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Bienvenue
Ecrit par Constance Cousin   
10-06-2007

Téléchargez gratuitement les 2 premiers chapitres du dernier livre d'Alix Ducret :"Les Rois maudits : vérités et mensonges"

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Les Rois maudits : tout le monde connaît. La vérité historique et les erreurs qui égrainent ce qui reste un roman : c’est déjà moins évident. Retour, donc, sur une des périodes les plus célèbres de l’histoire de France… mais des plus méconnue.

Dernière mise à jour : ( 22-04-2009 )

Sévère Alexandre, "l'apôtre de la paix"
Ecrit par Alix Ducret   
21-06-2009
Denier de Sévère Alexandre.
Denier de Sévère Alexandre.
Rome, certainement, ne méritait guère un tel empereur. Un empereur amoureux de la vertu ;  un empereur adepte des préceptes chrétiens tout en demeurant païen ; un empereur qui fera tout pour ne pas entrer en guerre.
Né en Phénicie, Sévère Alexandre sera adopté par son cousin Héliogabale et nommé César avant de lui succéder à l'âge de treize ans à peine, en 222 après J.-C.. Parfaitement éduqué par sa mère et sa grand-mère au point de devenir un modèle de vertu, le nouvel empereur n'était guère "taillé" pour la fonction. Sa trop grande bonté, son désir de ne pas provoquer le malheur étaient même en contradiction profonde avec le rôle impérial. Encore plus avec celui d'un souverain confronté à la poussée barbare aux frontières de l'Empire, avec celui d'un souverain confronté aux désirs d'indépendance ou de révolte des uns et des autres.
Encadré par des hommes énergiques, les jurisconsultes Paul et Ulpien, Sévère Alexandre devait tenter une politique de stabilisation de l'empire. Pour ce faire, Paul et Ulpien avaient dans l'idée d'écarter les militaires de la politique et de rendre au sénat la direction des affaires. La réaction des militaires ne se fera guère attendre et, en 228, Ulpien fut massacré, sous les yeux de l'empereur, lors d'une émeute prétorienne. De fait, Sévère Alexandre, véritable apôtre de la paix, se sera guère en faveur auprès des militaires.
Dernière mise à jour : ( 21-06-2009 )

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Law : le jeu de l'argent
Soumis par Emma Benedetti   
19-06-2009
Portrait de John Law (1671-1729).
Portrait de John Law (1671-1729).
Fils d'un orfèvre écossais de renom, John Law était un joueur avant d'être un financier. A la tête, très jeune, d'une fortune considérable, il fréquenta les milieux de l'agiotage et du jeu londonien avant qu'un duel malheureux le contraigne à s'exiler sur le continent. Passant d'Italie en France en passant par l'Allemagne, Law se mit dès lors à étudier les différents systèmes bancaires avant de se convertir à l'usage du papier-monnaie.
 Ayant échoué à convaincre du bien fondé de son système le gouvernement écossais, c'est à Paris qu'il devait finalement tenter son expérience. Recherché par les grands seigneurs en raison de sa réputation de joueur, il devint un intime du duc d'Orléans qui, en 1716, alors qu'il était devenu régent, l'autorisa à fonder une banque privée dont les billets devaient être admis par toutes les caisses privées. L'idée initiale de Law était une banque qui émettrait des billets dont la valeur serait représentée par des hypothèques sur propriétés privées. Pour établir la confiance, John Law promis alors de rembourser les billets de banque au cours originel, alors que la monnaie métallique variait constamment.
Dernière mise à jour : ( 19-06-2009 )

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Le pays des Magyars
Ecrit par Brune de Crespt   
17-06-2009
La couronne de saint Etienne de Hongrie (dessin moderne).
La couronne de saint Etienne de Hongrie (dessin moderne).
Initialement occupé par les Gètes, le territoire de la Hongrie actuelle fut envahi par les Celtes au IIIe siècle avant J.-C., aux mains desquels il devait demeurer un peu plus de trois siècles. Au cours du Ier siècle après J.-C., en effet, les Daces et les Sarmates devaient repousser les Celtes et s'établir dans la partie orientale du pays pour les premiers et dans la partie occidentale pour les seconds. Les Romains, à leur tour attirés par cette contrée, allaient conquérir toute la rive gauche du Danube -on connaît l'importance des fleuves comme moyens de communication et comme canal économique-, qu'ils tentaient de contrôler et créer les provinces de Pannonie inférieure et supérieure puis, après la soumission des Daces, de la Dacie supérieure et inférieure (au tout début du IIe siècle après J.-C.). Cette dernière conquête ne durera guère et bien avant les grandes invasions la Dacie devait être évacuée.
Les grandes invasions, qui commencent au début du IVe siècle après J.-C. allaient voir défiler sur la Hongrie une succession de peuples : les Vandales et les Ostrogoths, d'origine germanique, seront repoussés par les Huns d'Attila. Ce dernier établira d'ailleurs sa résidence principale en Hongrie septentrionale. Après le repli des Huns, la Hongrie se verra disputée par les Ostrogoths, les Lombards, les Gépides puis les Avares qui, au cours du VIIe siècle, devaient s'établir sur tout le pays… jusqu'à la fin du VIIIe siècle où les Avares devaient finalement céder sous les coups conjugués de Charlemagne -qui créera une marche de Pannonie- et des Bulgares, qui s'empareront de la Transylvanie.
Dernière mise à jour : ( 17-06-2009 )

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Hastings : le sauveur de l'Inde britannique
Ecrit par Mathilde Dumas   
16-06-2009
Portrait de Warren Hastings (1732-1818).
Portrait de Warren Hastings (1732-1818).
D'une ancienne famille tombée dans la pauvreté, Warren Hastings devait faire sa fortune et sa gloire dans les colonies. Entré en 1750 au service de la Compagnie des Indes, envoyé au Bengale sous l'autorité de Clive, il devait en être le gouverneur en 1772 avant de prendre le poste, de 1773 à 1785, de gouverneur général de l'Inde. Un poste qui fera de lui l'artisan majeur du redressement de l'Inde britannique.
De fait, lorsqu'il entre en fonction, Warren Hastings sait déjà tout des gaspillages, des concussions qui noyautent le pays. Il sait tout des manques à gagner aussi et sa première action sera de réformer le "diwani", c'est-à-dire l'administration de Finances, et de reprendre en main la perception de l'impôt. A la réforme de l'impôt, suivra rapidement celle de la justice civile avec l'installation d'une cour d'appel à Calcutta et la mise en place d'une véritable politique coloniale. Une colonisation qui sera troublée par les incursions françaises -dommage "colatéral" à la guerre d'Indépendance américaine- et par la résistance plus ou moins organisée de quelques seigneurs.
Dernière mise à jour : ( 16-06-2009 )

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Les Mayas : vie et mort d'une civilisation
Ecrit par Constance Cousin   
15-06-2009
Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).
Le temple des Nonnes à Palenque (gravure du XIXe siècle).
Parmi les civilisations précolombiennes, c'est-à-dire qui ont prospéré avant l'arrivée de Christophe Colomb aux Amériques, la civilisation maya est une des plus importantes. Importante du fait de l'étendue de son territoire qui couvrait le Guatemala actuel, le Honduras et une large partie du Mexique -Yucatan, Quintana Roo et Campèche ; mais aussi et surtout importante par les vestiges qu'elle a laissé.
Remontant au début de l'ère chrétienne, le berceau de cette civilisation se situe dans le Yucatan. Deux empires mayas vont se succéder : l'Ancien empire, qui s'étend de 300 à 900 environ, et le Nouvel empire qui connaîtra la fin de cette civilisation. Essentiellement tourné vers l'agriculture, plus précisément la culture du maïs, l'Ancien empire maya était un Etat sans véritable ville, la population se regroupant en petites communautés. Des sanctuaires existaient cependant, habités par les prêtres. C'est là que la population se retrouvaient, à des jours fixés grâce à un remarquable calendrier solaire, que ce soient pour des cérémonies religieuses ou pour des audiences de justice. Ces temples, des pyramides à degrés, comptent parmi les vestiges les plus remarquables de la civilisation maya comme la pyramide de Palenque, le temple d'Uxmal ou celui de Copan. Ils seront peu à peu abandonnés à la suite d'une révolte de la population contre le pouvoir sacerdotal. C'est alors que commence le Nouvel empire, qui sera largement dominé par les influences venues du Mexique central et de la civilisation toltèque de Tula plus précisément. Une capitale sera alors érigée : Chichen Itza.
Dernière mise à jour : ( 15-06-2009 )

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"Ceux qui vont mourir"…
Ecrit par Alix Ducret   
11-06-2009
Mosaïque antique représentant un combat de gladiateurs.
Mosaïque antique représentant un combat de gladiateurs.
264 avant J.-C. ; Junius Brutus Pera, de la famille des Junii Bruti vient de mourir. A l'occasion de ses obsèques et parce qu'elle désire que cette mort marque durablement le peuple, la famille du défunt offre au peuple le spectacle d'un combat opposant six prisonniers de guerre. Cet usage funéraire, qui se pratique alors en Etrurie et en Campagnie, est la forme moderne d'un rituel de sacrifice. C'est également le moyen qu'ont trouvé les Romains de se débarrasser des nombreux prisonniers de guerre, plutôt que de les égorger sur les tombes des vainqueurs ou de les soumettre à l'esclavage.
L'origine supposée de ces combats remonterait au delà du Ve siècle avant J.-C. -date à laquelle ils sont pratiqués dans toute l'Etrurie. Le jeu du Phersu, qui en est à l'origine, voulait qu'un condamné à mort soit livré aux assauts d'un chien de combat, la tête couverte d'un sac et armé d'un unique bâton, ce qui ne lui laissait guère de chance de survie. Une seconde hypothèse veut que ces combats aient été inspirés d'une coutume samnite qui organisait des combats de corps à corps, notamment entre les prisonniers de guerre.
A final, lorsqu'en 264 avant J.-C. la famille Junii Bruti décide d'offrir un combat de gladiateurs afin d'honorer son défunt, elle initie surtout une véritable mode. Les familles aristocratiques devaient saisir la moindre occasion pour organiser des combats semblables, pour le plus grand plaisir de la plèbe. En 122 avant J.-C., Caius Gracchus fera voter une loi instaurant la gratuité de l'événement. Un événement qui, dès le IIe siècle avant J.-C., n'a plus grand chose à voir avec les funérailles ou avec le religieux mais qui devient alors un moyen incontournable pour amadouer le peuple… et tenter de se faire élire édile ou consul.
Dernière mise à jour : ( 11-06-2009 )

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Boileau, le poète de la raison
Ecrit par Mathilde Dumas   
10-06-2009
Portrait de Nicolas Boileau (1636-1711).
Portrait de Nicolas Boileau (1636-1711).
Quinzième enfant d'un greffier de la grand-chambre du Parlement de Paris, élèves des célèbres collèges d'Harcourt et de Beauvais, Nicolas Boileau avait été initialement destiné à la prêtrise, mais son aversion pour la théologie devait l'orienter vers le droit. Reçu avocat en 1656, Boileau n'exercera que fort peu, la mort de son père lui ayant permis d'abandonner une voix qui n'avait rien d'une vocation pour s'adonner à son amour des lettres.
La première satire de Boileau date de 1660. Elle sera suivie de beaucoup d'autres et marquera, avec sa poésie, l'école nouvelle. Une école poétique à laquelle La Fontaine, Racine, Molière, Furetière, tous amis de Boileau, appartenaient. Une école qui se plaisait à égratigner, par pamphlet ou satire interposés, les tenants de l'ancienne école autant que les "modernes", comme Perrault. Une école qui verra ses idées résumées par Boileau dans un Art poétique, paru en 1674. Un an plus tard, il était pensionné par le roi, nommé historiographe en 1677.
Dernière mise à jour : ( 10-06-2009 )

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Vézelay : au cœur de la chrétienté
Soumis par Emma Benedetti   
08-06-2009
Tympan de l'église de Vézelay représentant le Jugement dernier.
Tympan de l'église de Vézelay représentant le Jugement dernier.
Si la fondation du monastère bénédictin de Vézelay par un des principaux vassaux de l'empereur Lothaire date de 860, ce n'est guère que deux siècles plus tard qu'il devient un des lieux incontournables de la chrétienté. La tradition voulait que sainte Marie-Madeleine, la fameuse pécheresse de l'Evangile, se soit réfugiée Gaule et qu'elle y ait été enterré. Si la Sainte-Baume restait le lieu de sa retraite, le bruit commença à courir que Vézelay possédait quelques reliques de la sainte. Dès ce moment, Vézelay, qui était également une étape sur la route de Lorraine et d'Allemagne vers Saint-Jacques de Compostelle, devint en lui-même un lieu de pèlerinage. Pour faire face à l'afflux de visiteurs, la construction d'une nouvelle abbatiale fut  décidée en 1096 ; elle sera consacrée en 1104 et achevée en 1215. C'est l'actuelle basilique Sainte-Marie-Madeleine.
L'histoire de l'abbaye, dont l'indépendance eut toute les peines du monde à se maintenir face aux velléités de pouvoir et de richesse des comtes de Nevers, d'Autun ou même de Cluny, sera encore le théâtre du lancement de la IIe croisade par saint Bernard (1146) ; c'est là également, qu'en 1190, Philippe Auguste et Richard Cœur de Lion se donneront rendez-vous avant de partir pour la IIIe croisade.
Dernière mise à jour : ( 08-06-2009 )

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Pépin le Bref : les Pippinides sur le trône
Ecrit par Alix Ducret   
04-06-2009
Pépin, maire du Palais, avec Childéric III (gravure du XIXe siècle).
Pépin, maire du Palais, avec Childéric III (gravure du XIXe siècle).
A la mort de Charles Martel, ses fils, Pépin et Carloman, héritent de sa charge ; une fonction que, selon la tradition franque, ils vont se partager. Du moins était-ce le cas pour les rois. Mais ce qui est extrêmement intéressant dans ce cas précis, c’est que les Pippinides, qui n’étaient que maires du palais, agissent exactement comme des souverains. Un ministre se remplace, un conseiller se choisit. Or, depuis des générations, les Pippinides s’étaient institués maires du palais, fonction qu’ils se transmettaient depuis cinq générations… en appliquant les mêmes règles que lors des héritages royaux, soit le partage. Déjà, on avait perçu un net rapprochement de la dynastie Pippinide avec la couronne mérovingienne lorsque Thibaud, fils de Grimoald le Jeune, avait prétendu à la charge de son père… tout en étant encore mineur ! L’assimilation était par trop évident ; elle devait finir par un changement de dynastie. Un changement qui peut paraître évident mais que Pépin, dit le Bref en raison de sa petite taille, mettra dix ans à obtenir.
Maire du palais de Neustrie quant son frère Carloman héritait de la charge en Austrasie, le fils de Charles Martel épuisera ses premières années de pouvoir à mâter la noblesse, son demi-frère Odilon en tête. La situation était tendue, la couronne à portée de main… Et la noblesse l’avait semble-t-il bien senti, elle qui multipliait les révoltes contre ce pouvoir presque royal. Presque, c’était bien là le cour du problème. Car ni Pépin ni Carloman n’avaient de réelle légitimité, hormis celle qu’eux-mêmes et que leurs ancêtres s’étaient forgés. En 748, cette situation allait conduire les deux frères à restaurer la dynastie mérovingienne en la personne de Childéric III. Un souverain qui n’en a que le titre et ne sera qu’un fantoche entre les mains expertes des Pippinides. Lui-même, semble-t-il, avait conscience de sa faiblesse, n’hésitant pas à signer : « Childéric, roi des Francs, à l’éminent Carloman, maire du palais qui nous a établi sur le trône… » On ne saurait être plus humble, plus redevable et plus effacé aussi… Tellement effacé qu’il devait finir par disparaître.
Dernière mise à jour : ( 04-06-2009 )

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Thoreau : l'homme des bois
Ecrit par Mathilde Dumas   
02-06-2009
Henry David Thoreau (1817-1862).
Henry David Thoreau (1817-1862).
"Il en se maria pas ; il vêcut seul ; il n'alla jamais à l'église ; il ne vota jamais ; il refusa de payer l'impôt à l'Etat ; il ne mangea jamais de viande ; il ne but jamais de vin ; il ne connut jamais l'usage du tabac et, bien que naturaliste, il ne se servit jamais d'un piège ou d'un fusil".
Ces mots, signés Emerson, décrivent le personnage d'Henry David Thoreau. Un écrivain né dans une famille de petits industriels, un écrivain qui fit ses études à Harvard, qui y sera professeur. C'est là que Thoreau rencontre Emerson et collabore à la revue Dial ; c'est là également qu'il intègre le milieu des écrivains américains du milieu du XIXe siècle. Mais la bonne société, celle des écrivains, la société tout court ne convient guère à Thoreau. De 1845 à 1847, il s'installe près de Concord, à Walden Pont, dans une hutte qu'il s'est lui-même bâti. C'est là, dans ces années de solitude, qu'il rédige ce qui n'est rien de plus qu'un journal de sa vie d'ermite : "Une semaine sur la Concord et le Merrimac" et "Walden ou la vie dans les bois".
Dernière mise à jour : ( 02-06-2009 )

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Sainte Catherine de Sienne, la petite épouse du Christ
Soumis par Emma Benedetti   
01-06-2009
Représentation du
Représentation du "mariage" de sainte Catherine de Sienne.
Fille d'un modeste teinturier père de vingt enfants, Catherine de Sienne a des visions mystiques dès l'âge de sept ans. Entrée chez les tertiaires dominicains, elle devait vouer son existence à la mortification. Surtout, elle acquit très rapidement une solide réputation de mystique. Se considérant comme une épouse du Christ -ce dont elle aurait eu une vision-, elle sera profondément touchée par la situation de l'Eglise, embarquée dans le Grand Schisme. Epouse du Christ, comme l'est l'Eglise catholique selon les canons, Catherine ne pouvait qu'être bouleversée par les déchirements que vivait l'Eglise durant ces années-là. De fait, l'Eglise était alors divisée et, fuyant Rome, le pape s'était réfugié à Avignon. Accompagnée de son confesseur, Catherine n'aura de cesse de rencontrer Grégoire XI et de le convaincre de rentrer dans la cité sainte. En vain. Deux ans plus tard, le Grand Schisme éclata pleinement et l'Eglise se dota alors de deux souverains pontifes -il y en aura même trois au début du XVe siècle. Un livre de dialogue et près de quatre cents lettres confirment l'implication de Catherine de Sienne dans cette affaire.
Dernière mise à jour : ( 01-06-2009 )

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Buckingham : pour les Normands
Ecrit par Constance Cousin   
27-05-2009
Georges Villiers, duc de Buckingham (1592-1628).
Georges Villiers, duc de Buckingham (1592-1628).
C'est en 1097 que Guillaume le Conquérant crée le titre de comte Buckingham -du nom d'une ville située au nord-ouest de Londres- afin de récompenser un de ses fidèles compagnons d'armes, Guatier Gifford, seigneur de Longueville. Normand de naissance, Gautier Gifford devient ainsi le premier comte de Buckingham, un titre qui sera conféré en 1377 par Edouard III à son fils avant qu'il ne devienne duc de Gloucester et qui passa par mariage à Humphrey Stafford, dans la famille duquel il resta jusqu'à l'exécution d'Edouard Stafford, favori renié d'Henri VIII en 1521. Or, les Stafford était d'origine normande, descendants de Robert de Tosny, lui aussi compagnon de Guillaume le Conquérant. Et étonnement, c'est encore pour un Normand que le titre devait être rétabli en 1617 par Jacques Ier Stuart pour récompenser son favori, Georges Villiers. Ce dernier sera élevé à la dignité ducale en 1623 puis créé lord amiral, fonction dans laquelle il s'enrichit de manière scandaleuse. Ambassadeur en Espagne où il devait négocier le mariage du prince de Galles avec l'infante, il fit échouer ce projet par son insolence et sa morgue et convint même le roi de déclarer la guerre à l'Espagne.
Dernière mise à jour : ( 27-05-2009 )

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Callot, la gravure érigée au rang d'art
Soumis par Emma Benedetti   
25-05-2009
Callot
Callot "croque" la noblesse.
Fils d'un gentilhomme de la maison de Lorraine, Jacques Callot devait fuir sa famille à l'âge précoce de douze ans parce que cette dernière s'opposait à sa vocation artistique. C'est en suivant une troupe de bohémiens qu'il gagne alors l'Italie où il se forme à l'école de Jules Parigi et de Philipe Thomassin. Dürer, Lukas von Leiden, les plus grands graveurs du nord, seront également ses inspirateurs et il acquiert une telle technique qu'il se fait remarquer par Cosme II de Médicis, qui devient son mécène.
A la mort de son protecteur, en 1621, Jacques Callot décide de rentrer en Lorraine où le duc Henri de Lorraine lui assure une pension. Mille six cents pièces composent l'œuvre immense de Callot qui, outre les scènes guerrières, comme la prise de La Rochelle, excellera à peindre des sujets grotesques, à caricaturer les vices de l'époque, tout en laissant une place non négligeable pour la représentation de la vie quotidienne. Profondément attaché à sa ville natale, Nancy, il refusera toujours de représenter sa prise, en 1633, par les troupes de Louis XIII. Au final, ses œuvres représentent un ensemble saisissant sur les mœurs et la vie de son époque et contribueront largement à faire de la gravure un art à part entière.
Dernière mise à jour : ( 25-05-2009 )

Hanovre : entre Allemagne et Angleterre
Ecrit par Alix Ducret   
23-05-2009
Georges V de Hanovre (1819-1878).
Georges V de Hanovre (1819-1878).
Avant d'être annexé par la belliqueuse Prusse en 1866, le duché de Hanovre, bordé par les Pays-Bas d'un côté, la mer du Nord de l'autre et l'Elbe du troisième, était une terre riche et convoitée. Riche parce qu'elle était par nature un lieu de passage ; convoitée parce qu'une telle richesse ne pouvait que faire des envieux.
Territoire des Chérusques -que les Romains échouèrent à soumettre-, des Lombards et des Chauques, Hanovre fut ensuite largement occupé par les Saxons. Intégré au duché de Bunswick, l'Etat de Hanovre ne se constitua qu'après la réunion, au Moyen Âge, de plusieurs principautés issues des diverses branches de la famille de Brunswick. Ce n'est qu'au XVIIe siècle qu'Ernest-August, duc de Brunswick-Lüneburg, obtint de l'empereur Léopold Ier un acte qui lui conférait, à lui et à ses descendants mâles par ordre de primogéniture, la dignité électorale. Un acte qui unifiait les quatre provinces de Lüneburg, Kalenberg, Göttingen et Grubenhagen et qui donnait à ce nouvel Etat une véritable indépendance.
Marié à Sophie, fille de l'électeur palatin et petite-fille de Jacques Ier Stuart, Ernest-August avait également acquis quelques droits possibles à la succession de la couronne d'Angleterre. Poursuivant la politique indépendantiste, unioniste et matrimoniale de son père, Georges-Louis devait unir à ses domaines le reste de l'ancien duché de Brunswick en épousant Sophie-Dorothée, qui en était l'héritière.
Dernière mise à jour : ( 23-05-2009 )

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Madame de Staël : la révolution romantique
Ecrit par Brune de Crespt   
20-05-2009
Portrait de Madame de Staël (1766-1817).
Portrait de Madame de Staël (1766-1817).
Anne Louise Germaine de Staël-Holstein, plus connue sous le nom de Madame de Staël, est, plus que tout, une femme de son époque. Une époque dominée par l'esprit révolutionnaire autant que romantique ; une époque où le second inspirera largement le premier.
Fille du banquier genévoix ministre de Louis XVI, la future Madame de Staël grandit à Paris environnée de tout ce qui fait la "bonne société" de l'époque. Les salons, les philosophes, les idées les plus hardies font le bonheur d'une élite en mal de reconnaissance, en mal de renouveau. De fait, la société bourgeoise et noble de la fin de la monarchie s'adonne avec passion à la philosophie, à l'esprit des Lumières, s'enhardit même à quelques développements fleurant bon la révolution… sans pour autant imaginer un seul instant que cette révolution tant souhaitée, tant soutenue, n'aura rien d'un élan romantique. On comprend, alors, le succès de Rousseau ; on comprend également que les élites, comme Madame de Staël, ne se soient pas "reconnues" dans la révolution sanglante qui se déclenche en 1792. C'est à cette date que Germaine de Staël quitte Paris pour la Suisse ; à cette date qu'elle entame son œuvre littéraire, composée de poèmes, de nouvelles, d'essais et de commentaires sur les événements qui bouleversent l'Europe.
Dernière mise à jour : ( 20-05-2009 )

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Tite-Live : pour la gloire de Rome
Ecrit par Constance Cousin   
19-05-2009
L'arrivée d'Enée annoncée à Latinus, roi du Latium (d'après une reproduction ancienne).
L'arrivée d'Enée annoncée à Latinus, roi du Latium (d'après une reproduction ancienne).
C'est pour "perpétuer  le souvenir des exploits du premier peuple de l'univers", selon les mots mêmes de Tite Live, que le plus grand historien romain se lança dans la rédaction de ce qui tient autant de la mythologie que de l'histoire : l'Histoire romaine. Cent quarante-deux livres qui relatent, depuis l'arrivée d'Enée, un prince troyen, en Italie, jusqu'à la mort de Drusus l'histoire de Rome. Cent quarante-deux livres à travers lesquels Tite-Live fait l'apologie du courage, de l'abnégation, de la volonté de conquête du peuple romain. Certes, c'est également une œuvre de propagande que celle de Tite-Live. Mais s'il se montre difficile dans le choix de ses sources, s'il fait parfois abstraction des causes économiques, s'il sous-estime les causes politiques, Tite-Live demeure LA référence en terme d'histoire romaine. Son exaltation des principes qui firent la gloire de Rome est plus une leçon pour son époque (le Ier siècle après J.-C.) que pour les siècles à venir. Son désir n'est pas de raconter simplement les événements, mais de les présenter comme des leçons du passé, des exemples à suivre dans une Rome abonnée au luxe, à la richesse, aux plaisirs.
Dernière mise à jour : ( 19-05-2009 )

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Caroline de Brünswick : le dernier affront
Ecrit par Mathilde Dumas   
18-05-2009
Caroline de Brunswick (1768-1821).
Caroline de Brunswick (1768-1821).
Le nom sonne terriblement allemand et pourtant toute l'histoire de la princesse Caroline de Brünswick, qui fut reine de Grande-Bretagne et d'Irlande, va se jouer à la cour d'Angleterre. Certes, reine, elle le fut, mais sur le papier surtout…
Seconde fille de Charles-Guillaume de Brünswick et de la princesse Augsuta, sœur de Georges III d'Angleterre, Caroline avait été mariée, en 1795 au princes de Galles, le futur Georges IV. De cette union devait naître, l'année suivante, la princesse Charlotte, mais les deux époux, qui s'étaient toujours mal entendus, décidèrent de se séparer d'un commun accord. La conduite de Caroline, après cette séparation, allait donner lieu à de graves soupçons, à des scandales même, au point que la princesse, après s'être vu intenter un procès pour adultère, quitta l'Angleterre pour parcourir l'Europe. L'accession au trône de Georges IV, en 1820, allait changer quelque peu la donne. Georges IV lui offrit alors une rente annuelle de 50 000 livres à la condition qu'elle renonce à son titre de reine -et donc à ses prérogatives- et qu'elle ne foule pas le sol anglais. La proposition était tentante, pour ne pas dire plus, mais Caroline la refusa. Un second procès pour adultère s'ouvrit donc et Caroline, remarquablement défendue, parvint même à gagner à sa cause l'opinion publique.
Dernière mise à jour : ( 18-05-2009 )

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La religion shinto ou "la voix des dieux"
Ecrit par Alix Ducret   
14-05-2009
Combattants japonais protégeant l'île d'une invasion chinoise (dessin japonais).
Combattants japonais protégeant l'île d'une invasion chinoise (dessin japonais).
C'est à tort que l'on fait généralement du Japon un pays bouddhiste. Car s'il a effectivement intégré le bouddhisme, c'est en le dévoyant, en le mélangeant à la religion ancestral du pays : le shinto.
Religion animiste reconnaissant l'existence de milliers de divinités, la religion shinto, dont le nom signifie "la voix des dieux", tourne autour de trois divinités majeures : la déesse solaire Amaterasu, le dieu de la lune Tsukiyomi et le dieu des océans Susanowo. Très rapidement, le mythe solaire va se confondre avec le mythe de la divinité impériale, le premier empereur légendaire du Japon, Jimmu Tenno, étant considéré comme le descendant de la déesse Amaterasu. La religion allait être, de fait, étroitement liée à l'Etat. Un lien entre gouvernement et religion, entre empereur et dieux qui explique que lors de l'apparition du bouddhisme, auquel la religion shinto ne put s'opposer totalement, une sorte de syncrétisme entre les deux religions se soit fait jour. Le ryobu-shinto, résultat de ce mélange entre religion shinto et bouddhisme devait perdurer durant près d'un millénaire, du VIIIe siècle au XVIIIe siècle. Il devint même la religion officielle du Japon alors que le bouddhisme pur se verra cantonné à l'enseignement de quelques sectes.
Dernière mise à jour : ( 14-05-2009 )

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La Navarre : d'un royaume à l'autre
Ecrit par Brune de Crespt   
12-05-2009
Roncevaux : lorsque les Basques ébranlent le pouvoir carolingien (gravure du XIXe siècle).
Roncevaux : lorsque les Basques ébranlent le pouvoir carolingien (gravure du XIXe siècle).
Jamais les Romains n'avaient réussi, autrement que nominalement, à conquérir la Navarre. Pas plus que les Wisigoths ou encore les Francs. Charlemagne, certes, parvint à y établir une marche, mais les Navarrais -plus précisément les Basques et les Vascons- allaient sérieusement malmener les troupes carolingiennes, à Roncevaux d'abord (778) puis dans une série d'embuscades.
C'est vers 830 que se constitue le royaume de Navarre avec, à sa tête, Sanche Ier Garcia (905-925). Sous Sanche III, le royaume s'étend, du côté espagnol d'abord, en allant jusqu'à Tudela, sur la rive supérieur de l'Ebre, et du côté "français", dans la région de Saint-Jean-Pied-de-Port. Son successeur unit son royaume à l'Aragon, qui ne tardera guère à lui redonner son indépendance. En 1234, cependant, la Navarre entre de plein pied en royaume français lorsque l'héritier de la couronne n'est autre que Thibaut de Champagne. Une entrée remarquée et une entrée que les souverains français ne devaient pas oublier de récupérer. C'est ainsi que la fille de Thibaut et son héritière, Jeanne de Navarre, épouse, en 1284, Philippe IV le Bel. Cette politique matrimoniale, pourtant si évidente sur la papier et qui devait, définitivement, unir la Navarre à la France, sera le jouet des événements. Elle va perdre tout son intérêt dès la mort de Louis X le Hutin, héritier de sa mère.
Dernière mise à jour : ( 12-05-2009 )

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Le parti de l'Ordre ou la manipulation du prince-président
Ecrit par Mathilde Dumas   
11-05-2009
Charles de Montalembert (1810-1870), un des fondateurs du parti de l'Ordre.
Charles de Montalembert (1810-1870), un des fondateurs du parti de l'Ordre.
On a souvent fait de Napoléon III un être falot, peu au fait de la politique. Pourtant, c'est avec une habileté remarquable que, durant les années 1849 à 1851, il va manipuler, à son avantage, le parti de l'Ordre.
Le règne de Louis-Philippe Ier (1830-1848) avait été celui de la bourgeoisie. Une bourgeoisie qui faisait reposer ses ambitions sur l'industrialisation et sur la spéculation boursière, deux phénomènes qui, vers 1846-1847, allaient sombrer dans une crise sans précédent. La paupérisation des campagnes mais surtout des milieux ouvriers, le vent de révolte que semblait souffler menaçaient le régime tout entier. Et il paraissait évident que Louis-Philippe, qui avait mollement mené la campagne d'Algérie, qui avait mollement répondu aux désirs guerriers des anglophobes et qui avait tout bonnement ignoré la révolte de la rue, ne saurait faire face. L'opposition républicaine, de son côté, s'était concentrée dans une opposition au régime électoral. Le renvoi de Guizot, en 1847, ne devait être que le prélude à l'inévitable : l'insurrection de Paris et l'abdication du roi. En 1848, la IIe République était donc proclamée. Une république qui avait elle-même ses opposants, parmi lesquels les légitimistes, les orléanistes et les divers forces de droite regroupées en un seul mouvement : le parti de l'Ordre.
Dernière mise à jour : ( 11-05-2009 )

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