border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   28-03-2017 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



La Sainte-Vehme frappe encore !
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Alix Ducret   
07-06-2007
La main de justice de Charlemagne (gravure ancienne), symbole de ce qui avait été perdu.
La main de justice de Charlemagne (gravure ancienne), symbole de ce qui avait été perdu.
Un cérémonial haut en couleur, des rites d’initiation, l’obsession du secret et une justice pour le moins expéditive et radicale : la Sainte-Vehme est à mi-chemin entre la Franc-maçonnerie et le Ku Klux Klan.
Créés sur le modèle des plaids (assemblées) comtaux carolingien, ce qui fera dire à certains que leur origine remonte au haut Moyen–Age, les tribunaux de la Vehme apparaissent en Westphalie au XIIIe siècle. A l’époque, le pouvoir imérial peine à asseoir son autorité : les féodaux s’affrontent sans cesse, au grand damne de la population qui paye un lourd tribu, et la justice impériale est quasi inexistante, ce qui laisse le pays en proie à toutes les exactions. C’est pour palier à cette anarchie judiciaire que devaient être créer les tribunaux de la Sainte-Vehme. Etablis dans chaque comté, ils étaient présidés par un Freigraf, un comte généralement, assisté de quatorze assesseurs, nobles ou bourgeois. A ces derniers revenait le rôle de juges et de bourreaux. Quant aux crimes tombant sous l’autorité judiciaire de la Vehme, ils concernaient la religion, l’honneur, la loi, la trahison, le meurtre, le parjure, la diffamation, le viol, l’abus de pouvoir et, enfin, les crimes contre la Sainte-Vehme elle-même, notamment la révélation de ses secrets par d’anciens membres. Un panel relativement vaste donc, qui allait donner tous les droits à ces tribunaux, au point de faire régner une véritable terreur en Westphalie puis dans toute l’Allemagne. Une terreur semblable à celle que propagera le Ku Klux Klan aux Etats-Unis. Une terreur due avant tout à sa justice expéditive.
Jérôme Bonaparte (1784-1860), roi de Westphalie.
Jérôme Bonaparte (1784-1860), roi de Westphalie.
Si, à l’origine, il y avait bien des sessions publiques pour les délits mineurs, elles disparaîtront rapidement et bientôt les tribunaux de la Sainte-Vehme ne se réuniront que secrètement afin de condamner, uniformément : une seule sentence –la mort- et une exécution immédiate et signée. De quoi faire trembler même les plus hauts seigneurs qui n’étaient pas à l’abri, loin s’en faut, de la justice de la Sainte-Vehme. Où qu’il se trouve en Allemagne, aussi bien caché ou derrière n’importe quel rempart, le condamné était pourchassé jusqu’à ce que la sentence soit exécutée. Une justice des plus sommaires qui due donner quelques mauvaises nuits au duc de Bavière, convoqué en 1429, ou à l’empereur Frédéric III lui-même (1473). La Sainte-Vehme agira ainsi en toute impunité jusqu’au XVIe siècle, époque à laquelle l’empereur Charles-Quint rétablira la justice impériale : l’ordonnance Caroline, en 1532, avait justement pour but de réformer sérieusement la justice germanique et, de fait, retirait à la Sainte-Vehme sa raison d’exister. Le déclin sera immédiat mais il faudra attendre 1808 pour que Jérôme Bonaparte, devenu roi de Westphalie en 1807, supprime définitivement les tribunaux de la Sainte-Vehme.
Dernière mise à jour : ( 07-06-2007 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement