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Anubis, le chien des morts
Ecrit par Alix Ducret   
11-01-2008
Anubis et Osiris entourant un défunt (iconographie reproduite d'après un papyrus antique).
Anubis et Osiris entourant un défunt (iconographie reproduite d'après un papyrus antique).
De la même façon que Cerbère est le gardien des Enfers dans la mythologie grecque, étonnement, celui qui préside à l'embaumement, à la momification, bref, au culte funéraire des Egyptiens est également représenté sous l'apparence d'un chien -et non d'un chacal. Le dieu Anubis, forme grecque de l'égyptien Inpou ou Anepou, apparaît en effet, dès la Ve dynastie, donc dès 2500 avant J.-C., dans les tablettes. De fait, il est donc aussi ancien qu'Osiris, auquel la fonction funéraire est également dévolue. D'ailleurs les points communs entre les deux divinités ne s'arrêtent pas là. En effet, si Osiris est, par excellence, le dieu des morts, celui présidant au jugement de l'âme, la mythologie qui l'entoure en fait aussi le dieu de l'autre vie, de la résurrection… Or, la couleur noire dont est parée Anubis est, selon les spécialistes, due à la couleur du bitume servant à la momification, bitume -et par extension couleur- symbole de renaissance.
Frère, père ou fils d'Osiris selon les interprétations mythologiques, Anubis a pourtant l'allure du jumeau d'Osiris, au point que l'on peut légitimement se demander s'il n'est pas une facette, une incarnation de cette divinité.
Dernière mise à jour : ( 11-01-2008 )

Antipater ou la fin de l'empire d'Alexandre
Ecrit par Mathilde Dumas   
09-01-2008
Médaille d'Alexandre le Grand.
Médaille d'Alexandre le Grand.
Contrairement à une idée répandue, la mort d'Alexandre le Grand n'avait pas signifié la fin de son empire. Prévoyant, tout entier tourné vers ses conquêtes, le Macédonien avait depuis longtemps prévu une forme de régence. La première d'entre elles, la plus ancienne, celle de la Macédoine, avait été confiée à Antipater, un valeureux lieutenant de Philippe, le père du Conquérant. Dès 334 avant J.-C., soit dès le début de l'expédition d'Alexandre en Asie, c'est lui qui assurera le gouvernement effectif du royaume. Cette régence, en quelque sorte, va d'ailleurs révéler immédiatement sa raison d'être, Sparte et la Thrace profitant de l'absence du souverain pour se rebeller. Des rébellions qu'Antipater s'empressera d'étouffer, confirmant par son action la confiance qu'Alexandre avait placé en sa personne. Ecarté pendant un temps suite aux intrigues d'Olympias, la mère du Conquérant, Antipater retrouvera sa place et son rôle… à la mort d'Alexandre (323 avant J.-C.) ! De fait, la situation était critique et la Macédoine, comme l'empire d'Alexandre, avait un besoin vital d'unité ou du moins d'unité affichée. De fait, Antipater saura admirablement incarner cette unité, luttant efficacement contre Athènes, contre Lamia ou contre toute autre ville affichant quelque velléité d'indépendance. Grâce à lui, l'empire d'Alexandre devait survivre à Alexandre… il ne se disloquera qu'en 319 avant J.-C., soit à la mort d'Antipater.
Dernière mise à jour : ( 09-01-2008 )

D'Erin en Ulster
Soumis par Emma Benedetti   
08-01-2008
Sceau de Jean sans Terre (1166-1216).
Sceau de Jean sans Terre (1166-1216).
Parce que le conflit irlandais était -et est encore un peu- une guerre moderne, on oublie bien souvent que l'Ulster, terre des protestants mais aussi des Anglais, est un territoire depuis longtemps séparé du reste de l'Irlande. On oublie que cela fait des siècles que l'histoire de l'Ulster est différente de celle de l'Erin -désormais l'Eire.
L'Uladt, puisque tel est le nom originel de l'Ulster, formait, au début de notre ère, un vaste royaume, comprenant près de la moitié de l'île. Démembré au IV siècle, l'Uladt allait voir la domination des O'Neil, une famille puissante, qui devait cependant s'incliner face aux troupes de John de Courcy… au XIIe siècle. C'est de cette époque que date la domination anglaise su le nord de l'île puisque c'est pour le compte des souverains anglo-normands qu'agissait Courcy. Et une domination qui ne devait pas cesser, s'étendant toujours plus, au contraire. A John de Courcy et à sa famille allait succéder Hugh de Lacy, un seigneur de la suite de Jean sans Terre qui, en 1205, prend pour la première fois le titre de comte d'Ulster. Un titre plus qu'autre chose puisque "l'Ulster" se limitait alors au seul comté de Down. Il faudra attendre les règnes d'Elisabeth Ire et de Jacques Ier pour que s'étende la domination anglaise dans le nord de l'Irlande : vers le comté de Londonderry -initialement comté de Coleraine- d'abord puis vers sept autres comtés du nord -Antrim, Armagh, Monaghan, Tyrone, Fermanagh et Cavan.
Dernière mise à jour : ( 08-01-2008 )

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Échec et mat !
Ecrit par Constance Cousin   
07-01-2008
Pièce du jeu dit de Charlemagne.
Pièce du jeu dit de Charlemagne.
Apparus dès le IXe siècle en France, les échecs font partie des nombreux jeux de « table » du Moyen Âge et connaissent un engouement incroyable au XIIe siècle. Occasions de s’essayer à la stratégie, sujets de traités de moralisation, de sermons ou de scènes dans la littérature de l’époque, ils faisaient aussi l’objet de paris et ponctuaient la vie des hommes du Moyen Âge.
L’origine du jeu d’échecs reste obscure : aussi de nombreuses légendes sont-elles venues «au secours de l’histoire» pour en expliquer la provenance.
La plus célèbre situe l’invention des échecs en Inde. Au Ve siècle de notre ère, Schéram, roi d’une partie du pays, faisait vivre son peuple dans la terreur et aucun de ses sujets ne pouvait lui faire la moindre remontrance sans être banni sur l’heure. C’est alors que Sessa, membre de la caste des Brahmanes, trouva un moyen de donner au roi une leçon sans craindre d’attirer sa haine. Il fut assez intelligent pour imaginer le jeu des échecs, où la pièce la plus importante, le roi, ne peut faire un pas sans l’aide de ses sujets, les pions.
Cette critique ingénieuse interpella le souverain qui, séduit par la subtilité du jeu, promit de réformer sa conduite et s’adonna désormais au plaisir du jeu.
Dernière mise à jour : ( 07-01-2008 )

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Des bienfaits du mécénat
Ecrit par Alix Ducret   
06-01-2008
Bas-relief représentant les Médicis, réputés notamment pour leur action en tant que mécènes à la Renaissance.
Bas-relief représentant les Médicis, réputés notamment pour leur action en tant que mécènes à la Renaissance.
Une entreprise finance les travaux de restauration d’un palais, d’un château, d’un tableau et aussitôt les « personnes autorisées » -par qui, mystère- poussent des cris d’orfraie, mettant tout le monde en garde contre la perte de l’indépendance culturelle, la publicité détournée. Passe encore pour ce dernier aspect. Mais est-ce vraiment parce que l’entreprise Vinci finance, à hauteur de 12 millions d’euros les travaux de la galerie des Glaces à Versailles, que la culture perd une once de liberté et d’indépendance ? A contrario, quel est l’apport culturel d’un défilé « osé », signé Lacroix, dans la chapelle de ce même château ?
Il y a peu, le magazine Marianne s’émouvait du manque de renouveau culturel, du conformisme –et on sait que sa dénonciation fait le fond de commerce du journal- en vigueur dans le milieu artistique, autant côté créateurs que côté critiques. Le magazine posait alors la question de la perte culturelle, du malaise en vigueur dans ce milieu, sans pour autant faire l’effort de poser les vraies questions.
Au regard de l’histoire, il est aisé de déterminer les grands élans culturels. Au Moyen Âge, temps de l’amour courtois, des romans de chevalerie, des cathédrales bien sûr, l’art était tout entier tendu vers un double idéal : Dieu et la fidélité. A la Renaissance, où les Antiques sont ressuscités, où la peinture et la sculpture atteignent leur apogée, c’est vers l’homme que l’homme regarde. Mais dans un cas comme dans l’autre, ces mouvements artistiques sont nés sous la protection, voire l’impulsion de mécènes. Idem au temps des Lumières, où quelques princes ou grands seigneurs ont financé avec ardeur les auteurs révolutionnaires, preuve, s’il en faut, que cette pratique n’empêche nullement l’éclosion des idées…
Dernière mise à jour : ( 06-01-2008 )

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Mazarin ou l’amour de la France
Soumis par Emma Benedetti   
04-01-2008
Mazarin et Anne d'Autriche.
Mazarin et Anne d'Autriche.
Entré dans la carrière ecclésiastique, il ne fut jamais ordonné prêtre ; envoyé par le gouvernement italien en mission en France, il embrasse les intérêts de ce dernier pays au détriment du sien et ses études en droit canon à l’université d’Alcala ne feront pas de lui un « bon et fidèle chrétien » : toute la vie de Mazarin aura été, selon le mot cruel de Michelet qui ne l’aimait guère, « une série de malentendus, de compromissions et de paradoxes où la fidélité à une cause ou bien à un souverain ne trouvera jamais place ».
Jugement injuste : les historiens, qui se sont attachés à restituer, de façon équitable, le rôle joué par ce grand commis de l’État, montrent qu’il a aimé passionnément la France et l’a servie avec une abnégation sans limite. Pourtant, aucun homme politique ne fut autant tourné en dérision, humilié, trahi, diffamé. Ses caricaturistes ont même créé un genre : les mazarinades, où le cardinal italien est ridiculisé au-delà de toute mesure. Il y en aura plus de quatre mille et certains de leurs auteurs sont célèbres, comme Scarron, le cardinal de Retz ou Guy Patin.
« Il a eu bien du mérite à aimer la France », dira Voltaire qui appréciait chez le conseiller d’Anne d’Autriche un « mélange de souplesse, de fermeté et de vigilance ».
Dernière mise à jour : ( 04-01-2008 )

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Sophocle : le poète du Destin
Ecrit par Mathilde Dumas   
03-01-2008
Buste de Sophocle (v. 495-406 avant J.-C.).
Buste de Sophocle (v. 495-406 avant J.-C.).
Tout comme Corneille et Racine, Sophocle et Eschyle, considérés comme les plus grands poètes grecs après Homère, se sont adonnés à une concurrence permanente au cours de leur vie. Une concurrence qui, certainement, aura pour conséquence de pousser les deux dramaturges à se donner avec toujours plus de passion et de talent à leur art. Et à ce petit jeu, il semble que Sophocle ait eu quelque avantage… Il faut dire que celui qui sera le plus couronné des auteurs grecs écrira pas moins de 120 pièces… dont sept seulement ont survécu au passage des siècles. Des chefs-d'œuvre qui font la part belle aux légendes grecques, aux mythes des plus grands héros tels qu'Œdipe, Hercule, Electre ; des chefs-d'œuvre qui sont aussi la voix du Destin, lequel paraît tout-puissant dans les tragédies de Sophocle.
Ami de Périclès, nommé stratège par deux fois, Sophocle apparaît avant tout comme un poète d'une modernité étonnante dans le style, en favorisant l'action sur les chants et les chœurs également. Un poète également qui, tout en plaçant le Destin au centre de ses drames, favorise la volonté humaine, l'auto-détermination de l'homme.
Dernière mise à jour : ( 03-01-2008 )

Les Incas : une civilisation trompeuse
Ecrit par Alix Ducret   
02-01-2008
Bas-relief représentant le condor des Incas.
Bas-relief représentant le condor des Incas.
Inconsciemment, lorsque l'on utilise le terme de "civilisation", on sous-entend la longueur autant que la profondeur. La longueur du temps, la profondeur de l'empreinte. Pourtant, il est une "civilisation" dont on fait grand cas et qui ne présente aucune de ses deux caractéristiques ; une civilisation qui fait l'admiration des Occidentaux ; une civilisation qui, clairement, ne mérite pas ce nom : celle des Incas.
Le terme même d'Inca, qui signifie "fils du soleil", désignait à l'origine la seule personne du souverain du peuple quechua, avant de s'appliquer à tout son peuple puis à tous ceux que les Incas devaient soumettre en Amérique du Sud. De fait, si l'empire inca n'apparaît guère qu'au XVe siècle, l'Etat originel lui-même n'est guère plus ancien puisque son apparition ne date que du XIIIe siècle… de notre ère bien entendu. Avant cela, plusieurs civilisations, auxquelles les érudits n'ont jamais daigné donner un statut autre que celui de "culture", s'étaient succédées : la culture de Chavin, celle de Michica, celle de Tiahuanaco (vers 600) en sont quelques exemples. Des civilisations qui verront l'avènement, au XIIIe siècle, du premier Inca Manco Capac, qui allait établir ses Etats autour de Cuzco et initier une dynastie qui mettra tout de même deux siècles et demi à véritablement exploser. De fait, la fondation et l'extension de ce que l'on nomme l'empire inca -qui, à son apogée, atteindra les 4000 km de long, allant de Quito à Valparaiso- sera aussi rapide qu'éphémère. Un empire qui sera notamment le fait de trois hommes -les 9e, 10e et 11e incas-, Pachacutec, Tupac Yupanqui et Huayna Capac ; un empire qui sera placé sous le signe de l'architecture et de la divinisation de l'Inca. De fait, les Incas se révéleront incapables de produire une "civilisation" artistique de quelque ordre que ce soit, leur intelligence et leur énergie étant uniquement tourné vers l'édification de forteresses ou vers la construction de routes. Point d'art, quel qu'il soit ; pas même pour honorer celui qui avait troqué la couronne royale pour le costume divin.
Dernière mise à jour : ( 02-01-2008 )

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Les Hussites : de la Réforme à la révolution
Ecrit par Constance Cousin   
01-01-2008
Jan Hus (mort en 1415), d'après une gravure ancienne.
Jan Hus (mort en 1415), d'après une gravure ancienne.
Si Martin Luther fait généralement figure de fondateur du protestantisme, force est de constater que le moine allemand avait surtout puiser ses idées ou ses fameuses propositions sur les théories d'autres penseurs, d'autres réformateurs. Jan Hus est certainement le plus fameux d'entre eux et celui qui entraînera le plus de partisans résolus, voir violents.
La condamnation suivie de l'exécution, au cours du concile de Constance (1415), de Jan Hus allait engendrer un vaste mouvement protestataire en Bohème, d'où il était originaire et où il avait sévi. Mais un mouvement plus seulement réduit à la protestation religieuse, un mouvement qui va tourner au politique. Il serait d'ailleurs plus exact de parler de deux mouvements distincts, les Hussites se divisant, presque immédiatement après la mort de leur leader, en deux branches distinctes. Les utraquistes, nommés ainsi d'après le mot latin sub utraque specie -sous les deux espèces-, ou calixtins, en raison du calice qui était l'emblème de leur ralliement, avaient axés leur revendication sur l'aspect religieux et notamment sur la communion sous les deux espèces, ce qui en faisait des protestataires relativement modérés. Les Taborites -du nom de la ville de Tabor, près de laquelle Hus avait vécu en exil-, au contraire, vont se révéler, dès le début, nettement plus extrémistes, pour ne pas dire révolutionnaires.
Dernière mise à jour : ( 01-01-2008 )

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La vierge du docteur Guillotin
Ecrit par Brune de Crespt   
30-12-2007
La guillotine (gravure du XIXe siècle).
La guillotine (gravure du XIXe siècle).
L'histoire populaire, couplée à un certain désir de simplification historique, a voulu faire du docteur Guillotin l'inventeur de l'instrument de décapitation qui porte désormais son nom. De fait, Joseph Guillotin a bien popularisé, voir banalisé l'usage que l'on en fit sous la Révolution, mais son rôle n'aura été rien d'autre que celui d'un "commercial" avant la lettre, d'un promoteur. De fait, la guillotine est bien antérieure au XVIIIe siècle et son usage s'étend à travers toute l'Europe.
A l'origine, la décapitation se faisait à la hache ou à l'épée, comme en France ; une épée à deux mains, dite aussi glaive de justice que la justice royale ou seigneuriale était tenue de fournir à l'exécuteur "afin de rendre la justice de messire bourg".
Infligée indistinctement à tous les condamnés, elle va devenir, au fil des siècles, le « privilège » de la noblesse qui la subissait sans déroger. Le condamné pouvait choisir d'avoir les yeux bandés, une option qui était rarement choisie l'imposition du bandeau étant alors considéré comme une aggravation ignominieuse de la peine. Le condamné se mettait ensuite à genoux, posait son  cou sur le billot et subissait la peine, en espérant que le bourreau soit suffisamment habile et que son instrument soit correctement aiguisé. De fait, la plupart du temps, le bourreau, lorsqu'il était professionnel, faisait son office d'un coup d'un seul. Le problème sera donc lorsqu'il n'était guère qu'un amateur, ce qui sera longtemps le cas en France notamment, où le dernier arrivé dans un village ou un bourg se voyait désigné, d'office, comme bourreau. On cite d'ailleurs des cas où l'exécuteur devra s'y reprendre à onze fois, d'autre où il ira jusqu'à rompre son épée !
Dernière mise à jour : ( 30-12-2007 )

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La « laïcité positive »
Ecrit par Alix Ducret   
28-12-2007
François Bayrou.
François Bayrou.
On croyait que le voyage de Nicolas Sarkozy au Vatican n'avait eu aucune répercussion, aucun intérêt -notamment du fait de l'absence, ô combien regrettée par les journalistes, de Carla Bruni-, jusqu'à ce que François Bayrou, président du tout nouveau Modem ne se lance dans une virulente diatribe contre les déclarations du président de la République. Vaine polémique ou réel danger ? Car la chose est d'importance, Bayrou accusant tout bonnement Sarkozy de remettre en cause le principe de laïcité républicaine. C'est du moins la traduction que fait le président du Modem du terme, assez fantaisiste et très marqué « Raffarin-Lorie », de « laïcité positive ». Un terme qui ne veut rien dire mais auquel Bayrou fait tout dire, dans une interview parue dans le Figaro du 26 décembre 2007.
Et que reproche François Bayrou au président de la République ? De reconnaître "les racines chrétiennes de la France" ; de reconnaître également que les religions, le sens du spirituel peuvent apporter un plus dans la société. Si, effectivement, c'est là la conception de « laïcité positive » de Nicolas Sarkozy, comment aller à l'encontre de ces déclarations sauf à en devenir malhonnête ? Car monsieur Bayrou, prompt à tirer à vue et sur tout, est loin de démontrer l’inanité de la théorie. La France des Lumières, qu'aiment tant rappeler nos hommes politiques de tous bords, est avant tout l'héritière d'un passé philosophique, théologique, moral et spirituel fondé, comme celui de toute l'Europe d'ailleurs, sur une même morale, une même vision judéo-chrétienne de la société. Ce n'est pas faire œuvre de propagande que de le dire : c'est reconnaître la réalité. Une réalité, d'ailleurs, que nos politiques ont si bien nié qu'ils ont échoué à refonder l'Europe, à l'unir, quand la seule évocation de cet héritage commun aurait suffi à lui donner une même vision d'avenir. Mais peu importe, quand il faut ménager les vieux clichés laïcards et anticléricaux. Des clichés que le « très chrétien » monsieur Bayrou ressort avec une évidence méconnaissance quand il s'en réfère au « guide suprême » des laïcistes, le très anticlérical Jules Ferry. La conception de la laïcité de Bayrou est celle de Ferry ? C'est qu'il est donc anticlérical !
Dernière mise à jour : ( 28-12-2007 )

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Attila, le fléau de Dieu
Ecrit par Constance Cousin   
27-12-2007
Attila arrêté par saint Loup aux portes de Troyes, qui sera épargnée par la fureur des Huns.
Attila arrêté par saint Loup aux portes de Troyes, qui sera épargnée par la fureur des Huns.
Etonnement, c'est avant tout sur une communication intense, une publicité presque mensongère qu'est basée la légende du fameux fléau de Dieu, Attila, le roi des Huns. Certes, le personnage n'avait rien d'un ange, mais sa réputation est largement surfaite.
Fils d'un certain Moundzouk, il succède à son oncle, Ruga, à la tête des Huns en 434. Et comme dans pratiquement toutes les tribus barbares, le pouvoir est partagé entre Attila et son frère aîné, Bléda. Pas pour longtemps cependant, Attila n'hésitant pas à faire assassiner son frère, trop pacifique à son goût, et à instaurer une autorité sans partage sur les tribus huns unifiées. De fait, les Huns, originaires d'Asie centrale, étaient installés depuis déjà quelques décennies sur les bords du Danube, en Pannonie. Et c'est en relativement bonne harmonie qu'ils vivaient, avec de nombreuses autres tribus barbares, dans l'empire d'Orient. Ils en étaient une composante même et, selon de nombreuses sources, Attila lui-même aurait été en partie élevé à la cour impériale et considéré comme un "ami de Rome". Voilà qui ne devait pas satisfaire le jeune souverain avide de conquêtes. D'où l'assassinat de Bléda, jugé trop diplomate. Sans compter qu'un personnage tel qu'Attila ne pouvait accepter un quelconque partage du pouvoir.
Dernière mise à jour : ( 27-12-2007 )

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L’Inde passe aux Anglais
Soumis par Emma Benedetti   
26-12-2007
Joseph-François Dupleix (1697-1763).
Joseph-François Dupleix (1697-1763).
Le XVIIe siècle est le siècle de la conquête commerciale, le XVIIIe sera, en revanche, celui des abandons et du repli. C’est de Pondichéry, dont il est gouverneur depuis mars 1742, que Joseph François Dupleix (1697-1763), administrateur colonial, lance une véritable offensive en Inde.
Prenant appui sur les comptoirs de Mahé, Chandernagor, Karikal, Yanaon et Surat, Dupleix tente de « faire rendre gorge » à l’éternel ennemi de la France, l’Angleterre. Fort du soutien de la Compagnie des Indes qui lui fournit deux mille quatre cents fantassins, il s’attaque aux comptoirs anglais puis s’empare de Madras et enfin, il étend l’influence française jusqu’à l’intérieur des terres. Mais l’Angleterre résiste, contre-attaque et le conflit s’éternise. Aussi, en 1754, Dupleix est-il rappelé en France et sa politique désavouée. L’année de sa mort, en 1763, le traité de Paris efface son œuvre, d’un trait de plume, en cédant à l’Angleterre l’empire français des Indes.
Dernière mise à jour : ( 26-12-2007 )

Un Burgonde en terre tchèque
Ecrit par Mathilde Dumas   
23-12-2007
Vue du château de Prague, situé sur les hauteurs de la ville (gravure du XIXe siècle).
Vue du château de Prague, situé sur les hauteurs de la ville (gravure du XIXe siècle).
On peut être saint et avoir ordonné un crime ; naître en terre de France et  faire l'objet de vénération en Tchécoslovaquie. C'est le cas de saint Sigismond, prince Burgonde, fils du célèbre auteur de la loi Gombette, Gondebaud.
Comme la grande majorité des "barbares" d'origine germanique qui, au IVe siècle, avaient entrepris la conquête de l'Europe de l'ouest, Sigismond était né arien. Une hérésie qui n'avait épargné que les Francs, demeurés païens, et qui allait éloigné les évêques gaulois de tous les princes… exceptés ceux de la nation franque. On connaît la suite : soutenu par le clergé, Clovis, le jeune roi des Francs, dominera bientôt toute l'ancienne Gaule. Parmi les autres peuples germaniques, la conversion sera plus lente et passera, presque à chaque fois, par celle de leurs princes. Ainsi en sera-t-il des Wisigoths d'Espagne ; ainsi en sera-t-il également des Burgondes. La religion catholique avait alors fort mauvaise presse en Burgondie. On sait que les parents de la reine Clotilde avaient été massacrés en raison, notamment, de leur conversion au catholicisme. Il faudra la conversion du souverain lui-même pour modifier cet état de fait. Et c'est bien ce qui se passa : vers 501, après qu'il ait connu les enseignements de saint Avit, Sigismond, fils du roi Gondebaud, abandonna l'arianisme pour le catholicisme.
Dernière mise à jour : ( 23-12-2007 )

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La révélation de Tagès
Ecrit par Brune de Crespt   
21-12-2007
Statue en bronze d'une suppliante.
Statue en bronze d'une suppliante.
La religion étrusque est une religion révélée. Mais contrairement aux religions du Livre, il ne s'agit nullement de la révélation de l'existence de Dieu ou du destin de l'homme, mais uniquement des rites cultuels à suivre. Des rites qui permettent d'entrer en contact avec les dieux, de pénétrer leur monde, notamment par les rites divinatoires. De fait, il s'agit donc de la démarche strictement inverse à celle des religions du Livre qui ont établi les rites en fonction de la connaissance qu'elles avaient de Dieu et des rapports humains-divins.
Cicéron ou encore Ovide, qui comme nombre de Romains se sont passionnés pour la religion étrusque, ont rapporté la plus célèbre de ces révélations. Elle serait le fait de Tagès. Un jour qu'un paysan labourait son champ, un enfant paru au milieu des sillons, comme sorti de terre. Tagès, puisque tel était son nom, devait enseigner au paysan ainsi qu'à tous les véritables Etrusques, c'est-à-dire les membres des douze peuples, les rites et les choses sacrées qui seront transcrits dans les Libri haruspiscini.
Dernière mise à jour : ( 21-12-2007 )

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Conan Mériadec, duc d'Armor
Ecrit par Alix Ducret   
20-12-2007
Le légendaire roi Arthur en armure (gravure du XIXe siècle).
Le légendaire roi Arthur en armure (gravure du XIXe siècle).
Il est le plus célèbre des ducs de Bretagne ; le plus célèbre et certainement le plus Breton si l'on en croit les quelques éléments que nous possédions sur ce personnage mi-hsitorique mi-légendaire. Né en Bretagne -la Grande-, Conan ou Caradog serait passé en Gaule vers 384 avec les troupes du tyran Maxime. C'est d'ailleurs sous l'égide romaine, avec son  accord, qu'il aurait gouverné 26 ans durant, avant de prendre le pouvoir en propre. Duc de Bretagne par la grâce des Romains, il serait devenu roi d'Armorique en 409 par la volonté des habitants eux-mêmes. Un parcours qui rappelle furieusement celui d'Arthur en Grande-Bretagne, roi de légende autant que d'histoire, général romain devenu souverain breton, symbole d'une résistance aux Romains pour Conan, aux Saxons pour Arthur. De fait, c'est avant tout le symbole que représente aussi bien Arthur que Conan Mériadec qui ont fait leur célébrité. Le symbole de la résistance à l'envahisseur, celui de l'âme bretonne en fait. Quant à Conan Mériadec, si son existence est parfois sujette à caution, son rôle ne fait aucun doute : il est le socle, l'assise bretonne sur laquelle se fondera la dynastie des princes et ducs de Bretagne.
Dernière mise à jour : ( 20-12-2007 )

Inès de Castro : « la reine morte »
Soumis par Emma Benedetti   
18-12-2007
L'assassinat d'Inès de Castro, d'après une gravure du XIXe siècle.
L'assassinat d'Inès de Castro, d'après une gravure du XIXe siècle.
Ils défilaient, s'inclinant avec déférence, parés de leurs plus beaux atours. La cour au complet était présente pour rendre hommage à la reine. Mais c'est devant un cadavre qu'ils se présentaient ; à un corps en décomposition qu'ils rendaient hommage. Ainsi en avait décidé le roi et toute la cour, avide de plaire, n'avait eu d'autre choix que de s'incliner.
L'histoire est sordide et à tout de la légende. Tout sauf peut-être les personnages eux-mêmes et le drame qu'ils vécurent. Tout, sauf la tradition, que reprend Camoëns, un poète du XVIe siècle.
C'est en accompagnant la jeune Constance de Castille auprès de son nouvel époux, l'infant Dom Pedro de Portugal, qu'Inès de Castro allait entrer, et de quelle façon, dans la longue lignée des amants maudits. L'infant, séduit par la demoiselle d'honneur plus que par la promise, allait faire d'Inès sa favorite, sa maîtresse et, après la mort de Constance, sa femme. Mais l'infant n'était pas le roi et Alphonse IV n'entendait pas laisser son fils commettre pareille mésalliance. Inès fut assassinée un an à peine après son mariage secret (1354). L'histoire est  triste, certes, mais elle ne s'arrête pas là.
Dernière mise à jour : ( 18-12-2007 )

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Budé, le prodige de la France
Ecrit par Mathilde Dumas   
17-12-2007
Guillaume Budé (1458-1540) en pied -gravure du XIXe siècle.
Guillaume Budé (1458-1540) en pied -gravure du XIXe siècle.
Surnommé par Erasme le "prodige de la France" -ce qui n'est pas un mince compliment, cet humaniste était un véritable touche-à-tout intellectuel. La théologie, la philosophie, la philologie, le droit, la numismatique, les sciences en général et les mathématiques en particulier : autant de matière qui feront sa renommée. Sans compter, bien sûr, la principale de ses passions : le grec. De fait, l'auteur du Commentarii linguae graeccae,  (1529) a sans doute était d'un apport essentiel à la propagation de l'étude du grec en France.
Mais à une époque où le savoir était décidément un atout de poids, Budé ne va pas uniquement jouer les professeurs ou les maîtres en sciences. Sur la demande de Louis XII puis de François Ier, il mettra ses talents au service de son pays, dirigeant diverses missions diplomatiques, se servira ensuite de son crédit auprès du souverain pour obtenir la création du Collège de France puis de la bibliothèque royale de Fontainebleau. Un érudit, donc, mais avant tout un dispensateur de savoir et de culture.
Dernière mise à jour : ( 17-12-2007 )

Robin des Bois : l’idole des pauvres ?
Ecrit par Constance Cousin   
16-12-2007
Affiche du film Robin des Bois, avec Errol Flynn.
Affiche du film Robin des Bois, avec Errol Flynn.
Cartouche, Mandrin sont les héritiers de Robin des Bois. Et à plus d'un titre. Brigands devenus héros, inconnus placés au rang d'icônes nationales, Robin et ses prédécesseurs ont tout du mythe, y compris la portée de leur action. De fait, les uns comme les autres ne furent jamais que des voleurs de plus ou moins grande envergure à qui on a attribué, pour des raisons politiques, un rôle héroïque.
C'est dans la seconde moitié du XIVe siècle qu'apparaît, pour la première fois, Robin des Bois, un personnage de roman qui n'acquiert à la célébrité qu'au XVIe-XVIIe siècles. C'est également là qu'il évolue sous le règne des Plantagenêts. Fidèle du roi Richard pour les uns, résistant saxon pour les autres, Robin se voit annobli, doté d'une terre et d'une habitude : celle de redistribuer ses rapines aux pauvres. De fait, parce qu'il a désormais le statu de héros, il doit également avoir celui de saint homme, à des époques où le peuple se fait plus remuant, joue de la révolte.
Dernière mise à jour : ( 16-12-2007 )

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Les petits chimistes de l'Egypte antique
Ecrit par Brune de Crespt   
14-12-2007
Tête d'une momie conservée au Louvre.
Tête d'une momie conservée au Louvre.
Curieusement, le monde moderne dans lequel nous vivons a toujours quelques difficultés à reconnaître aux peuples antiques les mêmes dons, l'intérêt pour les mêmes sciences. De fait, s'il est une science moderne par excellence, c'est bien la chimie, dont on date généralement l'acte de naissance au XVIIe-XVIIIe siècle. Un faux, naturellement… En fait, c'est sans doute du XVIIIe siècle avant J.-C. qu'il faudrait dater cette science, pour ne pas dire plus…
Selon Guy Rachet, le mot même de chimie pourrait venir du nom de l'Egypte, nommée Kémi. Fort développée à Alexandrie, elle n'est était cependant plus à un stade expérimentale : le mélange des métaux, la fabrication des parfums ou des onguents étaient déjà des pratiques courantes, sans parler de la coutume de la momification qui n'est rien d'autre qu'une application de principes chimiques. Une coutume qui va évoluer au fil du temps, au fil des connaissances et des découvertes dans le domaine de la chimie, tout simplement.
Dernière mise à jour : ( 14-12-2007 )

Mon père ce héros
Ecrit par Alix Ducret   
11-12-2007
Sacrifice fait aux Mânes (d'après une fresque antique).
Sacrifice fait aux Mânes (d'après une fresque antique).
Qu'est-ce qui, à l'époque antique, a initié le culte des morts et des ancêtres ? On sait que dans la Grèce primitive, les morts se voyaient dévolus à une sorte de non-mort, à un état de semi-conscience de l'âme qui errait, sans but et sans raison, dans les Enfers. L'absence de conscience, de châtiments aussi, devait conduire fort logiquement au désintérêt total des vivants pour les morts… Pourtant, il n'en fut rien. Bien au contraire. Les Grecs comme les Etrusques et plus tard les Romains vont faire du culte des morts un des axes majeurs de leurs religions. Les Etrusques plus que les autres, eux qui élèveront d'imposants monuments en l'honneur de leurs ancêtres. Mais ce culte des morts, plus qu'un hommage aux ancêtres, doit être vu et compris comme une promotion des vivants à travers l'héroïsation des ancêtres. En clair, plus on rendait un culte important à ces ancêtres, plus on en faisait des personnages importants, plus on était, soi-même, important, le culte des morts agissant dès lors avec un "effet boomerang". Mon père était un héros, j'en suis donc un également -implicitement. D'où la création d'une véritable aristocratie des vivants comme des morts. D'où également une divinisation des morts, que l'on reconnaît aisément dans le culte rendu aux dieux lares.
Dernière mise à jour : ( 11-12-2007 )

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