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Théodora : une courtisane sur les autels
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Ecrit par Constance Cousin   
01-05-2007
L'impératrice Théodora (début VIe siècle-548), d'après un détail d'une mosaïque de Ravenne.
L'impératrice Théodora (début VIe siècle-548), d'après un détail d'une mosaïque de Ravenne.
Vraisemblablement, lorsqu’en 527, l’empereur Justinien fait couronner son épouse en même temps que lui, c’est pour légitimer un peu plus son union célébrée quatre ans plus tôt. Une union qui, de fait, avait dû soulever un certain nombre d’opposition.
Fille du gardien en charge des ours au cirque de Constantinople, Théodora était danseuse et courtisane –un mot élégant pour désigner une prostituée- avant de devenir la maîtresse de Justinien. Un passé qui n’empêchera nullement le futur empereur, de 17 ans son aîné, d’en faire son épouse. Pour y arriver, il demandera même à son oncle, l’empereur Justin Ier, de changer la loi qui interdisait aux sénateurs, dont Justinien faisait alors partie, d’épouser des danseuses. Certains on voulut faire de Théodora une intrigante mais les atouts de la jeune femme devaient être autres que physiques pour que l’héritier de Justin désire si ardemment un mariage. Après tout, il aurait pu se contenter de la cantonner à un statu non officiel…
On comprend donc qu’à l’heure de revêtir à son tour la pourpre, Justinien ait désirer réaffirmer la légitimité de son union. On peut même supposer, sans grand risque de se tromper, que dès le début de sa liaison avec Théodora, Justinien avait compris les qualités intellectuelles et politiques de la jeune femme. Car en la couronnant avec lui, Justinien accordait à son épouse un statu de dirigeante officielle. Un pouvoir dont la nouvelle impératrice saura user avec une grande intelligence, s’associant aux principales décisions de Justinien, le conseillant, le supplantant même dans certaines actions.
De fait, Théodora apparaît comme la véritable tête pensante du couple, au point qu’on lui attribue également toutes les erreurs de l’empereur. Une sorte de Madame de Maintenon à la mode grecque, sauf que cette dernière eut certainement bien moins d’influence sur Louis XIV que ses détracteurs ont bien voulu le dire.
Théodora eut un réel pouvoir et nul besoin de conseil secret pour ce faire : elle était, de part son couronnement, pleinement associée à l’empire. La sédition Nika, qui en 532 mais Constantinople à feu et à sang durant cinq jours, en est l’illustration parfaite : alors que l’empereur, dont le trône vacille, est prêt à abdiquer, l’impératrice prend les choses en main et retourne la situation, sauvant ainsi le trône de Justinien. C’est également sous son influence que les monophysites –qui rejettent la double nature du Christ au profit d’une seule nature divine- perdure à Constantinople quand l’empereur penchait plutôt pour les tenants de l’orthodoxie.
Hors des grandes orientations de l’empire, Théodora n’oublie pas sa condition ancienne : elle lutte contre la prostitution, faisant édicter des lois rigoureuses contre les propriétaires de maisons de tolérance, rachète des prostituées et fonde des maison de « repenties ».
Toute son action, on s’en doute, n’est pas aussi flatteuse et le bilan de sa politique a ses zones d’ombres. Mais n’est-ce pas toujours le cas ? Il ne faudra que la mauvaise foi d’un Procope de Césarée, fortement opposé à l’impératrice, pour ne voir en elle que le « mauvais génie » de l’empereur. Une condamnation que ne prononcera pas l’Eglise orthodoxe qui élèvera l’impératrice –morte en 548- au rang de sainte.
Dernière mise à jour : ( 01-05-2007 )

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