border border border border
border
  http://www.historia-nostra.com   28-06-2017 v1.02  
border border
flower image
  Portail collaboratif

des passionnés d'histoire
border border
 arrow 
   
border border


Accueil
Préhistoire
Histoire antique
Histoire médiévale
XVIe-XVIIIe
Histoire moderne
Religion
Géographie
Biographies
Histoire de l'art
Sciences
Exploration
Membres
Login
Pass 
Se souvenir de moi
Perdu votre mot de passe ?
Partenaires



Histoire pour tous


Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Le "concile cadavérique"
Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail
Ecrit par Brune de Crespt   
24-11-2008
Institution d'un pape (gravure du Moyen Age).
Institution d'un pape (gravure du Moyen Age).
Concile cadavérique. Un nom sinistre pour une affaire sinistre. L'histoire se déroule à Rome, en l'an 897. Le pape Formose vient de mourir et son successeur décide de faire exhumer le corps de son prédécesseur et de le juger. De quoi  est-il donc accusé ? Qu'a-t-il fait pour mériter, même après la mort, un tel traitement ?
Formose avait fait de la politique. En fait, il avait sacré empereur Lambert, duc de Spolète, avant de se raviser et de poser la couronne de Charlemagne sur la tête d'Arnoul, le roi de Germanie. Une tergiversation qui devait lui valoir la haine des Spolète. Et c'est cette haine, transmise et reprise par Etienne VI, qui lui succède en 896, qui sera à l'origine de ce faux et odieux procès. Car Etienne est un partisans des Spolète et que ceux-ci veulent se venger.
Etienne VI fait donc déterrer le cadavre de Formose et organise une parodie de jugement… devant les évêques ébahis. Le pauvre Formose, dont le cadavre a été placé sur le trône de Pierre revêtu des ornements pontificaux, est alors accusé d'avoir échangé son siège d'évêque de Porto, charge qu'il avait occupé durant pas moins de trente ans, contre celui d'évêque de Rome… "par ambition coupable".
Si la théorie interdit à un évêque d'échanger son siège épiscopal, dans la pratique, il est évident qu'un évêque peut devenir pape et donc également évêque de Rome. La règle a déjà souffert maintes entorses par le passé. Peu importe en fait : tout ce que veut Etienne, c'est un procès "pour l'exemple". Un procès également qui invalide l'accession à la papauté de Formose et, par conséquent, annule toutes ses décisions… au nombre desquelles le couronnement d'Arnoul de Germanie. Au nombre desquels également la nomination d'Etienne comme évêque d'Agnani, ce qui arrange grandement le nouveau pape, qui échappe ainsi à toute possibilité de voir le procès se retourner contre lui.
Le procès, heureusement conclu pour Etienne, le cadavre de Formose est donc retiré de sa chaise et jeté dans une fosse commune. Mais l'affaire ne s'arrête pas là. Car le peuple a été frappé d'horreur, indigné par l'action du nouveau pape qui, il est vrai, n'augure nullement d'un pontificat des plus sereins. Rome, en colère, ne laissera que quelques mois à son nouveau souverain pontife. Etienne est jeté en prison puis proprement étranglé.
Quant à Formose, son cadavre est à nouveau exhumé pour être enterré -encore- dans la basilique Saint-Pierre. Ce sera au pape Jean XI, successeur d'Etienne, que reviendra le devoir de réhabiliter la mémoire flétrie de Formose.
Dernière mise à jour : ( 24-11-2008 )

Articles connexes


haut de la page Haut de page haut de la page



border borderborder border
     
border
powered by mambo open source - tdw
border
border border






border border border border
border border border border

Advertisement