tel sera la cas de Siméon qui lisait Aristote et Démosthène dans le texte. Appelé sur le trône par son père qui avait préféré finir sa vie sous l'habit de moine, il oublia ses années de jeunesse -durant lesquelles la captivité n'était qu'un terme politique, sans plus- pour se lancer dans une lutte frontale contre l'empereur byzantin, Léon VI le Sage. Le but était évidemment de se libérer de la tutelle forcée de Byzance et de conserver l'indépendance du trône bulgare. Léon VI s'étant attaché le concours des Magyars, qui allaient envahir le nord de la Bulgarie, Siméon fit appel aux Petchénègues qui devaient faire reculer les Byzantins jusque sous les murs de Constantinople. Léon VI, à genoux, demandera la paix et devra verser un tribut (904). |
Dernière mise à jour : ( 29-01-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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28-01-2010 |
Buste de Pachacutec, le IXe Inca. Selon la tradition quechua, c'est au XIIIe siècle que Manco Capac, le souverain légendaire, aurait fondé l'empire des Incas. Une dynastie qui prend racine en pays quechua et s'établit à Cuzco. En fait, il est vraisemblable que la culture inca ait existé avant le XIIIe siècle, mais c'est à cette époque qu'elle acquiert une organisation aussi bien politique que militaire. Son extension, quant à elle, attendra encore deux siècles et c'est à Pachacutec, le Ixe souverain inca, qu'elle le doit. Pachacutec Yupangui arrive au pouvoir en 1438. A cette époque, les Andes sont loin de formées un tout, une unité : les luttes entre tribus, l'anarchie parfois dominent. Pachacutec, lui, va utilisé la relativement nouvelle unité de son petit royaume pour s'étendre. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'il ne rencontrera guère de résistance. Maître de Tiahuanaco, il s'empare de l'empire de Chimu puis étend sa domination sur des milliers de kilomètres le long de la chaîne andine. Afin d'unifier son empire, il écrit une constitution qui, si elle n'est pas écrite, est respectée à la lettre. Il faut dire que les peuples qui vivent sous la férule de Pachacutec n'ont guère le choix et que la constitution de l'Inca est directive jusque dans les moindres détails de la vie quotidienne. Certains diraient même qu'elle est d'inspiration totalitariste. Sans doute n'auraient-ils pas tout à fait tort. D'ailleurs, l'Inca prouvera maintes fois son manque de scrupule et sa tendance dictatoriale. |
Dernière mise à jour : ( 28-01-2010 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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27-01-2010 |
L'Alhambra de Grenade, vue intérieure. À peine le Berbère Tarik a-t-il traversé, en 711, le détroit de Gibraltar, que les armées wisigothes sont écrasées, les villes espagnoles conquises les unes après les autres. Bientôt l’Espagne presque entière est sous domination arabe et seuls résistent les petits royaumes du Nord. L’Espagne musulmane se dote alors de villes véritablement orientales, dans l’architecture et l’organisation, telle que Grenade, fondée en 756 par le troisième gouverneur de cette nouvelle conquête musulmane, Abd el-Aziz. Passée successivement sous la domination des dynasties Almoravides puis Almohades, Grenade demeurera cependant un des foyers de la civilisation arabe en Espagne, jusqu’à sa conquête par les Rois catholiques, en 1492. Témoin de ce passé prestigieux, l’Alhambra de Grenade fut fondée aux XIIIe-XIVe siècles. La forteresse et le palais des anciens souverains maures furent édifiés au sommet d’une colline, sur une plateforme d’environ 800 mètres. |
Dernière mise à jour : ( 27-01-2010 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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26-01-2010 |
Gengis khan (dessin d'après une gravure ancienne). Ce n'est évidemment pas un hasard de l'histoire si Gengis khan a tant marqué l'histoire de la Chine. Rares sont les conquérants aussi géniaux ; rares sont les conquérants qui ne connaissent pas l'échec. Dignes héritiers de Gengis khan, ses petits-fils allaient autant marquer leur époque. Leur terrain de jeu, par contre, sera la Russie, les steppes de la Sibérie et du nord du continent. Lorsque Gengis khan meurt, en 1227, les fils de son fils, Djoetchi, reçoivent en apanage les steppes de la Sibérie occidentale et du Turkestan. Dix ans plus tard, à peine, Batou khan, l'un des frères, allait entreprendre la conquête de la Russie. Il ne lui faudra pas plus de quatre années. Quatre années au cours desquelles il détruira le royaume bulgare de la Volga, la principauté de Riazan, brûlera Moscou, ravagera tout le nord-est de la Russie, s'emparera de Kiev et écrasera le grand prince Vladimir. Toute la Russie méridionale et orientale devait dès lors se trouver attirer vers l'Asie, tandis qu'à l'opposer, au nord-ouest, c'est l'influence russo-lituanienne qui devait jouer. Lorsque le frère de Batou khan, Berké, lui sucéda à la tête de la Horde d'or, celle-ci était déjà presque complètement indépendante du reste de l'empire mongol et commençait à s'islamiser. Elle le sera complètement au XIVe siècle, époque à laquelle la fusion entre la Horde d'or et la Horde blanche, à l'est, devait se faire. |
Dernière mise à jour : ( 26-01-2010 )
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Soumis par Emma Benedetti
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24-01-2010 |
Une foire de Champagne au XIIIe siècle (gravure ancienne). On évoque souvent les foires du Moyen Age. De fait, elles étaient essentielles, non seulement dans l'échange commercial mais également dans l'échange intellectuel et civilisationnel. Situées à de grands carrefours naturels, les foires étaient l'occasion non seulement de vendre -en général des grossistes aux détaillants- mais également de se rencontrer, d'échanger. La plus ancienne foire de France se tenait à Saint-Denis et on la date généralement de 629. D'autres foires s'établiront à Paris : celle du Lendit, celle de Saint-Lazare, instituée par Louis VI, celle de Saint-Germain au XIIe siècle, ou encore celle de la Saint-Laurent, établie par Philippe Auguste. Dans le Languedoc, la principale foire était celle de Beaucaire mais de toute la France, ce sont les foires de Champagne et de Brie qui devaient avoir le plus d'impact. Attirant les marchands d'Angleterre, de Flandre, d'Allemagne mais également de Provence et d'Italie, les foires de Champagne allaient faire la fortune des princes de la région. |
Dernière mise à jour : ( 24-01-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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21-01-2010 |
Brahmanes de Pondichéry (dessin du XIXe siècle). Fils d'un modeste raja, Prabhakaravardhana, souverain de la principauté de Sthaniçvara, près de Delhi, Harshavardhana Harsha, devait accéder au trône à tout juste seize ans, après que son frère aîné ait été assassiné (en 606). La première action d'Harsha sera de tirer vengeance du roi de Gaura, au Bengale, à l'origine de cet assassinat politique. Il y parvint au delà de ses espérances et Harsha devait multiplier les victoires au point d'édifier, en quelques années, un empire englobant le bassin du Gange, la Malwe, le Goudjerat, le Kathiawar et le Népal, en gros, tout le nord-nord ouest de la péninsule. Seules ses tentatives pour s'étendre plus au sud, dans la plaine du Dekkan, devaient se solder par des échecs. Conquérant heureux, Harsha était également un homme d'une grande culture : un ouvrage sur la grammaire, mais également des poésies et trois drames en sanskrits sont à mettre à son crédit. Harsha, surnommé le "Soleil de la vertu", va également se distinguer par un intérêt profond envers la religion bouddhiste, lui-même étant de religion çivaite. Protecteur zélé du bouddhisme du Grand véhicule, il devait accueillir chaleureusement les missionnaires chinois et même réunir un "concile" bouddhiste à Kanauj, en 643. |
Dernière mise à jour : ( 21-01-2010 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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19-01-2010 |
Arrivée d'un prisonnier à la Bastille (détail d'une gravure du XIXe siècle). Les lettres de cachet. Quatre mots qui sonnent comme une condamnation. Pourtant, à l'origine, les lettres de cachet n'étaient que des lettres… marquées du cachet du roi ; un cachet qui leur donnait tout pouvoir. De fait, la sinistre réputation de ces lettres date du XVIIe siècle, notamment du règne de Louis XIV et de ses successeurs qui en usèrent et en abusèrent… pour le plus grand profit de quelques-uns. Non discutées parce que non discutables du fait du sceau du roi, les lettres de cachet allaient être le moyen de signifier à qui voulait bien les lire que la décision émise était irrévocable. Or, ces lettres se présentaient sous forme d'imprimé, dont il suffisait de remplir la date, le nom de la personne accusée et celui de la forteresse où il convenait de l'envoyer. On imagine sans peine les abus qui devaient -et qui allaient- en découler. Quelques hauts personnages de l'Etat, turbulents, devaient en pâtir. Mais pour beaucoup de nobles, c'était également un moyen de "mettre du plomb dans la tête" de quelque rejeton insupportable. D'ailleurs, la peine était minime, ne dépassant guère les huit à quinze jours de détention. Certains chefs de famille avaient d'ailleurs leurs lettres de cachet, dites de cachet privé, qui leur permettaient d'agir sans scandale et en assurant l'entretien de celui ou de celle qu'ils faisaient incarcérer. Mirabeau, grand séducteur, s'y soumettra… ainsi que quelques autres. |
Dernière mise à jour : ( 19-01-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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15-01-2010 |
Scène de jeux (fresque étrusque). Des prédécesseurs des Romains, on ne sait quasiment rien. Et le peu que l'on sache demeure sujet à caution. Pourtant, ils édifieront la plus importante civilisation de la péninsule avant celle des Romains. Appelés "Tusci" ou "Etrusci" par les Romains, ils étaient désignés sous le nom de "Tyrsenoï" par les Grecs et se nommaient eux-mêmes "Rasena". Leur langue demeure indéchiffrable autant que leur origine qui, malgré quelques hypothèses, reste un mystère. Hérodote évoque une origine asiatique, de Lydie plus exactement, que ce peuple aurait quitté vers le XIIIe siècle avant J.-C. pour gagner la péninsule italique ; Denys d'Halicarnasse, les Etrusques seraient originaires… d'Etrurie ! Bref, ils seraient un peuple autochtone quant Tite-Live laisse supposer qu'ils proviendraient du nord de l'Europe. De fait, aucune de ces hypothèses n'est pleinement convaincante : la rupture constater dans la civilisation de Terramare interdit de rattacher les Etrusques à cette civilisation italique ancienne, ce qui éliminerait la suggestion de Denys d'Halicarnasse. L'idée d'Hérodote, qui était communément admise dans l'Antiquité, pèche essentiellement dans la datation, les Etrusques ayant sans doute fait leur apparition en Italie au VIIIe siècle avant J.-C.. |
Dernière mise à jour : ( 15-01-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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12-01-2010 |
Vue de Prague (gravure du XIXe siècle). On suppose, sans en avoir de certitude, que c'est des Celtes béoïens que la Bohême tire son nom. Des Celtes qui, vers 60 après J.-C. seront repoussés par les Germains, lesquels devaient s'installer six siècles durant sur ce territoire d'Europe centrale. Remplacés au VIe siècle par les Slaves tchèques, les Germains devaient alors émigrer vers la Bavière, laissant la place à un peuple qui, au IXe siècle, allaient rattacher la Bohême au royaume de Grande Moravie, détruit par les Hongrois en 907-908. Deux peuples s'affrontaient alors : les Germains, en la personne des rois allemands devenus suzerains de Bohême, et les Slaves en la personne des ducs de Bohême issus de la maison de Prémyslides. Un antagonisme qui devait se manifester notamment lors de la mission d'apostolat des slaves Cyrille et Méthode, qui évangélisèrent la Bohême au Xe siècle. Irrémédiablement liée au Saint Empire romain germanique dont les ducs de Bohême étaient les vassaux, la dynastie des Prémyslides devait perdurer jusqu'au début du XIVe siècle. Mais, déjà, au siècle précédent, la Bohême devait connaître une forte colonisation allemande et c'est assez naturellement que, à la mort du dernier représentant de la dynastie slave, la Bohême passa sous l'autorité de Jean de Luxembourg, le fils de l'empereur du Saint Empire, Henri VII. C'est donc désormais sous l'autorité de la maison de Luxembourg que la Bohême devait s'épanouir. |
Dernière mise à jour : ( 12-01-2010 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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10-01-2010 |
Un copiste, d'après une représentation du IXe siècle. Parce qu'il s'agit d'une "légende", on a trop souvent tendance à croire que l'œuvre de Jacques de Voragine est à prendre avec précaution, pour ne pas dire à mettre en doute. En réalité, le terme de "légende" n'a strictement rien à voir avec le sens qu'on lui connaît maintenant : au Moyen Âge, il désignait les recueils de textes courts destinés au peuple des fidèles chrétiens et qui relataient des vies de saints. La "Legenda sanctorum alias Lombardica hystoria" ou "Legenda aurea" -Légende dorée- fut composée vers 1261-1266 par un dominicain, Jacques dit de Voragine dont on sait qu'il finira archevêque de Gênes, cité dans laquelle il décédera en 1298. Elle s'inscrit dans la volonté des ordres nouveaux de l'époque, l'ordre dominicain et l'ordre franciscain, de mettre la vie des saints, modèles pour le chrétien, à la portée de tous. C'est ce que tentaient de faire les légendiers et ce que fera la Légende dorée. L'originalité de ce dernier texte, son point fort en quelque sorte, est le souci didactique de l'auteur. |
Dernière mise à jour : ( 10-01-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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07-01-2010 |
Bas-relief retrouvé à Ninive. C’est sous la domination des Assyriens que commence le Ier millénaire avant J.-C.. Marchands, diplomates, dotés d’une langue proche de l’akkadien, les Assyriens vont se faire guerriers au service de souverains adeptes de la conquête. Téglat Pileser Ier –qui règne de 1112 à 1073 avant J.-C.- passera ses trente-neuf années de règne dans une guerre permanente, passant pas moins de vingt-huit fois l’Euphrate. Autant dire que l’armée était alors une armée professionnelle et permanente et qui le restera sous ses susccesseurs : Sargon d’Assyrie (721-705 avant J.-C., Sennachérib (705-681), Assarhaddon (681-669) et Assurbanipal (669-627). Babylone ne sera alors guère plus qu’une province de l’empire assyrien, alors dominé par la capitale, Ninive. Une province riche cependant et que les souverains assyriens gouverneront directement ou au travers de rois fantoches. Une province en proie à la révolte cependant et qui, au cours de l’une de ces révoltes va faire périr le fils aîné de Sennachérib. Pillée, brûlée, entièrement rasée sur ordre de l’Assyrien, Babylone n’est plus qu’un immense marécage… La destruction de la ville provoque un choc immense. À la mort de Sennachérib, son fils et successeur, Esarhaddon, réalise que jamais les rois d’Assyrie ne se feront accepter après un tel outrage… à moins de faire réparation. Le nouveau roi va donc se consacrer entièrement à la reconstruction de l’antique cité, lui redonnant sa splendeur passée, dotant ses temples de richesses immenses. Reconnaissante, la Babylonie se soumet au roi assyrien, plus sûrement que s’il l’avait conquise avec les armes. |
Dernière mise à jour : ( 07-01-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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05-01-2010 |
Albrecht Wallenstein (1583-1634). Il n'est pas donné à tous les militaires de voir leur nom et leur personne devenir le personnage central d'une pièce de théâtre. Et une trilogie en plus ! En effet, c'est en s'inspirant de la vie -pour le moins mouvementée- d'Albrecht von Wallenstein que Schiller écrira le drame éponyme. Fils d'une famille noble de Waldstein, Wallenstein était né protestant mais, après un séjour estudiantin en Italie, il se convertit au catholicisme (1606). Un acte décisif -sans doute guidé par des motifs aussi bien religieux que politiques- qui allait le lier aux Habsbourg dont il sera un des chefs de guerre les plus talentueux, les plus décisifs au cours de la guerre politico-religieuse qu'est la guerre de Trente ans. Marié à une riche veuve, qui après cinq années de mariage devait décéder, il se trouva dès 1614 à la tête d'une fortune considérable. Ayant déjà servi l'empereur, il fut un des rares nobles -sans doute aidé par son indépendance financière- à soutenir les Habsbourg lors de la révolte de la Bohême, en 1618. Il leva une armée à ses frais et combattit en Moravie. Pour le récompenser de sa fidélité, Ferdinand II augmentera encore la fortune du condottiere en lui offrant d'immenses domaines en Bohême. Prince d'empire en 1623, il se remaria avec la fille d'un personnage important de la cour et fut fait duc de Friedland en 1624. |
Dernière mise à jour : ( 05-01-2010 )
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Soumis par Emma Benedetti
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03-01-2010 |
Un scribe (statue conservée au Louvre). Avec quoi ou plutôt sur quoi écrivait-on avant l'invention du papier ? En Egypte, dans l'Antiquité, on écrivait sur du papyrus. Si elle a aujourd'hui disparu d'Egypte, cette plante aquatique poussait en abondance sur les bords du Nil et dans les eaux marécageuses du delta. Hérodote raconte que les Egyptiens se nourrissaient de la tige de la plante en en faisant un "pain de lis" et que le reste servait à confectionner une sorte de papier. Les anciens Egyptiens retiraient la moelle contenue dans la tige et en formaient une sorte de tissu. Séché en presse, martelé, pressé puis battu une seconde fois, la matière était ensuite encollé avec une bouillie très fine de mie de pain mise à détrempée dans de l'eau chaude, ce qui rendait la feuille imperméable sans pour autant lui ôter sa souplesse et tout en lui donnant un blancheur éclatante. L'invention du papyrus date au moins du XVIe siècle avant J.-C.. Il devait se répandre dans tout le monde ancien et demeurer en usage jusqu'au haut Moyen-Age. C'est vers la fin du VIIIe siècle, avec l'invention du papier de coton, qu'il sera finalement abandonné. |
Dernière mise à jour : ( 03-01-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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02-01-2010 |
Sceau de Philippe Ier (1052-1108). Philippe n’a que sept ans lorsqu’il succède à son père. Couronné une première fois du vivant de celui-ci, il renouvellera « l’opération » à plusieurs reprises, signe que la légitimité des Capétiens était encore à établir. Placé initialement sous la tutelle conjointe de sa mère et, surtout, de son oncle, Baudouin de Flandre, Philippe, une fois majeure, va se révéler un grand roi, l’initiateur de la politique capétienne au XIIe siècle. Depuis Hugues Capet, le principal handicap des souverains de cette dynastie était leur manque de puissance, comprenez leur manque de terre. De fait, face à des vassaux tels que le comte d’Anjou, celui de Flandre, le duc de Bourgogne et, surtout, celui de Normandie qui, en 1066, devient roi d’Angleterre, le roi de France fait bien piètre figure. Toute la politique de Philippe Ier va donc être de consolider le domaine royal. C’est ainsi qu’il s’empare du Gâtinais (1068), du Vexin (1082) et de la vicomté de Bourges (1100). Parallèlement à cela, il soutient Arnould III face à Robert le Frison dans la succession flamande –ce sera d’ailleurs un échec ; et entretient la révolte de Robert Courteheuse contre son père, Guillaume le Conquérant. |
Dernière mise à jour : ( 02-01-2010 )
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Ecrit par Alix Ducret
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21-12-2009 |
Portrait de Pie XII (1876-1958). La mise au rang de vénérable de Pie XII par Benoît XVI et donc la mise sur la voix de sa béatification relance évidemment la polémique : celle de "l'affaire" Pie XII… Une affaire qui n'en est une que pour ceux qui ne veulent pas se donner la peine de connaître la vérité historique ; une affaire qui n'en est une par la volonté de quelques uns, heureux d'alimenter, d'entretenir le mensonge sur ce pape. L'article qui suit -et qui est déjà paru dans Mythes et polémiques de l'histoire, tome I, éditions Studyrama, 2008- a pour objet de rappeler les faits, rien que les faits, seuls moyen, sur un sujet aussi sensible, de conserver l'exactitude historique. Il aura suffit d’une pièce de théâtre, reprise dans sa substance au cinéma, d’un mauvais livre –dont l’approximation historique et le manque de recherche a été, depuis, amplement dénoncé- pour que le monde entier se convainc de la culpabilité de Pie XII. Pie XII coupable d’avoir fermé les yeux sur l’holocauste, de s’être tu face aux dangers puis aux horreurs nazies ; coupable d’avoir eu peur pour les catholiques et pour l’Eglise, au mieux ; d’avoir sous-estimé « le péril brun », au pire, de l’avoir secrètement soutenu. Des arguments qui n’en sont pas et qui participent au mythe dont Pie XII fait l’objet. Un mythe qui, pourtant, ne tient guère après étude des documents, déclarations, témoignages connus de tous mais ignorés de beaucoup. |
Dernière mise à jour : ( 21-12-2009 )
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