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Saint-Just, l’archange de la Terreur
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Soumis par Emma Benedetti   
01-10-2007
Louis-Antoine de Saint-Just (1767-1794), gravure du XIXe siècle.
Louis-Antoine de Saint-Just (1767-1794), gravure du XIXe siècle.
Ce qui constitue une République, c’est la destruction totale de ce qui lui est opposé, proclame Louis Antoine de Saint-Just (1767-1794) en ce 26 février 1794.
Saint-Just présente alors le rapport sur la « loi de ventôse » qui confisque les biens des suspects. La Terreur est déjà fort bien installée et cette loi, promulguée par « l’archange de la Terreur », ne fait que la renforcer.
Fils d’un capitaine de cavalerie, issu d’une famille de robins –gens de robe-, Louis-Antoine de Saint-Just, après des études chez les Oratoriens de Soissons, devient clerc de procureur puis reprend ses études à Reims. De fait, Saint-Just ne sait que faire de sa personne. Ses parents non plus d’ailleurs, qui le feront enfermer quelques mois pour avoir dérobé des objets appartenant à sa mère…
En 1789, il vient de publier une épopée soi-disant satirique mais, aux dires des spécialistes, certainement obscène –et laborieusement encore-, lorsque éclate la Révolution. Il a alors à peine 22 ans et s’est à corps perdu qu’il va s’y jeter.
Et dès ce moment, Louis-Antoine de Saint-Just va afficher très clairement son idéal : une République égalitaire formée par un peuple d’agriculteurs.
Il l’a imaginée dans ses moindres détails : on se mariera uniquement pour avoir des enfants qui, confiés à l’État à l’âge de cinq ans, le serviront en étant ouvriers puis soldats. Bref, une République parfaitement organisée, ce qui est justement le point fort de Saint-Just. Il l’a prouvé dans ses missions militaires, en 1793, dans l’armée du Rhin. Non seulement il redonne le moral aux troupes, mais assure également leur ravitaillement, leur habillement, en imposant des contributions extraordinaires aux bourgeois de Strasbourg et de Nancy.
Mais Saint-Just, plus qu’un organisateur, est un idéaliste intransigeant. Et la réalisation de son utopie ne  saurait souffrir le moindre traître, la moindre faiblesse : ceux qui refusent la liberté et l’égalité se la verront imposer !
Pour cela, il n’hésite guère à faire couler le sang. Trop de sang d’ailleurs. Et en 1794, il est conduit avec Robespierre, qu’il admirait tant, à l’échafaud.
Dernière mise à jour : ( 01-10-2007 )

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