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Les Fils des Han
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Ecrit par Constance Cousin   
20-07-2010
Han Gaozu de la dynastie Han.
Han Gaozu de la dynastie Han.
C'est après une période d'anarchie et alors que "l'empire" chinois n'en est qu'à ses prémices qu'apparaît Lieou Pang, un capitaine aventurier qui, après s’être constitué une troupe avec d’anciens prisonniers, s’empare du pouvoir et fonde la dynastie des Han. Une dynastie qui saura garder le pouvoir pendant quatre siècles et qui acquérera une telle légitimité que les Chinois modernes sont encore fiers de se dire Fils des Han.
Avec Lieou Pang, les lettrés confucéens ne sont guère à l’honneur : cet homme, resté simple, ne croit qu’à l’action. Après sa mort, en 195 av. J.-C., c’est la mère du « dauphin », trop jeune, qui tient les rênes pendant quinze ans, éliminant sans scrupules tous les éventuels rivaux. Des princes sans éclat lui succéderont sur le trône jusqu’à ce qu’arrive, en 140 av. J.-C., un empereur à la personnalité forte, Wou-ti. Cet homme remarquablement intelligent arrive au pouvoir à seize ans et le gardera pendant cinquante-trois ans. Il représente, en quelque sorte, l’équivalent de Louis XIV…
Pour lutter contre l’envahissante noblesse, Wou-ti réhabilite les lettrés, posant les bases du tout-puissant mandarinat, dont les membres, conseillers de l’empire, sont recrutés « sur concours ». À l’extérieur, il entreprend la conquête de la haute Asie, alors dominée par les Huns, ancêtres des Turcs et des Mongols. Ces barbares nomades, aussi brillants cavaliers qu’habiles archers, sont, pour les paysans chinois, un perpétuel fléau. Après avoir, en vain, sollicité l’appui des Scythes du Turkestan russe, Wou-ti lance le plus loin possible, à travers le Gobi mongol et la haute Mongolie, des raids qui surprennent l’ennemi. Après quoi, des paysans chinois viennent fonder de nouvelles colonies.
Wou-ti convoite également les steppes d’Asie centrale occupées par des peuples sédentaires d’origine indo-européenne et, en 108 av. J.-C., s’empare des deux oasis du Lob-nor et de Tourfan (dans le Turkestan chinois). On voit même, en 102 av. J.-C., un capitaine chinois pousser jusqu’en Ferghâna (Turkestan russe) pour en ramener des étalons capables de rivaliser avec les petits chevaux de Mongolie.
Cependant, les Huns de Mongolie sont loin d’avoir désarmé : en 99 av. J.-C., ils mettent en pièces une armée de cinq mille Chinois, donnant, sans le savoir, raison aux lettrés pacifistes qui protestent sans cesse contre la politique d’expansion de l’empereur. Cependant Wou-ti ne les écoute guère et agrandit encore son empire de la province de Canton et de celle de Tchô-kiang (au sud de Shanghai). Enfin, il étend la domination chinoise au nord-est sur une partie de la Corée et au sud-est sur le pays annamite (jusqu’à Huê).
Cette œuvre immense sera prolongée par l’arrière-petit-fils de Wou-ti, Siuan-ti (73-49 av. J.-C.), qui continue la conquête de l’Asie centrale et écrase définitivement la puissance hunnique en obtenant qu’un des deux chefs de la Mongolie se reconnaisse vassal de la Chine, en 51 av. J.-C. Quant au deuxième chef des Huns, il va fonder un nouveau royaume dans le Turkestan russe d’où, quatre siècles plus tard, partira Attila à la conquête de l’Europe.
Les derniers souverains Han ne seront guère à la hauteur de leurs ancêtres : rivalisant de débauche, ils permettront à un habile politicien, Wang Mang, d’usurper le pouvoir en l’an 8 de notre ère.
Influencé par les lettrés, Wang Mang entreprend de grandes réformes, notamment dans la redistribution des terres aux paysans dépossédés par les grands seigneurs. Dans tout le pays, des fonctionnaires reçoivent mission de réglementer et de surveiller les mécanismes économiques. Des tracasseries qui provoquent une vive résistance, à la fois de la noblesse ruinée et des paysans eux-mêmes, affamés par cette perturbation de l’économie.
Cette initiative, rien moins qu’heureuse, entraînera l’assassinat de Wang Mang, la révolte de toute une région -menée par les Sourcils Rouges, des brigands-, le saccage, par deux fois, de la capitale et le rétablissement, après un double coup d’État, de la dynastie Han.
Le nouvel empereur, Kouang Wou-ti, va réimposer l’autorité de la Chine sur l’Annam révolté et sur les Huns de Mongolie intérieure, qui acceptent la suzeraineté chinoise en 48 et sont établis comme fédérés sur la frontière nord. Mais la conquête la plus importante pour les relations extérieures chinoises sera l’œuvre du fils de Kouang Wou-ti, l’empereur Ming-ti (58-75) : il envoie ses meilleurs généraux soumettre les oasis du bassin du Tarim, en Asie centrale, étapes indispensables des caravanes entre la Chine, l’Inde, l’Iran et tout le bassin méditerranéen.
Grâce à un capitaine intrépide, Pan Tchao, les princes de ces oasis, également pressentis par les Huns pour devenir leurs alliés, entrent, bon gré mal gré, dans l’orbite chinoise. En 94, la dernière oasis rebelle rend les armes et Pan Tchao est promu au rang de protecteur général des contrées d’Occident. Trente ans plus tard, son propre fils, Pan Yong, devra reconquérir tout le Tarim révolté, mais peu importe…
Si les Chinois s’acharnent à garder le contrôle de cette région, c’est qu’elle est la seule voie terrestre par laquelle ils peuvent expédier en Asie Mineure, alors sous tutelle romaine, leurs produits, et notamment la soie, qu’ils cultivent depuis les temps les plus anciens et dont le monde gréco-latin raffole. Les Latins n’ont d’ailleurs d’autre mot pour désigner les Chinois que Seri, et la Chine Serica, c’est-à-dire « le pays de la soie ».
Une Route de la Soie dont le contrôle est capital pour les Chinois et qui va, en sens inverse, jouer un rôle immense pour la diffusion en Extrême-Orient des civilisations indo-européennes et, surtout, de la grande religion de l’Inde, le bouddhisme.
Dernière mise à jour : ( 20-07-2010 )

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