border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   03-09-2010 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   Accueil
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Pas encore de compte ? Enregistrez-vous
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Michelet : l’histoire au service de la propagande
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Mathilde Dumas   
15-07-2007
Jules Michelet (1798-1874).
Jules Michelet (1798-1874).

On a peine à le croire, mais avant d’être le républicain ardent que l’on sait, Jules Michelet était un catholique royaliste de la plus belle étoffe. Après s’être distingué comme chargé de cours d’histoire ancienne à l’Ecole normale supérieure, il devint même précepteur de la petite-fille de Charles X puis de la fille de Louis-Philippe. L’histoire enseignée par Michelet ne devait pas, à cette époque, avoir les mêmes accents révolutionnaires et républicains qu’on lui connu ensuite. On peut d’ailleurs se demander ce que l’histoire enseignée dans les manuels eut été s’il était resté royaliste, si la révolution de 1830 puis celle de 1848 n’avaient pas bouleversées les idéaux de l’historien, transformant le royaliste bon teint en républicain acharné. Une nouvelle orientation politique qui va marquer son enseignement, aussi bien au Collège de France, où il reçoit une chaire en 1838, que dans ses écrits, notamment sa célèbre Histoire de France. Pittoresque, lyrique, enflammée, l’œuvre majeure de Michelet va devenir un outil de propagande si efficace que cette histoire revisitée fait encore des ravages. Pourtant, la propagande manque ici singulièrement de finesse.

Sa haine de l’Ancien régime et de l’Eglise transparaît à chaque page, à chaque ligne et la manipulation des faits est si grossière qu’on en vient à se demander comment elle a pu acquérir le moindre crédit. C’est en effet sans complexe aucun que cet ancien directeur des Archives nationales va travestir des pans entiers, des siècles d’histoire de France, ne réservant son enthousiasme qu’à quelques figures emblématiques et porteuses de l’idéal national. Le cas Michelet n’est pas isolé, il va même faire école, Bordier, Charton, Guizot s’engouffrant dans la brèche. Une génération entière d’historiens se voit alors changé en propagandistes, en mystificateurs, sans pour autant atteindre au talent lyrique de Michelet. Car c’est sans doute là qu’il faut voir les vraies raisons du succès de ce pseudo historien : dans une plume admirable, vive, vibrante même. Un succès qui aurait dû, logiquement, se tarir, notamment au vu des travaux d’historiens digne de ce nom… ce qui ne sera jamais le cas.

Dernière mise à jour : ( 23-07-2007 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement