border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   25-02-2017 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Syndicalisme et corporatisme : des mouvements dévoyés
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Alix Ducret   
10-09-2007
Vitrail du Moyen Age représentant la corporation des maçons.
Vitrail du Moyen Age représentant la corporation des maçons.
Ca y est : on l’annonce sur toutes le sondes, dans tous les journaux, les syndicats sont vent debout. La raison de cette effervescence ? La suppression annoncée –et espérée par la majorité des Français- des régimes spéciaux. Malgré tout, on le sait, certains leaders syndicaux l’ont déjà annoncé : « la rentrée va être musclée ». De fait, cela fait des dizaines d’années que les mouvements syndicaux s’opposent, grèves à l’appui, à toute forme de changement ; des dizaines d’années également que le syndicalisme et le corporatisme handicapent fortement l’économie française. Pourtant, à l’origine, ces mouvements, l’un étant né de l’autre, avaient l’apparence –et le fond d’ailleurs- d’initiatives heureuses.
Il faut remonter à la plus haute Antiquité pour retrouver trace du corporatisme. Solon lui-même édictera les premières règles juridiques de ce corporatisme d’artisans libres –en opposition aux esclaves-, avant de basculer dans la Rome étrusque qui reprendra à son compte le principe, créant des collèges d’artisans réunis pour sacrifier à la même divinité et pour assurer une caisse commune d’aide. La Rome impériale multipliera même ces corporations en faisant, dès lors, des instruments du gouvernement. Leur rôle n’était pas anodin cependant et c’est à elles que l’on devra, aux premiers siècles de notre ère, la fixation salariale. Balayées par les invasions germaniques et les bouleversements qui en résulteront, les corporations vont renaître dans toute l’Europe dès le Xe-XIe siècles, époque qui correspond à un renouveau économique et, surtout, à la part grandissante de l’économie urbaine.
C’est le milieu des marchands qui, cette fois, donne « le coup d’envoi ». Les maçons, les orfèvres, les boulangers, tous les métiers se verront bientôt dotés de leur corporation, une confrérie à la fois professionnelle et religieuse. A elle de réglementer l’évolution dans le métier, de veiller à l’apprentissage, aux respect du statu des maîtres comme des ouvriers. La protection des travailleurs était, bien entendu, une des préoccupations majeures de ces corporations –d’où leur parenté reconnu avec le syndicalisme-, qui assuraient la protection des veuve, des orphelins, des vieillards. Malgré tout, dès le XIVe siècle, le système se dévoie : le pouvoir royal intervient systématiquement et les maîtres se jouent des règles pour accorder à qui bon leur semble et selon leur intérêt une maîtrise devenue indispensable. Cela n’empêchera cependant pas les corporations de se multiplier au fil des siècles jusqu’à ce que la Révolution française les supprime définitivement par la loi Le Chapelier de 1791. Certes, cela faisait des années, que le système était sclérosé, dépassé et même de plus en plus remplacé par les manufacturiers.
La défense des travailleurs
Affiche (dans le plus pur style soviétique) de la CGT.
Affiche (dans le plus pur style soviétique) de la CGT.
Mais leur suppression brutale va intervenir au moment où l’ère industrielle prend son essor et c’est un ouvrier désemparé qui va se retrouver face à un capitalisme outrancier. On sait le résultat : des conditions de travail indignes, des ouvriers pressurés. Il faudra attendre la prise de pouvoir de Napoléon III pour voir apparaître un semblant de mouvement ouvrier. Des mouvements qui se voient accorder le droit de grève ou celui, plus élémentaire, de se réunir. Des mouvements qui vont devoir battre en retraite rapidement, en fait dès la mise en place de la très bourgeoise IIIe République. Malgré tout, le monde ouvrier va recréer, avec acharnement, un groupement attaché à la défense des travailleurs. De tous les travailleurs. C’est du moins l’objectif affiché aux premiers jours du syndicalisme, digne héritier des corporations des origines. Défense des travailleurs et de leur famille, amélioration des conditions de travail paraissent en tête des revendications syndicales. Des revendications partagées par le plus grand nombre si l’on en croit le nombre étonnant de syndicats à la fin du XIXe et au début du XXe siècle –on en comptera un peu plus de 5000. Regroupé en un syndicat unique, la mythique CGT, qui née en 1902, le syndicalisme affiche un apolitisme réel –il est d’ailleurs spécifié dans la charte d’Amiens en 1905. Un apolitisme qui ne durera guère : noyauté par les partis de gauche, toujours plus à la gauche de la gauche, le syndicalisme made in XXIe siècle est un syndicalisme tout simplement dévoyé. La baisse de fréquentation qu’il connaît ces dernières années en France tient autant à son engagement politique déclaré qu’à son manque de réalisme. Car ce n’est pas le syndicalisme qui pose problème en soi, mais bien le syndicalisme à la Française, les autres pays européens –notamment scandinaves- connaissant une affiliation à l’un ou l’autre syndicat de près de 80% des travailleurs. Mais depuis longtemps les mouvements syndicaux ont décrété l’immobilisme comme religion d’Etat, au point d’empêcher la création de tout nouveau syndicat.
Dernière mise à jour : ( 10-09-2007 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement