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Elisabeth Bathory : la comtesse sanglante
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Ecrit par Alix Ducret   
19-04-2010
Affiche d'un des nombreux films consacrés à la comtesse Bathory (sorti en 2008).
Affiche d'un des nombreux films consacrés à la comtesse Bathory (sorti en 2008).
C'est sans aucun doute à sa haute naissance qu'Elisabeth Bathory doit d'avoir survécu aux accusations qui furent portées contre elle. Née dans une célèbre et très ancienne famille noble de Hongrie, nièce du roi de Pologne Etienne Ier Bathory, Elisabeth Bathory est un véritable folklore à elle seule. Car cette jeune femme, au demeurant fort riche, mariée à un soldat de prestige, va commettre une série de crimes sanglants. D'où son surnom de "comtesse sanglante" ou de "comtesse Dracula". Des surnoms aussi évocateurs et peu flatteurs l'un que l'autre ; des surnoms dus autant à la nature des crimes de la comtesse qu'à l'endroit où les faits se déroulèrent.
C'est en 1575, alors qu'elle âgée que de 15 ans, qu'Elisabeth Bathory épouse un général de l'armée hongroise, le comte Ferenc Nadasdy. Le couple s'installe alors dans les Carpates, au château de Csej, qu'il a acquis depuis peu. La fonction du comte, devenu commandant en chef des armées hongroises, la guerre contre les Ottomans, qui commence en 1593, vont donner tout loisir à son épouse pour assouvir ses plus bas instincts. Elle le fera des années durant, jusqu'à ce qu'en 1604, alors que les rumeurs les plus folles circulent dans la région, un prêtre se rende à la cour de Vienne pour avertir la cour. Il le fera publiquement, ce qui n'empêchera pas la justice impériale de ne commencer son enquête… qu'en 1610. Autant dire que la comtesse devait être certaine de son impunité ; autant dire que la justice répugnait à s'attaquer à un aussi haut personnage. Pourtant, les faits appelaient l'urgence.
En effet, lorsque l'enquête débute, elle révèle que, depuis des années, la comtesse se livrait à toutes sortes de tortures, de privations, assassinait les jeunes filles des environs. Utilisant le même système que Gilles de Rais, la comtesse s'en prendra, au début, aux filles des environs, des filles attirées par l'espoir d'une place au château. Plus tard, il semblerait qu'elle fera tout pour attirer également les filles de la petite noblesse, invitées à compléter leur éducation. Sans compter les enlèvements, les rapts. Trente-cinq, cinquante, six cent cinquante victimes comme le déclare Bathory dans son journal ! Le nombre des victimes est totalement invérifiable, d'autant que le "journal" en question n'a jamais été retrouvé ; d'autant que le folklore va s'y mettre aussi, faisant d'Elisabeth Bathory un monstre sanglant, un véritable vampire assoiffé de sang.
La légende veut en effet que ce soit afin de se plonger dans des bains de sang que la comtesse aurait perpétré ses crimes. Des bains sensés lui assurer l'immortalité ! On parle même -et elle est visible- d'une machine infernale, semblable à un sarcophage doté de piques internes et qui permettait de saigner les victimes… Sans compter les tortures répétées, l'affamement, dont Elisabeth saura usé et abusé. Autant d'horreurs qui auraient du lui valoir mille mort et qui ne lui coûteront que l'enfermement à vie. Ses trois complices, mal servis par la naissance, auront moins de chance et seront brûlés vifs en 1611. Elisabeth Bathory, quant à elle, survivra encore quatre ans à son procès.
Sa mort, en 1614, marquera le début de la légende de la comtesse sanglante mais également des mystères entourant cette légende. Car tout n'est pas clair dans cette affaire. Le nombre de victimes, qui passe de 35 à 650 ; le manque d'empressement de la justice impériale ; la clémence de cette même justice. Car haute naissance ou non, on peut légitimement supposé que de tels crimes auraient pu engendrer un châtiment plus sévère. Ce sera la cas pour Gilles de Rais, notamment.
De fait, les interrogations sont telles que certains chercheurs ont évoqué l'idée d'un complot, d'une invention pure et simple. Le but : s'emparer de la fortune d'Elisabeth et l'empêcher de soutenir les prétentions de son cousin, Gabriel Bathory, prince de Transylvanie -le fils d'Etienne Ier- contre les Habsbourg. La comtesse aurait ainsi été écartée et punie. Une thèse qui a ses promoteurs et qui alimente encore plus la légende entourant le personnage de la comtesse sanglante.
Dernière mise à jour : ( 19-04-2010 )

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