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Sylla, le fils des dieux
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Ecrit par Alix Ducret   
24-05-2010
Buste de Sylla (138 avant J.-C.-78 avant J.-C.).
Buste de Sylla (138 avant J.-C.-78 avant J.-C.).
La fin du IIe siècle et le début du Ier siècle avant J.-C., avaient vu l'émergence de nouvelles revendications à Rome. Les Gracques avaient initié un mouvement qui allait aboutir, entre 91 et 95 avant J.-C., à une véritable guerre sociale opposant les Populares, partisans de la plèbe, et les Optimates, les clans sénatoriaux. Marius, homme d'humble extraction qui avait accédé au consulat en 107 avant J.-C., avait tenté de mener à bien les guerres extérieures -celle contre Jugurtha notamment-, et quelques réformes, mais les lois romaines elles-mêmes, le statu des uns et des autres se trouvait bouleversé du fait même des conquêtes. Des peuples de la péninsule avaient réclamé le statu de citoyen romain, avaient même créé une ligue indépendante ; les partis classiques se déchiraient, au point d'arriver à la guerre civile.
C'est dans cette situation critique pour Rome, qu'apparaît Sylla. Un homme qui va jouer le premier acte qui mènera à l'empire, donc à la fin de la République.
Aristocrate ambitieux, militaire de talent lors de la guerre sociale, Sylla atteint le rang de consul en 88 avant J.-C.. Surtout, il est un adversaire acharné des Populares et milite pour la conservation du pouvoir par les grandes familles romaines. Mais Sylla est plus qu'un conservateur. En fait, il se voit comme l'homme que les dieux ont désigné pour... régner. Exactement comme César après lui, comme Auguste et comme tous les empereurs qui feront l'empire.
Le premier acte augurant la fin de la République va se jouer alors que Sylla, élu consul, part en guerre contre Mithridate, roi du Pont. A peine Sylla, mandaté par le Sénat, a-t-il quitté Rome que les Populares font transférer ses pouvoirs sur le vieux Marius. Sylla est alors à Capoue avec ses légions. Des légions qui, depuis la réforme militaire de Marius -et c'est là toute l'ironie de la chose- n'ont plus à débourser le cens minimum, ce qui permet à des prolétaires de s'engager et de faire carrière. Cette réforme, qui avait pour but d'accroître le nombre de militaires et d'ouvrir des perspectives aux plus pauvres, aura un impact que, sans doute, Marius n'avait pas prévu. Car ces légionnaires de carrière seront désormais dévoués corps et âme à leur général, permettant tous les coups d'Etat, toutes les audaces. Ce que Marius n'avait pas compris, Sylla, qui se disait lui-même fils de Vénus, le comprendra et l'appliquera. A peine apprend-il sa destitution qu'il reprend la route de Rome avec ses troupes. Et c'est toujours avec ses légionnaires qu'il fait son entrée dans l'enceinte sacrée, ce qui bafoue les lois le plus sacrées de la République. Sylla reprend la main... puis reprend la route de l'Orient, ce qui allait le tenir éloigné de Rome de 87 à 83 avant J.-C..  A son retour, alors qu'il est vainqueur de Mithridate, la guerre civile fait rage entre ses partisans et les marianistes. Une fois encore, Sylla va utiliser son armée -car elle est désormais sienne pleinement, totalement- pour mettre le siège devant Rome. Devenu le maître de la cité, il se fait plébisciter dictateur. Une position qui va lui permettre de se débarrasser de ses adversaires, les armes à la main. La suite, ce sera la diminution des pouvoirs du Sénat et des magistrats -notamment ceux de la plèbe-, ce qui laisse à penser que, peut-être, il ambitionnait de restaurer la monarchie. Etonnament, pourtant, Sylla abdique en 79 avant J.-C.. Il mourra l'année suivante.
Si les intentions de Sylla ne sont pas parfaitement claires, elles laissent augurer que l'idée de l'empire -ou du rétablissement de la monarchie, comme on veut- était dans la logique des choses. Une logique que César ne poussera pas jusqu'au bout -sans doute du fait de son assassinat- mais qui permet de comprendre comment, quelques dizaines d'années après Sylla et après cinq siècles de République, les Romains acceptèrent, sans grande difficulté, l'empire.
Dernière mise à jour : ( 24-05-2010 )

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