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1054 : la rupture
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Ecrit par Alix Ducret   
12-09-2008
Monnaie d'un empereur byzantin.
Monnaie d'un empereur byzantin.
Depuis déjà deux siècles, les relations entre Rome et Constantinople ne cessaient de se dégrader quand, en 1053, une opposition sur la nomination d’un évêque met le feu aux poudres. Une opposition qui est essentiellement le fait de deux caractères fort : Michel Cérulaire, le patriarche de Constantinople, et le cardinal Humbert de Toul.
C’est cependant Michel Cérulaire qui ouvre les hostilités : en 1053, il fait adresser une lettre à l’évêque grec Jean de Trani avec mission pour lui de la « répandre dans tout l’épiscopat franc et la faire connaître au pape lui-même ». Cette lettre n’était rien d’autre qu’une mise en demeure des évêques occidentaux afin qu’ils se conforment aux usages byzantins -notamment qu’ils abandonnent leurs coutumes « judaïsantes » comme l’utilisation du pain azyme à la communion ou le jeûne les samedis de Carême, assimilé par les Grecs au jeûne du sabbat. Au même moment, Michel Cérulaire faire fermer les « églises latines » de la cité impériale. L’offensive est donc lancée. Le pape Léon IX répond en envoyant trois représentants : le cardinal Humbert de Toul -caractère difficile mais spécialiste des questions byzantines-, l’archevêque d’Amalfi et le chancelier de l’Église. On le voit, le pape ne prenait pas l’affaire à la légère.
Dès leur arrivée en 1054, alors que le pape se meurt, les représentants de Rome se heurtent violemment au patriarche. La controverse reprend par libelles interposés cette fois et, en plus des « pratiques judaïsantes », les Constantinoplois reprochent également aux Occidentaux l’interdiction du mariage des prêtres. On le voit, tout ceci n’avait rien à voir avec les dogmes de Foi : il s’agissait surtout de rites et de pratiques cultuelles différentes. L’affaire n’était donc, en soit, pas bien grave et se résumait à un excès d’ambition, à une volonté d’indépendance du patriarcat depuis deux siècles. Humbert de Toul allait tout faire basculer.
Soutenu, bien qu’avec réticence, par l’empereur Constantin Monomaque, Humbert de Toul va prononcer, à Sainte-Sophie même et devant tous les fidèles assemblés, la condamnation des libelles attaquant les Occidentaux et l’excommunication du patriarche ! Ce dernier, répondant avec les mêmes armes, réunira d’urgence un synode et anathémisera les légats. Cette double excommunication, qui touche avant tout les deux principaux protagonistes et que le Souverain pontife n’avait sans doute jamais voulu, sera le point de rupture entre les deux têtes de la chrétienté. Certes, tout aurait pu être effacé si déjà le fossé entre Rome et Constantinople n’était si profond. Et la question du Filioque -c’est-à-dire l’addiction au Credo de ce terme, qui admet que le Saint-Esprit procède du Père autant que du Fils-, qui deviendra un des points centraux de la controverse, n’est alors qu’un reproche de plus que les Orientaux font aux Occidentaux.
Quand Humbert de Toul reprend le bateau vers l’Italie, la rupture, le schisme, est quasi consommé. Deux églises s’opposent désormais : l’Église catholique et l’Église orthodoxe.
Dernière mise à jour : ( 12-09-2008 )

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