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Marine
Du pirate au corsaire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
30-03-2009
Des pirates prêts à l'attaque, d'après un tableau moderne.
Des pirates prêts à l'attaque, d'après un tableau moderne.
La piraterie est sans doute aussi vieille que la navigation et que les relations maritimes. De fait, il apparaît que dans l'Antiquité, elle était pratiquée presque systématiquement par tous les peuples côtiers de la Méditerranée et ni les Phéniciens ni les Grecs ne voyaient de différence notable entre le commerce et la piraterie. Elle trouvait même des justifications patriotiques dans les guerres endémiques qui opposaient les cités antiques, comme, au XVIIe siècle, le corsaire français trouvera dans la lutte avec l'Angleterre ou l'Espagne la justification à ses actions.
De fait, il faut bien attendre le XVIIe siècle pour voir une distinction entre le pirate et le corsaire. Pourtant, les razzias, les coups de main contre un village ou un navire étaient tout autant valorisés par leurs auteurs aux temps antiques ou au Moyen Âge comme une action plus politique que pécunière. La Méditerranée, sera le terrain privilégiée des pirates orientaux puis des musulmans, les fameux Barbaresques qui prolongeront sur la mer la lutte éternelle entre l'islam et la chrétienté ; la Baltique, quant à elle, demeurera aux mains des Vikings et c'est en partie pour lutter contre leurs actions que la ligue de la Hanse se formera au Xe siècle.
Dernière mise à jour : ( 30-03-2009 )

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Aminoclès, un ingénieur de génie Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
01-09-2008
Marins grecs appareillant.
Marins grecs appareillant.
Les exploits maritimes accomplis par les marins grecs furent fort nombreux : outre Ulysse et Pythéas, il faut aussi rendre hommage à d’autres intrépides explorateurs. Euthymènes, navigateur et astronome, est le premier à découvrir l’embouchure du Sénégal et à explorer les côtes de l’Afrique occidentale. Ctésias, contemporain de Xénophon (Ve siècle avant notre ère), astronome et médecin, visite l’Inde et la Perse et laisse un récit de voyage, le Myrobiblion, qui reste un modèle du genre. Quant à Néarque, l’amiral d’Alexandre (IVe siècle avant J.-C.), il accomplit une navigation périlleuse allant de l’embouchure de l’Indus à celle de l’Euphrate.
Tous ces exploits n’ont été possibles que grâce aux innovations -décisives et nombreuses- accomplies par les « ingénieurs » maritimes de la Grèce antique.
Déjà, les navires de la guerre de Troie, décrits par Homère, sont des vaisseaux peints en noir et avec une rangée de cinquante-deux rameurs. Les avirons passent par des estropes de cuir. Ils sont armés d’éperons de bronze.
Dernière mise à jour : ( 01-09-2008 )

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Le triste sort de La Bourdonnais Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
28-05-2008
Bertrand-François Mahé de la Bourdonnais (1699-1753).
Bertrand-François Mahé de la Bourdonnais (1699-1753).
Entré dès l’âge de dix-neuf ans au service de la Compagnie des Indes, Bertrand Mahé de La Bourdonnais devient gouverneur des îles de France puis de Bourbon dès 1735. De là, il décide d’étendre l’influence française sur la Malaisie et les îles de la Sonde… mais la France ne le soutient pas. Loin d’être rebuté, La Bourdonnais constitue une escadre à ses frais et s’attaque aux forces navales anglaises croisant en Inde : il les écrase à Negapattinam et s’empare de Madras. Aux termes de cette capitulation, Madras devait être rendue contre une rançon de dix millions : ce sera l’excuse qu’utilisera Dupleix, alors gouverneur général des colonies françaises en Inde, pour évincer son jeune rival. Après un voyage mouvementé, La Bourdonnais regagne la France où la cabale montée par Dupleix prend de plus en plus d’ampleur. Accusé d’avoir trahi les intérêts de la Compagnie des Indes, il tente de se défendre, en vain… Il est enfermé à la Bastille, sans même avoir été entendu. Deux ans plus tard, on décide de le faire comparaître. La Bourdonnais est acquitté mais il est trop tard : malade, il ne sort de prison que pour mourir de ses infirmités le 10 novembre 1753.
Dernière mise à jour : ( 28-05-2008 )

Le « coup » de Trafalgar Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
14-02-2008
Amiral Horatio Nelson (1758-1805).
Amiral Horatio Nelson (1758-1805).
Quand l’amiral Villeneuve, commandant la flotte « combinée » franco-espagnole, reçoit l’ordre exprès de l’Empereur de quitter Cadix et de gagner Naples, les navires anglais croisent au large de la côte andalouse. Tenter une sortie serait une véritable folie mais Villeneuve n’a pas le choix, les ordres impériaux ne se discutent pas. La flotte « combinée » quitte donc Cadix avec, à ses trousses, l’amiral Nelson, le commandant de la flotte britannique. Les escadres s’affrontent le 21 octobre 1805, à Trafalgar.
La tactique de l’Anglais est simple : foncer en masse compacte et disloquer la flotte ennemie en deux points distincts. C’est la « Nelson touch » ! Le plan est suivi rigoureusement et vingt des vingt-huit navires constituant la flotte franco-espagnole tombent aux mains des Anglais. La tactique de Nelson est un franc succès mais le génial amiral a été touché d’une balle à la colonne vertébrale. Il ne survivra que trois heures à sa si brillante victoire…
Dernière mise à jour : ( 14-02-2008 )

Gama ouvre l’Inde au monde Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Mathilde Dumas   
07-08-2007
Vasco de Gama (vers 1469-1524) devant le roi de Calicutt (iconographie du XIXe siècle).
Vasco de Gama (vers 1469-1524) devant le roi de Calicutt (iconographie du XIXe siècle).
C’est Joao Ier et surtout son fils, Henri le Navigateur, qui sont à l’origine de l’extraordinaire expansion maritime du Portugal au XVe siècle. Fondateur d’un immense chantier naval, inspirateur d’une véritable « école » de géographes, Henri le Navigateur verra sous son règne la découverte de Madère, des Açores, du Cap-Vert, de la Guinée et du Sierra Leone. À sa mort, les caravelles portugaises approchent de l’équateur et longent la côte du Liberia actuel. L’impulsion est donnée et, à partir de 1460, l’exploration et le commerce sur les côtes de Guinée sont confiés à Fernao Gomes, qui a pour mission de découvrir chaque année près de cent lieues de littoral ! Grâce à l’expérience accumulée ainsi qu’aux progrès réalisés par les Portugais dans l’art de la navigation, Fernao Gomes avance progressivement vers le sud, tout en développant efficacement le commerce dans la région de la Guinée. Désirant détourner vers Lisbonne le courant des épices qui fait la fortune des Ottomans et des Vénitiens, Joao II fera explorer systématiquement les côtes de l’Afrique et rechercher les meilleures routes dans l’Atlantique Sud. C’est ainsi qu’en 1487, les navires de Bartolomé Diaz doublent le cap des Tempêtes, rebaptisé cap de Bonne-Espérance : l’océan Indien communique avec l’océan Atlantique et il est donc possible d’atteindre les Indes… en contournant l’Afrique.
Dernière mise à jour : ( 07-08-2007 )

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Les Cabot : explorateurs de père en fils Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Mathilde Dumas   
07-05-2007
Sébastien Cabot (vers 1480-1557).
Sébastien Cabot (vers 1480-1557).
Il faut reconnaître que Sébastien Cabot a de qui tenir. Son père, en effet, Giovanni Caboto, devenu John Cabot par la grâce de son bienfaiteur le roi d’Angleterre Henri VII, a déjà abordé les rivages américains lors de l’expédition de 1497. Mais on ignore le lieu précis du débarquement : est-ce le Labrador, Terre-Neuve ou l’île du Cap Breton ?
Un an plus tard, en 1498, John Cabot, toujours poussé par Henri VII, tenta une nouvelle fois d’ouvrir un chemin maritime, par l’ouest, vers l’Inde et la Chine et cette fois, on a la certitude qu’il atteignit le Labrador.
Le jeune Sébastien Cabot fut donc bercé dès son enfance par ces récits de découvertes et d’aventures où son père jouait un rôle de premier plan. Il passe son enfance à Bristol, une des plus grandes métropoles commerciales de l’Angleterre. Dans cette cité portuaire où se mêlaient marins et marchands venus des quatre coins du monde, le jeune Sébastien se prend de passion pour la mer et ses promesses illimitées de gloire et de richesse. Mais il ne se contente pas d’être un marin intrépide ; il poursuit également de solides études classiques : il apprend le grec et le latin, dévore les auteurs de l’Antiquité et surtout Hérodote, le premier et le plus grand reporter-historien de son temps (au Ve siècle avant J.-C.), découvre avec ardeur les récits des voyageurs arabes, notamment ceux de Massoudi,  l'auteur des Prairies d’or qui constitue la plus vaste compilation sur le monde au Xe siècle.
Dernière mise à jour : ( 07-05-2007 )

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Pythéas, l’explorateur méconnu Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
19-04-2007
Buste de Pythéas (IVe siècle avant J.-C.).
Buste de Pythéas (IVe siècle avant J.-C.).
Nous sommes au IVe siècle avant J.-C.. Marseille est alors une ville grecque florissante et un grand port de marchandises. C’est là que vit un mathématicien astronome nommé Pythéas.
Un jour, des voyageurs reviennent du nord en racontant que, là-bas, en été, la nuit n’existe pas. Curieux de nature, Pythéas veut aller vérifier ces dires extraordinaires. Voyant là une occasion de découvrir une nouvelle voie commerciale, les Timouques, les consuls de la cité phocéenne, acceptent de financer l’expédition. Sans doute en l’an 330 avant J.-C., l’Artémis lève l’ancre. Pythéas doit emprunter la route du Nord qui conduit vers l’étain et l’ambre -deux précieuses denrées que le monde méditerranéen reçoit de l’Europe du Nord, mais qui jusqu’alors arrivent par des routes terrestres.
Dernière mise à jour : ( 19-04-2007 )

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