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Kennedy ou le mythe américain
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Ecrit par Alix Ducret   
23-08-2010
John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).
John Fitzgerald Kennedy (1917-1963).
Il est le plus populaire des présidents américains. Il symbolise à lui tout seul l'Amérique moderne des années 60, celle qui conduira à la reconnaissance des droits des noirs, celle de la conquête des étoiles. Pourtant, si l'on regarde avec quelque attention le bilan politique de Kennedy, force est de constater qu'il paraît bien maigre au vu de la réputation de l'homme. De fait, Kennedy l'homme autant que Kennedy le politique tient avant tout du mythe historique. Un mythe qui né de l'instant où le président s'effondre, touché par une balle.
Fils d'un ambassadeur, officier de marine dans le Pacifique durant la Deuxième Guerre mondiale, journaliste, vainqueur du prix Pulitzer en 1957 pour son livre Profiles i courage, John Fitzgerald Kennedy avait décidément tous les atouts pour accéder à la plus haute fonction. Des atouts soigneusement promus, parfois même un peu arrangés par son diplomate de père, Joseph Kennedy, une sorte d'autocrate version familiale et qui avait décidé du destin exceptionnel de son fils. Pour atteindre au but, le fils deviendra la représentant du Massachussets au Congrès -de 1946 à 1953- puis au Sénat -de 1953 à 1960.
On a beaucoup écrit sur l'immense popularité de Kennedy. Pourtant, il lui faudra batailler ferme pour accéder au pouvoir suprême. Et la première étape n'était pas des moindres puisqu'il s'agissait de convaincre le Parti démocrate d'en faire son champion sur des thèmes aussi novateurs et peu porteurs que l'Alliance for progress -soit l'aide aux pays sous-développés-, l'intégration raciale, l'assistance aux vieillards. Des thèmes typiques des Démocrates outre-Atlantique… à la fin du Xxe siècle et au début du XXIe. Mais des thèmes qui, à l'époque, marquaient une réelle rupture avec les politiques précédentes. De fait, Kennedy est un homme de son temps et, cela, personne ne saurait le lui contester. Malgré tout, ce n'est guère qu'avec une avance de 120 000 voix sur 70 millions de suffrages qu'il est élu président des Etats-Unis en novembre 1960. Une élection qui fait de lui le plus jeune président des Etats-Unis ; une élection qui fait de lui le premier catholique à atteindre au poste suprême.
La présidence Kennedy sera celle du glamour, de la jeunesse et du charme. Trois aspects qui, grâce à une maîtrise parfaite des médias, vont contribuer à la légende Kennedy. Par contre, politiquement, nous sommes bien loin du héros de l'Amérique nouvelle. Certes, Kennedy ne présida que trois ans. Trois années qui ne suffiront qu'à entamer des chantiers et à essuyer quelques échecs retentissants. Ainsi sur le dossier des droits civiques des noirs, Kennedy n'ira pas plus loin que la promesse de campagne et c'est son successeur, Lyndon Johnson qui le fera voter par le Congrès (1964). Ainsi c'est également Kennedy qui allait augmenter l'aide au Vietnam, non parce qu'il était " en voix de développement" mais bien parce qu'il était un rempart à conserver contre le communisme asiatique. Une aide qui, en 1964, va se transformer en "escalade américaine" et en guerre du Vietnam. D'ailleurs il n'y a pas qu'au Vietnam que Kennedy décidera d'intervenir : en 1961, il subit l'échec cinglant de la Baie des Cochons, une tentative avortée contre le régime castriste de Cuba, et ne se révélera honorable dans sa gestion de la crise que lors de l'installation des missiles de Cuba. Rien de bien glorieux donc. Rien qui justifie l'auréole dont on a entouré le bilan politique de Kennedy, mais rien qui justifie non plus son assassinat.
C'est alors que le président est en pleine campagne pour le mandat suivant que les événements vont se dérouler.
Le 22 novembre 1963, John Kennedy et sa femme, Jacqueline, atterrissent à Dallas, Texas. Le cortège doit traverser la ville. Le président et sa femme, accompagnés du gouverneur Connaly et de son épouse sont dans une décapotable qui avance lentement, laissant tout loisir aux badauds d'applaudir le couple présidentiel. Des gardes du corps entourent le véhicule, en nombre. Peu importe, cependant, car dans cette voiture, Kennedy est une cible de choix atteignable par n'importe qui depuis l'étage d'un immeuble. Le cortège est à mi-parcourt lorsqu'un coup de feu éclate. Suivi d'un autre. Puis d'un autre. Au total 3 balles seront tirées sur la voiture présidentielle -c'est du moins la version officielle. Une atteindra Kennedy à la tête, une autre au dos et ressortira par la gorge, une autre blessera en trois endroits le gouverneur Connaly. Quelques heures plus tard, le médecin de l'hôpital de Dallas annonce au monde entier la terrible nouvelle : "The president is dead" -"le président est mort".
Désormais, Kennedy entre au panthéon des héros nationaux ; il fait l'objet d'un véritable culte… ce qui ne pouvait que fausser toute tentative d'éclaircissement de son assassinat. Car la question reste entière et la commission Warren -désignée par Lindon Johnson-, qui rejette l'idée d'un complot sudiste, castriste ou communiste ne convainc personne. Pourtant, on imagine mal le seul Lee Harvey Oswald, assassin présumé abattu deux jours après le président, décider d'un tel acte. Et si Oswald était bien l'assassin -conclusion à laquelle parviendra la commission Warren- qui a voulu la mort du président et pourquoi ? Les accointances mafieuses des Kennedy, et notamment de Joseph, père du président assassiné ; les attaques de Bob Kennedy contre cette même mafia lors de la présidence de son frère ; les velléités d'indépendance de certains services, comme la CIA ou le FBI -indépendance que le président avait dans l'idée de réduire, notamment après l'échec de la Baie des Cochons : difficile de savoir ou est le mythe et où est la vérité. Difficile de faire la part de l'histoire et celle de la légende. Pourtant ces questions échauffent les esprits, même 45 ans plus tard. Et certainement, elles continueront à le faire tant que la vérité ne sera pas dévoilée. Mais pourra-t-elle jamais l'être ?
Dernière mise à jour : ( 23-08-2010 )

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