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Les dieux de l’Olympe
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Ecrit par Alix Ducret   
19-11-2006
Statue du temple de Zeus.
Statue du temple de Zeus.
Majestueux, inaccessibles, les dieux de l’Olympe dominent le monde des humains auxquels ils n’accordent, éventuellement,
qu’un coup d’œil distrait.
Leur histoire et leurs histoires, souvent truculentes et qui se résument la plupart du temps à des conflits, des histoires d’amour, de haine ou de jalousie, méritaient d’être enfin contées. C’est sous l’angle, insolite et amusant, de « la petite histoire » que les dieux sont ici représentés, tout en respectant scrupuleusement la véracité de ce qui nous a été transmis sur la religion des anciens Grecs.
Le panthéon des dieux est fort varié et même un tantinet compliqué tant leur généalogie défie tout ce que l’on peut imaginer. Mais la mythologie grecque est, surtout, une grande saga familiale.
Au commencement était la Terre…
Au commencement, il n’y avait rien… si ce n’est le chaos. Et c’est de ce chaos que naquit Gaïa, la Terre.
Bouffie d’orgueil, la toute première divinité de l’Olympe ne tarda pas à se rendre compte que la vie serait bien plus intéressante avec de la compagnie. Ni une ni deux, elle procréa, toute seule, comme une grande, Ouranos, le Ciel. À peine né, Ouranos était déjà un rude gaillard sans le moindre sens moral et, bientôt, le Ciel et la Terre s’unirent… De cette union naquirent les Hécatonchires, trois êtres affreux dotés de cinquante têtes et de cent bras ! Le premier essai était, certes, peu probant, aussi Gaïa et Ouranos continuèrent-ils à procréer : les Cyclopes vinrent au monde, bientôt suivis des douze Titans.
Ouranos regrettait déjà la tranquillité de jadis, quand ils n’étaient que deux, Gaïa et lui, et envoya les Cyclopes et les Hécatonchires au fond du Tartare, sans autre forme de procès !
Ce serait peu dire que Gaïa n’appréciait que très modérément les décisions de son divin époux. Prenant à part le plus jeune des Titans, Cronos, elle lui proposa le trône de son père. Pour accomplir cette mission, elle dota son fils d’une faux… qui lui servirait à émasculer son père, tout simplement !
S’emparant du sexe encore sanglant de son géniteur, Cronos le lança dans la mer d’où jaillit, dans un bruissement d’écume, la très belle Aphrodite. Cette apparition insolite n’eut pas l’effet escompté et passa, au contraire, totalement inaperçue si ce n’est pour le Zéphyr qui poussa délicatement le coquillage servant de refuge à la déesse et la conduisit à Chypre où les Heures la reçurent, l’habillèrent et la pomponnèrent en attendant le moment opportun pour une entrée plus théâtrale…
Le dieu du temps, Cronos.
Le dieu du temps, Cronos.
Quand le Temps dévorait tout
Le Ciel et la Terre étaient définitivement séparés et Cronos, dieu du Temps, s’installa sur le trône de son père.
Il ne lui restait plus qu’à trouver une épouse à la hauteur : il choisit donc Rhéa, sa sœur. Et bientôt, un troisième être vint compléter ce touchant tableau familial.
Cependant, alors que, en grand-père attentionné, Ouranos venait voir le nouveau-né, il confia un secret à Cronos : Ouranos avait peut-être perdu sa virilité mais il y avait gagné le don de voyance et c’est d’une voix sépulcrale qu’il annonça l’avenir à son fils. Ainsi, de la même façon qu’il avait éjecté son père du trône de la direction du monde, Cronos serait à son tour renversé par son propre enfant…
Cronos en avait des sueurs froides. Une seule décision s’imposait : il prit l’enfant et le dévora ! Et ainsi fut fait de toute sa progéniture… Jusqu’au jour où Rhéa en eut assez.
Suivant les conseils avisés de Gaïa, elle se réfugia en Arcadie, mis au monde son précieux rejeton, le sixième, et, retournant auprès du Temps, lui présenta, enveloppé dans des langes, un morceau de montagne… que Cronos s’empressa de dévorer.
Une enfance privilégiée
Sujet depuis peu à de sérieuses lourdeurs d’estomac, le dieu du Temps ne se doutait certes pas que son temps était compté…
Quelque part en Arcadie la chèvre Amalthée prenait soin du jeune Zeus, dernier né de Rhéa et de Cronos. Ce n’était que galipettes, galopades et parties de saute-mouton. D’ailleurs, c’est au cours d’un de ces jeux que Zeus, s’emparant d’une des cornes de la chèvre, la brisa… et, pour se faire pardonner, attribua à la corne d’Amalthée le pouvoir de combler celui qui la possèderait : c’était la célèbre Corne d’Abondance !
Le temps passait et Zeus grandissait. Et le temps vint où le Temps devait être renversé. Un conseil regroupant Gaïa, Rhéa, Amalthée et la nymphe Mêtis se réunit une nuit et mit un plan au point. Zeus, rapidement mis au courant, se vit confier une fiole qu’il devait vider dans le verre de Cronos.
Atlas, un des Titans, supportant la voûte céleste.
Atlas, un des Titans, supportant la voûte céleste.
Un combat de géants
Une ombre furtive s’immisca dans le palais du Temps et, d’un geste sournois, versa la petite fiole dans la coupe de Cronos. Quand celui-ci l’eut engloutie, il fut pris de brusques nausées et finit par rejeter, non seulement son déjeuner, mais aussi Poséidon, Héra, Déméter, Hadès et enfin Hestia.
Laissant Cronos affalé sur le sol, Zeus et ses frères et sœurs quittèrent le palais la tête haute. Tous savaient cependant que le combat ne faisait que commencer…
À peine remis de sa surprise, Cronos fit le rappel des troupes pendant que ses enfants se réunissaient en conseil. Face à tous les Titans, ils n’avaient pas la moindre chance et le savaient. C’est alors que Zeus eut une idée : quel meilleur soutien que les trois cents bras des Hécatonchires et l’œil de lynx des Cyclopes !
En moins de temps qu’il n’en faut pour le dire, Zeus était au fond du Tartare et délivrait ses oncles. Le combat pouvait commencer ! Il devait durer dix ans…
Rien ne semblait devoir faire pencher la balance quand les Cyclopes, plutôt doués pour les travaux manuels, se mirent au travail. Quand ils sortirent enfin de leur forge, ils portaient un casque, un trident et… la foudre.
Hadès s’empara du casque… et disparut aussi sec ! Poséidon s’appropria le trident et Zeus la foudre. Le plan de Zeus était simple : abattre Cronos, ce qui entraînerait immanquablement la reddition des Titans.
Les deux armées, avec à la tête des Titans Cronos et son frère Atlas, se trouvèrent, une fois de plus, face à face. Hadès coiffa le casque qui le rendait invisible, s’approcha subrepticement de Cronos et l’abattit d’un coup bien senti ! Poséidon se précipita alors sur le Titan à terre, le bloqua avec son trident et Zeus l’acheva… d’un bon coup de foudre.
L’armée des Titans était vaincue ! Cronos fut envoyé en exil, Atlas, déjà épuisé, fut condamné à porter le ciel sur ses épaules et Zeus s’installa sur le trône de son père.
Le partage du monde
Après cette victoire mémorable, Zeus réunit un ultime conseil de famille qui devait aboutir à une parfaite séparation des pouvoirs.
Hestia intervint la première. Elle ne voulait pas grand chose, si ce n’est préserver sa virginité. Les ébats libidineux de ses frères ne l’intéressaient nullement. Zeus lui accorda volontiers ce qu’elle désirait et elle devint la déesse du foyer.
Ce fut ensuite le tour de Déméter la sensuelle. Pour sa part, elle n’avait qu’un désir : voir la Terre se recouvrir de champs et de pâturages. Elle devint donc la déesse de la terre-mère.
C’est le moment que choisit Poséidon pour rappeler son droit d’aînesse. Pourquoi la direction du monde devait-elle revenir à Zeus ? Devant le silence consterné que cette déclaration engendra, Poséidon, grand seigneur, proposa de soumettre le fait au tirage au sort. Et c’est ainsi que Poséidon, légèrement déçu, reçut le royaume de la mer, alors que Zeus obtenait le ciel et Hadès le royaume des morts, ce qui convenait parfaitement à ce dieu au regard sombre et au silence inquiétant.
Héra n’y tenait plus. Elle attendait ce moment depuis bien longtemps et annonça triomphalement son prochain mariage avec le dieu des dieux, Zeus en personne, qui s’était laissé piéger au cours d’un ébat passionné avec sa voluptueuse sœur.
L’Olympe, un endroit charmant, deviendrait la demeure des dieux.
La jalousie d’Héra
La vie reprit doucement son cours. Chacun vaquait à ses occupations et bientôt Zeus et Héra purent annoncer la naissance de leur progéniture. Trois enfants naquirent de leur union : Hébé, déesse de la jeunesse et futur épouse d’Héraclès, et Ilithye, qui aidait les femmes lors de l’enfantement, se révélèrent des petites filles sages comme des images, au contraire de leur frère, le turbulent Arès. Déjà bagarreur, le petit dieu annonçait partout qu’il serait dieu de la guerre, ce qui n’étonna personne.
Cette charmante vie de famille ne convenait guère à la nature de Zeus. À peine avait-il quitté sa femme qu’il alla retrouver son premier amour : la nymphe Mêtis. Zeus l’aima tant… qu’il finit tout simplement par la dévorer ! Héra eut vent de l’aventure et révéla enfin sa nature profonde : elle fit une telle scène à Zeus que le dieu des dieux préféra prendre le large.
Ses pas le conduisirent tout naturellement vers Thèbes, où il conquit le cœur -et la couche- de la belle Sémélé. La jeune fille était certes ravissante mais elle ne brillait pas particulièrement par l’intelligence : elle écouta les conseils d’Héra et, alors que Zeus venait de la rejoindre, Sémélé demanda au dieu des dieux de lui apparaître dans toute sa splendeur. Zeus tenta bien de lui enlever cette idée de la tête mais la jeune fille était têtue. Il accepta donc et, dans une dernière étreinte, se révéla à elle dans toute sa gloire. Le choc fut tel que Sémélé se consuma, sur place. Zeus ne put que récupérer, in extremis, l’enfant que Sémélé portait en son sein.
Pour soustraire l’enfant à la vengeance de son épouse, Zeus ne trouva pas de meilleure cachette que sa cuisse. Et bientôt naquit Dionysos, dont Zeus confia l’éducation aux nymphes, d’où sans doute son côté quelque peu efféminé. Le petit Dionysos grandissait joyeusement au milieu des lacs et des nénuphars, des fleurs et des pieds de vigne, ce qui lui donna l’occasion d’inventer le vin et de se soûler du matin au soir.
Dionysos était peut-être sorti de la cuisse de Jupiter, mais il se révéla bientôt un dieu chahuteur, constamment saoul et traînant à sa suite une flopée de satyres, de naïades et de nymphes qui ne pensaient qu’à lutiner dans les fourrés.
Buste d'Apollon qui fera l'objet d'un culte aussi bien en Grèce que dans les pays d'Orient.
Buste d'Apollon qui fera l'objet d'un culte aussi bien en Grèce que dans les pays d'Orient.
Le Soleil et la Lune
Zeus, de son côté, était reparti en chasse et, portant un regard de convoitise sur la terre, il aperçut Léto, une de ses multiples cousines.
Héra eut bientôt de quoi attiser à nouveau sa jalousie : Léto, de toute évidence, était enceinte des œuvres de Zeus. Furieuse, l’épouse légitime du maître de l’Olympe interdit à quiconque de recueillir la nouvelle maîtresse de son divin époux. Alors qu’elle était sur le point d’accoucher, Léto se vit fermer toutes les portes et, se traînant de ville en ville, d’île en île, échoua bientôt sur les plages de Délos, un minable petit rocher, où elle mit au monde des jumeaux : Apollon et Artémis.
Pour avoir recueilli Léto, Délos devint bientôt une des îles les plus prospères de la Méditerranée.
Les deux enfants de Léto étaient superbes, tels le Soleil et la Lune. Apollon, de beau bébé joufflu qu’il était, passa, au bout de trois jours, au stade de superbe mâle. Auréolé d’or, paré de tous les dons, il était le plus beau des dieux.
Zeus ne tenait plus de fierté et lui donna un arc, le don de guérir et de dire l’avenir et un char tiré par des cygnes blancs. Bientôt, il possèderait aussi la lyre. Apollon monta alors sur son char et s’envola pour annoncer au monde toute sa supériorité.
Le dieu de la musique, de la médecine et du soleil était aussi un tantinet susceptible. Au cours d’un voyage d’agrément, la suprématie musicale d’Apollon fut mise en doute par un certain Marsyas, joueur de flûte de son état et déjà célèbre musicien. Apollon proposa alors un concours afin de les départager. Tous deux étaient excellents et le jury, les neuf Muses et Midas, roi de Phrygie, ne purent faire un choix. C’est alors que le dieu de la musique eut l’idée de pimenter un peu le concours : serait gagnant celui qui pourrait jouer et chanter en même temps. Bien entendu, Apollon, qui jouait de la lyre, fut déclaré vainqueur, malgré les protestations de Midas qui s’élevait contre ce procédé. Midas se vit affublé d’oreilles d’âne et Marsyas fut pendu à un arbre et écorché vif. De ce jour, plus personne n’osa douter de la supériorité d’Apollon…
Artémis, de son côté, n’avait pas été aussi précoce que son frère : il lui avait bien fallu six jours pour atteindre sa taille de jeune fille ! Véritable garçon manqué, elle avait demandé un arc et des flèches, comme son auguste frère, et aimait à se promener dans les bois et à chasser. Promue déesse de la chasse, Artémis était une vierge farouche, dont les traits mortels touchaient toujours au but. Peu intéressée par les petites histoires des Olympiens, elle se consacrait à son art, entourée des nymphes, ses compagnes. Mais ce qu’elle aimait avant tout, c’étaient les animaux, surtout les tout petits ; et c’est ainsi qu’elle devint aussi la déesse protectrice des enfants.
Le messager des dieux
À peine Héra avait-elle accepté, contrainte et forcée, Apollon et Artémis parmi les dieux, qu’elle découvrit un énième bâtard de Zeus : le subtil Hermès.
Fils de Zeus et de Maia, elle-même fille d’Atlas, Hermès acquit sa réputation dès les premières heures de sa vie. En effet, il s’échappa de son berceau et enleva quelques-uns des bœufs sacrés d’Apollon. Quand ce dernier constata le vol, il entra dans une colère noire ; colère qui s’amplifia quand il découvrit que de ses bœufs, il ne restait que la peau, les os et quelques boyaux. Le jeune dieu fut immédiatement traduit devant le tribunal de Zeus.
Là, Hermès s’excusa du désagrément qu’il occasionnait à son frère puis brandit une lyre, faite avec les boyaux des bêtes sacrés. Dès les premières notes de cet étrange instrument, les Olympiens furent sous le charme. Un tel chef-d’œuvre valait bien ce petit sacrifice, non ? Alors le jeune dieu tendit l’instrument à Apollon qui, magnanime, pardonna l’outrage et fit de la lyre un de ses attributs.
L’éloquence dont avait fait preuve Hermès allait le classer d’office comme le dieu des commerçants, des magouilleurs et des voleurs. Zeus lui donna un caducée, un chapeau à larges bords et des sandales ailées et il devint le messager des dieux et leur avocat en maintes occasions. À lui aussi revenait la corvée de conduire les âmes des morts jusqu’au bord du Styx.
Elle a fait un bébé toute seule…
Héra fulminait. Partout où elle regardait, elle ne voyait que des maîtresses de Zeus.
Pour le dieu des dieux, tous les moyens étaient bons pour approcher les femmes : il prenait l’apparence d’un cygne pour convoler avec Léda, qui allait mettre au monde deux œufs, un avec les enfants de Zeus, Hélène et Pollux, et l’autre avec ceux de son mari, Castor et Clytemnestre ; pour Europe, il se faisait taureau ; pour séduire Danaé il se changeait en pluie d’or, procédé qui lui permettrait d’engendrer le héros Persée ; et pour s’unir à la fidèle Alcmène, il prenait l’apparence de son mari, union d’où naîtrait bientôt Héraclès… Héra en avait assez !
Puisque son mari volage était trop occupé à peupler le monde de ses bâtards, elle allait faire un bébé toute seule. L’idée n’était pas neuve et Gaïa l’avait utilisée avant elle. Ainsi naquit Héphaïstos.
Quand elle vit son fils, Héra fut horrifiée : il était monstreux ! Folle de rage, elle saisit son fils nouveau-né par les pieds et lui fit faire un superbe vol plané hors de l’Olympe.
Héphaïstos, désormais boîteux, fut recueilli par une néréide, la belle et douce Thétis qui, très vite, décela le don particulier d’Héphaïstos pour le travail manuel. Elle lui installa une forge et le dieu put se consacrer totalement à son art.
Profondément reconnaissant envers Thétis, il la couvrait de cadeaux : couronnes, bagues, colliers, parures de toutes sortes eurent un vif succès sur l’Olympe. Qui était donc cet artiste, ce génie ? Thétis se taisait. Un jour, cependant, elle communiqua à son protégé une requête d’Héra : pouvait-il lui faire un trône digne de son rang ? L’occasion était trop belle de rendre à sa mère la monnaie de sa pièce. Héphaïstos se mit au travail et, après quelques jours de labeur, envoya son cadeau à Héra.
En voyant cette splendeur, Héra se pâma de contentement. Elle avait enfin un siège digne de l’épouse légitime du dieu des dieux. Et elle s’assit. Dans un claquement sonore, le piège se referma : elle était bloquée ! Le hurlement furieux qu’elle poussa attira tout l’Olympe. On convoqua Héphaïstos séance tenante.
Enfin l’Amour !
C’est le moment que choisit Aphrodite pour sortir de sa retraite chypriote.
Les dieux de l’Olympe étaient tous autour d’Héra quand apparut, dans toute sa splendide nudité, la belle Aphrodite. Son entrée était réussie : tous restèrent bouche-bée devant tant de beauté… jusqu’à ce qu’Héra se rappelle à leur bon souvenir.
Les exigences d’Héphaïstos n’étaient pas bien grandes : une forge sur l’Olympe, avec un titre de dieu et, pourquoi pas, la fonction de dieu du feu et une femme… un peu comme celle qui venait d’arriver, tiens !
Bien obligé, Zeus accepta le marché. Aphrodite était muette d’horreur : elle, mariée à ça ! Jamais ! Mais Zeus avait parlé et ainsi fut fait. Héphaïstos retourna à sa forge et Aphrodite se consola bien vite dans les bras d’Arès puis de Poséidon puis de Dionysos puis d’Hermès…
Athéna, déesse protectrice d'Athènes.
Athéna, déesse protectrice d'Athènes.
La déesse aux yeux pers
Tout allait pour le mieux dans le meilleur des mondes et Zeus était assez satisfait. Seule ombre au tableau : un mal de tête tenace qui le laissait abasourdi, pantelant.
N’y tenant plus, Zeus fit venir Héphaïstos avec l’idée qu’un bon coup de burin le soulagerait. Le dieu du feu se présenta donc et, d’un coup bien ajusté, ouvrit en deux le crâne de Zeus… d’où sortit une déesse, armée de pied en cape et poussant des cris de guerre. C’était la fille de Zeus et de la nymphe Mêtis : Athéna, la déesse aux yeux pers.
Il s’avéra rapidement qu’Athéna était la sagesse et l’intelligence personnifiées. Elle acquit le titre de déesse de la guerre -pas la guerre brutale et cruelle que personnifiait Arès- mais la guerre rusée, raisonnée.
Inaccessible au charme de l’Amour, comme Artémis et Hestia, cette vierge farouche était toujours accompagnée d’un hibou, devenu sa mascotte. Très vite, Athéna allait prendre une place d’importance dans la vie des dieux et, surtout, dans celle des hommes…
Après avoir offert le feu aux hommes, ses créatures, Prométhée fut condamné par Zeus à voir son foie dévoré (et se régénérer) chaque jour par un aigle. C'est Héraclès, plus connu sous le nom d'Hercule, qui mit fin à son supplice.
Après avoir offert le feu aux hommes, ses créatures, Prométhée fut condamné par Zeus à voir son foie dévoré (et se régénérer) chaque jour par un aigle. C'est Héraclès, plus connu sous le nom d'Hercule, qui mit fin à son supplice.
Prométhée, le père des hommes
Prométhée, « celui qui pense avant », était un des Titans, un frère d’Atlas, qui s’était rangé dès le début dans le camp de Zeus. Il avait un curieux violon d’Ingres : fabriquer des hommes ! Et, en plus de les fabriquer, il les aimait. Il les aimait même au point de voler pour eux le feu sacré de Zeus et d’enfermer dans une boîte tous les malheurs du monde.
Pendant longtemps, le dieu des dieux avait supporté avec stoïcisme la lubie de Prométhée mais, en volant le feu, le Titan était allé trop loin. Zeus décida donc de lui donner une leçon.
Il alla voir Héphaïstos -qui finalement était bien utile- et lui demanda de fabriquer un être beau, charmant, attirant, afin de l’offrir aux hommes. Comme de coutume, Héphaïstos fit des miracles : rien ni personne ne pouvait égaler Pandore, « celle qui a tous les dons ». Et Zeus envoya aux hommes ce qui allait être le pire des fléaux : la femme !
Pour une réussite, c’en était une ! Pandore, la première femme avait tout pour elle… excepté un petit rien : l’intelligence. Pour être clair, elle était bête à pleurer !
À peine arrivée parmi les hommes, Pandore se vit recueillie par Épiméthée, qui, comme son nom l’indique, était « celui qui pense après ».
Pandore était certes stupide mais elle était aussi terriblement curieuse et tournait autour d’une boîte que Prométhée avait confiée -dans un jour d’égarement sans doute- à la garde d’Épiméthée. Bien sûr, il était strictement interdit d’ouvrir cette boîte. Épiméthée le dit clairement à Pandore et la laissa, face à la mystérieuse boîte.
Ce qui devait arriver arriva : n’y tenant plus, Pandore ouvrit la boîte… Et c’est alors que tous les malheurs du monde se répandirent sur la terre ! Effrayée par son geste, Pandore referma vivement la boîte, n’y laissant que l’Espérance…
Sur l’Olympe, la vie suivait son cours et les dieux s’ennuyaient ferme quand ils eurent l’idée de se pencher un peu : ils virent alors le monde et tous ces êtres qui le peuplaient. Finalement, Prométhée n’avait pas tort de s’intéresser aux hommes. Mais pourquoi les aimer ? Jouer avec leurs destins, voilà une occupation autrement plus savoureuse !
Dernière mise à jour : ( 19-11-2006 )

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