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Le succès de Cybèle, la Grande déesse
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Soumis par Emma Benedetti   
08-03-2007
Monnaie antique de la déesse Cybèle accompagnée de deux lions, sensés représenter la nature sauvage.
Monnaie antique de la déesse Cybèle accompagnée de deux lions, sensés représenter la nature sauvage.

Le Ier siècle de notre ère marque un tournant dans l’histoire religieuse romaine. Certes, Auguste avait tenté une réforme de la religion officielle, mais c’était bien plus un programme politique qu’autre chose. Et, toujours plus nombreux, les Romains se tournaient donc vers des religions plus mystiques. Forces naturelles plus que personnages mythologiques, les dieux des religions, notamment orientales, incitaient à une certaine élévation de l’âme, à une recherche qui, de toute évidence, n’avait pas été assouvie par le panthéon romain. Si le christianisme apparaît à Rome et dans le monde à cette époque-là, d’autres religions orientales étaient déjà connues et même reconnues. Notamment le culte de la déesse Cybèle venu de Phrygie (en Asie Mineure).Célébré à Rome depuis le 204 avant J.-C., date à laquelle le Sénat, sur injonction des Livres Sybillins, fit rapatrier la bétyle, une pierre tombée du ciel autour de laquelle ce culte s’était formé, la religion de la déesse Cybèle va acquérir un écho particulier.
Comme nombre de culte orientaux, on l’a dit, le culte de la déesse Cybèle était un culte mystique. Déesse de la fécondité et de la nature sauvage, elle devient la déesse-mère, la Grande déesse, celle qui subordonne toute vie. Souvent confondue avec Déméter, issue du panthéon grec, et avec Cérès, son équivalent chez les Romains, Cybèle incarne, à elle seule, toutes les forces vitales.

Mais ce n’est pas ce qui explique son succès et celui des religions orientales. Toutes, en effet, étaient des religions dites à Mystères. Et c’est bien ce qui fera leur succès. Que ce soit dans le culte dyonisiaque, que ce soit le culte de Mithra ou celui d’Eleusis, on retrouve les mêmes paramètres : des rites initiatiques, réservés à un petit nombre d’élus, une préparation particulière, le désir du secret, le tout orchestré par les Galles –des eunuques- : voilà qui avait de quoi attirer les foules… et pas seulement elles.
La venue à Rome de la pierre de Pessinonte, la Bétyle, officialisait déjà, d’une certaine manière, ce culte étranger. D’autant qu’elle devait être installée au Palatin, le centre de Rome. La construction d’un temple en l’honneur de la déesse en 180 avant J.-C. et surtout le soutien, pour ne pas dire l’adhésion de certains empereurs devait être décisive. Claude introduit les fêtes de Cybèle dans le calendrier romain, permettant ainsi à tous de participer aux Megalensia, les processions en l’honneur de la déesse. Commode, surtout, va se faire le champion de ses religions à Mystères : initié au culte de Mithra, adorateur des dieux alexandrins, adonné à l’astrolatrie, il est celui qui va le plus contribuer au triomphe des cultes orientaux. Et cela, malgré les débordements et es dévoyements constatés dans la pratique de certains rites, qui conduiront à de véritables orgise. Et cela, essentiellement parce que le peuple, comme les empereurs, avait un besoin de se reconnaître dans autre chose que quelques cérémonies ou rituels pratiqués depuis des années sans grande conviction.
Cybèle, on l’a vu, a bénéficié du temps et du soutien de certains empereurs pour étendre son influence religieuse. Mais c’est véritablement dans cette quête mystique qu’il faut rechercher son succès. Et c’est, peu après, pour les mêmes raisons que le christianisme emportera autant d’adhésion.
Dernière mise à jour : ( 08-03-2007 )

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