Evénements
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Soumis par Emma Benedetti
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03-02-2009 |
Portrait de Guillaume le Taciturne (1533-1584). C'est sous le nom de Gueux que les gentilshommes flamands et néerlandais devaient se liguer contre l'administration espagnole. Cela faisait pourtant quelques siècles que cette contrée n'avait pas goûté à l'indépendance. Remise en dot à Marguerite de Male, elle allait, par le mariage de celle-ci, initier le domaine, bientôt immense, de la maison de Bourgogne-Valois. C'est à nouveau par un mariage, celui de Marie de Bourgogne avec Maximilien d'Autriche, qu'elle allait tomber dans l'escarcelle Habsbourg. Une mainmise espagnole qui, malgré la relative indépendance de la contrée, ne devait guère lui convenir ; une mainmise qui devait permettre la prise en étau de la France mais que la noblesse flamande et néerlandaise devait briser en avril 1566. Parce qu'ils estimaient que l'Espagne ne leur accordait pas plus de crédit qu'à des gueux, les nobles des Provinces unies devaient donc se doter d'un surnom de circonstances, adopter les insignes attenants -la besace et l'écuelle. Oubliant leurs différents, ils devaient donc s'unir contre le despotisme de Philippe II d'Espagne. Une sorte "d'union sacrée" entre catholiques et protestants ; une union nationale qui ne devait guère se prolonger. Suite aux massacres d'Armentières, en août 1566, les catholiques, effrayés, devaient se retirer progressivement de la ligue et faire leur soumission au roi d'Espagne. |
Dernière mise à jour : ( 03-02-2009 )
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Ecrit par Mathilde Dumas
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15-05-2008 |
L'assassinat d'Henri de Guise, d'après une gravure moderne. Depuis son avènement, en 1574, Henri III tente de rétablir la paix dans le pays, déchiré par les guerres de religion. Mais, à la mort de son frère, le duc d’Alençon, en 1584, l’héritier du trône de France devient le protestant Henri de Navarre. Dès lors, la Sainte Ligue, fondée par le très catholique duc de Guise, se déchaîne : c’est le début de la «guerre des trois Henri» (Henri de France, Henri de Navarre et Henri de Guise). Et, le 12 mai 1588, la «journée des barricades», organisée à Paris par la Ligue, oblige le roi à fuir la capitale. Cette défaite, bientôt suivie des États généraux de Blois où la Ligue domine complètement, conduit le souverain à décider l’élimination du duc de Guise, qui est assassiné, le 23 décembre 1588. La réponse des ligueurs viendra un peu plus tard : le 31 juillet 1589, Henri III est assassiné à son tour… |
Dernière mise à jour : ( 15-05-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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08-05-2008 |
Louis XIII et sa mère lors de l'entrevue de Couzières (gravure du XIXe siècle). En s’emparant d’un pouvoir qui lui revient de droit, Louis XIII le retire à sa mère et n’hésite pas à la retenir prisonnière. La fuite de la reine mère, aidée du duc d’Épernon, en février 1619, laisse pressentir une nouvelle guerre qui sera finalement évitée grâce à Richelieu… Cependant cette paix et la relative tranquillité du souverain ont un prix : Marie de Médicis reçoit le gouvernement de l’Anjou, conserve tous ses revenus, voit ses dettes payées et le duc d’Épernon reçoit cinquante mille livres pour compenser la perte de la ville de Boulogne, prise par les armées royales. Puis, pour confirmer cette paix, les deux partis décident de se rencontrer : l’entrevue de Louis XIII et de sa mère a lieu à Couzières, le 4 septembre 1619. On raconte que la reine se serait écriée en voyant le roi : -Dieu mon fils, je vous trouve grandi ! Ce à quoi le roi Louis XIII répondit aimablement : -Ma mère, j’ai crû pour votre service. |
Dernière mise à jour : ( 08-05-2008 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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23-03-2008 |
François-Auguste de Thou (1607-1642). Le règne de Louis XIII, et donc celui de Richelieu, fut marqué par des complots incessants de la noblesse de cour, visant à se défaire du cardinal, avec, pour éternel second rôle, Gaston d’Orléans, frère du roi. Le dernier complot est celui du marquis de Cinq-Mars, favori du roi Louis XIII, qui se laissera entraîner, avec son camarade de Thou, dans l’ultime rébellion du duc d’Orléans. Mais le 11 juin 1642, le complot est démasqué, les coupables arrêtés. Richelieu lui-même les conduit à Lyon pour qu’ils soient jugés et le 12 septembre 1642, Cinq-Mars et de Thou comparaissent devant la commission chargée de les juger. Il suffira d’une heure aux juges pour décider de la sentence. Tête nue et à genoux, ils entendent l’arrêt : convaincus du crime de lèse-majesté, ils sont condamnés à avoir la tête tranchée. Vers cinq heures du soir, on vient les chercher en carrosse pour les conduire à la place des Terreaux, lieu désigné pour l’exécution. Tous deux marchent bravement à l’échafaud. Ils discutent même pour savoir qui va mourir en premier : Cinq-Mars prétend que c’est à lui, parce qu’il est plus coupable, de Thou parce qu’il est le plus vieux. Un père jésuite tranche alors la question en disant à de Thou : -Il est vrai, monsieur, vous êtes le plus vieux, vous devez être aussi le plus généreux… |
Dernière mise à jour : ( 23-03-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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05-03-2008 |
Jean III Sobieski, roi de Pologne (dessin original). En cette fin de XVIIe siècle, toutes les nations européennes sont affaiblies par les multiples guerres qu’elles se livrent depuis le début du siècle. L’Autriche des Habsbourg ne fait pas exception, aussi, lorsque les Ottomans décident de s’attaquer à elle, elle ne peut résister. La victoire autrichienne de 1664 n’est réellement qu’un répit et, en 1683, les terribles troupes ottomanes assiègent Vienne. L’Europe, affolée, réalise enfin le danger qui la menace, mais personne, semble-t-il, n’est capable de repousser cet ennemi déterminé… Personne sauf peut-être le nouveau roi de Pologne, Jean III Sobieski, qui, avec sa tête de pirate et ses costumes orientaux, a tout l’air d’un barbare. Mais ce barbare n’a-t-il pas déjà battu les Ottomans à Khotin, en 1673 ? L’Autriche, une fois de plus, décide d’appeler Sobieski à l’aide et, une fois de plus, le brave Polonais accepte : le 12 septembre 1783, à la tête de ses soixante-cinq mille Allemands et Polonais, Jean Sobieski écrase quelques deux cent mille Ottomans à Kahlenberg. Non seulement Vienne est sauvée mais cette victoire met un brusque coup d’arrêt à l’avancée ottomane qui, dès lors, ne cesse de reculer… |
Dernière mise à jour : ( 05-03-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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27-01-2008 |
Louis-Joseph, marquis de Montclam (1712-1759). La rivalité entre la perfide Albion et la France ne se manifestant plus en Europe, elle se reporte en Amérique, pour l’acquisition du Canada. Dès 1758, Montcalm sait que le sort du Canada est déjà joué : face aux quelques centaines de soldats français, les Anglais ne cessent d’augmenter leurs effectifs. Et, en juin 1759, une imposante flotte anglaise jette l’ancre devant Québec. Enfermés dans la ville, les Français sont totalement isolés. En septembre, les Anglais peuvent enfin débarquer leurs troupes qui, sous les ordres de James Wolfe, se déploient dans les plaines d’Abraham. Montcalm, alerté, a le panache de ne pas attendre l’ennemi dans Québec et se porte avec les quelques troupes qui lui restent au devant de l’ennemi. Geste héroïque mais vain. Montcalm est mortellement touché, de même que Wolfe, tombés en 1759, et Québec capitule. L’année suivante, c’est le Canada tout entier qui passe aux mains des Anglais. |
Dernière mise à jour : ( 27-01-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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12-01-2008 |
Exécution de Porçon de la Barbinais (gravure du XIXe siècle). Dans la seconde moitié du XVIIe siècle, la mer Méditerranée est infestée par les pirates barbaresques qui renouent avec l’antique coutume des razzias. En 1665, Louis XIV se pose en protecteur des peuples vivant le long des côtes méditerranéennes et envoie le duc de Beaufort, avec une flotte de quinze navires, à la poursuite des pirates. De cette guerre, on a peu parlé et personne ne connaît le nom de ses héros. Pourtant, celui de Porçon de la Barbinais mérite d’être retenu. Le dey d’Alger avait parmi ses captifs un officier malouin nommé Porçon de la Barbinais qu’il envoya porter à Louis XIV des propositions de paix, lui faisant jurer de revenir s’il échouait. Les têtes de six cents chrétiens répondaient de sa parole. Les propositions étaient inacceptables, Porçon le savait. Il alla à Saint-Malo, mit ses affaires en ordre et revint à Alger où le dey lui fit trancher la tête. Ce héros méconnu venait de sauver six cents personnes… |
Dernière mise à jour : ( 12-01-2008 )
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