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Le temps des Barbares
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Ecrit par Alix Ducret   
02-10-2009
Les couronnes des rois wisigoths, après leur établissement en Espagne.
Les couronnes des rois wisigoths, après leur établissement en Espagne.
On a tendance à l'oublier, mais les invasions barbares qui, au Ve siècle de notre ère, mirent fin à l'empire romain d'Occident, peuvent être tenues comme un événement majeur de l'histoire européenne. Car c'est de ces invasions que va résulter une fusion intime de l'élément germain et de l'élément romain qui donneront les caractères propres à chacune des nations d'Europe occidentale.
Cette fusion avait déjà commencé, d'ailleurs ; les invasions -brusques et brutales du Ve siècle- ne faisant qu'accélérer et sans doute accentuer le mouvement. Les Germains des premiers siècles de l'ère chrétienne étaient avant tout des paysans en quête d'une terre. Refoulés vers l'ouest par les mouvements de conquêtes des Asiatiques, les Germains commencèrent à accentuer leur pression sur le Danube et sur le Rhin dès le IIe siècle, sous Marc-Aurèle. Avant d'être massive, la pénétration germanique devait se faire par infiltrations, généralement pacifiques. Les empereurs romains "reconnaissaient" les groupes germains qui avaient franchi le "limes". Ils leurs attribuaient des terres à cultiver et en faisaient des alliés, les "foederati". Et comme les Romains avaient depuis longtemps perdu leurs anciennes qualités militaires, comme ils se désintéressaient de l'armée, ceux sont les Germains que l'empire appelait, formant des troupes de mercenaires ou plus. Au final, à la fin du IVe siècle, l'armée romaine était presque entièrement germanisée et de nombreux Barbares occupaient des postes de commandement.
Stilicon, l'un des derniers grands hommes d'Etat de l'empire, était un Germain, un Vandale. Et c'est lui qui tentera de barrer la route aux Wisigoths d'Alaric. Rien d'étonnant à cela, les Germains aspirant ardemment à la romanisation.
Au IIIe siècle, les Francs étaient sur le Rhin inférieur, les Alamans entre le Rhin et le Danube, et la Dacie avait été abandonnée aux Goths. La pression des Huns allait changer la donne. La réorganisation de l'empire voulue par Dioclétien et Constantin avait su contenir les Germains, mais l'arrivée des Huns, vers 375, devait ébranler, par une série de contre coups -comme l'effet dominos- ce bel ordonnancement. Fuyant devant les Huns, les Wisigoths submergèrent la frontière du Danube et se répandirent dans les Balkans et sur la Grèce ; en 406, la frontière du Rhin fut franchi par les Alains, les Vandales et les Suèves qui traversèrent la Gaule et s'établirent en Espagne, les Vandales poussant même jusqu'à l'Afrique du Nord. Les Burgondes, d'abord établis sur la rive gauche du Rhin, devaient, sous la pression des Huns et grâce à l'action d'Ætius refonder un royaume en haute vallée du Rhône. Parallèlement à cela, les Wisigoths avaient quitté les Balkans et pénétrés en Italie, sous la conduite d'Alaric. Un temps contenus par Stilicon, il s'empareront de Rome en 410 et l'empereur Honorius n'aura d'autre choix que de les diriger vers l'Espagne -où ils fonderont un royaume- et de les fédérer. Dès le début du Ve siècle, par manque de troupes, les Romains avaient évacué la Bretagne -la Grande-, ce qui la laissait à l'abandon : elle fut à son tour submergée par les Germains venus du Jutland et d'Allemagne du Nord, les Angles, les Jutes et les Saxons dont l'arrivée provoquera une émigration massive des Bretons vers l'Armorique.
Au final, à part les Vandales de Genséric qui avaient envahi l'Afrique du Nord, tous les peuples germaniques devaient prospérer, perdurer dans cette Europe nouvellement conquise. Mais la décomposition de l'empire était inéluctable et tous ces peuples proclameront leur indépendance à brève échéance.
Dernière mise à jour : ( 02-10-2009 )

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