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Géorgie-Russie : le jeu du chat et de la souris
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Soumis par Emma Benedetti   
08-08-2007
Vladimir Poutine (photo récente).
Vladimir Poutine (photo récente).
Les spécialistes de la géopolitique vous le diront : les tensions entre la Russie et la Géorgie ne datent pas d’hier. La quasi annexion, au début des années 1990, de l’Ossétie du Sud et de l’Abkhazie, des territoires séparatistes géorgiens, y sont pour beaucoup. D’où une succession d’escarmouches, de provocations, d’expulsions diverses. Mais si les spécialistes de géopolitique peuvent dirent beaucoup sur l’affrontement entre ces deux pays, les historiens également, car le jeu du chat et de la souris, les soumissions et la résistance, le protectorat et la révolte remontent à quelques siècles.
L’histoire commune de la Russie et de la Géorgie remonte au XVIIIe siècle. Coupée du monde chrétien depuis la prise de Constantinople par les Turcs (1453), la Géorgie devient, et pour trois siècles, un enjeu dans la lutte entre les Ottomans et les Perses avant que ces derniers ne confient son gouvernement à Teimourov II, issu de la dynastie des Bagratides. Réunificateurs de la Géorgie médiévale, vainqueurs de l’islam, les Bagratides avaient conduit la Géorgie à son apogée et l’avaient protégé de la poussée ottomane durant près de quatre siècles. Mais lorsqu’au XVIIIe siècle, leurs descendants accèdent au trône, l’âme des Bagratides semble s’être quelque peu émoussée.
Pressé par les Perses, Irakli II, qui succède à Teimourov, se jette littéralement dans la gueule du loup en reconnaissant, en 1793, la suzeraineté de la Russie. Autant dire que Catherine II, alors au pouvoir, n’allait pas laisser passer une occasion pareille et, en 1801, la suzeraineté se transforme en annexion pure et simple. Toutes les provinces géorgiennes passeront ainsi sous la coupe russe et subir, notamment sous Alexandre III, une intense politique de russification.
Joseph Staline (1879-1953) d'après un dessin original.
Joseph Staline (1879-1953) d'après un dessin original.
La résistance géorgienne n’y fera rien et il faudra la fin du tsarisme et la révolution bolchevik pour que la Géorgie acquière son indépendance. Une indépendance qu’elle proclamera en 1918, tout en se plaçant dans le même temps sous protectorat allemand. Un bien mauvais choix à la veille de sa défaite… Sans protecteur au lendemain de la Grande guerre, la Géorgie aurait pu jouer la carte de la véritable indépendance, mais il semble bien que cette contrée ne savait se passer de « tuteur ». Aussi renouvela-t-elle l’erreur d’Irakli II et se plaçant sous la protection des Soviétiques… qui, comme les tsars avant eux, s’empressèrent de l’annexer.
Au final cependant, et les protagonistes actuels feraient bien de s’en inspirer, on se demande qui fut le gagnant et qui fut le perdant. Seraient-ce les Géorgiens, englobés dans une République de Transcaucasie avant de devenir un pays satellite ? Ou seraient-ce les Russes qui, durant près de trente ans, subiront la tyrannie d’un fils de la généreuse Géorgie, la tyrannie de Joseph Djougatchvili, plus connu sous le nom de Staline ?
Dernière mise à jour : ( 09-08-2007 )

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