border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   25-02-2017 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Les Evangiles au regard de l'histoire
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Alix Ducret   
23-10-2009
Saint Jean l'Evangéliste (d'après un tableau de l'époque moderne).
Saint Jean l'Evangéliste (d'après un tableau de l'époque moderne).
" Ce nom [chrétiens] leur vient de Christus qui, sous le règne de Tibère, avait été livré au supplice sous Ponce Pilate."
Ces deux lignes, tirées des Annales de Tacite, un auteur du IIe siècle, ne sont pas les premières à évoquer la personne historique du Christ. Flavius Josèphe, qui écrit ses Antiquités juives à la fin du Ier siècle , Pline le Jeune, dans ses Epîtres et Suétone dans sa Vie des Douze Césars, toute deux écrites au début du IIe siècle en font mention. Or, ces historiens, qui n'écrivent que quelques dizaines d'années après la mort du Christ -Josèphe est né en 37 après Jésus-Christ-, ne mettent absolument pas en doute l'existence réelle de Jésus. Pas plus qu'ils ne mettent en doute son action et sa mort telles que les relatent les Evangiles. De fait, ce sont ces derniers qui représentent la principale source d'enseignement sur le Christ. Mais quel crédit leur accorder ?
Des témoignages sur la vie du Christ, il en a existé des dizaines. Parmi ceux-ci, l'Eglise a décidé d'en distinguer quatre, ainsi que quelques lettres des premiers disciples du Christ, parce que particulièrement représentatif de l'enseignement du Christ. C'est ce que l'on nomme le Nouveau Testament. Bien entendu, aucun de ces textes n'est un original et la plupart des transcriptions datent du IVe siècle , époque à laquelle on abandonna l'utilisation du papyrus pour celui du parchemin.
Un point, cependant, mérite d'être souligné : le peu de variantes entre les transcriptions, pourtant abondante déjà au IVe siècle et la cohérence dans les écrits. Une similitude et une cohérence qui leur donnent un crédit supplémentaire quant à la fidélité aux textes initiaux. Cela n'a rien de tellement étonnant d'ailleurs. En effet, les spécialistes datent des années 60 à 80 les trois premiers évangiles et de 100 environ celui de saint Jean. Les souvenirs du Christ, de ses paroles et de ses actes n'ont donc pas eu le temps de se perdre, les témoignages des disciples d'être modifiés. On comprend, dès lors, l'autorité que les Evangiles ont dans la vie de la communauté chrétienne des premiers siècles. Et s'il y avait eu le moindre doute quant à leur véracité ou leur validité, il est évident que le crédit qui leur était accordé aurait été nettement moindre. Plus encore, ils n'auraient été lu lors des cérémonies liturgiques et les premiers hérétiques auraient eu beau jeu de se servir d'une possible manipulation. Or, il est clair que les premières hérésies ne doute à aucun moment des Evangiles, pas plus que ceux qui les combattent puisqu'ils se servent abondamment de ces textes.
Pour comprendre l'impact et l'importance des Evangiles dès les premiers siècles du christianisme, il faut évidemment savoir comment ils ont été rédigés.
On a dit que les trois premiers Evangiles, ceux de Matthieu, Marc et Luc, ont été écrits entre 60 et 80 et que celui de Jean a été rédigé en 100. Or, Jean est le seul à avoir été un témoin de la vie du Christ. A sa lecture, on sent d'ailleurs une nette différence ; on le sent imprégné d'une vision plus profonde que celle que peuvent rendre les autres évangiles. De fait, ces derniers sont le fait d'une tradition orale : les disciples ont raconté leur vie avec le Christ, leurs souvenirs aux premières communautés et c'est de là que la rédaction s'est faite. Et selon les communautés auxquelles on s'adressait, tel ou tel fait a été mis en exergue. Saint Matthieu, par exemple, qui écrit son Evangile pour la communauté judéo-chrétienne -donc issue directement de la sphère juive-, insiste sur la continuité avec la loi de Moïse : "Tout ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux car c'est la loi des prophètes" (Matth. VII, 12). Il "attaque" par le Sermon sur la montagne et les Béatitudes, il insiste sur la profondeur de la prière plutôt que sur l'aspect : "Quant vous priez, ne soyez pas comme les hypocrites, qui aiment à prier debout dans les synagogues […] pour être vus des hommes" (Matth. VI, 5).
Certes, Marc ne dit pas autre chose mais le dit autrement. De fait, si les trois premiers évangiles paraissent avoir une trame commune, présentent les événements dans le même ordre, ils sont dissemblables dans le détail et dans la relation des paraboles -par exemple. Et c'est bien cette différence "anecdotique", pourrait-on dire, qui les rend si crédibles. Car s'ils avaient tous étaient parfaitement semblables, sans doute, là aurait-on pu y voir plus que la relation d'une tradition orale : une manipulation.
Dernière mise à jour : ( 23-10-2009 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement