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Civilisation
Les Fils des Han Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Constance Cousin   
20-07-2010
Han Gaozu de la dynastie Han.
Han Gaozu de la dynastie Han.
C'est après une période d'anarchie et alors que "l'empire" chinois n'en est qu'à ses prémices qu'apparaît Lieou Pang, un capitaine aventurier qui, après s’être constitué une troupe avec d’anciens prisonniers, s’empare du pouvoir et fonde la dynastie des Han. Une dynastie qui saura garder le pouvoir pendant quatre siècles et qui acquérera une telle légitimité que les Chinois modernes sont encore fiers de se dire Fils des Han.
Avec Lieou Pang, les lettrés confucéens ne sont guère à l’honneur : cet homme, resté simple, ne croit qu’à l’action. Après sa mort, en 195 av. J.-C., c’est la mère du « dauphin », trop jeune, qui tient les rênes pendant quinze ans, éliminant sans scrupules tous les éventuels rivaux. Des princes sans éclat lui succéderont sur le trône jusqu’à ce qu’arrive, en 140 av. J.-C., un empereur à la personnalité forte, Wou-ti. Cet homme remarquablement intelligent arrive au pouvoir à seize ans et le gardera pendant cinquante-trois ans. Il représente, en quelque sorte, l’équivalent de Louis XIV…
Dernière mise à jour : ( 20-07-2010 )

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Le Japon des origines Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Brune de Crespt   
17-05-2010
Un samouraï japonais.
Un samouraï japonais.
Les origines du Japon sont mystérieuses. On sait cependant que l'archipel était habité au IIe millénaire avant J.-C., et peut-être même avant, au IIIe millénaire. Mais l'histoire, même en partie légendaire, du Japon ne nous est vraiment connue qu'après l'introduction dans l'archipel de la civilisation chinoise. Un événement que va voir l'éclosion de la littérature japonaise dont les deux premiers exemplaires sont deux ouvrages mythico-historiques : le Kojiki et le Nihongi, qui datent respectivement de 712 et de 720 après J.-C.. C'est ainsi que l'on apprend que l'empire japonais a été fondé en 660 avant J.-C. Par Jimmu Tenno, fils de la déesse solaire Amatérasu. Un rapport entre souveraineté et nature que la religion shinto, encore présente de nos jours, ne cessera de mettre en avant, comme elle affirmera la nécessité du culte des ancêtres, si imprégné dans la culture japonaise.
Divisé en clan, le Japon avait sans aucun doute depuis longtemps des rapports avec la Chine. Mais l'influence de la civilisation chinoise ne devait se faire réellement sentir qu'au Vie siècle, sous les règnes de Suiko et de son neveu Shotoku Taishi. C'est à cette époque que les Japonais allaient révéler leur extraordinaire faculté d'assimilation : non seulement ils adoptèrent l'écriture, les moeurs, les techniques et les formes artistiques de la Chine, mais nombre d'entre eux allaient également se convertir au bouddhisme ou l'adapter au shinto traditionnel. Finalement, les Japonais allaient se « convertir » au mode chinois jusque dans leur gouvernement, imposant, en la personne de Yamato, un Etat impérial. En 702, le code Taiho devait achever de poser les bases d'une monarchie absolue, chapeautée par une bureaucratie et une administration à la chinoise.
Dernière mise à jour : ( 17-05-2010 )

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Des Mérovingiennes aux Carolingiennes : histoires d'alliances et de puissance Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Alix Ducret   
05-05-2010
Bague mérovingienne, attribuée à la reine Arégonde.
Bague mérovingienne, attribuée à la reine Arégonde.
Le rôle des femmes et la délimitation de leur sphère d’influence vont lentement évoluer au cours du haut Moyen Âge, c’est-à-dire du Ve au XIe siècle. Et le jeu des mariages ou l’apparition de certains titres permettent d’interpréter cette évolution.
Longtemps les historiens, et avec eux le commun, ont gardé l’image d’un haut Moyen Âge sanglant -l’épisode de Frédégonde et de Brunehaut en témoigne-, encore totalement barbare et ne laissant aucune place aux femmes. Certes, les rois ou la noblesse vivaient encore selon les règles des anciennes tribus germaines, mais c’est l’idée même d’une société où la femme ne tiendrait aucun rôle qui pourrait paraître rétrograde. Aussi, de plus en plus d’historiens se penchent sur le sujet, à savoir la place des femmes à l’époque mérovingienne et carolingienne : une recherche qui bouleverse les idées reçues.
Dernière mise à jour : ( 05-05-2010 )

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La Touraine en apanage Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Brune de Crespt   
29-04-2010
Pièce de monnaie de la tribu des Turones (Ier siècle après J.-C.).
Pièce de monnaie de la tribu des Turones (Ier siècle après J.-C.).
Lorsque les Romains pénètrent en Gaule, ceux sont les Turones qui peuplent la riche province de Touraine. Et le moins que l'on puisse dire c'est qu'ils s'accommodèrent aisément de la conquête romaine, au point que la principale cité de la région, Turones, rebaptisée Caesarodunum -aujourd'hui Tours-, devint la capitale de toute la Lyonnaise IIIe, soit de la Touraine, mais aussi de l'Anjou, du Maine et de l'actuelle Bretagne.
Soumise en 480 après J.-C. Par les Wisigoths, la Touraine allait passer aux mains des Francs après la victoire de Clovis à Vouillé, en 507. Objet de toutes les convoitises tant la région était riche, tant sa situation, favorisant les échanges, en faisait un acteur incontournable au niveau commercial, la Touraine sera au cœur de nombreux conflits entre les princes mérovingiens, jusqu'à ce qu'elle acquière son indépendance, au Xe siècle, sous le gouvernement des comtes de Touraine. Une indépendance qui ne sera que de courte durée : enjeu d'une rivalité entre la maison d'Anjou et celle de Blois, la Touraine allait tombée dans l'escarcelle des premiers sous le règne de Geoffroi II Martel et donc, indirectement et dans les années à venir, dans celle de la maison d'Angleterre lorsque celle-ci aura pour chef un Plantagenêt.
Dernière mise à jour : ( 29-04-2010 )

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Les Seldjoukides font main basse sur le monde musulman Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Constance Cousin   
08-04-2010
La bataille de Manzikert.
La bataille de Manzikert.
C'est dans le Turkestan occidental que voit le jour, au cours du Xe siècle, la tribu des Seldjoukides. Son nom vient de son premier chef, Seldjouk, qui conduisit sa tribu des bords de la Syr-Daria au Turkestan avant qu'elle ne s'établisse dans la région de Boukhara (vers 985). Soldats de Samanides -une dynastie persane-, les Seldjoukides allaient bénéficier de la chute de ces derniers pour se faire céder, par les Ghaznévides qui leur succédaient, le Khorassan. C'est là, vers 1035, que les Seldjoukides vont se révéler sous l'impulsion de Toghroul-beg, leur chef.
Ardent musulman sunnite, ce dernier devait soumettre toute la Perse et apporter son soutien au calife de Bagdad, alors sous la coupe de chiites.De fait, l'expansion des Seldjoukides devait très largement bénéficier de l'anarchie dans laquelle se trouvait le monde musulman au XIe siècle. Car à l'opposition religieuse entre chiites et sunnites, s'ajoutait le morcellement politique. A Bagdad, par exemple, le calife, sous tutelle iranienne, voyait battue en brèche l'autorité des Fatimides d'Egypte ; la Syrie était le proie des luttes entre les dynastie locales depuis que les Ommeyyades avaient disparu du champ politique.
Toghroul-beg allait pleinement profiter de la situation. Entré en maître à Bagdad après avoir soumis toute la Perse, Toghroul-beg devait s'imposer comme vicaire temporel du calife abbasside qui lui donnera le titre de « sultan » en sus de sa propre fille. Le successeur de Toghroul-beg, son neveu Alp-Arslan tentera d'intégrer les Seldjoukides dans un Etat centralisé et hiérarchisé.
Dernière mise à jour : ( 08-04-2010 )

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Les Slaves : une irruption dans l'histoire Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Alix Ducret   
19-03-2010
Le tsar Vladimir Ier (958-1015).
Le tsar Vladimir Ier (958-1015).
L'origine des Slaves, comme celle des Germains d'ailleurs, est fort obscure. C'est durant le Ier millénaire avant J.-C. que l'on voit se dessiner les premières tribus, entre le Dniepr et la Vistule. Les Slaves se trouvaient alors en contact avec les Germains, les Celtes et les Illyriens à l'ouest, avec les Baltes au nord, les Finno-Ouriens au nord-est et les Scythes à l'est. Et les Slaves vont subir l'influence de tous ces différents peuples. Ils vont migrer aussi et, cela, à de nombreuses reprises. Etonnement, les Slaves vont malgré tout conserver leur unité linguistique… jusqu'au Ixe siècle de notre ère, donc bien des siècles après le début de leur migration.
De culture relativement primitive, les Slaves s'adonnaient à l'agriculture et à l'apiculture ; ils se révélaient fort habiles dans la navigation des fleuves et des rivières mais fort peu pour le commerce. Divisés en petits clans, inaptes à l'autorité, ils se révéleront finalement incapables de créer leurs propres Etats et ce sont des maîtres étrangers qui, en imposant leur autorité aux populations slaves, édifieront ces Etats.
Dernière mise à jour : ( 19-03-2010 )

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Petite histoire de la Bavière Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Soumis par Emma Benedetti   
25-02-2010
Signature de Charlemagne.
Signature de Charlemagne.
Primitivement, la Bavière était occupée par des Celtes avant d'être conquise, en 15 avant J.-C., par les Romains qui devaient occuper les provinces de Rhétie et de Norique. Au Ve siècle après J.-C., poussés par le phénomène des grandes invasions, des peuples celtes et germaniques venus de Bohême s'établirent dans la région et fondèrent, à partir du VIe siècle, la nation des Baiovarii. Si les Francs parvinrent à établir leur domination vers 630, la dynastie des Agilofinges – du nom d'un ancêtre légendaire, Agiluf, qui aurait fondé l'indépendance de la Bavière au début du Ve siècle contre les Ostrogoths- devait perdurer jusqu'au VIIIe siècle. A ce moment-là, le roi de Bavière était Tassilon III, que Charlemagne devait faire enfermer dans un monastère afin de s'emparer de la Bavière qui fut ainsi rattachée au royaume carolingien. Déjà évangélisée par saint Boniface, la Bavière devait être érigée en royaume par Louis le Pieux qui allait la donner à son fils Lothaire, qui lui-même devait la céder au bien nommé Louis le Germanique en 817.
Après l'extinction des Carolingiens allemands, la Bavière devait retourner au statu de duché (912), qui allait successivement échoir à la maison de Saxe, à celle de Franconie puis aux Guelfes. Une différence de statu qui ne devait nullement empêcher la Bavière de connaître, à cette même époque mais pour peu de temps, son extension la plus grande.
Dernière mise à jour : ( 25-02-2010 )

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