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Carthage : la cité orgueilleuse
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Soumis par Emma Benedetti   
26-04-2007
Un guerrier carthaginois, d'après une statuette antique.
Un guerrier carthaginois, d'après une statuette antique.
Selon la légende, ce serait la fameuse reine Didon, sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda Carthage. La même Didon que le héros de Virgile, Enée, quitte à regret pour fonder… Rome. Etonnant comme ces deux orgueilleuses cités semblent profondément liées, même dans l’esprit d’un Romain. Mais l’histoire de Rome et de Carthage n’est pas une histoire commune ; seules quelques années de guerre les uniront dans l’histoire du monde pour l’éternité. Au contraire, c’est comme si ces deux cités conquérantes avaient grandi en parallèle, comme si elles s’étaient étendues, chacune d’un côté de la Méditerranée jusqu’à ce qu’elles finissent par se heurter.
Fondée au IXe siècle avant J.-C., par Didon selon la légende et par des marins et des commerçants phéniciens selon l’histoire, Carthage, dont le nom « Kart hadasht » signifie « la nouvelle ville », comptait à l’origine parmi les multiples comptoirs phéniciens. Elle ne devra son changement de statu qu’à la ruine de Tyr, cité dont elle était issue, ce qui la libérera de toute allégeance et attirera vers elle les autres colonies phéniciennes de la Méditerranée occidentale.
Royauté assistée d’un Sénat, Carthage devient, au VIe-Ve siècle av. J.-C., une république oligarchique dotée de deux magistrats suprêmes, les suffètes, élus pour un an, d’un Sénat d’environ trois cents membres et d’un Conseil permanent issu du Sénat. C’est sous l’impulsion de ces sénateurs et de ce conseil que Carthage va si admirablement développer son commerce et, par là même, sa puissance. Des expéditions sont organisées vers le Sénégal, l’Afrique équatoriale, l’Angleterre, riche en étain ; des comptoirs sont installés, des relations commerciales nouées avec l’Espagne (Cadix), la Sicile (Palerme, Solonte), Malte, la Sardaigne ou encore les Baléares… Rien ne semblait devoir arrêter la formidable expansion de la cité marchande ; rien, si ce n’est Rome… C’est sur la mainmise de Carthage en Sicile que les deux empires conquérants vont se heurter, chacun travaillant à placer cette île, si riche et si stratégique en Méditerranée, sous sa domination.
La cité antique de Carthage, d'après une reproduction récente.
La cité antique de Carthage, d'après une reproduction récente.
Les guerres puniques seront au nombre de trois. Trois conflits qui font faire perdre à Carthage la Sicile, l’Espagne et qui, finalement, conduira à la destruction même de la cité africaine. Pourtant, la performance militaire de Carthage n’est pas mince puisque ses troupes iront, à dos d’éléphants, porter la guerre aux portes mêmes de Rome –Ou presque. Une performance d’autant plus remarquable que Carthage n’avait pas d’armée et qu’elle n’en constituera une qu’à l’occasion des guerres contre Rome, faisant appel, pour l’occasion, à des mercenaires ! Malgré leur échec final, ces derniers méritèrent cent fois leur salaire, tant ils mirent de génie, d’audace et d’acharnement à combattre Rome.
Conquise après un siège de trois ans (146 av. J.-C.), Carthage sera pillée, livrée aux flammes, abattue pierre après pierre et son sol sera salé afin que jamais rien ne repousse sur cette terre maudite. Carthage l’orgueilleuse n’était pourtant pas tout à fait morte et il suffira que César décide de relever la ville –à quelques kilomètres de l’antique cité phénicienne- pour que, tout naturellement, elle redevienne, en quelques années, le centre le plus important de l’Afrique romaine…
Dernière mise à jour : ( 26-04-2007 )

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