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La religion shinto ou "la voix des dieux"
Ecrit par Alix Ducret   
14-05-2009
Combattants japonais protégeant l'île d'une invasion chinoise (dessin japonais).
Combattants japonais protégeant l'île d'une invasion chinoise (dessin japonais).
C'est à tort que l'on fait généralement du Japon un pays bouddhiste. Car s'il a effectivement intégré le bouddhisme, c'est en le dévoyant, en le mélangeant à la religion ancestral du pays : le shinto.
Religion animiste reconnaissant l'existence de milliers de divinités, la religion shinto, dont le nom signifie "la voix des dieux", tourne autour de trois divinités majeures : la déesse solaire Amaterasu, le dieu de la lune Tsukiyomi et le dieu des océans Susanowo. Très rapidement, le mythe solaire va se confondre avec le mythe de la divinité impériale, le premier empereur légendaire du Japon, Jimmu Tenno, étant considéré comme le descendant de la déesse Amaterasu. La religion allait être, de fait, étroitement liée à l'Etat. Un lien entre gouvernement et religion, entre empereur et dieux qui explique que lors de l'apparition du bouddhisme, auquel la religion shinto ne put s'opposer totalement, une sorte de syncrétisme entre les deux religions se soit fait jour. Le ryobu-shinto, résultat de ce mélange entre religion shinto et bouddhisme devait perdurer durant près d'un millénaire, du VIIIe siècle au XVIIIe siècle. Il devint même la religion officielle du Japon alors que le bouddhisme pur se verra cantonné à l'enseignement de quelques sectes.
Dernière mise à jour : ( 14-05-2009 )

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La Navarre : d'un royaume à l'autre
Ecrit par Brune de Crespt   
12-05-2009
Roncevaux : lorsque les Basques ébranlent le pouvoir carolingien (gravure du XIXe siècle).
Roncevaux : lorsque les Basques ébranlent le pouvoir carolingien (gravure du XIXe siècle).
Jamais les Romains n'avaient réussi, autrement que nominalement, à conquérir la Navarre. Pas plus que les Wisigoths ou encore les Francs. Charlemagne, certes, parvint à y établir une marche, mais les Navarrais -plus précisément les Basques et les Vascons- allaient sérieusement malmener les troupes carolingiennes, à Roncevaux d'abord (778) puis dans une série d'embuscades.
C'est vers 830 que se constitue le royaume de Navarre avec, à sa tête, Sanche Ier Garcia (905-925). Sous Sanche III, le royaume s'étend, du côté espagnol d'abord, en allant jusqu'à Tudela, sur la rive supérieur de l'Ebre, et du côté "français", dans la région de Saint-Jean-Pied-de-Port. Son successeur unit son royaume à l'Aragon, qui ne tardera guère à lui redonner son indépendance. En 1234, cependant, la Navarre entre de plein pied en royaume français lorsque l'héritier de la couronne n'est autre que Thibaut de Champagne. Une entrée remarquée et une entrée que les souverains français ne devaient pas oublier de récupérer. C'est ainsi que la fille de Thibaut et son héritière, Jeanne de Navarre, épouse, en 1284, Philippe IV le Bel. Cette politique matrimoniale, pourtant si évidente sur la papier et qui devait, définitivement, unir la Navarre à la France, sera le jouet des événements. Elle va perdre tout son intérêt dès la mort de Louis X le Hutin, héritier de sa mère.
Dernière mise à jour : ( 12-05-2009 )

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Le parti de l'Ordre ou la manipulation du prince-président
Ecrit par Mathilde Dumas   
11-05-2009
Charles de Montalembert (1810-1870), un des fondateurs du parti de l'Ordre.
Charles de Montalembert (1810-1870), un des fondateurs du parti de l'Ordre.
On a souvent fait de Napoléon III un être falot, peu au fait de la politique. Pourtant, c'est avec une habileté remarquable que, durant les années 1849 à 1851, il va manipuler, à son avantage, le parti de l'Ordre.
Le règne de Louis-Philippe Ier (1830-1848) avait été celui de la bourgeoisie. Une bourgeoisie qui faisait reposer ses ambitions sur l'industrialisation et sur la spéculation boursière, deux phénomènes qui, vers 1846-1847, allaient sombrer dans une crise sans précédent. La paupérisation des campagnes mais surtout des milieux ouvriers, le vent de révolte que semblait souffler menaçaient le régime tout entier. Et il paraissait évident que Louis-Philippe, qui avait mollement mené la campagne d'Algérie, qui avait mollement répondu aux désirs guerriers des anglophobes et qui avait tout bonnement ignoré la révolte de la rue, ne saurait faire face. L'opposition républicaine, de son côté, s'était concentrée dans une opposition au régime électoral. Le renvoi de Guizot, en 1847, ne devait être que le prélude à l'inévitable : l'insurrection de Paris et l'abdication du roi. En 1848, la IIe République était donc proclamée. Une république qui avait elle-même ses opposants, parmi lesquels les légitimistes, les orléanistes et les divers forces de droite regroupées en un seul mouvement : le parti de l'Ordre.
Dernière mise à jour : ( 11-05-2009 )

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Les "colonnes noires" de Sherman
Soumis par Emma Benedetti   
07-05-2009
William Tecumseh Sherman (1820-1891).
William Tecumseh Sherman (1820-1891).
Il est des hommes célèbres, des guerriers, qui ne marquent les mémoires que par les ravages qu'ils ont fait. C'est le cas de Hoche, c'est également celui de Sherman.
Sorti de l'académie militaire de West Point en 1840, William Tecumseh Sherman consacre treize années de sa vie à la carrière militaire avant de se reconvertir dans le civil. Acteur de la pacification de la Floride, il contracte un "beau" mariage et devient banquier à San Francisco. Lorsque débute la guerre de Sécession, Sherman réintègre l'armée mais comme directeur de l'Académie militaire de Louisiane. Ce n'est qu'en 1863 qu'il reprend réellement du service en prenant la tête du 15e corps d'armée du Tennessee avec lequel il se distingue aux batailles de Vicksburg et de Chattanooga. En 1864, il est nommé commandant de l'armée du sud-ouest et c'est en tant que tel qu'il commet un premier fait d'armes malheureux : en septembre 1864, Sherman enlève la ville d'Atlanta aux armées sudistes et livre la ville aux flammes deux mois plus tard. Un épisode rendu célèbre par les images d'Autant en emporte le vent et qui fait entrer Sherman dans l'histoire.
Dernière mise à jour : ( 07-05-2009 )

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Les Gorgones : une ou trine ?
Ecrit par Alix Ducret   
05-05-2009
Persée égorgeant la plus célèbre des Gorgones, Méduse (bas-relief antique).
Persée égorgeant la plus célèbre des Gorgones, Méduse (bas-relief antique).
Pour qui sont ces serpents qui sifflent sur vos têtes ? interroge Racine dans Andromaque.
Ces serpents ne sont rien d’autre que les attributs les plus marquants des Gorgones. Filles de Phorcys et de Ceto selon Hésiode, elles sont plus vraisemblablement à placer dans le terrible arbre généalogique de Typhon et Echidna. Une filiation, évident au vu de leur chevelure vipérine, qui passerait par la conception de la Gorgone, elle-même mère de Méduse, Euryale et Sthéno. « Les » Gorgones seraient en fait une, comme le suggère la lecture d’Homère ou d’Euripide. Une Gorgone unique devenue trois avec le temps et la modification des mythologies. Une de fois de plus, une divinité ancienne, possédant des attributs différents, parfois opposés, se voit donc démultipliée ; une fois de plus une divinité unique a engendré trois divinités distinctes, la Gorgone étant la divinité primordiale. Et elle en a le profile : elle appartient au monde chtonien et engendre aussi bien la mort que la vie.
Tout le monde connaît la crainte dont on entourait la ou les Gorgones, leur don pour figer celui qui les regardait. Mais on oublie que le sang de la Gorgone, d’après la découverte d’Asclépios, pouvait ressusciter les morts autant qu’il pouvait donner la mort, selon le côté –ou la veine- d’où il s’écoulait. On oublie également que le nom même de Méduse, une des Gorgones, signifie « celle qui protège ».
Dernière mise à jour : ( 05-05-2009 )

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Amon contre Aton ?
Ecrit par Alix Ducret   
04-05-2009
Buste d'Aménophis IV devenu Akhenaton.
Buste d'Aménophis IV devenu Akhenaton.
Parce qu'Akhenaton a persécuté les prêtres d'Amon, fait effacer les cartouches même de la divinité ; parce que la réponse de Toutankhamon et, à travers lui, du clergé thébain, atteint à la même brutalité, le même radicalisme, on a tendance à opposer les deux divinités. Pourtant, peut-on vraiment opposer Amon à Aton ?
"Dieu caché", "Dieu mystérieux", selon les significations qui sont faites de son nom, Amon fait partie, dès l'origine, des divinités célestes. Mais ce n'est qu'après son association avec le dieu Soleil Rê, qu'il prend une dimension véritablement nationale (sous la XIIe dynastie, soit entre le XXe et le XVIIIe siècle avant J.-C.). Une "solarisation" qui s'étend à d'autres divinités égyptiennes et qui revient à faire de Rê le dispensateur de la vie, le principe de la création. Roi des dieux, roi créateur parce qu'associé au soleil, dieu de la vie, représentée par l'attribut de l'ankh -la croix ansée-, "seigneur de l'éternité" mais aussi de la justice, "dieu de pitié", protecteur des pauvres, "berger qui pardonne", Amon est, d'après les hymnes et les prières qui lui sont adressées, une divinité multifonctions, une divinité qui concentre en elle tous les pouvoirs… au point d'acquérir un statu d'unicité. Une unicité qui n'est pas un monothéisme et qui se retrouve dans la plupart des mythologies ; une unicité que l'on retrouve chez Aton avec, là aussi, des suspicions de monothéisme ; une multifonctionalité semblable à celle perceptible chez Atoum et qui fait également de cette divinité un dieu primordial, un dieu créateur. Comme chez Amon, la divinité solaire de Rê lui sera associée jusqu'à ce qu'Atoum apparaisse comme le soleil levé mais également couché et donc, en tant que tel, comme une divinité de la mort. Un statu qu'évoque le Livre des morts, qui fait finalement d'Atoum l'incarnation nocturne du soleil quand Rê en est la représentation diurne.
Dernière mise à jour : ( 04-05-2009 )

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Les passions de la Grande Mademoiselle
Ecrit par Mathilde Dumas   
30-04-2009
La Grande Mademoiselle tirant les canons de la Bastille (détail d'une gravure du XIXe siècle).
La Grande Mademoiselle tirant les canons de la Bastille (détail d'une gravure du XIXe siècle).
Si son père, Gaston d'Orléans, frère de Louis XIII, se distinguera toute sa vie par un goût inné pour le complot, sa fille, Anne Marie Louise d'Orléans, duchesse de Montpensier va se révéler, avant tout, comme une âme passionnée. Passionnée au point de se lancer avec fougue dans l'aventure de la Fronde ; passionnée au point de commander les canons de la Bastille pour sauver Condé au cours du combat du Faubourg Saint-Antoine (1652). Un acte de bravoure pour cette princesse de haut rang, mais un acte qui allait, définitivement, la soustraire à son ambition première : à savoir devenir l'épouse de Louis XIV, son cousin.
Sa haute naissance, sa fortune considérable lui avaient permis de prétendre à l'union la plus noble, à une union royale. Mais ses équipées romanesques de la Fronde -elle avait également, en 1652, conduit l'expédition d'Orléans- allaient avoir un prix. Enorme pour elle. Mazarin dira même qu'en tirant sur les troupes royales à Paris, la Grande Mademoiselle avait "tué son mari", sous-entendu, elle avait perdu le roi.
Dernière mise à jour : ( 30-04-2009 )

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Bismarck n'ira pas à Canossa !
Ecrit par Brune de Crespt   
28-04-2009
Otto von Bismarck (1815-1898), chancelier de l'Empire.
Otto von Bismarck (1815-1898), chancelier de l'Empire.
En 1077, Henri IV, empereur germanique, avait attendu, tête nue et pieds nus, d'être reçu par Grégoire VII au château de Canossa. Huit cents ans plus tard, la lutte d'influence et de pouvoir entre la papauté et l'Allemagne est toujours d'actualité.
C'est avec inquiétude que Bismarck avait vu l'émergence d'un parti catholique, le parti du Centre. Capable de mettre en péril l'unité de l'empire que le chancelier avait fondé, d'autant plus que les Allemands du Sud avaient de nettes tendances séparatistes ; dopé par la proclamation, en 1870, de l'infaillibilité pontificale, ce parti du Centre allait faire l'objet, de la part du chancelier allemand d'une guerre, d'un combat. Le combat pour la civilisation ou "kulturkampf" : c'est ainsi que l'on désignera l'action de Bismarck de 1871 à 1878. Et, de fait, c'est une véritable guerre que le chancelier allait mener en intimidant le clergé, en anéantissant l'enseignement catholique.Les inspections des écoles catholiques se virent dès lors confiées à des laïcs, les Jésuites se virent exclu de l'enseignement, les évêques et les prêtres devinrent des fonctionnaires ("lois de mai" 1873 et 1874), les futurs prêtres se virent contraints de faire leurs études dans des établissements d'Etat et les évêques se virent interdit de prononcer des excommunications.
Dernière mise à jour : ( 28-04-2009 )

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La Hanse ou la conquête par le commerce
Ecrit par Alix Ducret   
27-04-2009
Un groupe de marchands au XIVe siècle (d'après une gravure ancienne).
Un groupe de marchands au XIVe siècle (d'après une gravure ancienne).
Le phénomène n'a rien de bien nouveau : déjà, l'antiquité pratiquait des associations similaires nommées « éranoi » en Grèce ou « collegia opificum » à Rome. Les guildes médiévales ont ceci de particulier qu'elles s'étaient formées sous l'égide spirituelle, par souci de l'entraide, par sentiment fraternel. Héritière de ces guildes, la hanse -dont le nom allemand signifie justement "guilde"- apparaît au XIIe siècle parmi les marchands allemands installés à l'étranger -Visby, dans l'île de Gotland, Bruges ou Londres. Ainsi, dès son origine, la Hanse germanique se vit doté d'une préoccupation supplémentaire, qui va, au fil du temps, devenir sa particularité.
Association de marchands allemands, elle ne se préoccupe pas seulement de l'entraide mais se voit, dès son origine, assignée à l'expansion commerciale. Une expansion commerciale qui va rapidement tournée à la conquête, voir à la colonisation. C'est vers les régions de l'Est que la Hanse -ou Ligue hanséatique dès lors qu'elle regroupera les comptoirs allemands- va principalement orienter son action. Avec Lübeck à sa tête -une ville qui gardera la primauté de l'organisation tout au long de son existence-, la Ligue crée le comptoir commercial de Novgorod, de Riga ou encore de Dantzig. Une pénétration commerciale qui s'accompagnera de christianisation et, surtout, qui incitera la Ligue à s'allier aux chevaliers teutoniques.
Dernière mise à jour : ( 27-04-2009 )

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Sixte V : l'homme de fer du Vatican
Ecrit par Alix Ducret   
24-04-2009
Sixte V (1520-1590).
Sixte V (1520-1590).
Rapidement après la mort du fondateur de leur ordre, les Franciscains vont abandonner la stricte règle émise par saint François pour devenir une des "armes de pointe" de la chrétienté. Une arme dans le domaine de la connaissance et de la prédication, deux terrains qu'ils partageront avec les Dominicains.
C'est donc parmi ces Franciscains de deuxième génération, si l'on peut s'exprimer ainsi, que va apparaître un certains nombre de grands prédicateurs ou, tout simplement, de grands hommes de l'ordre. Parmi eux, Felice Perreti, fils d'un jardinier, entré chez les Franciscains de Montalto à l'âge de douze ans, devenu prêtre en 1547 (à vingt-six ans), qui se distinguera d'abord comme professeur et comme prédicateur avant de devenir le général de son ordre, en 1566. La "carrière" de Felice Perreti avait été fulgurante ; elle ne s'arrêtera pas là. En 1570, il coiffe le chapeau de cardinal, devient l'année suivante évêque de Fermo et est finalement élu pape en 1585 sous le nom de Sixte V. Intelligent, énergique aussi, il saura mettre fin à l'anarchie romaine, refaire de l'administration vaticane une organisation exemplaire, réparer des monuments, faire bâtir l'Acqua Maria et déterrer l'obélisque de Caligula, qui ornera dès lors la place Saint-Pierre.
Dernière mise à jour : ( 24-04-2009 )

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L'énigme du Prêtre Jean
Soumis par Emma Benedetti   
23-04-2009
Le Prêtre Jean, d'après une gravure ancienne.
Le Prêtre Jean, d'après une gravure ancienne.
C'est dans le contexte des croisades que se situe initialement la légende du Prêtre Jean. En effet, alors que l'Europe est en plein affrontement avec l'islam, l'évêque Hugues de Gébal, en Syrie, vient à Rome et annonce au pape qu'un certain Jean, chrétien nestorien, tout à la fois prêtre et roi, vient de remporter de grandes victoires en Perse et s'apprête à marcher sur les Etats chrétiens d'Orient. Nous sommes alors en 1145 et le Royaume de Jérusalem est fragile face aux attaques des Seldjoukides. Un tel soutien, la chrétienté en rêve. Mais ce rêve a-t-il quelque fondement historique ?
De fait, il semble qu'en 1141, le fondateur de l'empire protomongol des Kara Kitaï, Yeliu Tache, après avoir soumis les Ottomans Karakhanides, battit près de Samarkand les troupes du sultan seldjoukide Sandjar. Et il est tout à fait possible que Yeliu Tache et certains de ses hommes aient été sous influence nestorienne, si ils n'ont pas été nestoriens eux-mêmes. Plus tard, on sait que les hommes de Gengis Khan subirent cette influence, Marco Polo parle dans ses écrits d'une communauté nestorienne en Chine…
Dernière mise à jour : ( 23-04-2009 )

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Le taurobole : dans le sang du taureau
Ecrit par Constance Cousin   
20-04-2009
Thésée recevant l'anneau de Minos (d'après une poterie antique).
Thésée recevant l'anneau de Minos (d'après une poterie antique).
Présent dans de nombreux cultes orientaux ou même dans la mythologie grecque, le taureau était sensé représenté les forces du mal. Une vision que l'on retrouve dans la vision du Minotaure, qui vit enfermé dans le labyrinthe imaginé par Dédale, qui ne se nourrit que de la chair d'enfants ou d'adolescents et qui sera finalement vaincu par Thésée. La figure est connue mais elle prend un tout autre sens lorsque l'on s'attache au Minotaure plus qu'au héros grec qui l'a vaincu. Thésée apparaît alors comme celui qui vient à bout des forces du mal, de la même façon que Mithra, divinité perse du IIe siècle avant J.-C. -vraisemblablement- soumet un même taureau armé d'un couteau, d'une torche -qui représente peut-être la lumière venue sur le monde- et coiffé d'un bonnet phrygien.
La religion qui naîtra de la mythologie perse et qui connaîtra un succès certain à Rome et dans tout l'Empire au IIIe siècle de notre ère avait pour particularité rituelle de faire se plonger l'adepte -d'autres auteurs évoquent une simple aspersion- dans le sang d'un taureau.
Dernière mise à jour : ( 20-04-2009 )

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Cecil Rhodes ou le rêve de l'impérialisme britannique
Ecrit par Alix Ducret   
17-04-2009
Cecil Rhodes (1853-1902).
Cecil Rhodes (1853-1902).
Cecil John Rhodes n'avait pas plus de dix-sept ans lorsque, pour la première fois, il foula le sol de l'Afrique du Sud (1870). Entrepreneur hardi, il se lança dans la prospection de diamants où il devait rapidement faire fortune. De retour en Angleterre en 1873, il entame ses études à Oxford, et c'est là que se forme sa pensée coloniale.
De fait, Cecil Rhodes a un rêve : faire du peuple britannique le maître du monde. Uni aux Etats-Unis en une fédération anglo-saxonne, l'Angleterre aurait alors atteint à une puissance incomparable que, dès 1881, il se fit fort de réaliser. Avant l'union avec les Etats-Unis, il fallait donc que l'Angleterre étende sa présence et ce sera, dès lors, l'ambition de Rhodes. Premier objectif : étendre l'autorité de l'Angleterre à toute l'Afrique australe.
De retour en Afrique, il allait se donner les moyens -financiers- de ses ambitions en assurant le monopole de la production de diamants de Kimberley et en étendant ses affaires sur le Transvaal. Ses compagnies, la Gold Fields of South Africa, la De Beer Consolidated Mines Ltd et la British South Africa Company allait faire de Rhodes le magnat incontesté du diamants sud-africain, première étape avant son entrée en politique.
Dernière mise à jour : ( 17-04-2009 )

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Padoue : une indépendance tourmentée
Ecrit par Mathilde Dumas   
14-04-2009
La chapelle des Scrovegni de Giotto à Padoue.
La chapelle des Scrovegni de Giotto à Padoue.
Si c'est un saint, saint Antoine, qui a fait la célébrité de la ville, Padoue est également une des plus anciennes cités d'Italie. La légende veut que ce soit Anténor, frère de Priam, le célèbre roi de Troie, qui ait été à l'origine de sa fondation. Une légende née sous la plume de Virgile, auteur de l'Enéide. C'est un autre auteur romain, cependant, qui devait apporter quelque reconnaissance à la cité, tombée aux mains des Romains dès 215 avant J.-C. : patrie de Tite-Live, Padoue connaîtra alors la prospérité, sera louée pour les mœurs de ses habitants.
Ravagée par Alaric (409) puis par Attila (452), elle passera ensuite sous la tutelle des Lombards et ce n'est guère qu'à l'ère carolingienne qu'elle devait retrouver de sa splendeur. Entrée dans la ligue lombarde contre Frédéric Ier Barberousse (XIIe siècle), elle allait accéder au statu de cité indépendante en 1172. Un statu qui sera loin de lui apporter paix et prospérité puisque Padoue sera la proie des querelles entre Guelfes -lointains descendants de l'impératrice Judith de Bavière- et Gibelins -les Hohenstaufen- durant tout le siècle suivant. C'est en 1318, que Padoue devait retrouver la paix… en abandonnant son indépendance et en se donnant à la famille de Carrara qui règnera sur Padoue jusqu'en 1405. Entre temps, Padoue était devenue une cité universitaire, réputée notamment dans l'enseignement du droit. Annexée par Venise en 1405, elle devait, ensuite, subir le sort de tous les Etats de Venise.
Dernière mise à jour : ( 14-04-2009 )

Isabelle Charrière ou la lutte d'une âme solitaire
Soumis par Emma Benedetti   
13-04-2009
Portrait d'Isabelle Charrière (1740-1805).
Portrait d'Isabelle Charrière (1740-1805).
"Compatissante par tempérament, libérale et généreuse par penchant [elle] n'est bonne que par principe ; quand elle est douce et facile, sachez-lui-en gré, c'est un effort". C'est par ces mots, extrait de son Portrait de Zélide, qu'Isabelle Charrière se dépeint.
Née Van Tuyll van Serosken van Zuylen, cette noble d'origine hollandaise épouse en 1766 le précepteur de son frère qu'elle accompagne alors en Suisse. Ouverte aux idées nouvelles des Lumières, lectrice de Diderot et de Rousseau, elle mène une existence morne auprès d'un époux bègue et mathématicien. Une existence qui ne sera éclairée que par son amour platonique pour Benjamin Constant. Mais la dame de Charrière est avant tout un esprit éclairé qui se pique de modernité tout en demeurant dans le plus strict conservatisme. Un conservatisme qui fait d'elle un auteur délicat, poète à ses heures, satirique souvent comme dans Mistress Henley, qui dépeint les mœurs d'une petite cité, où comme dans Caliste ou les lettres de Lausanne, un roman autobiographique qui pose le problème de la femme en butte aux préjugés du monde et aux conventions sociales.
Dernière mise à jour : ( 13-04-2009 )

Ponce Pilate, le procurateur le plus célèbre du monde
Ecrit par Alix Ducret   
09-04-2009
Ponce Pilate présentant le Christ au peuple, d'après l'œuvre d'Antonio Ciseri.
Ponce Pilate présentant le Christ au peuple, d'après l'œuvre d'Antonio Ciseri.
Certainement, Ponce Pilate est le procurateur romain le plus célèbre du monde. Mais outre le fait qu'il permit l'exécution de Jésus de Nazareth, que sait-on réellement de cet homme ?
Cinquième procurateur romain de Judée de 26 à 36 après J.-C., Ponce Pilate était, selon les historiens Philon et Josèphe, un être rapace, injuste et cruel. Des déclarations qui sont à prendre avec parcimonie si l'on considère que Philon et Flavius Josèphe sont des historiens juifs et donc peu enclin à l'impartialité.
Il semble cependant que, dès le début de son mandat, Ponce Pilate ait commis nombre d'erreurs, propres à heurter le sentiment juif. Il fit défiler les troupes romaines, toutes enseignes déployées et ordonna de puiser dans le trésor du Temple afin de construire un aqueduc. Une décision qui devait provoquer un incident sanglant. Sans doute alors est-ce afin de se racheter et pour ne pas créer de nouvel incident qu'il abandonna Jésus au Sanhédrin, lequel l'avait déclaré coupable et condamné à mort. Une condamnation qui se devait de recevoir l'aval du procurateur, ce dernier étant le seul à avoir droit de vie et de mort en Judée. Et ainsi en fut-il fait.
Dernière mise à jour : ( 09-04-2009 )

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Pierre le Vénérable : l'homme de la restauration clunisienne
Ecrit par Alix Ducret   
07-04-2009
Représentation probable de Pierre le Vénérable (enluminure du Moyen Âge).
Représentation probable de Pierre le Vénérable (enluminure du Moyen Âge).
C'est au Xe siècle que Guillaume le Pieux, duc d'Aquitaine, fonda l'abbaye de Cluny et la confia à Bernon, abbé de Baume, qui la plaça sous observance bénédictine. Saint Odon, saint Mayeul, saint Odilon, saint Hugues allaient faire de Cluny le cœur de la réforme monastique en Occident. Son succès fut tel que Cluny regroupa jusqu'à 1400 maisons, peuplées de 10000 moines. Une richesse humaine qui devait engendrer, dès le XIIe siècle, une trop grande richesse matérielle. C'est ce que l'on décrit généralement comme la "décadence" de l'ordre clunisien, une décadence qui n'est pas de mœurs mais que l'on peut traduire par l'éloignement de la stricte observance bénédictine qui était à l'origine de l'abbaye. C'est sur cette "décadence" que naîtra la réforme de Cîteaux, conduite par saint Bernard. C'est également à l'époque de cette "décadence" que le dernier grand abbé clunisien entre en scène.
Issu d'une noble famille auvergnate, Pierre de Montboissier, dit Pierre le Vénérable, devient abbé de Cluny en 1122. Sous son impulsion, Cluny retrouve les traditions et la rigueur du temps des quatre premiers abbés. Sous son impulsion, Cluny redevient un haut-lieu de la chrétienté monastique, tenant tête à saint Bernard dans la controverse entre clunisiens et cisterciens.
Dernière mise à jour : ( 07-04-2009 )

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Chypre, le berceau d'Aphrodite
Ecrit par Brune de Crespt   
05-04-2009
Médaille antique de Vénus-Uranie.
Médaille antique de Vénus-Uranie.
"Cypris" ou Aphrodite : tel est le nom de ce joyau de la Méditerranée. Un joyau de pierres qui, dès l'Antiquité et parce qu'elle se situe au cœur d'un intense échange commercial, devint un joyau des plus prisé. Colonisée successivement par les Phéniciens (vers 1500 avant J.-C.) puis par les Grecs (vers 1000 avant J.-C.), elle subit la domination assyrienne avant de revenir aux Phéniciens puis de passée à l'Egypte et enfin à l'empire perse. Des conquêtes et des dominations successives qui allaient lui permettre de conserver une relative autonomie, au point de sortir, vers 400 avant J.-C., de ces temps de soumission officielle, à un intense rayonnement. Les cités les plus importantes étaient alors Amathonte, Paphos et Idalie, toutes trois consacrées à la déesse Aphrodite qui serait venue y parfaire sa beauté avant de faire son entrée dans l'Olympe. Au début du IVe siècle avant J.-C., Chypre était donc indépendante, jusqu'à ce qu'elle soit intégrée à l'empire d'Alexandre. A la mort de ce dernier, elle sera d'ailleurs vivement disputée par les "héritiers" du Conquérant, qu'ils soient de Syrie ou d'Egypte. Finalement, c'est Caton, le Romain, qui s'en emparera et en fera, en 58 avant J.-C., une province romaine.
Dernière mise à jour : ( 05-04-2009 )

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Ciano ou les regrets d'un impérialiste
Ecrit par Mathilde Dumas   
02-04-2009
Le comte Galeazzo Ciano (1903-1944).
Le comte Galeazzo Ciano (1903-1944).
Déjà, la carrière politique et militaire de Galeazzo Ciano semblait toute tracée : son père s'était distingué dans l'attaque de sous-marins au cours de la Première Guerre mondiale et avait adhéré dans la foulée au parti fasciste. En 1930, Galeazzo suit promptement les traces de son père et, tout jeune diplomate, épouse, en 1930, la fille de Mussolini, Edda. Devenu sous-secrétaire d'Etat puis ministre de la presse et de la propagande (1935), le jeune comte Ciano participe à la guerre d'Ethiopie en tant qu'aviateur puis devient, en 1936, ministre des Affaires étrangères. Un poste essentiel en cette période de bouleversement européen ; un poste qui va faire de lui le principal artisan de la politique impérialiste de l'Italie, politique consacrée, en 1939, par l'axe Rome-Berlin. Dès lors, l'Italie de Mussolini est entraînée dans le sillage de la politique belliqueuse de l'Allemagne… ce qui est justement ce que Ciano veut éviter. Le calcul est mauvais car, malgré les réticences de Ciano, l'Italie ne peut plus faire marche arrière. De fait, Ciano a bel et bien piégé son pays, s'est piégé lui-même et ses réticences ou son opposition, de plus en plus marquée, vis-à-vis de son beau-père, Mussolini, ne changeront rient à l'affaire. Sauf pour l'intéressé lui-même qui, en 1943, se voit retirer le ministère des Affaires étrangères.
Dernière mise à jour : ( 02-04-2009 )

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Mithridate, l'autre Hannibal
Ecrit par Constance Cousin   
01-04-2009
Portrait de Mithridate VI Eupator (v.132 avant J.-C.-63 avant J.-C.).
Portrait de Mithridate VI Eupator (v.132 avant J.-C.-63 avant J.-C.).
"Un vrai Hannibal" : c'est ainsi qu'un historien romain désigne Mithridate VI le Grand, ennemi acharné de Rome, "remarquable par le courage, quelque fois prodigieux par la chance, toujours par le cœur, chef par l'intelligence, soldat par la force"… Que de compliment pour un souverain qui n'aura de cesse de défier Rome ; pour un souverain qui avait tout pour être l'allié de la puissante péninsule, qui parlait vingt-deux langues et avait reçu une éducation hellénistique. Son père, ouvrant la voie pour lui, avait d'ailleurs était allié de Rome au cours de la troisième guerre punique. Mais Mithridate V était mort alors que son fils n'avait que douze ans. Et il était mort empoissonné par son épouse, la mère de Mithridate VI. Une véritable chasse au pouvoir s'ouvrit alors, obligeant le jeune Mithridate VI à fuir. Ce n'est que vers 111 avant J.-C., alors qu'il a vingt-deux ans, qu'il prend possession de son trône. Par la force. En jetant sa mère en prison et en écartant son frère qui s'était indûment emparé du trône.
Dès lors, Mithridate est dans la peau d'un conquérant, seule et unique façon de n'être pas, de n'être plus un jouet politique. Il s'empare du Bosphore cimmérien, partage un temps la Paphlagonie avec le roi de Bithynie et conquiert finalement la Bithynie elle-même. C'est son intérêt pour la Cappadoce qui devait servir de déclencheur ou d'excuse à la réaction romaine.
Dernière mise à jour : ( 01-04-2009 )

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Du pirate au corsaire
Soumis par Emma Benedetti   
30-03-2009
Des pirates prêts à l'attaque, d'après un tableau moderne.
Des pirates prêts à l'attaque, d'après un tableau moderne.
La piraterie est sans doute aussi vieille que la navigation et que les relations maritimes. De fait, il apparaît que dans l'Antiquité, elle était pratiquée presque systématiquement par tous les peuples côtiers de la Méditerranée et ni les Phéniciens ni les Grecs ne voyaient de différence notable entre le commerce et la piraterie. Elle trouvait même des justifications patriotiques dans les guerres endémiques qui opposaient les cités antiques, comme, au XVIIe siècle, le corsaire français trouvera dans la lutte avec l'Angleterre ou l'Espagne la justification à ses actions.
De fait, il faut bien attendre le XVIIe siècle pour voir une distinction entre le pirate et le corsaire. Pourtant, les razzias, les coups de main contre un village ou un navire étaient tout autant valorisés par leurs auteurs aux temps antiques ou au Moyen Âge comme une action plus politique que pécunière. La Méditerranée, sera le terrain privilégiée des pirates orientaux puis des musulmans, les fameux Barbaresques qui prolongeront sur la mer la lutte éternelle entre l'islam et la chrétienté ; la Baltique, quant à elle, demeurera aux mains des Vikings et c'est en partie pour lutter contre leurs actions que la ligue de la Hanse se formera au Xe siècle.
Dernière mise à jour : ( 30-03-2009 )

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