XVIe-XVIIIe
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Soumis par Emma Benedetti
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26-05-2010 |
Lazare Hoche (1768-1797) d'après le tableau de Simon Gérard. Ce n'est pas en tant que cavalier que Lazare Hoche va initialement fréquenter les écuries mais comme palefrenier des écuries royales. Entré en 1784 aux gardes françaises, il est caporal lorsque éclate la Révolution. Un bouleversement qui va lui permettre de gravir les échelons à une vitesse vertigineuse, au point d'obtenir le commandement de l'armée de la Moselle en 1793. Il avait alors vingt-cinq ans. Un premier échec, à Kaiserslautern, ne devait pas augurer de la suite ; Würmser, Landau qui suivirent allaient libérer l'Alsace de la présence prussienne. Un haut fait d'armes qui failli bien lui coûter la vie. En effet, comme son rival Pichegru avait les faveurs de Saint-Just, Hoche fut traduit devant le Comité de salut public et jeté en prison. Il ne devra sa libération, et peut-être la vie, qu'à la chute de Robespierre en 1794. C'est à ce moment que les autorités révolutionnaires décidèrent de confier à Lazare Hoche ce qui sera sa grande affaire : mater l'insurrection vendéenne. Comme toujours, Hoche allait parvenir à ses fins, enterrant pour des décennies les ambitions royalistes dans les eaux peu profondes de la baie de Quiberon. |
Dernière mise à jour : ( 26-05-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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15-12-2009 |
Baruch Spinoza (1632-1677). C'est dans une famille juive venue d'Espagne que naît Baruch Spinoza en 1632, à La Haye. Instruit dans le judaïsme, le jeune homme allait rapidement s'en détaché, notamment après l'étude des sciences naturelles et des théories philosophiques de Descartes. "Excommunié", c'est-à-dire mis au "hérem" par la communauté juive d'Amsterdam (1656), il restera cependant fortement marqué par la tradition juive qu'il ne voulut bien le dire. En effet, il décida, après une blessure amoureuse, de se consacrer entièrement à sa passion intellectuelle : la philosophie. Cependant c'est bien en juif qu'il le fit. En effet, comme le voulait la tradition des anciens rabbins, Spinoza désira exercer un métier manuel, capable de lui assurer sa subsistance en toute indépendance et capable de le ramener aux réalités et aux contingences courantes. Polisseur de verres pour les microscopes, il quitta Amsterdam pour s'établir près de Leyde où se trouvait le centre de la secte des Arminiens, des protestants rejetant la théorie de la prédestination chère à Calvin -les Méthodistes sont les héritiers des Arminiens-, avec lesquels il entretenait d'excellents rapports. C'est là qu'il acheva son premier ouvrage, un exposé du système cartésien connu sous le titre de "Renati Descartes principia philosophiae more geometrico demonstrata" (1663). Il vécut ensuite dans les faubourgs de La Haye puis à La Haye même où il poursuivit ses réflexions, libre de toute compromission. C'est ainsi qu'il se permit de rejeter l'offre de l'électeur palatin qui lui proposait une chaire à l'université de Heidelberg ; ainsi qu'il se permit également de refuser une pension offerte par Louis XIV à condition qu'il dédie une de ses œuvres au Roi-Soleil. |
Dernière mise à jour : ( 15-12-2009 )
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Soumis par Emma Benedetti
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27-09-2009 |
Le Prince Eugène de Savoie-Carignan (1663-1736). Parce que Louis XIV l'avait écarté, ce petit-neveu de Mazarin par sa mère, également fils et héritier du duc de Savoie-Carignan, va offrir ses services à l'Autriche… qui certainement due en être fort reconnaissante au Roi-Soleil. De fait, le Prince Eugène, qui entre au service de l'Autriche en 1683, devient feld-maréchal d'empire à peine quatre ans après. Il ne cessera, par la suite, de s'illustrer, que ce soit contre les Turcs -à Mohacs en 1687 et, surtout, à Zenta en 1697 où il remporte une victoire décisive- ; dans la guerre de Sucession d'Espagne, durant laquelle il remporte de grandes victoires contre les Français en Italie du nord ; en Allemagne ou, avec la complicité du duc de Marlborough, il anéantit l'armée franco-bavaroise et plaça tout le Milanais et la Lombardie sous l'influence autrichienne ; en Flandre, où il met les Français en déroute à Oudenaarde. C'est finalement Villars qui, à Denain, en 1712, aura raison du Prince Eugène. En 1714, alors qu'il est désigné parmi les négociateurs du traité de Rastatt, il se révèle un diplomate habile mais c'est encore vers la guerre le porteront ses pas, les hostilités ayant repris avec les Turcs. Peterwaradin, Belgrade : autant de victoires, autant de conquêtes ou de reconquêtes qu'il n'aura de cesse d'assurer, favorisant la colonisation des terres conquises sur les Turcs, étendant au mieux l'influence impériale. |
Dernière mise à jour : ( 27-09-2009 )
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Ecrit par Alix Ducret
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15-09-2009 |
Buste de Louis XVI (1754-1793).
Un combat au Xe siècle, d'après une peinture murale.
Rarement on aura autant médit sur un roi. Pourtant, son accession au trône, en 1774, fait naître un immense espoir : le petit-fils de Louis XV a alors 20 ans et il forme, avec son épouse, le couple idéal. Intelligent, cultivé –féru d’histoire et de géographie notamment-, Louis XVI n’a qu’un désir : faire le bien de son peuple, procéder aux réformes nécessaires… Ce qu’il n’aura guère l’occasion de faire après avoir rappelé, dès son accession au trône, un Parlement plus désireux de s’opposer que de servir. Qui plus est, le souverain était d’un caractère paisible, plutôt timide ; un caractère manquant de la nécessaire autorité pour brider le Parlement et faire passer ses idées de réformes.
On a souvent fait de Louis XVI une sorte de benêt, sans envergure et préoccupé uniquement d’horlogerie. Une image réductrice et volontairement véhiculée par les très républicains historiens du XIXe siècle ; des historiens qui oublièrent sciemment qu’il était de tradition chez les Bourbons d’apprendre un métier manuel : ce sera l’horlogerie pour Louis XVI comme ça l’avait été pour Louis XIV, la menuiserie pour Louis XV. Et les historiens du XIXe siècle ne seront pas les seuls à se railler de Louis XVI : la noblesse, en son temps, l’avait fait, après être passé bien près de perdre bien des privilèges.
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Dernière mise à jour : ( 15-09-2009 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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09-07-2009 |
Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald Sans aucun doute, Louis Gabriel Ambroise, vicomte de Bonald, n'avait guère de sympathie pour la révolution. En fait, il semble qu'il ne la comprenait même pas. Emigré en 1791, de retour en France sous le Directoire, il devint député sous la Restauration et fut nommé pair de France en 1823. Ses principaux ouvrages, "Théorie du pouvoir politique et religieux" et "La législation primitive considérée dans les premiers temps par les seules lumières de la raison", font état de sa vision du monde et de la société. De fait, Bonald attribuait à une révélation primitive l'origine du langage, des arts et de toutes les connaissances humaines. En politique, il affirmait que la société tenait son origine du pouvoir donné par Dieu au souverain et que cette société avait été façonnée par le monarque, qu'elle ne pouvait survivre qu'avec lui. On comprend, dès lors, que le vicomte de Bonald ait considéré avec quelque réserve la période révolutionnaire. On comprend également qu'il ait été conforté dans ses idées après l'échec de la Révolution et même de l'accession au pouvoir de Napoléon, la France ne retrouvant son vrai visage, selon lui, qu'avec le retour des Bourbons. |
Dernière mise à jour : ( 09-07-2009 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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20-05-2009 |
Portrait de Madame de Staël (1766-1817). Anne Louise Germaine de Staël-Holstein, plus connue sous le nom de Madame de Staël, est, plus que tout, une femme de son époque. Une époque dominée par l'esprit révolutionnaire autant que romantique ; une époque où le second inspirera largement le premier. Fille du banquier genévoix ministre de Louis XVI, la future Madame de Staël grandit à Paris environnée de tout ce qui fait la "bonne société" de l'époque. Les salons, les philosophes, les idées les plus hardies font le bonheur d'une élite en mal de reconnaissance, en mal de renouveau. De fait, la société bourgeoise et noble de la fin de la monarchie s'adonne avec passion à la philosophie, à l'esprit des Lumières, s'enhardit même à quelques développements fleurant bon la révolution… sans pour autant imaginer un seul instant que cette révolution tant souhaitée, tant soutenue, n'aura rien d'un élan romantique. On comprend, alors, le succès de Rousseau ; on comprend également que les élites, comme Madame de Staël, ne se soient pas "reconnues" dans la révolution sanglante qui se déclenche en 1792. C'est à cette date que Germaine de Staël quitte Paris pour la Suisse ; à cette date qu'elle entame son œuvre littéraire, composée de poèmes, de nouvelles, d'essais et de commentaires sur les événements qui bouleversent l'Europe. |
Dernière mise à jour : ( 20-05-2009 )
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Ecrit par Constance Cousin
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10-07-2008 |
Charles Quint et le pape Clément VII (gravure ancienne). Depuis toujours, la même querelle opposait la papauté au Saint Empire romain germanique : elle concernait les impôts demandés par l’Église, les exactions financières que l’on constatait périodiquement et la tentative du pape d’étendre son pouvoir politique. Bref, Luther dans son Manifeste à la noblesse allemande et la Captivité de Babylone ne fait que reprendre un sujet longuement ruminé et se place donc tout naturellement sous la protection de celui qu’il appelle lui-même « ce noble jeune homme », Charles Quint. Mais Luther semble oublier que Charles Quint est, non seulement un Autrichien, mais aussi, et surtout, un Espagnol ; qu’il est le Très catholique roi d’Espagne ! Le 19 avril 1521, après que Luther ait refusé de se soumettre à l’Église, Charles Quint fait son choix : |
Dernière mise à jour : ( 10-07-2008 )
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