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Wallenstein, le condottiere des Habsbourg
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Ecrit par Constance Cousin   
05-01-2010
Albrecht Wallenstein (1583-1634).
Albrecht Wallenstein (1583-1634).
Il n'est pas donné à tous les militaires de voir leur nom et leur personne devenir le personnage central d'une pièce de théâtre. Et une trilogie en plus ! En effet, c'est en s'inspirant de la vie -pour le moins mouvementée- d'Albrecht von Wallenstein que Schiller écrira le drame éponyme.
Fils d'une famille noble de Waldstein, Wallenstein était né protestant mais, après un séjour estudiantin en Italie, il se convertit au catholicisme (1606). Un acte décisif -sans doute guidé par des motifs aussi bien religieux que politiques- qui allait le lier aux Habsbourg dont il sera un des chefs de guerre les plus talentueux, les plus décisifs au cours de la guerre politico-religieuse qu'est la guerre de Trente ans. Marié à une riche veuve, qui après cinq années de mariage devait décéder, il se trouva dès 1614 à la tête d'une fortune considérable. Ayant déjà servi l'empereur, il fut un des rares nobles -sans doute aidé par son indépendance financière- à soutenir les Habsbourg lors de la révolte de la Bohême, en 1618.  Il leva une armée à ses frais et combattit en Moravie. Pour le récompenser de sa fidélité, Ferdinand II augmentera encore la fortune du condottiere en lui offrant d'immenses domaines en Bohême. Prince d'empire en 1623, il se remaria avec la fille d'un personnage important de la cour et fut fait duc de Friedland en 1624.
La guerre ayant repris, il offrit à l'empereur de lever, toujours à ses propres frais, une armée entière… à la condition cependant que ses hommes puissent se ravitailler et être payés au dépens des pays conquis. La proposition acceptée, Wallenstein se trouva à la tête d'une armée de 30 000 hommes, puis de 50 000 qui allaient jouer un rôle décisif dans la guerre de Trente Ans. En à peine deux ans, il devait faire la conquête de toute l'Allemagne du nord, refoulant les Danois intervenus aux côtés des protestants et obligeant le roi Christian IV de Danemark à signer le traité de Lübeck (1629). Sauveur des Habsbourg, il obtint de Ferdinand II la principauté de Sagan et les duchés mecklembourgeois avec le titre d'amiral et la mer Océane et Baltique.
Mais le succès militaire et le pouvoir qu'il engendrait commençait à agacer et à inquiéter les princes de la Ligue catholique qui, à la diète de Ratisbonne (1630), devaient obtenir qu'il soit relevé de son commandement. Lorsque Ferdinand II, affolé par les succès de Gustave-Adolphe, fit de nouveau appel à lui, c'est une fin de non-recevoir qu'il obtint. Finalement, Wallenstein devait reprendre son commandement au sein des armées catholiques mais au prix d'un abdication du pouvoir impérial sur les armées : il obtint un pouvoir illimité sur les armées, pouvant révoquer à son gré les officiers, obligeant l'empereur à ne paraître qu'avec son autorisation. Mieux, même, il obtint le pouvoir de faire non seulement la guerre mais aussi la paix. Bref, d'agir en roi. Ceci étant établi, Wallenstein reprit la Bohême aux Saxons, chassa Gustave-Adolphe de Nuremberg et lui livra une ultime bataille à Lützen, où le roi de Suède devait périr.
Après ce fait d'armes, Wallenstein devait se montrer nettement moins performant. Sans doute, mais il n'y a aucune certitude, avait-il dans l'idée de faire cesser ce conflit qui ruinait l'Allemagne, de faire cesser le conflit entre catholiques et protestants et de s'assurer la couronne de Bohême. Pour contraindre l'empereur à la paix, il entra en contact avec les Suédois et le duc de Saxe-Weimar. Un lien qui allait exciter ses opposants auprès de l'empereur. En 1634, ce dernier relèvera Wallenstein de son commandement. Plusieurs des officiers proches du chef de guerre devaient le quitter et Wallenstein était prêt à se réfugier chez les Suédois lorsqu'il fut assassiné au cour d'un banquet en 1634.
Dernière mise à jour : ( 05-01-2010 )

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