Histoire celte
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Ecrit par Alix Ducret
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16-06-2010 |
Réunion de druides (gravure du XIXe siècle). Dans La Guerre des Gaules, César évoquent clairement des réunions de druides dans des bois sacrés : « Chaque année, à date fixe, les druides tiennent leurs assises en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes, qui passe pour occuper le centre de la Gaule. » Or, si les druides avaient indéniablement un rôle politique et parfois judiciaire, ils sont surtout restés fameux pour le côté religieux de leur fonction ; et, justement, c'est dans les forêts que les Celtes avaient pour usage de vénérer leurs dieux. De fait, la religion celte était intimement liée à la nature et notamment au monde sylvestre ou aux sources dans lesquels les Celtes voyaient volontiers la demeure des esprits, des dieux. Lacs, sources, bosquets : autant de lieux parfaitement anodin au yeux des Romains et des Grecs qui étaient en fait des lieux sacrés, de véritables temples naturels. Lucain, un auteur du Ier siècle , raconte que l'armée de César avait détruit un de ces lieux sacrés découvert dans une forêt. Dans La Pharsale, il évoque précisément « un bois sacré qui, depuis les temps les plus anciens, n'avait jamais été profané ». Mais la description qu'il en fait évoque clairement l'Au-delà, le monde des morts plus que des dieux : «... entourant de ses branches entrelacées les ténèbres et les ombres glacées, à l'écart des mouvements du soleil ». |
Dernière mise à jour : ( 16-06-2010 )
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Ecrit par Constance Cousin
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03-06-2010 |
Monnaie portant le portrait présumé de Vercingétorix. Comme le dit assez justement l'historien Paul Martin, « Vercingétorix est, à quelques nuances près, l'homme d'un seul livre, celui de Jules César, et le héros d'un seul peuple, le peuple français ». Homme d'un seul livre parce qu'il semble bien que seul Jules César ait trouvé quelque intérêt, que ce soit un intérêt militaire ou, plus vraisemblablement, un intérêt politique, à évoquer le chef arverne. En effet, pas un historien romain pour ne serait-ce que l'évoquer. Pas une ligne dans les monumentales Histoires de Justin quand le sort même de l'Arverne, celui d'un homme à abattre, aurait du lui valoir quelque estime, une oraison funèbre. Mais Vercingétorix, vaincu à Alésia, était-il vraiment « l'homme à abattre » ? Ou n'était-il qu'un prisonnier encombrant dont le corps martyrisé ne vaudra guère plus que d'être jeté -voué- aux gémonies romaines -lieu où l'on exposait les corps des suppliciés. En fait, Vercingétorix apparaît plus, au regard de l'histoire, comme le symbole d'un monde déjà révolu : celui de l'unité gauloise et de la puissance arverne. |
Dernière mise à jour : ( 03-06-2010 )
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Soumis par Emma Benedetti
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29-12-2008 |
Reconstitution du siège d'Alésia. Depuis le XVIe siècle, Alise-Sainte-Reine, modeste bourgade de la Côte d’Or située sur le mont Auxois, était considérée comme l’ancien site d’Alésia. Mais, au milieu du XIXe siècle, époque où tout un chacun se piquait de celtomanie et où l’archéologie vivait son âge d’or, cette conviction fut fortement ébranlée par la découverte d’un architecte de Besançon, Alphonse Delacroix. Au cours de ses périples dans le Jura, Delacroix, président de la Société d’émulation du Doubs, découvre le site escarpé d’Alaise, dont il acquiert bien vite la conviction qu’il s’agit de l’antique Alésia. Cette « découverte » ne serait sans doute pas sortie des registres de la Société d’émulation du Doubs si le médiéviste Jules Quicherat et le spécialiste de la Gaule Ernest Desjardins n’avaient pris fait et cause pour la théorie de Delacroix. Le monde archéologique et historique se déchaînent et c’est en pleine guerre Alise-Alaise que, le 4 mai 1861, commencent les fouilles d’Alise-Sainte-Reine. Des épées, des javelots et des casques gaulois sont mis au jour, semblant confirmer la théorie des partisans d’Alise, alors que celle d’Alaise conclut par l’absence totale de traces évoquant une armée gauloise ou même romaine. |
Dernière mise à jour : ( 29-12-2008 )
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Ecrit par Alix Ducret
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28-10-2008 |
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Alors que l’imagerie d’Épinal nous présente « nos ancêtres les Gaulois » comme un peuple de barbares chevelus et moustachus, depuis quelques années, celtologues et historiens remettent « les pendules à l’heure ». Ce ne sont pas les Romains, généreux dispensateurs de civilisation, on le sait, qui ont fait des Gaulois un peuple cultivé et civilisé. Les peuples celtes avaient leur propre civilisation, hautement complexe, avec leur hiérarchie, leur religion, leurs médecins, leurs architectes et leurs héros… C’est de Marseille, comptoir gréco-celtique, que va partir toute la conquête romaine en Gaule. Pendant les guerres puniques, la cité phocéenne, craignant de voir sa force maritime supplantée par celle des Carthaginois, se fait l’alliée de Rome, alliance qui se renouvelle en 154 et en 126 avant J.-C., quand Marseille appelle les Romains à la protéger des tribus celtes environnantes. Ayant pris pied en Gaule, il ne fallut pas longtemps aux Romains pour annexer toute la côte de la Provincia. Et, au Ier siècle avant J.-C., profitant des perpétuelles divisions entre Gaulois, ils ont déjà annexé la Provence, le Languedoc-Roussillon et les rives du Rhône jusqu’à Lyon. C’est vers cette époque que, pour les Gaulois qui sont plus des agriculteurs que des guerriers, le danger germain se fait de plus en plus précis. Et, en 58 avant J.-C., les Éduens, installés dans le Nivernais et la Bourgogne et depuis longtemps alliés de Rome, font appel aux légions afin de repousser les hordes d’Arioviste le Germain. C’est donc César, alors proconsul de la Gaule romaine, qui prend la tête des armées romaines… |
Dernière mise à jour : ( 28-10-2008 )
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Ecrit par Brune de Crespt
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06-05-2008 |
Druides gaulois, dont l'un porte une serpe et l'autre un bâton sacerdotal. L’image du druide vêtu d’une longue toge, portant barbe blanche et suspendu à un chêne avec une serpe d’or tient plus du mythe ; un mythe allégrement repris par les mouvements néo-druidiques depuis le XVIIIe siècle puis par les dessinateurs de bandes dessinées du XXe siècle. Les druides étaient peut-être vêtus d’une sorte de toge mais ils possédaient également nombre d’autres signes distinctifs, découverts au cours de fouilles archéologiques. Ils portaient sans doute une coiffe ou un bandeau, en bronze généralement, ainsi qu’une torque, signe de supériorité que l’on retrouve chez les chefs ou les représentations des dieux. Durant les rituels, ils portaient un sceptre ou un bâton sacerdotal et Pline parle d’un « œuf de druide », en pierre, qui leur permettait d’acquérir une plus grande éloquence. Quand à la serpe, s’ils en avaient une, elle n’était certainement pas d’or, qui est un métal trop mou, mais de bronze. Pour finir, il faut les voir avant tout comme des maîtres -dans le sens d’enseignants-, des médecins et comme les gardiens de la mémoire que comme des sorciers adeptes de la fabrication des potions. |
Dernière mise à jour : ( 06-05-2008 )
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Ecrit par Constance Cousin
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03-05-2008 |
Jeune guerrier celte près d'un menhir (gravure du XIXe siècle). Lieux de légende, objets de superstition depuis des millénaires, les mégalithes sont au cœur de l’imaginaire celtique. Leur origine lointaine, leur profusion en Europe et, surtout, leur taille gigantesque interpellent aussi bien les archéologues que les historiens, les chercheurs que les amateurs. Condamné par l’Église dès le IVe siècle, le culte des « pierres levées » n’en a pas moins survécu pendant des siècles. Afin de faire cesser les rites celtiques et de les détourner de leur origine païenne, l’Église va donc « christianiser » les mégalithes et, au détour d’un chemin de Bretagne, il n’est pas étonnant de voir, parfois, un menhir surmonté d’une croix. Mais la soumission à l’Église ne fut jamais totale et les fées, les sibylles ou les sorcières rodent encore autour des dolmens ou des menhirs. Refuge de Méduse en Corse, lieux de sabbat des sorcières, tombeau de Merlin caché dans la forêt de Brocéliande, légionnaires statufiés alors qu’ils poursuivaient saint Cornély, à Carnac, les légendes attachées aux mégalithes se suivent et ne se ressemblent pas. Fortement imprégnées de christianisme, ces histoires fabuleuses nous plongent cependant au plus profond de l’imaginaire celtique. |
Dernière mise à jour : ( 03-05-2008 )
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Soumis par Emma Benedetti
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17-08-2007 |
Un cavalier celte (iconographie du XIXe siècle). Ve siècle avant J.-C. : venus d’au delà du Rhin et des plaines du Danube, les peuples celtes entament une lente mais durable implantation dans ce qu’on ne saurait nommer autrement que la Gaule. De petits groupes, attirés par la richesse commerciale et agricole de cette contrée, poussés par le froid et la surpopulation, s’implantent partout en Europe occidentale. Des rives de la Baltique à la Méditerranée, de la Grande-Bretagne à l’Espagne et au nord de l’Italie, le monde celte prend possession de la terre. Si l’unité politique n’existe pas, la langue, le mode de vie, la pensée et les croyances font de ces peuples le « peuple celte ». Un peuple qui est loin de passer inaperçu dans l’histoire antique. Hérodote, au Ve siècle avant J.-C., mentionne pour la première fois les « Keltoï », les Celtes. Point de Gaulois alors, le nom étant une invention romaine. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils surent marquer les esprits. Des raids, aussi impressionnants qu’éphémères, sur Rome –au IVe siècle avant J.-C.-, sur Delphes –au IIIe siècle avant J.-C.- assureront leur réputation de guerriers implacables. Des guerriers qui ne craignent pas la mort, qui ne craignent pas même que le ciel leur tombe sur la tête –un bon mot signifiant qu’ils ne craignaient que l’impossible, donc rien. De fait, les guerriers celtes deviendront des mercenaires recherchés, par les Romains, les Carthaginois, les Grecs aussi. Des mercenaires qui élèveront l’art guerrier jusqu’à la professionnalisation, se vendant au plus offrant, s’entretenant physiquement –un guerrier celte était pénalisé dès lors que son tour de taille excédait celui de sa ceinture-, améliorant, encore et toujours, armes et techniques guerrières. |
Dernière mise à jour : ( 19-08-2007 )
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