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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




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Histoire en questions



Les jardins suspendus de Babylone
Ecrit par Constance Cousin   
26-05-2008
Les jardins suspendus de Babylone (d'après une reproduction antique).
Les jardins suspendus de Babylone (d'après une reproduction antique).
Si l’on ne sait avec précision qui fut le fondateur de Babylone et bien que l’on cite toujours, sans y croire, la légende de la belle déesse guerrière Sémiramis, la résurrection de la cité chaldéenne, elle, ne fait aucun doute : elle est le fait du grand souverain Nabuchodonosor II.
Pillée à plusieurs reprises lors de la domination assyrienne (Xe-VIIIe siècles avant J.-C.), Babylone subira un châtiment extrêmement sévère après une ultime révolte contre les Assyriens. Il faudra attendre la ruine de l’empire assyrien (VIIe siècle avant J.-C.) et l’avènement de Nabuchodonosor II pour qu’enfin la cité mésopotamienne retrouve son éclat passé. Devenue « l’ornement des royaumes, la fière parure des Chaldéens », selon le prophète Isaïe, Babylone apparut dès lors comme le symbole de la puissance de Nabuchodonosor II, qui en fit une des cités les plus somptueuses du temps, au point qu’Alexandre le Grand n’aura de cesse de la conquérir et d’en faire la capitale du nouvel Orient. Les jardins suspendus, notamment, feront rêver des générations d’auteurs antiques et d’archéologues. Voici la description que Diodore de Sicile donne de cette merveille du monde :
Dernière mise à jour : ( 26-05-2008 )

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Richard le Cruel
Ecrit par Brune de Crespt   
23-05-2008
Richard Cœur de Lion faisant exécuter les prisonniers musulmans (détail d'une gravure du XIXe siècle).
Richard Cœur de Lion faisant exécuter les prisonniers musulmans (détail d'une gravure du XIXe siècle).
Il est des êtres qui, au delà de la mort et malgré toutes les preuves historiques, ont acquis une véritable aura de légende. Tel est le cas de Richard Cœur de Lion, vu par les Anglais comme par les Français comme un parangon de vertu, comme le modèle du chevalier, généreux, juste et incarnation même de l’honneur. Pourtant, rien n’est plus faux.
Second fils d’Henri II Plantagenêt et d’Aliénor d’Aquitaine, Richard apparaît dès sa jeunesse comme un trouble fête, avide de pouvoir et de gloire. À de multiples reprises, il se révolte contre son père, allant même jusqu’à faire hommage au roi de France pour les terres aquitaines ; devenu roi d’Angleterre (1189), il n’a de cesse de se poser en porte-étendard de l’Occident chrétien, quitte à se brouiller avec Philippe Auguste -qui n’avait pas non plus un caractère facile- ou avec Léopold d’Autriche -action qu’il payera cher en demeurant plusieurs mois dans les geôles de ce prince au retour de la croisade. Enfin, il fait preuve d’une telle cruauté en Terre sainte que les musulmans en gardent un souvenir horrifié dans leurs chroniques. D’ailleurs, le surnom de « Cœur de Lion » qui passera à la postérité n’avait à l’origine rien d’aimable puisqu’il soulignait sa témérité autant que son manque de miséricorde…
Dernière mise à jour : ( 23-05-2008 )

La folie du roi
Ecrit par Alix Ducret   
21-05-2008
Charles VI en forêt du Mans (d'après une statue ancienne).
Charles VI en forêt du Mans (d'après une statue ancienne).
C’était au milieu de l’été, pendant les lourdes chaleurs d’août. Comme il traversait la forêt, un homme tout vêtu de blanc se jette à la bride de son cheval en criant :
-Arrête, noble roi, ne passe pas outre, tu es trahi !
Cette subite apparition frappe le roi. Un peu plus loin, le page qui portait la lance royale s’endort sur son cheval ; la lance tombe et frappe un casque qui retentit. À ce bruit d’armes, le roi tressaille, tire l’épée et crie :
-Sus, sus aux traîtres !
Il court, l’épée nue, sur ses pages, sur son escorte, sur son frère, le duc d’Orléans, qui l’évite à grand-peine…
Le roi était fou !
Dernière mise à jour : ( 21-05-2008 )

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La « journée des barricades »
Ecrit par Mathilde Dumas   
15-05-2008
L'assassinat d'Henri de Guise, d'après une gravure moderne.
L'assassinat d'Henri de Guise, d'après une gravure moderne.
Depuis son avènement, en 1574, Henri III tente de rétablir la paix dans le pays, déchiré par les guerres de religion. Mais, à la mort de son frère, le duc d’Alençon, en 1584, l’héritier du trône de France devient le protestant Henri de Navarre.
Dès lors, la Sainte Ligue, fondée par le très catholique duc de Guise, se déchaîne : c’est le début de la «guerre des trois Henri» (Henri de France, Henri de Navarre et Henri de Guise). Et, le 12 mai 1588, la «journée des barricades», organisée à Paris par la Ligue, oblige le roi à fuir la capitale. Cette défaite, bientôt suivie des États généraux de Blois où la Ligue domine complètement, conduit le souverain à décider l’élimination du duc de Guise, qui est assassiné, le 23 décembre 1588. La réponse des ligueurs viendra un peu plus tard : le 31 juillet 1589, Henri III est assassiné à son tour…
Dernière mise à jour : ( 15-05-2008 )

Histoires de bourreaux
Ecrit par Lucile Lanvin   
13-05-2008
Un bourreau au Moyen Age (détail d'une gravure du XIXe siècle).
Un bourreau au Moyen Age (détail d'une gravure du XIXe siècle).
Pourtant indispensable aux sociétés qui connaissent la peine de mot, bras armé de la répression légale, le personnage du bourreau inspire l’effroi, sinon le dégoût. C’est sans doute ce qui explique le vide institutionnel qui entoure sa fonction, qu’aucun texte légal ou administratif n’a véritablement définie. Sait-on, par exemple, qu’en votant la loi du 6 octobre 1791 qui prévoit la décapitation des condamnés à mort, l’Assemblée nationale a omis de désigner celui qui serait chargé de l’exécuter ? Dans la longue histoire des peines et châtiments, la place du bourreau n’a jamais varié : celle d’un paria, que nul ne veut convier à sa table et dont la société, quoique consciente de son utilité, a feint d’ignorer l’existence. Comment peut-on être bourreau ? Qui, au fil des siècles, a accepté de remplir l’effroyable office d’exécuteur des basses œuvres ?
Dernière mise à jour : ( 14-05-2008 )

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L’entrevue de Couzières
Ecrit par Constance Cousin   
08-05-2008
Louis XIII et sa mère lors de l'entrevue de Couzières (gravure du XIXe siècle).
Louis XIII et sa mère lors de l'entrevue de Couzières (gravure du XIXe siècle).
En s’emparant d’un pouvoir qui lui revient de droit, Louis XIII le retire à sa mère et n’hésite pas à la retenir prisonnière. La fuite de la reine mère, aidée du duc d’Épernon, en février 1619, laisse pressentir une nouvelle guerre qui sera finalement évitée grâce à Richelieu… Cependant cette paix et la relative tranquillité du souverain ont un prix : Marie de Médicis reçoit le gouvernement de l’Anjou, conserve tous ses revenus, voit ses dettes payées et le duc d’Épernon reçoit cinquante mille livres pour compenser la perte de la ville de Boulogne, prise par les armées royales.
Puis, pour confirmer cette paix, les deux partis décident de se rencontrer : l’entrevue de Louis XIII et de sa mère a lieu à Couzières, le 4 septembre 1619. On raconte que la reine se serait écriée en voyant le roi :
-Dieu mon fils, je vous trouve grandi !
Ce à quoi le roi Louis XIII répondit aimablement :
-Ma mère, j’ai crû pour votre service.
Dernière mise à jour : ( 08-05-2008 )

L’homme à la serpe d’or
Ecrit par Brune de Crespt   
06-05-2008
Druides gaulois, dont l'un porte une serpe et l'autre un bâton sacerdotal.
Druides gaulois, dont l'un porte une serpe et l'autre un bâton sacerdotal.
L’image du druide vêtu d’une longue toge, portant barbe blanche et suspendu à un chêne avec une serpe d’or tient plus du mythe ; un mythe allégrement repris par les mouvements néo-druidiques depuis le XVIIIe siècle puis par les dessinateurs de bandes dessinées du XXe siècle.
Les druides étaient peut-être vêtus d’une sorte de toge mais ils possédaient également nombre d’autres signes distinctifs, découverts au cours de fouilles archéologiques. Ils portaient sans doute une coiffe ou un bandeau, en bronze généralement, ainsi qu’une torque, signe de supériorité que l’on retrouve chez les chefs ou les représentations des dieux. Durant les rituels, ils portaient un sceptre ou un bâton sacerdotal et Pline parle d’un « œuf de druide », en pierre, qui leur permettait d’acquérir une plus grande éloquence. Quand à la serpe, s’ils en avaient une, elle n’était certainement pas d’or, qui est un métal trop mou, mais de bronze. Pour finir, il faut les voir avant tout comme des maîtres -dans le sens d’enseignants-, des médecins et comme les gardiens de la mémoire que comme des sorciers adeptes de la fabrication des potions.
Dernière mise à jour : ( 06-05-2008 )

Les aventuriers du Tibet
Ecrit par Mathilde Dumas   
05-05-2008
Statue tibétaine de Jokhang.
Statue tibétaine de Jokhang.
Tout le monde, ou presque, a entendu parler du Tibet, cette région d’Asie centrale formée d’un vaste plateau, bordée par la Chine, l’Inde, le Bouthan et le Népal. Situé en moyenne à une altitude de 4500 mètres, le Tibet apparaît comme la première marche conduisant à l’Himalaya, le toit du monde… Pour beaucoup, le Tibet est la terre d’origine du dalaï-lama, symbole du bouddhisme ; pour d’autres, c’est également un pays martyr dont on connaît peu l’histoire, si ce n’est à travers quelques films ; pour tous cependant, le Tibet apparaît comme une terre fascinante, une terre presque inconnue…
À peine cité par Marco Polo dans le Livre des Merveilles, le Tibet est si reculé, si inaccessible, qu’il restera longtemps ignoré des explorateurs, à quelques exceptions près, et il faudra attendre le XVIIIe et surtout le XIXe siècle, pour qu’il retienne l’attention des plus téméraires d’entre eux.
Dernière mise à jour : ( 05-05-2008 )

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Le temps des mégalithes
Ecrit par Constance Cousin   
03-05-2008
Jeune guerrier celte près d'un menhir (gravure du XIXe siècle).
Jeune guerrier celte près d'un menhir (gravure du XIXe siècle).

Lieux de légende, objets de superstition depuis des millénaires, les mégalithes sont au cœur de l’imaginaire celtique. Leur origine lointaine, leur profusion en Europe et, surtout, leur taille gigantesque interpellent aussi bien les archéologues que les historiens, les chercheurs que les amateurs.
Condamné par l’Église dès le IVe siècle, le culte des « pierres levées » n’en a pas moins survécu pendant des siècles. Afin de faire cesser les rites celtiques et de les détourner de leur origine païenne, l’Église va donc « christianiser » les mégalithes et, au détour d’un chemin de Bretagne, il n’est pas étonnant de voir, parfois, un menhir surmonté d’une croix. Mais la soumission à l’Église ne fut jamais totale et les fées, les sibylles ou les sorcières rodent encore autour des dolmens ou des menhirs.
Refuge de Méduse en Corse, lieux de sabbat des sorcières, tombeau de Merlin caché dans la forêt de Brocéliande, légionnaires statufiés alors qu’ils poursuivaient saint Cornély, à Carnac, les légendes attachées aux mégalithes se suivent et ne se ressemblent pas. Fortement imprégnées de christianisme, ces histoires fabuleuses nous plongent cependant au plus profond de l’imaginaire celtique.

Dernière mise à jour : ( 03-05-2008 )

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Le droit de savoir…
Ecrit par Alix Ducret   
28-04-2008
Saint Thomas d'Aquin enseignant (gravure du XIXe siècle).
Saint Thomas d'Aquin enseignant (gravure du XIXe siècle).
A l'heure où les lycéens et les collégiens défilent dans les grandes villes de France ; où les enseignants et les parents d'élèves réclament toujours plus de crédits, refusent les suppressions de poste ; où une certaine France -au demeurant très médiatique- célèbre en grande pompe et avec force émissions de radio et de télévision Mai 68 et son héritage, il est bon de rappeler que l'enseignement, en France, n'a pas toujours été considéré comme un dû. Nées dès le XIe siècle, les universités européennes se faisaient fort d'enseigner la théologie, la philosophie, parfois la médecine -notamment à Montpellier- à l'élite intellectuelle occidentale. Une élite qui se targuait de connaissance, se piquait de dialogue avec les savants étrangers, notamment musulmans ou juifs, et qui, au final, élaborait une somme de connaissances absolument phénoménale. Certes, cette connaissance était réservée à un petit nombre ; certes elle était financée par l'Eglise au travers des écoles de cathédrales et de monastères, à l'origine des universités, mais elle appelait à la discussion, à la dialectique tout en s'ouvrant au plus grand nombre.
De fait, les fameux « collèges », qui donneront plus tard leur nom à l'institution que l'on connaît, étaient des pensions pour les étudiants pauvres. Créés au XIIIe siècle, ils allaient rapidement devenir des établissements également dévolus à l'enseignement -et plus seulement à l'hébergement- tout en respectant leur vocation première en direction des plus humbles. La Sorbonne, pour ne citer qu'elle, aura cette vocation comme cette évolution à une époque où le savoir était un droit mais également une faveur…
Dernière mise à jour : ( 28-04-2008 )

De l'hévéa à Goodyear
Soumis par Emma Benedetti   
25-04-2008
Charles de La Condamine (1701-1774).
Charles de La Condamine (1701-1774).
C'est en voyant les Haïtiens jouer avec une balle en élastique que Christophe Colomb découvrit, lors de son second voyage en Amérique (1493-1496), le caoutchouc. Deux siècles plus tard, les Français La Condamine et Fresneau donnaient les premières descriptions scientifiques de l'arbre à caoutchouc, autrement dit de l'hévéa, ainsi que des méthodes d'extraction employées par les Indiens. Il faudra encore un siècle et la découverte du benzol par Charles Macintosh (1820) puis celle de la vulcanisation permettant d'insensibiliser le matériau aux variations de température par Goodyear (1839) pour que John Dunlop imagine le pneumatique. De fait, la fin du XIXe siècle marque l'apogée de la recherche en matière de cycle, depuis la bicyclette jusqu'à l'automobile et la naissance d'une industrie désormais florissante.
Dernière mise à jour : ( 25-04-2008 )

« Citoyen »… de quoi ?
Ecrit par Alix Ducret   
23-04-2008
Le Dalaï-lama.
Le Dalaï-lama.
A grands renforts de publicité, le maire de Paris, Bertrand Delanoé, a annoncé sa volonté de faire du Dalaï-lama un « citoyen d’honneur » de la capitale. Une faveur qui n’en est pas vraiment une tant les notions de citoyenneté, d’appartenance à une nation ou à un idéal –en l’occurrence républicain- sont de nos jours bradés. Pas un jour sans un appel solennel à être « tous des Tibétains » qui succède au très médiatique « tous des ch’tis » ; pas un jour sans une déclaration de l’un  ou l’autre représentant politique qui brade, à bon compte, des notions aussi sacrée que celle d’appartenance nationale ou même de citoyenneté. Car le citoyen français n’est pas n’importe qui. Ce mot n’est pas anodin. Bien au contraire, il est, il a été, plus que tout autre, porteur des idéaux républicains, symbole de la France des Lumières. Né avec la Constitution de 1791, le terme de citoyen servira à désigner, aux yeux de tous, les fils de la Révolution, les hommes et les femmes qui placeront la liberté, l’égalité et la fraternité au-dessus de toute autre notion. Un idéal dont Delanoé et consorts se délectent à longueur de discours ; un idéal qui fait figure d’incongruité au regard de la personne du Dalaï-lama porteur, malgré lui peut-être, d’une tradition féodale et inégalitaire qui constitue la base même de la société tibétaine.
Dernière mise à jour : ( 23-04-2008 )

Mort au champ d’honneur
Ecrit par Mathilde Dumas   
22-04-2008
La mort de La Tour d'Auvergne (gravure du XIXe siècle).
La mort de La Tour d'Auvergne (gravure du XIXe siècle).
Entré jeune dans l’armée, Théophile de La Tour d’Auvergne était un soldat dans l’âme, un vrai héros de la guerre. Capitaine de la Colonne infernale dans l’armée des Pyrénées occidentales, il est nommé Premier Grenadier par Bonaparte et reçoit un sabre d’honneur. Maintes fois, il figura dans les conseils de guerre et il avait, selon ses soldats, le don de « charmer les balles ». Pourtant, le 28 juin 1800, alors qu’il combattait dans les rangs de l’armée du Rhin, La Tour d’Auvergne tombe, mortellement touché d’un coup de lance.
Son corps, enveloppé de feuilles de chêne et de laurier, est déposé au lieu même où il était tombé. Son cœur sera précieusement conservé par sa compagnie et, à chaque appel, le plus ancien sergent répondra désormais au nom de La Tour d’Auvergne :
-Mort au champ d’honneur.
Dernière mise à jour : ( 22-04-2008 )

Le Tigre enflamme la France
Ecrit par Alix Ducret   
21-04-2008
Clémenceau, dit le Tigre, à la tribune de l'Assemblée (gravure tirée d'un journal de l'époque).
Clémenceau, dit le Tigre, à la tribune de l'Assemblée (gravure tirée d'un journal de l'époque).
Lorsque, le 16 novembre 1917, Clémenceau est appelé à former un nouveau gouvernement, la France est à bout, désespérée. La guerre des tranchées semble ne jamais devoir finir, 110 000 soldats, tués ou blessés, ont été laminés lors de l’offensive de Nivelle sur la Somme et les mutineries se multiplient. La lassitude et le défaitisme gagnent les soldats comme les civils. Le Tigre décide de redonner confiance au peuple français : il forme un cabinet de guerre jusqu’au boutiste -sans un seul ministre socialiste-, lance un emprunt de dix milliards et place Foch à la tête des armées alliés. Dans ses discours, il balaye toutes les objections de la Chambre des députés, il est prêt à toutes les alliances -y compris avec l’Action française-, si cela peut assurer le triomphe de la France.
Nous ne sommes pas au pouvoir pour assurer le triomphe d’un parti, devait-il proclamer alors devant ses pairs. Nos ambitions sont plus hautes : elles visent à sauvegarder l’intégrité de l’héroïque moral du peuple français. Chacun de nous a aujourd’hui le droit de dire : je suis fils d’une vieille et belle histoire, je suis le fils d’un peuple qui a pensé, a écrit, a agi et nos petits-neveux penseront, écriront, agiront de même.
Un an après ce discours enflammé, l’armistice était signé…
Dernière mise à jour : ( 21-04-2008 )

La « religion des amis »
Soumis par Emma Benedetti   
18-04-2008
William ou Guillaume Penn (1644-1718).
William ou Guillaume Penn (1644-1718).
Né à Londres en 1644, Guillaume Penn devient, à l’âge de vingt-deux ans, un fervent adepte de la religion des amis, le quakerisme. Après quelques séjours à la Tour de Londres, Penn décide de quitter l’Angleterre. Il parcourt l’Allemagne et la Hollande en prêchant. En 1681, il revient à Londres et obtient, contre une créance de seize mille livres, une concession pour un territoire du Nouveau Monde. Sous son égide, cette terre, située à l’ouest de la Delaware, devient une colonie qui prend le nom de Pennsylvania.
Le 25 avril 1682, Guillaume Penn donne aux colons une constitution en vingt-quatre articles qui font de la Pennsylvanie l’un des premiers États démocratiques. Terre d’asile, ce pays devient le refuge des persécutés.
En 1684, Penn décide de rentrer à Londres. Ami du roi Jacques II Stuart, il tente alors d’inspirer au souverain une politique de tolérance religieuse : en 1687, il obtient la Déclaration d’indulgence. À la chute des Stuart, un an plus tard, Penn est à nouveau persécuté et privé du gouvernement de sa colonie de 1692 à 1694. Resté en Angleterre, Guillaume Penn meurt près de Londres le 30 juillet 1718. Mais son œuvre lui survit : la constitution donnée à la Pennsylvanie inspirera largement la future constitution des États-Unis.
Dernière mise à jour : ( 18-04-2008 )

Les réverbères de Paris
Ecrit par Mathilde Dumas   
15-04-2008
Les réverbères de Paris, d'après un dessin moderne.
Les réverbères de Paris, d'après un dessin moderne.
Un édit royal datant de 1465 avait déjà proclamé que chaque habitant devait placer une chandelle à sa fenêtre afin d’éclairer les rues de Paris. Mais ce n’est qu’en 1769 que l’éclairage de la capitale fut accordé, non à l’inventeur du réverbère, Bourgeois de Châteaublanc, mais à un financier, un certain Tourtille-Segrain.
Le 1er août 1769, Tourtille-Segrain commença l’exploitation de l’éclairage de Paris. Il devait la poursuivre durant quarante ans et l’étendre à d’autres grandes villes du royaume, pour son plus grand bénéfice. Tout avait été déjà défini et il n’y eut guère d’amélioration si ce n’est la décision de placer une lanterne à la fenêtre de chaque poste de police de quartier. Ce qui amena cette épigramme :
Le commissaire Balivernes,
Aux dépens de qui chacun rit,
N’a de brillant que sa lanterne
Et de terne que son esprit.
Dernière mise à jour : ( 15-04-2008 )

Les prophètes de l’Apocalypse
Ecrit par Lucile Lanvin   
08-04-2008
Le combat contre l'Antéchrist, d'après une gravure ancienne.
Le combat contre l'Antéchrist, d'après une gravure ancienne.
Si les terreurs de l’An Mil ne sont rien d’autre qu’un mythe, l’Apocalypse est une réalité attendue depuis la naissance du christianisme. Une réalité attendue parce qu’annoncée, notamment dans le texte eschatologique de saint Jean ; une réalité qui deviendra une proche certitude pour de nombreux « prophètes » au cours des siècles. Car contrairement à ce que l’on croit généralement, les prophètes de l’Apocalypse ne sont pas spécifiques au Moyen Âge et se retrouvent dans toute l’Europe jusqu’au XVIe siècle.
« Je vis ensuite un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la première terre étaient passés et la mer n’était plus. Et moi, Jean, je vis la sainte cité, la nouvelle Jérusalem qui descendait du ciel d’auprès de Dieu, ornée comme une épouse qui s’est parée pour son époux. Et j’entendis une grande voix qui venait du ciel et qui disait :
-Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes et Il habitera avec eux ; ils seront Son peuple et Dieu sera lui-même leur dieu et Il sera avec eux. Et Dieu essuiera toutes les larmes de leurs yeux et la mort ne sera plus et il n’y aura plus ni deuil, ni cri, ni travail car ce qui était auparavant sera passé. »
Ce court extrait du livre de l’Apocalypse de Jean nous éclaire assez exactement sur la nature des écrits dont s’est nourri l’imaginaire des premiers chrétiens.
Dernier livre du Nouveau Testament, dont la rédaction est généralement située autour de l’an 90, l’Apocalypse, ou Livre des Révélations, relate, dans un grand souffle poétique, le combat victorieux des armées du Christ contre les forces du mal. On y retrouve, comme dans les apocalypses juives dont il est largement inspiré, une Bête « à sept têtes et dix cornes », dont les exégètes s’accordent à affirmer qu’elle représente l’oppresseur romain.
Dernière mise à jour : ( 08-04-2008 )

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Vatel : l'art des papilles
Soumis par Emma Benedetti   
07-04-2008
Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.
Vue de Vaux-le-Vicomte où officia Vatel.
Parce que la fête était désormais érigée en art de vivre, parce que la perfection en était la condition indispensable, Vatel, le plus célèbre des maître d'hôtel français, va devenir une véritable légende. Découvert par le Roi-Soleil alors qu'il était au service du surintendant Nicolas Fouquet -le fameux et malheureux maître de Vaux-le-Vicomte-, passé ensuite au service du prince de Condé, on a dit de cet adepte de la perfection qu'il s'était passé une épée en travers du corps… parce qu'une sauce avait été raté. Ou serait-ce parce que la marée avait manqué lors d'une fête donnée en l'honneur du roi ? Ou par simple dépit amoureux ? De fait, les légendes se multiplient pour accréditer une conscience professionnelle bien supérieure à ce qu'elle aurait dû être. Mais en est-il autrement maintenant, où la moindre bulle d'oxygène saveur foie gras déplace les foules ? Ou le moindre restaurant étoilé fait réserver ses tables des mois à l'avance ? Serait-ce que la France, berceau auto-proclamé de la grande cuisine, abhorre la médiocrité ? Ou serait-ce plus simplement que aujourd'hui comme hier la cuisine se conjugue comme un art, d'où un excès du maître comme de l'admirateur lorsque cet "art" est à la mode ?
Dernière mise à jour : ( 07-04-2008 )

L’art de l’orfèvrerie mérovingienne
Ecrit par Brune de Crespt   
05-04-2008
Une reine mérovingienne (gravure du XIXe siècle).
Une reine mérovingienne (gravure du XIXe siècle).
En 1954, dans la crypte de la basilique de Saint-Denis, on mettait au jour des fibules circulaires en émaux, une longue épingle d’argent, des boucles d’oreilles en or ornées de corbeilles ajourées, des épingles à cheveux, une boucle de ceinture en argent, le tout dans un remarquable style typiquement byzantin. Pourtant ces bijoux appartenaient à la reine Arégonde, une des épouses de Clotaire Ier. Rien d’étonnant cependant, si l’on se souvient que les Celtes étaient eux-mêmes de grands artistes, qu’ils maniaient admirablement les métaux et qu’ils étaient en contact avec tout le monde oriental via la Grèce. Un lien qui devait perdurer avec le temps, être importé aussi par les empereurs romains autant que par les « Barbares » eux-mêmes –nombreux sont ceux qui vécurent aux limites de l’Empire byzantin. C’est ainsi que l’art wisigoth, notamment le travail de l’orfèvrerie, paraît typiquement byzantin…
L’orfèvrerie n’est d’ailleurs pas le seul art à faire l’apologie de ce style :  Ravenne, ses mosaïques, ses églises paraissent issues directement de la terre orientale !
Dernière mise à jour : ( 05-04-2008 )

Le piège de l'éternelle France-Afrique
Ecrit par Alix Ducret   
04-04-2008
Idriss Déby, président du Tchad.
Idriss Déby, président du Tchad.
Décidément, rien ne change. La grâce et la libération des Français de l'Arche de Zoé par le président tchadien Idriss Déby en est, une fois encore, la preuve évidente… Car qui doutait de cette issue ? Sincèrement, pas grand monde, pas même les protagonistes et leurs avocats. Pas même le président de la République, Nicolas Sarkozy, qui relègue ainsi allègrement ses désirs de "politique de rupture" entre la France et l'Afrique au rang des pieux souvenirs. La "France-Afrique de papa" est toujours là et bien là, n'en déplaise à Jean-Marie Bockel qui aura payé de sa place ses déclarations sécessionnistes.
Au delà de l'affaire judiciaire, de la tromperie voire de l'escroquerie, l'affaire de l'Arche de Zoé n'est en effet rien d'autre qu'une illustration de la relation liant la France et l'Afrique. A plus d'un titre ; sur plus d'un plan. C'est d'abord sur la notion de supériorité des Occidentaux sur les Africains que cette affaire frappe. Une supériorité que les premiers à dénoncer sont ceux-là mêmes qui, inconsciemment, l'appliquent ; que les premiers à honnir sont ces défenseurs aveugles des droits de l'homme. Aveugles au point de désirer imposer toujours et partout les droits de l'homme, même à ceux qui n'en veulent pas -et tant pis pour la liberté ; aveugles au point de se voir en sauveurs du monde, même lorsque ce "monde" n'a nul besoin ou nul envie d'être sauvé ; aveugles au point de vouloir imposer, dans un autre pays, une autre culture, le mode de vie occidental. Ces aveugles-là sont ni plus ni moins que les héritiers directs des colonisateurs occidentaux qui, au XIXe siècle, avaient lancé les navires français dans le but de "sauver" cette même Afrique. Point de rupture donc, dans la bonne conscience des âmes occidentales ; point de rupture mais au contraire une colonisation par l'esprit qui semble ancrée dans les mentalités…
Dernière mise à jour : ( 04-04-2008 )

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Le temple du Ciel au cœur de la Cité interdite
Ecrit par Mathilde Dumas   
01-04-2008
Le temple du Ciel, à Pékin (gravure du XIXe siècle).
Le temple du Ciel, à Pékin (gravure du XIXe siècle).
Capitale du royaume Ken à l’époque des Royaumes combattants (Ve-IIIe siècles avant J.-C.), simple chef-lieu du IIIe siècle avant J.-C. au IIIe siècle après J.-C., occupée par les Barbares de la steppe puis réoccupée par les Chinois sous les T’ang (VIIe-Xe siècles), Pékin a fait l’objet de toutes les ambitions, subi toutes les conquêtes. Prise et détruite par Gengis Khan en 1215, elle sera finalement reconstruite par Kubilaï qui, en décidant d’en faire sa capitale, lui donnera un statut définitif et exceptionnel.
Pékin n’est plus seulement une capitale administrative : Kubilaï fonde, au cœur même de la cité, une « Ville intérieure », symbole de son pouvoir et de sa royauté presque divine. La description qu’en fit Marco Polo révèle déjà sa splendeur :
Toute murée de murs de terre gros au bas de bien dix pas. Ils sont tous crénelés, avec des créneaux blancs, et sont hauts de plus de dix pas. La ville a douze portes et, sur chaque porte, il y a un grand palais très beau, de sorte que chaque côté a trois portes et cinq palais, parce qu’il y a un palais très grand et très beau à chaque coin. Les rues sont si droites qu’on les voit d’un bout à l’autre et qu’une porte se voit de l’autre, aux deux bouts de la ville.

Dernière mise à jour : ( 01-04-2008 )

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