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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

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Histoire en questions



La Suède, des Svear à l'union scandinave
Ecrit par Mathilde Dumas   
20-11-2008
Un marchand viking (gravure ancienne).
Un marchand viking (gravure ancienne).
Déjà Tacite, dans sa Germanie, évoque la Suède, qui était alors habité par les Goths, au sud, et les Svear, au nord. Ce sont ces derniers qui, dans les premiers siècles de notre ère, vont s'assurer la suprématie du pays. Le pouvoir était loin d'une centralisation quelconque et c'est uniquement dans le sacerdoce des prêtres du sanctuaire d'Upsala que l'on peut voir une forme de gouvernement. De fait, la Suède était alors divisée en une multitude de provinces, de principautés qui tenaient à leur autonomie. L'autorité royale, également établie à Upsala -et ce n'est pas un hasard- n'avait d'autorité que le nom. Tout juste peut-on lui reconnaître un rôle religieux plutôt que politique.
Du VIIIe au Xie siècle, la Suède va connaître une expansion rapide… vers la Russie. Les Varègues, notamment, s'établiront à Kiev et à Novgorod, où ils fonderont des cités dédiées au commerce. C'est de ces cités que sortira plus tard l''Etat russe et on retrouve la traces des origines scandinaves dans de nombreux prénoms, tels qu'Oleg -qui serait Helgi-, Igor -Ingvar- ou Riourik, le nom des princes de Kiev, qui serait la transcription de Roerek.
Dernière mise à jour : ( 20-11-2008 )

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La Basilissa Théophano
Soumis par averm   
16-11-2008
La basilique Sainte-Sophie.
La basilique Sainte-Sophie.
959: "La Nouvelle Rome" de Constantin est dirigée par le jeune empereur Romain II et sa femme Théophano, une roturière déchirée entre amour et pouvoir. L'histoire bouleversante et tragique de celle qui fut, pour un temps, impératrice byzantine.
Crateros était le propriétaire d'une petite taverne où se croisaient tous types de personnes, et où il n'était pas rare d'aperçevoir quelques nobles. Or un jour, le tavernier aperçut un petit groupe d'hommes entrer. L'un d'entre eux lui demanda d'apporter le meilleur vin apporté par la plus belle fille. Crateros n'eut aucune difficulté à reconnaître le fils de l'empereur Constantin VII: Romain. Il se précipita vers la chambre de sa fille Anastasia qui dormait profondément. Celle-ci, encore endormie, enfila en vitesse son unique robe de soie. Lorsqu'elle fut descendue, tous les hommes se turent et l'observèrent. Romain était submergé par sa beauté et se promit de l'épouser. C'est ainsi que les amants se marièrent en 956 dans l'enceinte même de la superbe Sainte-Sophie.
Mais en 959, le basileus Constantin VII s'éteint aussi brusquement que curieusement et sa femme Hélène accuse Anastasia d'en être l'instigatrice. A la mort de l'empereur, son fils devient Romain II, ainsi que sa belle épouse qui fut nommée Théophano. A la suite de son couronnement, le nouvel empereur fait mettre dans un couvent les quatre filles de Constantin VII, mais épargne cette vie austère à sa mère qui a la possibilité de rester au palais royal. Persuadée que la roturière a poussé son mari dans sa décision, Hélène promet de venger ses filles. Une promesse jamais tenue puisque la veuve meurt d'un infarctus quelques semaines plus tard.
Dernière mise à jour : ( 19-11-2008 )

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Epicure : pour le plaisir
Ecrit par Constance Cousin   
17-11-2008
Buste d'Epicure (342-270 avant J.-C.).
Buste d'Epicure (342-270 avant J.-C.).
Parce qu'il se veut l'apôtre d'une vie sans dieux, sans superstition, où seul le plaisir de l'homme compte, on a trop souvent tendance à associer l'épicurisme à la transgression, au plaisir des sens assouvi sans limite. Pourtant, la philosophie ou plutôt le modèle de vie prôné par cet Athénien du IVe-IIIe siècle avant J.-C. se veut d'abord comme une opposition à la religion grecque de l'époque. Fils d'une magicienne, Epicure vouait une haine sans limite à tout ce qui touchait à la superstition. Or, la religion grecque est entièrement, alors, tournée vers la superstition. Le succès de la Pythie, sensée révéler aux hommes le désir des dieux, mais également celui des cultes à mystères comme le culte dionysiaque et, surtout, le culte éleusien sont pétris de rituels, de croyances qui, pour certains, se limite à de la superstition. De fait, si la religion grecque originelle est une religion presque étatique, que l'on pratique avec ses concitoyens, elle est surtout une religion qui n'implique jamais l'individu si ce n'est à l'occasion de quelques sacrifices. En quête d'une religion plus personnelle, d'une véritable spiritualité, les Grecs vont alors se tourner, toujours plus nombreux, vers les cultes à mystères qui, s'ils font la part belle au rituel, invitent à une implication de l'homme, annoncent la nécessité d'agir pour se sauver. Une conception très moderne donc, presque chrétienne mais qui, mal comprise, peut se révéler désastreuse. C'est ainsi qu'il faut comprendre les excès du culte dionysiaque, comme plus tard des Bacchanales ; c'est également comme cela qu'il faut comprendre l'épicurisme. Un mode de vie qui se veut une réaction à ces excès commis au nom d'une religion mal comprise, apparentant cette religion à de la superstition.
Dernière mise à jour : ( 17-11-2008 )

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La révolte des Cipayes
Soumis par Emma Benedetti   
16-11-2008
Un soldat cipaye (d'après une dessin du XIXe siècle).
Un soldat cipaye (d'après une dessin du XIXe siècle).
Lors de la conquête de l'Europe, les Ottomans avaient eu l'idée de créer un corps d'armée uniquement constitué d'enfants, enlevés à leurs parents dès leur plus jeune âge. Les janissaires, puisque c'est d'eux qu'il s'agit, allaient devenir le corps d'élite de l'armée ottomane ; son arme de guerre la plus fameuse.
Lorsque les Britanniques pénétrèrent en Inde, ils décidèrent de faire de même. Ou à peu près. C'est ainsi que naquirent les Cipayes, des indigènes enrôlés dans l'armée occupante. En 1847, ils seront pas moins de 190 000, encadrés par des officiers anglais.
Mais les Cipayes étaient Indiens et donc hindous. Une religion qui honore la vache, élevé au rang d'animal sacré. Prenant prétexte que les cartouche fournies à l'armée étaient enduites de graisse de vache et qu'il fallait, pour les décapsuler, mordre dedans, les Cipayes, vivement encouragés par les princes du Bengale, devaient se révolter en 1857. Elle devait se répandre à toute l'Inde centrale et au Nord et sera marquée par la prise de Delhi puis d'Allahabad et par le massacre des Européens établis à Cawnpore. La mésentente entre les révoltés eux-mêmes, la fidélité obtenue des Cipayes de Bombay allaient être les principales causes de l'échec de la révolte qui cesse dès l'année suivante, en 1858.
Dernière mise à jour : ( 16-11-2008 )

Les Ramessides et la restauration de l’ordre royal
Ecrit par Alix Ducret   
13-11-2008
Statue représentant Ramsès II.
Statue représentant Ramsès II.
Comme Toutankhamon, Horembeb, son successeur, était mort sans héritier. Une situation qui risquait de plonger l’Egypte dans l’anarchie et qu’il tenta d’éviter en associant au trône la figure montante de ses dernières années de règne : Ramessou. Devenu pharaon sous le nom de Ramsès Ier, le premier pharaon de la dynastie des Ramessides n’était jamais qu’un ancien officier, issu d’une longue lignée de militaires originaires du Delta oriental, qui avait exercer les fonctions de vizir avant d’accéder à la fonction suprême. Son nom, Ramessou, devenu Ramsès, signifiait « Rê l’a mis au monde », une façon directe et sans équivoque de mettre un terme définitif à la parenthèse atonienne en se plaçant sous le patronage direct de Rê et d’Atoum, une divinité qui rappelait que désormais le sort de l’Egypte ne se jouait plus à Thèbes mais à Memphis. Le règne du premier des ramessides ne durera guère que deux ans mais il sera déterminant notamment parce que Ramsès Ier, dans un souci d’éviter tout problèmes de succession, associe, sans doute dès la première année de son règne, son fils Sethi Ier au trône. Tous les Ramessides feront de même et tous se placeront en successeurs légitimes des premiers pharaons, Ramsès II, fils de Séthi Ier, se faisant notamment représenter en adoration devant les cartouches de tous les pharaons depuis Ménès jusqu’à Séthi Ier. Seuls les souverains d’Amarna et la reine Hatchepsout auront été gommés de cette lignée.
Dernière mise à jour : ( 13-11-2008 )

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La fausse simplicité de Charles le Simple
Ecrit par Alix Ducret   
12-11-2008
Sceau de Charles III le Simple.
Sceau de Charles III le Simple.
La faiblesse de Louis II le Bègue, le règne conjoint de Louis III et de Carloman II avaient clairement annoncé ce qui sera la grande affaire du règne de Charles III : la lutte contre les grands du royaume. Fils posthume de Louis II, encore enfant à la mort de Carloman, Charles réunit tous les handicaps capables d’attiser la révolte des nobles. Sa jeunesse est un problème, mais elle sera palliée par trois années de régence de Charles le Gros, empereur d’Occident, roi d’Alémanie et fils de Louis le Germanique. Une régence qui prouve combien les Carolingiens des deux pays sont liés, combien le lien familiale et peut-être l’autorité impériale compte encore dans l’un et l’autre royaumes. La déposition de Charles le Gros par la diète de Tibur en 887 devait, à nouveau, placer Charles le Simple face aux nobles du royaume… qui lui préfèrent pour l’heure le comte de Paris, Eudes Ier.
De fait, c’est bien là le problème de Charles, celui que ses descendants connaîtront également : la montée en puissance non pas de la noblesse mais bien d’une famille, celle des comtes de Paris. Des seigneurs qui tiennent les grands du royaume en leur pouvoir et qui, contrairement aux Pippinides quelques générations auparavant, n’hésiteront pas avant de s’emparer du trône. Différence notable entre les Pippinides et les Robertiens : ces derniers sont issus du sein même de Charlemagne, ou du moins le seront-ils à partir d’Hugues le Grand, descendant direct de Carloman, fils de Charlemagne, roi d’Italie sous le nom de Pépin. Débouté de l’héritage italien, cette branche des Carolingiens se verra offrir le comté de Vermandois, une piètre consolation qui revenait à reconnaître, indirectement, la réalité de leurs droits sur le trône italien.
Dernière mise à jour : ( 12-11-2008 )

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Eton : le collège des pauvres
Ecrit par Brune de Crespt   
07-11-2008
Sceau d'Henri VI d'Angleterre.
Sceau d'Henri VI d'Angleterre.
Décidément, le règne d'Henri VI marque un véritable tournant dans l'histoire d'Angleterre. C'est sous son règne que cesse, de fait, la guerre de Cent ans et cela malgré le couronnement, à Paris, d'Henri VI d'Angleterre et de France. Un couronnement qui cache trop mal le sentiment d'échec des Anglais, échec avec le couronnement de Charles VII, échec avec le rapprochement des Bourguignons et du trône. Ayant totalement abandonné les affaires continentales, Henri VI aura d'ailleurs fort à faire avec les révoltes couvant dans son propre royaume. De fait, c'est également sous son règne que débutera le conflit entre les Lancastre -lui-même et ses partisans- et les York, ses cousins nés d'une second fils d'Edouard III. La guerre des Deux-Roses allait faire des ravages dans le pays, et notamment dans les rangs de la noblesse. Une noblesse qui devra à Henri VI d'avoir soigné son éducation après lui avoir donné tant d'occasions de mourir.
Initialement destiné aux garçons pauvres ou infirmes -ils devaient être 25 de chaque-, le collège d'Eton est fondé en 1440 par Henri VI. Un parrainage éminent pour un collège qui sera bien vite détourné de son objectif initial et charitable… par sa destination même. Car Henri VI voulait faire plus pour Eton que pour les autres institutions éducatives.
Dernière mise à jour : ( 07-11-2008 )

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Louis le Bien Aimé, si mal nommé
Ecrit par Constance Cousin   
06-11-2008
Louis XV en compagnie de Madame du Barry (iconographie du XIXe siècle).
Louis XV en compagnie de Madame du Barry (iconographie du XIXe siècle).
Longtemps on craindra pour la santé du petit roi, arrière-petit-fils du Roi-Soleil, souverain à 5 ans. La Régence, exercée par le duc d’Orléans puis par celui de Bourbon, s’achèvera en 1743, avec la mort du dernier des « régents » du roi, le cardinal de Fleury. Dire que le souverain n’avait guère la tête à la politique est une évidence ; il n’aimait pas cela et préférait de beaucoup ses plaisirs –nombreux- aux affaires de l’Etat. Son premier acte de roi sera donc de se trouver un remplaçant, en la personne de son ancien précepteur, Fleury. Modéré, ce dernier rétablira les finances, donnera un nouvel essor à l’économie et au commerce extérieur ; pacifique, il fera le stricte minimum pour assurer un soutien au beau-père du roi dans le conflit successoral polonais. La mort de Fleury, cependant, allait pousser le roi à s’adonner à la chose politique malgré lui, ce qu’il fera en instituant notamment le « secret du roi », sorte de cabinet parallèle et intime au sein duquel il prendra toutes les décisions importantes. Un cabinet dans lequel les favorites, et notamment Madame de Pompadour, auront la part belle. Car si Louis XV était loin d’être stupide, il était, par ailleurs, fort influençable, d’où une politique versatile.
Dernière mise à jour : ( 06-11-2008 )

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Les Vandales ou la ruine comme mode de vie
Ecrit par Mathilde Dumas   
05-11-2008
Un guerrier
Un guerrier "barbare" (bas-relief antique).
Il est des peuples qui méritent décidément leur réputation. Tel est le cas des Vandales, peuplade germanique qui marquera le Ve siècle après J.-C. par la politique de dévastation systématique qu'elle semble avoir mise en place. Et contrairement aux autres peuples germaniques que l'on injustement qualifiés de "barbares", les Vandales, eux, sauront se faire craindre et haïr… même des autres Germains. En effet, alors qu'à la suite des Suèves et des Alains, ils avaient quitté la Pannonie et la Dacie -où ils s'étaient établis au IIIe siècle, les Vandales vont se jeter sur la Gaule comme une meute de loups affamés. Deux années durant, ils ravageront ce territoire de passage avant de pénétrer, en 409, en Espagne… d'où ils seront chassés par les Wisigoths. Poussés, repoussés toujours plus au sud par les autres peuples germaniques, les Vandales, sous la conduite du terrible Genséric, vont enfin pouvoir établir leur royaume. Un royaume enlevé de force à l'empire romain ; un royaume avec Carthage pour capitale. De Berbérie, dont ils ont su se rendre maître si l'on excepte quelque poches de résistance chrétiennes-, de Carthage comme des principales cités côtières, les Vandales vont alors mettre sur pied leurs nombreuses opérations de piratage à travers toute la Méditerranée. Ces premiers "barbaresques" -terme employé pour désignés les pirates musulmans qui sévissaient en Méditerranée du XIVe au XVIIIe siècle- pilleront ainsi la Corse, la Sicile, la Sardaigne, les côtes espagnoles.
Dernière mise à jour : ( 05-11-2008 )

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Les Plantagenêts : une famille "française"
Ecrit par Brune de Crespt   
03-11-2008
Mort de Foulques Nerra, comte d'Anjou, à Jérusalem (gravure du XIXe siècle).
Mort de Foulques Nerra, comte d'Anjou, à Jérusalem (gravure du XIXe siècle).
C'est en France qu'est née la dynastie Plantagenêt. En France et plus précisément entre Angers et Le Mans, par la grâce -et le mariage- de Foulques d'Anjou qui rattachait le Maine à l'Anjou et doublait ainsi son comté. Fils de France, donc, Foulques d'Anjou le sera, tout comme son fils, Geoffroy V, qui sera le premier à prétendre au titre de prince et le premier à mériter le surnom de Plantagenêt. La légende veut en effet qu'il portât habituellement une branche de genêt à son chef. Hasard ou désir de rappeler la vision dont il aurait était témoin, celle d'une licorne à tête de femme traversant un champ de genêt ? Peu importe en fait. Geoffroy sera donc à l'origine du surnom mais aussi à l'origine de sa prospérité.
Surnommé le Bel -avant d'être le Plantagenêt-, Geoffroy V épouse en 1127 Mathilde l'Impératrice. Veuve d'Henri V, elle est surtout l'unique héritière d'Henri Ier Beauclerc, fils cadet de Guillaume le Conquérant et souverain d'Angleterre. De fait, s'il n'est nullement question d'une loi salique en Angleterre, les faits sont là et c'est bien évidemment le premier à s'assurer le concours de la noblesse qui l'emporte. En l'occurrence, ce ne sera pas Mathilde qui se voit damer le pion par son neveu, Etienne de Blois, petit-fils par sa mère du célèbre vainqueur de Hastings. Mathilde va dès lors mettre toute son énergie pour reconquérir un trône, à son sens usurpé.
Dernière mise à jour : ( 03-11-2008 )

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Du culte dionysiaque aux mystères d'Eleusis
Ecrit par Alix Ducret   
31-10-2008
Dionysos le dieu du vin de la mythologie grecque.
Dionysos le dieu du vin de la mythologie grecque.
Né au VIe siècle avant J.-C., le culte dionysiaque traîne une réputation pour le moins erronée. Les Bacchantes latines y sont certainement pour quelque chose, ainsi qu'une vision élaborée uniquement sur les attributs les plus marquants de cette divinité.
C'est en Asie mineure, dont il porte le bonnet phrygien, que s'est d'abord développé le culte dionysiaque. Un culte entièrement tourné vers la fête débridée, vers la consommation effrénée de vin, vers une sexualité sans frein. De fait, Dionysos, fils de Zeus et de Sémélé, est, dans la mythologie grecque, le dieu du vin, du désir brutal, des arts et de l'agriculture. Deux derniers attributs qui s'effacent largement au profit des premiers ; deux attributs que l'on a tendance à reléguer, voire à occulter. Sans doute est-ce une erreur car tous ces attributs se tiennent et lorsqu'on les étudie ensemble, la vision qu'ils donnent est celle d'une divinité de la vie, de la mort et de la résurrection. Dieu de l'agriculture et du vin, Dionysos est profondément ancré dans la notion de divinité de la terre. Or c'est la terre qui régénère. C'est elle aussi qui ensevelie, accueillant les corps des défunts. Et, comme chacun sait, Dionysos est une divinité qui est né plusieurs fois. Sauvé du ventre de sa mère par Zeus, qui lui permet d'achever sa gestation dans sa propre cuisse, Dionysos devait ensuite être démembré, brûlé avant d'être ressuscité grâce à l'intervention de la déesse Rhéa. Un épisode qui fait de Dionysos le pendant d'Osiris, mais surtout une divinité de la vie et de la mort, de la vie à tout prix. C'est la célébration de cette vie que célèbre le culte dionysiaque. Un culte profondément marqué par la fête, la danse ; un culte célébrant la vie dans ce qu'elle a de plus débridée. Un culte, enfin, qui, apparaît comme une réponse à la société toujours plus encadrée, plus morale et plus contraignante qui se dessine alors.
Dernière mise à jour : ( 31-10-2008 )

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Charles le Mauvais ou l’art du complot
Ecrit par Constance Cousin   
30-10-2008
Charles le Mauvais, roi de Navarre (1332-1387).
Charles le Mauvais, roi de Navarre (1332-1387).
Allié des nobles mécontents, des bourgeois révoltés ou encore de  l’Angleterre, Charles le Mauvais est de toutes les révoltes, de tous les conflits.
Petit-fils de Louis X le Hutin par sa mère, le roi de Navarre passera sa vie à comploter contre la dynastie des Valois qui, à son sens, l’a spolié de son héritage : le trône de France !
En 1364, alors que le roi Jean II le Bon est retourné en Angleterre où il est retenu prisonnier, Charles le Mauvais rassemble toute son armée, affûte ses armes et revendique la couronne de France et, pour faire bonne mesure, le duché de Bourgogne. Quand Charles, dauphin et régent de France, confisque les fiefs normands du roi de Navarre, la guerre devient alors inévitable. Du Guesclin est donc envoyé par le régent pour s’emparer des places fortes de Normandie avant l’arrivée de l’armée navarraise conduite par le «captal» de Buch. L’affrontement décisif a lieu à Cocherel, le 16 mai 1364, et Bertrand du Guesclin en sort vainqueur.
Cette terrible défaite incite Charles le Mauvais à abandonner ses prétentions françaises et à consacrer ses talents à attiser la lutte qui déchire l’Espagne, et qui oppose Pierre le Cruel à Henri de Transtamare.
Dernière mise à jour : ( 30-10-2008 )

Mais qu'est-ce qui effraie tant monsieur Darcos ?
Ecrit par Alix Ducret   
29-10-2008
Xavier Darcos, actuel ministre de l'Education nationale.
Xavier Darcos, actuel ministre de l'Education nationale.
Qu'est-ce qui effraie tant monsieur Darcos ? Monsieur Darcos et nombre de ses prédécesseurs d'ailleurs qui se voient proposer, maintenant, d'écrire eux-mêmes les programmes d'histoire ! Cela semble incroyable ? En fait c'est presque naturel tant l'histoire est un sujet sensible, une matière apte à la propagation d'idées, voire d'idéaux. Les pseudos historiens du XIXe siècle, ceux de la lignée de Michelet, ceux que Jules Ferry cautionnera, sont de cette école. Leur but, alors, la réécriture de l'histoire, notamment médiévale et monarchique, dans le but de promouvoir l'idéal révolutionnaire mais aussi patriotique. Exagérations, mensonges, inventions : tout est bon pour salir les principes féodaux, religieux des siècles précédents. Tout est bon pour faire des quelques mille ans qui constituent le Moyen Age une période sombre, obscure même. Tout est bon pour présenter les souverains de la Renaissance et des Lumières comme des monarques décadents, oppressifs. Etre historiens, au XIXe siècle, c'était faire œuvre de propagande ! Et il faut croire que rien n'a vraiment changé. A une exception près cependant : si les historiens que XXe siècle n'ont guère eu de mal, pour peu qu'ils s'y soient attachés, à revenir sur les " vérités révélées " du siècle précédent, c'est que la loi, déjà, le leur permettait. Une leçon semble-t-il pour les néo-propagandistes de l'histoire, ceux du XXIe siècle, qui ont pris soin d'empêcher, d'interdire toute recherche, tout débat.
Dernière mise à jour : ( 29-10-2008 )

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Vercingétorix : quand la Gaule défiait Rome
Ecrit par Alix Ducret   
28-10-2008
Statue de Vercingétorix.
Statue de Vercingétorix.
Alors que l’imagerie d’Épinal nous présente « nos ancêtres les Gaulois » comme un peuple de barbares chevelus et moustachus, depuis quelques années, celtologues et historiens remettent « les pendules à l’heure ». Ce ne sont pas les Romains, généreux dispensateurs de civilisation, on le sait, qui ont fait des Gaulois un peuple cultivé et civilisé. Les peuples celtes avaient leur propre civilisation, hautement complexe, avec leur hiérarchie, leur religion, leurs médecins, leurs architectes et leurs héros…
C’est de Marseille, comptoir gréco-celtique, que va partir toute la conquête romaine en Gaule. Pendant les guerres puniques, la cité phocéenne, craignant de voir sa force maritime supplantée par celle des Carthaginois, se fait l’alliée de Rome, alliance qui se renouvelle en 154 et en 126 avant J.-C., quand Marseille appelle les Romains à la protéger des tribus celtes environnantes. Ayant pris pied en Gaule, il ne fallut pas longtemps aux Romains pour annexer toute la côte de la Provincia. Et, au Ier siècle avant J.-C., profitant des perpétuelles divisions entre Gaulois, ils ont déjà annexé la Provence, le Languedoc-Roussillon et les rives du Rhône jusqu’à Lyon.
C’est vers cette époque que, pour les Gaulois qui sont plus des agriculteurs que des guerriers, le danger germain se fait de plus en plus précis. Et, en 58 avant J.-C., les Éduens, installés dans le Nivernais et la Bourgogne et depuis longtemps alliés de Rome, font appel aux légions afin de repousser les hordes d’Arioviste le Germain. C’est donc César, alors proconsul de la Gaule romaine, qui prend la tête des armées romaines…
Dernière mise à jour : ( 28-10-2008 )

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Marco Polo démasqué
Ecrit par Mathilde Dumas   
24-10-2008
Portrait de Marco Polo (1254-1324).
Portrait de Marco Polo (1254-1324).
An de grâce 1298. Marco Polo, revenus depuis trois ans d’un long séjour en Chine, tombe aux mains des Génois. Une année durant, il passe le temps en égrainant ses souvenirs, souvenirs dont Rusticello, un de ses compagnons d’infortune, rédigera le Devisement du monde, rapidement rebaptisé le Livre des merveilles.
De fait, la relation de voyage de Marco Polo a de quoi impressionner. Les fastes de la cour chinoise, les chasses somptueuses, l’or, les perles, la richesse de la capitale enfin : tout incite au rêve. Au rêve d’or, surtout, ce qui conduira les Vénitiens à désigner l’ouvrage sous le nom de Millione. « Un conte merveilleux, selon Jacques Heers, destiné à divertir un public de cour ». Un conte dont la véracité peut être sérieusement mise en doute. De même que son intérêt d’ailleurs. Car si la richesse transparaît à chaque page, le parcourt de Polo, son voyage frôle la fantaisie. Samarkand, la Chine, le Tibet mais aussi l’Inde et l’Afrique : tout le monde connu est répertorié, faisant de Polo un voyageur infatigable. L’histoire paraît même si étonnante que certains historiens ont carrément mis en doute son séjour chinois.
Dernière mise à jour : ( 24-10-2008 )

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Persée, le tueur de monstres
Ecrit par Alix Ducret   
22-10-2008
Persée égorgeant Méduse (bas-relief antique).
Persée égorgeant Méduse (bas-relief antique).
Une prophétie avait un jour annoncé au roi d’Argos, Acrisios, que son petit-fils le tuerait. Sachant cela, Acrisios n’eut rien de plus pressé que d’enfermer sa fille, la belle Danaé, dans une tour d’airain, où personne ne pouvait l’approcher.
C’était compter sans l’extraordinaire sens de l’humour des dieux : à peine Acrisios eut-il enfermé Danaé que Zeus commença à s’intéresser à la jeune fille et, ayant pris l’apparence d’une pluie d’or, la séduisit. C’est ainsi que fut conçu Persée.
Lorsqu’Acrisios apprit la grossesse de sa fille, il jeta la mère et l’enfant dans une caisse et les précipita dans la mer, dans l’espoir qu’ils périssent. Mais Zeus, amant et père attentionné, les fit aborder sur une île des Cyclades, à Sériphos, où ils furent recueillis par des pêcheurs puis par le roi, Polydecte. Les années passèrent et Polydecte tomba amoureux de Danaé. Persée était maintenant un jeune homme et le vieux roi craignait qu’il ne s’interpose entre lui et sa mère, aussi décida-t-il de soumettre Persée à une épreuve à laquelle, du moins l’espérait-il, il ne survivrait pas : il demanda à Persée de lui ramener la tête de la terrible Méduse !
Divinité chtonienne dotée d’une chevelure reptilienne, Méduse était la seule des Gorgones à être mortelle. Comme ses sœurs, cependant, son regard était si terrible qu’il pétrifiait qui le croisait.
Dernière mise à jour : ( 22-10-2008 )

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"Défends-moi par l'épée, je te défendrai par le verbe"
Ecrit par Brune de Crespt   
21-10-2008
Guillaume d'Occam (v.1285-1347).
Guillaume d'Occam (v.1285-1347).
Théologien, philosophe, idéologue politique même, Guillaume d'Occam se sera essayé à toutes les disciplines… avec toujours le même credo : la séparation. Entré très jeune chez les Franciscains, il s'essaie à la critique dès ses années oxfordiennes, critique qui lui vaudra d'être convoqué par le pape Jean XXII et l'empêchera d'accéder au titre de "maître". Proche des Spirituels, dont l'idéal de fidélité de l'enseignement franciscain tournait de plus en plus à la contestation tous azimuts et même à l'hérésie -dans laquelle ils finiront par tomber d'ailleurs, Guillaume d'Occam devait faire le choix de l'empereur a contrario du pape. Une prise de choix pour Louis de Bavière et pour l'idéal impérial dans son ensemble. Car de la même façon que Guillaume avait mis son intelligence au service de la foi, de l'Eglise, il va la mettre au service de l'idée de la prédominence impériale. Une idée qui oppose l'Eglise et l'empire depuis Constantin lui-même ; une idée qui fait de l'Eglise la débitrice de l'Empire, du pape le débiteur de l'empereur. Ce combat va littéralement empoisonner les dix premiers siècles de l'Eglise en tant qu'institution reconnue dans l'empire. Il va engendrer des actions aussi diverses que la création de l'Inquisition ecclésiastique, que la fondation des Etats pontificaux, que Canossa ou que la venue des Normands dans la péninsule italienne.
Dernière mise à jour : ( 21-10-2008 )

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Obama ou la couleur de la peau…
Ecrit par Alix Ducret   
20-10-2008
Barack Obama, candidat démocrate à la présidentielle américaine.
Barack Obama, candidat démocrate à la présidentielle américaine.
Non, l’élection américaine ne se jouera pas sur le critère de la race ! Obama est noir ? Et alors ! C’est en tous cas ce que l’on ne cesse de nous asséner depuis des semaines, des mois. Pourtant, rien n’est plus faux. C’est même tout le contraire. Obama ne sera pas le candidat de certains Américains, non parce qu’il est démocrate, non parce qu’il n’a jamais eu de postes « à responsabilité » internationales. Obama ne sera pas le candidat de ces Américains-là parce qu’il est noir. Et qu’ils n’imaginent pas la patrie de Washington et de Lincoln gouvernée par un Noir. Mentalité raciste ? Mentalité raciale plutôt… Exactement la même mentalité, le même critère qui inspirera nombre de ceux qui voteront Obama.
L’évident engouement qui s’est emparé des médias, américains comme européens, des hommes politiques –notamment français-, des « élites » du monde occidental a tout à voir avec la couleur de peau de monsieur Obama. C’est parce qu’il est Noir qu’ils le soutiennent ; parce qu’il est Noir qu’ils en ont fait « leur candidat » et cela avant même que le sénateur de l’Illinois ait gagné les primaires.
Dernière mise à jour : ( 20-10-2008 )

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Crassus : le troisième homme
Ecrit par Constance Cousin   
16-10-2008
Buste de Crassus (v. 115 avant J.-C.-53 avant J.-C.).
Buste de Crassus (v. 115 avant J.-C.-53 avant J.-C.).
Parce que les noms se ressemblent ; parce que la fortune caractérisera leur vie, Crassus et Crésus sont communément confondus. Pourtant il n'existe ni unité de temps ni unité de lieu. Crésus vivait au VIe siècle avant J.-C.. Il était roi de Lydie et devait tout perdre après son alliance malheureuse avec le Perse Cyrus. Crassus, de son côté, est un général romain du Ier siècle avant J.-C. célèbre pour sa fortune certes -on le surnommait "Dives" "le Riche", mais aussi pour avoir fait partie du premier triumvirat avec César et Pompée et pour avoir écraser dans le sang la révolte des esclaves conduits par Spartacus.
C'est au dépend des victimes des proscriptions –dont la tête était mise à prix pour des raisons parfois rien de plus que politiques- que ce partisan de Sylla devait faire fortune. Une fortune qui allait lui ouvrir les portes, en 71 avant J.-C., de la préture et, en 72, l'imperium, l'autorité suprême. Rome était alors en proie à la panique, une panique due à la révolte des esclaves qui, dans toute la Campanie, faisaient régner une atmosphère de terreur. De fait, le romantisme et l'idéal qui entourent l'histoire de Spartacus est tout sauf réel.
Dernière mise à jour : ( 16-10-2008 )

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Dans l'ombre de Victoria
Ecrit par Constance Cousin   
13-10-2008
Albert de Saxe-Cobourg et Gotha (1819-1861).
Albert de Saxe-Cobourg et Gotha (1819-1861).
Aisément cantonné au rôle de père de ses neuf enfants ; facilement relégué dans la statut d'époux de la reine ; tout juste désigné sous le titre -acquis en 1857- de prince consort : Albert de Saxe-Cobourg et Gotha fait partie de la longue galerie de souverains méconnus.
Fils cadet du duc de Saxe-Cobourg et Gotha, cousin germain de la reine Victoria, il est à peine plus âgé qu'elle lorsqu'il l'épouse en 1840. Un mariage politique, qui sera également un véritable mariage d'amour duquel naîtront pas moins de neuf enfants. L'amour de la reine, le nombre d'enfants, brandit comme une sorte de "preuve" de cet amour : voilà, généralement à quoi se limite la biographie du prince Albert. Un prince qui ne deviendra consort qu'au bout de dix-sept ans de mariage ; un prince qui, semble-t-il, avait mérité ce titre de consort…
Certes, Albert ne gouverna pas directement, son épouse y parvenant admirablement sans son aide. Certes, son origine allemande pouvait même être un handicap. Mais le prince saura rapidement se rendre indispensable à son épouse autrement que dans leur vie de couple. Réorganisateur de l'armée lors de la guerre de Crimée, conseiller écouté de la reine, il saura surtout mettre en avant ses talents d'organisateur et même de promoteur lors de l'Exposition universelle de 1851, exposition qui sera -et il est bon de le souligner- un succès populaire autant que financier.
Dernière mise à jour : ( 13-10-2008 )

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La convention d’El-Arich
Ecrit par Mathilde Dumas   
12-10-2008
Portrait de Kléber (1753-1800).
Portrait de Kléber (1753-1800).
L’aventure française en Égypte débute en juillet 1798 : Bonaparte, à peine débarqué, s’empare d’Alexandrie et entre en vainqueur au Caire. La veille, il a écrasé les mamelouks à la célèbre bataille des Pyramides. Coupé de l’Europe par les navires de l’amiral anglais Nelson, il n’en continue pas moins sa marche conquérante : il se rend en Syrie, où il s’empare de Gaza et de Jaffa, avant d’échouer devant Saint-Jean-d’Acre.
À peine revenu au Caire, Bonaparte quitte la terre d’Égypte et rentre en France, laissant le commandement au général Kléber, qui doit faire face à un véritable soulèvement populaire. Le 24 janvier 1800, jugeant la lutte impossible, Kléber signe la convention d’El-Arich qui doit préparer l’évacuation de l’Égypte. Mais l’attitude de l’Angleterre, qui exige une reddition sans condition, va prolonger le conflit jusqu’au mois de septembre 1801, date à laquelle Menou, général converti à l’islam et successeur de Kléber, signe une capitulation honorable.
Dernière mise à jour : ( 12-10-2008 )

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