border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   22-05-2017 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Théodoric le Grand : sur le trône des Césars
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Constance Cousin   
29-06-2010
Pierre gravée portant le nom de Théodoric.
Pierre gravée portant le nom de Théodoric.
Si pour les Romains, Théodoric était un barbare, il était tout de même de sang royal, né dans la famille des Amales qui, au Vie siècle, régnait sur les Ostrogoths. Envoyé en otage à Constantinople à l'âge de 7 ans, Théodoric profita de son séjour byzantin pour se cultiver, apprenant le grec et les latin, s'initiant à la culture classique. Et à la mort de son père, c'est tout naturellement qu'il prit sa suite à la tête des Ostrogoths. Pas de tous cependant, car durant des années Théodoric aura à combattre un adversaire de même nature, le bien nommé Théodoric le Louche. Côté byzantin, si l'Ostrogoth commença par s'opposer à l'empereur Zénon, il contribuera au rétablissement de ce dernier ce qui lui vaudra la reconnaissance éternelle de l'empereur. Enfin, reconnaissance éternelle, sans doute pas, mais au moins les titres de patrice, de consul et de magister militum, des titres qui allaient aiguisé l'appétit de l'Ostrogoth plutôt que de le calmer. Sentant le danger et plus fin politique qu'il ne semblait de prime abord, Zénon va habilement détourner les ambitions de Théodoric en orientant sa soif de pouvoir vers la péninsule italienne qui, depuis 476, était aux mains d'un autre barbare, un certain Odoacre, dont la tribu avait été détruite par les Ostrogoths et qui, depuis ce temps, avait mis ses talents au service des Romains. Mais comme Théodoric, Odoacre était ambitieux ; comme lui, mais avec plus de succès, il s'était fait le zélé serviteur des empereurs d'Occident avant de détrôner le dernier d'entre eux, Romulus Augustule, et de prendre, dans les faits si ce n'est dans les titres, sa place.
Doté du titre de patrice, il s'était placé volontairement sous l'autorité -non pas réelle mais au moins officielle- de l'empereur byzantin Zénon, ce qui lui avait valu une certaine tranquillité. Mais dès lors que Zénon était directement menacé, c'est sans états d'âme aucun qu'il va lancé la redoutable Théodoric « dans les pattes » d'Odoacre... qui n'opposera qu'une faible résistance. En août 489, Théodoric pénètre avec ses hommes en Italie. Deux défaites suivies d'une victoire marqueront la première année de combat d'Odoacre qui ne trouvera finalement son salut que dans l'enceinte de Ravenne, capitale de l'empire d'Occident depuis le règne d'Honorius (début du Ve siècle). Un répit pour le patrice romain, mais un répit conséquent : Théodoric mettra pas moins de trois ans pour déloger son adversaire, qu'il fera finalement poignarder au cours d'un banquet.
Enfin maître de l'Italie, Théodoric apparaît comme une « préfiguration de Charlemagne », comme le souligne justement l'historien Georges Calmette. En effet, après l'Italie, ce sera la Rhétie, la Norique, la Panninie, l'Ilyrie qui annonçait une véritable renaissance de l'empire romain. C'est d'ailleurs dans l'harmonie et sans doute parce qu'il était lui-même imprégné de culture classique, qu'Ostrogoths et Romains devaient vivre en une relativement bonne intelligence. Plus Romain que les Romains, Théodoric rétablit le Sénat, les fonctionnaires, les préfets du prétoire et se complut à rendre leurs dignités passées à quelques grandes familles romaines, partageant les responsabilités entre Barbares et Romains. Cassiodore, Boèce, Symmaque, les esprits les plus brillants de leur temps seront de l'entourage de Théodoric qui, en trente-trois ans de règne, saura redonner à la péninsule une prospérité depuis longtemps oubliée. Les routes furent à nouveau entretenues, les aqueducs restaurés, les palais entretenus ; Ravenne, capitale du nouveau seigneur de l'Italie, se couvrit de monuments d'inspiration byzantine.
En politique extérieure, Théodoric pensa également faire revivre la grandeur passée de Rome en étendant son influence au delà des Alpes. Ainsi, il maria ses filles aux souverains francs, burgondes ou wisigoths et parvint même, en assurant la tutelle de son petit-fils Amalric, à étendre son pouvoir sur les Wisigoths et sur la Septimanie.
Une réussite incontestable, en fait... s'il n'y avait pas eu la question de la religion. En effet, si les Ostrogoths, peuple de guerrier, se contentait avec plus ou moins de soumission des postes militaires quand les postes de gouverneurs, l'administration toute entière était aux mains des Romains, ces derniers conservaient une méfiance instinctive. Car si Théodoric avait bien l'air civilisé, s'il était couvert d'un verni de culture greco-romaine, il n'était toujours qu'un barbare et un barbare arien. Une situation qui lui valait donc la méfiance des Romains, mais aussi et, fort logiquement, de l'Eglise. Une méfiance qui verra sa confirmation après que Théodoric ait usé de mesures de rétorsions suite aux persécutions anti arienne entreprises par l'empereur byzantin Justin. Boèce, qui avait tenté de rapprocher le Saint-Siège de Byzance, le payera de sa vie ; le pape Jean, envoyé à Constantinople pour plaider la tolérance, sera jeté en prison pour son échec.
La preuve, à la veille de la mort du grand chef barbare, que ce qu'il avait toujours désiré, unir Romains et Goths, ressusciter l'empire des Césars, était une entreprise ne se limitant pas à la seule conquête militaire.

Dernière mise à jour : ( 29-06-2010 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement