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Ecrit par Alix Ducret   
08-12-2009
Appareillage d'un navire grec (dessin moderne).
Appareillage d'un navire grec (dessin moderne).
Présentée, à juste titre d'ailleurs, comme le type même de l'établissement coloniale, la Sicile et plus précisément Syracuse a pourtant été, à plusieurs reprises, à deux doigts de se libérer de ces conquêtes dont elle était l'objet et, même, de dominer à son tour.
Fondée en 734 avant J.-C. par les Corinthiens, Syracuse allait devenir une des principales colonies de la Grande Grèce, sa ville principale et fonder, à son tour, plusieurs colonies, comme Acrae, Casmenae, Camarina. Mais le pouvoir des "gamoroï", les descendants des colons corinthiens, était suffisamment despotique pour attirer à eux la vindicte populaire : en 485 avant J.-C., la plèbe les chassent de la cité, conduisant les gamoroï à faire appel au tyran voisin : Géla. Bien leur en prit, car Géla allait faire de Syracuse la capitale des établissements grecs de la Sicile et permettre à l'île de résister aux Carthaginois. Sous le règne de son frère et successeur, Hiéron, Syracuse allait exercer son hégémonie sur toute l'île et étendre même son pouvoir et son influence sur des villes de la péninsule italienne, à Cumes notamment. Le premier empire "syracusien" s'achèvera en 466, après seulement vingt ans, lorsque Thasybule, frère de Géla et de Hiéron, fut chassé par les démocrates.
Une restauration de la démocratie qui ne sera que de façade cependant, Syracuse n'hésitant guère à soutenir Sparte durant la guerre du Péloponnèse, ce qui lui vaudra de voir les Athéniens mettre le siège -en vain- devant la cité.
Archimède (287-212 avant J.-C.), d'après un dessin moderne.
Archimède (287-212 avant J.-C.), d'après un dessin moderne.
Démocratique ou non, le péril qui menaçait alors la cité, ainsi que toute la Sicile, venait des côtes africaines, de Carthage. Et l'instauration de la tyrannie par Denys l'Ancien (405 avant J.-C.) ne devait que repousser une échéance apparemment inéluctable. Le tyran y fut cependant pour beaucoup en imposant une garde de la cité, en assurant les fortifications, en reconstituant une armée de mercenaires et un corps d'officiers de métier, en assainissant les finances. De fait, le second empire syracusien avait vu le jour. Mais Denys l'Ancien, pressé d'assurer son pouvoir, avait cédé la moitié de la Sicile à Carthage en échange de la paix. Son pouvoir établi, il décida donc de récupérer ce qui avait été trop facilement cédé : en 397 avant J.-C., il rouvrit le conflit et, après cinq ans de durs combats, devait refouler les Carthaginois à l'extrémité de l'île. Pratiquement toute la Sicile était désormais sous la domination de Syracuse, accélérant par le fait l'hellénisation de l'île. La prise de Messine allait également étendre l'influence de Denys sur les cités italiennes du sud de la péninsule. Devenu "archonte" auto-proclamé de Sicile, Denys l'Ancien était même parvenu à faire reconnaître par Sparte son hégémonie sur la Grande Grèce. Malgré tout, l'ambition de Denys ne devait pas suffire à établir un empire pérenne. Son fils, Denys le Jeune, qui avait rêvé d'organiser un Etat idéal en collaboration avec Platon, ne saura pas empêcher les villes italiennes de reprendre leur indépendance, pas plus qu'il ne saura préserver son trône : renversé en 343 avant J.-C. par Timoléon, Denys le Jeune laissa la place à un régime démocratique… bientôt suivi d'une tyrannie, puis d'une seconde, puis d'une troisième. De fait, la stabilité politique ne sera plus de mise dans la cité… jusqu'à la conquête romaine. Alors que la prospérité avait rendu quelques forces à la cité sous Hiéron II (270-215 avant J.-C.), son petit-fils, Hiéronyme n'eut pas la sagesse de son grand-père qui avait joué la carte de la neutralité dans le conflit entre Rome et Carthage. Et il avait pris le parti de Carthage, s'attirant du même coup les foudres de Rome. Les inventions d'Archimède permettront à la cité de résister quelque temps, mais, après trois ans de siège, elle dut capituler (212 avant J.-C.). Les troupes de Claudius Marcellus se livrèrent alors à un pillage en règle de la cité qui devint la résidence du gouverneur romain de Sicile. Plus jamais, la ville de Syracuse ne devait recouvrer son indépendance.
Dernière mise à jour : ( 08-12-2009 )

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