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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




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Histoire en questions



Hamlet… par Saxo Grammaticus
Ecrit par Mathilde Dumas   
21-09-2007
Hamlet et Horatio, d'après le tableau de Delacroix.
Hamlet et Horatio, d'après le tableau de Delacroix.
Lorsque, vers 1602, William Shakespeare crée Hamlet, il ne sort pas le personnage directement de son imagination… pour la simple raison qu’Hamlet, le prince de Danemark, a bel et bien existé. Un personnage dont la vie a servi de modèle plus que d’inspiration à l’auteur anglais. Si l’on en croit Saxo Grammaticus (XIIIe siècle), qui pour la première fois en fait mention, ou les légendes irlandaises, Hamlet était le fils d’un roi de Jutland, Hovendill, qui vivait au IIe siècle. Parce que son propre frère désirait sa couronne autant que son épouse, Hovendill devait périr assassiné sous les coups de ce frère. Un frère qui aurait sans aucun doute réservé un sort identique à son neveu, si ce dernier n’avait pas joué –apparemment avec talent- les fous. Une mise en scène qui devait permettre à Hamlet d’ourdir sa vengeance jusqu’à ce qu’il puisse la mettre en œuvre au cours d’un banquet. L’oncle à son tour assassiné, Hamlet fut alors reconnu roi.
Au final, c’est une histoire bien tragique que vécut ce jeune souverain ; une histoire si terrible… qu’on dirait du Shakespeare !
Dernière mise à jour : ( 23-09-2007 )

Il était une fois… Rome
Ecrit par Brune de Crespt   
19-09-2007
La louve de Rome allaitant Romulus et Rémus.
La louve de Rome allaitant Romulus et Rémus.
L’histoire des origines de Rome est si imprégnée des légendes que se sont créées les Romains qu’on en oublierait presque –et de fait on l’oublie- que la création de cette cité tient d’une histoire bien réelle.
C’est à Tite-Live, Plutarque ou Denys d’Halicarnasse que l’on doit la très belle légende de la fondation de Rome. S’inspirant de sources relativement tardives, de sources destinées, comme leurs écrits d’ailleurs, à ancrer le peuple romain dans un passé extraordinaire, pour ne pas dire divin, ils vont faire de Rome, admiratrice inconditionnelle de la civilisation grecque, l’héritière de la superbe Troie. Selon Varron, qui vit à l’époque de César, Rome aurait été fondée en 753 avant J.-C. par Romulus, le fils de Mars et d’une descendante d’Enée –un fils du roi troyen Priam. Romulus, ayant marqué d’un sillon les limites de la première Rome –la Roma quadrata-, fera de la cité un refuge pour les vagabonds et les hors-la-loi. Des hors-la-loi qui n’allaient pas tarder à trouver femmes en enlevant les Sabines.
Romulus sera le premier des sept rois de Rome. Après sa mort, en 715 avant J.-C., trois souverains sabins, Numa Pompilius, Tullus Hostilius et Ancus Martius, lui succèderont. C’est à eux que Rome devra l’organisation de la vie religieuse, la domination d’Albe-la-Longue, l’éternelle ennemie, et l’extension de la cité jusqu’au port d’Ostie.
Dernière mise à jour : ( 19-09-2007 )

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Champollion, l’art des langues
Ecrit par Constance Cousin   
17-09-2007
Statue de Jean-François Champollion (1790-1832).
Statue de Jean-François Champollion (1790-1832).
L’arabe, l’hébreu, le chaldéen, l’éthiopien, le copte : durant des années, Jean-François Champollion, fils d’un libraire de Figeac, allait se passionner pour les langues étrangères, les « langues O »… Mais c’est en perçant le mystère de l’écriture des anciens Egyptiens qu’il va acquérir une renommée véritablement mondiale.
Depuis déjà le XVIIIe siècle, l’Egypte était « à la mode ». L’expédition de Bonaparte et les publications savantes qui allaient s’ensuivre devaient accentuer cet engouement, aussi bien auprès des spécialistes que des amateurs. Mais qu’est-ce que l’étude d’une civilisation si l’on n’en maîtrise pas la langue ? De fait, lorsque Champollion s’y attelle en 1809, cela fait près de 1500 ans que la compréhension des hiéroglyphes a disparu.
La pierre de Rosette, découverte lors de l’expédition d’Egypte par un officier français, est une stèle sur laquelle figurent trois inscriptions, dont l’une est un décret daté de 196 avant J.-C., publié sous Ptolémée V. Un décret rédigé en grec ; un décret qui trouve certainement sa traduction hiéroglyphique dans les deux inscriptions qui l’accompagnent.
Dernière mise à jour : ( 17-09-2007 )

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Une couronne pour la Bourgogne
Ecrit par Mathilde Dumas   
14-09-2007
Philippe le Bon et Charles le Téméraire (dessin ancien).
Philippe le Bon et Charles le Téméraire (dessin ancien).
Lorsqu’on ne naît pas avec une couronne sur la tête, il ne reste plus qu’à gagner son royaume à la force de l’épée… ou la pointe du stylet. C’est ce que feront, six générations durant, les ducs de Bourgogne de la maison de Valois et leurs descendants.
Passés maîtres dans l’art de négocier un contrat, ils axeront leur politique expansionniste sur le jeu des mariages et des alliances. Une initiative heureusement commencée par l’union de Philippe le Hardi, fils de Jean II le Bon, devenu duc de Bourgogne par la grâce de la mort de Philippe de Rouvre. Mariée à Marguerite de Flandre, il agrandira ainsi son domaine de la Flandre toute entière. Au final, et après seulement quatre générations, les ducs de Bourgogne et de Flandre seront à la tête de ces deux duchés, auxquels s’ajoutaient l’Artois, la Frise, la Zélande, la Hollande, le duché de Gueldre, les comtés de Rethel et de Bourgogne. Bref, tout le nord-nord est de la France. Mieux lotis que leurs cousins rois de France, un pied dans le royaume et l’autre dans l’Empire germanique, il ne manquera guère aux ducs de Bourgogne qu’une couronne. Une couronne que Charles le Téméraire, le dernier d’entre eux, échouera à acquérir.
Dernière mise à jour : ( 14-09-2007 )

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Dante règle ses comptes
Soumis par Emma Benedetti   
13-09-2007
Illustration de Dante au milieu d'un décor de la Divine comédie.
Illustration de Dante au milieu d'un décor de la Divine comédie.
Plus grand poète italien de tous les temps, créateur de l’italien moderne, Dante Alighieri fait l’objet de toutes les idéalisations, de tous les superlatifs. De fait, cet auteur à part est sans nul doute un poète surdoué, un proseur de génie, le maître du « livre des livres », mais il est également un animal politique dont les positions vont le conduire à errer sa vie durant.
Florentin de naissance, fils d’une famille noble du parti des Guelfes, Dante s’adonne à la poésie dès sa prime jeunesse –la Vita nuova-… et à la politique. Opposé à Boniface VIII qui menaçait les libertés de sa cité, le poète engagé apparaît comme une des chefs de la résistance florentine. Un chef qui n’avait pas choisi le bon parti semble-t-il puis qu’il sera écrasé. Condamné à mort puis à l’exil (1302), Dante se verra spolié de tous ses biens et condamné à trouver refuge ailleurs. Ce qu’il fera, trouvant aide et protection à Vérone puis à Ravenne où il poursuivra sa carrière littéraire parallèlement à son engagement politique. Dans le De monarchia (1313), il signera une œuvre totalement politique, se posant en adversaire farouche du pouvoir temporel des papes et en soutien inconditionnel d’une monarchie universelle, incarnée par les empereurs germaniques. Dante ne cessera, discours à la bouche et plume à la main, de défendre son idéal, faisant même de son œuvre la plus connue, la Divine comédie, une allégorie politique et un véritable brûlot contre ses ennemis. En un mot, un instrument de sa vengeance politique…
Dernière mise à jour : ( 13-09-2007 )

Les druides : des Carnutes aux Galates
Ecrit par Brune de Crespt   
11-09-2007
Un chef des druides coupant du gui (illustration du XIXe siècle).
Un chef des druides coupant du gui (illustration du XIXe siècle).
Pendant longtemps, les historiens ont supposé que, si le monde celte s’étendait bien de la Bretagne –la Grande- à l’Asie Mineure en passant par la Gaule et l’Espagne, le druidisme, quant à lui, était une spécificité des Celtes du Nord. Une spécificité occidentale. La raison de cette certitude ? Le récit fait par César dans un chapitre de la Guerre des Gaules expliquant que, « chaque année, à date fixe, ils [les druides] tiennent leurs assises en un lieu consacré, dans le pays des Carnutes [Chartres], qui passe pour occuper le centre de la Gaule ».
Que César ait été convaincu que ce genre d’assemblée et, par là même, le système druidique dans son ensemble ait été un particularisme des Celtes gaulois et bretons ne fait guère de doute. Mais, depuis, la recherche historique a progressé, d’autres auteurs ont été étudiés. Et si César avait parcouru attentivement Strabon –ce qu’il n’a pu faire ce dernier étant né dix ans avant sa mort-, il aurait découvert que la forêt sacrée des Carnutes avait son pendant au pays des Galates, en Asie Mineure. Selon le géographe grec, chaque année, se tenait une sorte de « concile » des druides de la région en un lieu nommé Drumeton, soit « le Sanctuaire du chêne ». De fait, il apparaît que le principe conciliaire était un incontournable du système druidique. Il apparaît également qu’il existait une véritable communication inter druidique, une sorte de réseau permanent entre eux.
Dernière mise à jour : ( 11-09-2007 )

Syndicalisme et corporatisme : des mouvements dévoyés
Ecrit par Alix Ducret   
10-09-2007
Vitrail du Moyen Age représentant la corporation des maçons.
Vitrail du Moyen Age représentant la corporation des maçons.
Ca y est : on l’annonce sur toutes le sondes, dans tous les journaux, les syndicats sont vent debout. La raison de cette effervescence ? La suppression annoncée –et espérée par la majorité des Français- des régimes spéciaux. Malgré tout, on le sait, certains leaders syndicaux l’ont déjà annoncé : « la rentrée va être musclée ». De fait, cela fait des dizaines d’années que les mouvements syndicaux s’opposent, grèves à l’appui, à toute forme de changement ; des dizaines d’années également que le syndicalisme et le corporatisme handicapent fortement l’économie française. Pourtant, à l’origine, ces mouvements, l’un étant né de l’autre, avaient l’apparence –et le fond d’ailleurs- d’initiatives heureuses.
Il faut remonter à la plus haute Antiquité pour retrouver trace du corporatisme. Solon lui-même édictera les premières règles juridiques de ce corporatisme d’artisans libres –en opposition aux esclaves-, avant de basculer dans la Rome étrusque qui reprendra à son compte le principe, créant des collèges d’artisans réunis pour sacrifier à la même divinité et pour assurer une caisse commune d’aide. La Rome impériale multipliera même ces corporations en faisant, dès lors, des instruments du gouvernement. Leur rôle n’était pas anodin cependant et c’est à elles que l’on devra, aux premiers siècles de notre ère, la fixation salariale. Balayées par les invasions germaniques et les bouleversements qui en résulteront, les corporations vont renaître dans toute l’Europe dès le Xe-XIe siècles, époque qui correspond à un renouveau économique et, surtout, à la part grandissante de l’économie urbaine.
Dernière mise à jour : ( 10-09-2007 )

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« Murat l’Avantageux »
Ecrit par Mathilde Dumas   
07-09-2007
Joachim Murat, roi de Naples et maréchal d'Empire (1767-1815).
Joachim Murat, roi de Naples et maréchal d'Empire (1767-1815).
Dans son uniforme rutilant, coiffé d’un beau chapeau empanaché, « Murat l’Avantageux » caracole devant les Napolitains : le fils du tavernier de Labastide-Fortunière est désormais roi de Naples !
Engagé, très jeune, dans la cavalerie, Joachim Murat va faire preuve, tout au long de sa vie, d’une bravoure extraordinaire au combat. Et le 13 Vendémiaire, il se fait remarquer par Bonaparte, devient son aide de camp et participe aux campagnes d’Italie et d’Égypte. Devenu général de division, il participe au coup d’État de Brumaire et épouse la toute dernière sœur de Bonaparte, Caroline.
Mais l’ambition de Murat est sans limite. Il devient maréchal d’Empire, en 1804, puis obtient le royaume de Naples, pour se consoler de n’avoir pas eu le trône d’Espagne ni celui des Deux-Siciles, alors aux Anglais.
Dès lors, Murat n’a d’autre ambition que de reconquérir son royaume de Sicile, quitte à abandonner l’armée impériale durant la retraite de Russie ou bien encore à comploter avec les ennemis de l’Empereur.
Dernière mise à jour : ( 07-09-2007 )

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Panem et circenses
Ecrit par Constance Cousin   
05-09-2007
Un combat de gladiateurs (détail d'une mosaïque).
Un combat de gladiateurs (détail d'une mosaïque).
Le blanc du sable se couvre de tâches brunes ; l’odeur du sang se répand dans l’arène ; le peuple, en transe, hurle son approbation ou sa rage, pendant que les sénateurs et les empereurs parient sur leurs favoris. Ce sont les jeux du cirque. Des jeux à l’origine lointaine et religieuse…
Esclaves sacrifiés à la mort de leur maître, prisonniers offerts en sacrifie sur les tombeaux des guerriers : autant de moyens d’honorer les dieux, autant de morts qui jalonnent l’histoire quotidienne de la haute Antiquité. Les Etrusques, les Campaniens vont « améliorer » le style sacrificiel en laissant les victimes s’entretuer. Une nouveauté dont les Romains vont faire des jeux.
Cérémonies sanglantes élevées au rang de distraction, les combats de gladiateurs –et c’est bien là qu’il faut voir leur origine- feront els beaux jours de Rome pendant des siècles. Prisonniers de guerre, esclaves, condamnés de droit commun mais aussi hommes libres poussés dans l’arène par le goût du sang comme par la misère et la faim, tous n’avaient qu’un désir : survivre. Entraînés dans des ludi gladiatorii, spécialisés selon leurs aptitudes –rétiaires, Gaulois ou myrmillons, Samnites, Thraces-, combattant à pieds, à cheval ou monté sur un char, les gladiateurs vont devenir de véritables professionnels de la mort. La survie, le « jeu » va devenir pour eux un moyen de conquérir leur liberté –s’ils étaient esclaves- ou d’amasser, au service de tel ou tel personnage de haut rang, de véritables fortunes. Sans compter les faveurs de ces dames, qui ne dédaignaient pas de s’offrir aux héros d’un jour.
Dernière mise à jour : ( 05-09-2007 )

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L’ordre de Saint-Louis
Ecrit par Mathilde Dumas   
04-09-2007
Statue de Louis XIV (dessin à la plume).
Statue de Louis XIV (dessin à la plume).
Le règne de Louis XIV semble avoir été une sorte de retour aux vraies valeurs de la féodalité qui ont permis l’édification du royaume. Combattant la fausse noblesse, tentant d’éradiquer les abus de celle acquise par lettres de cachet, il décide, le 9 avril 1693, de récompenser les mérites militaires en instituant l’ordre royal et militaire de Saint-Louis, ouvert à tout officier faisant « profession de la religion catholique, apostolique et romaine et qui a servi sur terre et sur mer … pendant dix années ».
Les conflits qui opposent le souverain à l’Europe donnent, d’ailleurs, bien des occasions d’acquérir cette distinction. L’ordre compte, à l’origine, huit grand-croix et vingt-quatre commandeurs. Seuls les princes de sang, les amiraux et les maréchaux de France acquièrent, de droit, le ruban rouge de chevalier de l’ordre de Saint-Louis.
Supprimé en 1792, il est rétabli sous la Restauration puis disparaît, en 1830, définitivement.
Dernière mise à jour : ( 04-09-2007 )

« Eurêka ! » par Archimède
Soumis par Emma Benedetti   
31-08-2007
Archimède découvrant la flottabilité (d'après un dessin moderne).
Archimède découvrant la flottabilité (d'après un dessin moderne).
Archimède ou Arkhimêdês (287-212 avant J.-C.) est sans nul doute un des savants les plus fameux de l’Antiquité. Si fameux, d’ailleurs, que des auteurs aussi célèbres que Polybe (IIe siècle avant J.-C.), Tite-Live (Ier siècle avant J.-C.) ou Plutarque (Ier siècle après J.-C.) rapporteront ses trouvailles ; si fameux qu’après sa mort le général Marcellus, vainqueur de Syracuse, fit élever un monument en son honneur.
Né à Syracuse au sein d’une famille alliée ou cliente du roi Hiéron, c’est à Alexandrie, en Egypte, qu’Archimède fera ses « premières armes ». Elève d’Euclide, on dit qu’il parvint à assécher les marais du Nil grâce à une vis sans fin, dite vis d’Archimède. C’est du moins ce que rapporte la « légende ». Mais ce qui est certain c’est qu’il rapporta ce principe en Sicile. En effet, comme tous les héros célèbres, qu’ils soient scientifiques, écrivains, soldats ou artistes, toutes sortes de légendes sont venues se greffer sur son histoire. Des certitude, nous en avons cependant, comme la quinzaine de traités qu’il rédigea, dont douze nous sont parvenues. Comme le fait qu’Archimède était un mathématicien et un physicien hors pair : le calcul infinitésimal, le principe des corps flottants sont là pour en témoigner. Théoricien plus qu’ingénieur, il ne s’adonnera à cette dernière fonction que par la force des choses.
Dernière mise à jour : ( 31-08-2007 )

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Andreï Roublev : la main de l’Esprit
Ecrit par Constance Cousin   
30-08-2007
La Trinité d'Andreï Roublev.
La Trinité d'Andreï Roublev.
On ne sait presque rien de la vie du plus grand peintre d’icônes russe. Presque rien si ce n’est son nom, Andreï Roublev, et son statu, moine. Elève de Théophne le Grec, religieux au couvent de la Trinité-Saint-Serge de Zagorsk, il est, sans conteste, l’auteur des plus belles icônes russes. Auteur, avec Théophane le Grec, de l’iconostase de l’Annonciation, à Moscou, d’un saint Jean-Baptiste, d’un saint Paul, d’un saint Pierre et d’une Annonciation à Valdimir, il semble avoir atteint la perfection avec son œuvre la plus fameuse : la Trinité de Zagorsk. De fait, on ne suit Roublev qu’à travers ses œuvres. La date même de sa mort, 1430, est suivie d’un point d’interrogation. C’est qu’Andreï Roublev, canonisé par l’Eglise orthodoxe, n’a jamais été que l’instrument de Dieu, la main de l’Esprit… comme tous les peintres d’icônes. Cet anonymat, ce retrait volontaire n’a rien d’une fausse modestie. Elle est commune à tous les peintres d’icônes depuis que cet art existe. Elle explique également qu’ils ne signent jamais leurs œuvres, le style particulièrement abouti de certains –comme Roublev- permettant seul de les identifier.
Dernière mise à jour : ( 30-08-2007 )

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Mustapha Kemal : un héritage perdu ?
Ecrit par Alix Ducret   
29-08-2007
Mustapha Kemal Atatürk (1881-1938).
Mustapha Kemal Atatürk (1881-1938).
Depuis la bataille de Lépante (1571), symbole du réveil de la résistance européenne à l’avancée ottomane, l’empire des sultans d’Istanbul ne cessait de perdre de son influence, de ses possessions. Au point qu’au XIXe siècle, Bismarck avait du intervenir pour enpêcher la Russie d’anéantir totalement la Turquie. De fait, au XIXe siècle, l’immense Empire ottoman n’est plus qu’un vague souvenir et les sultans ont toutes les peines du monde à conserver l’indépendance de la Turquie elle-même. En 1880, avec la création de l’administration de la Dette publique, l’économie turque passe presque entièrement sous la tutelle des Français et des Anglais. Une situation de quasi soumission qui, comme de juste, allait avoir quelques répercussions. La première sera le réveil de la puissance califale ou du moins son exaltation, avec pour but avouer de recréer l’unité autour de l’islam. Massacres contre les chrétiens, notamment les Arméniens, agitation des minorités, discrédit international : Abdul Hamid II avait tout faux. La gronde enflait, notamment dans les rangs de l’armée. Et c’est de là que va sortir, en 1895, le Mouvement des Jeunes Turcs qui mettent en place un sultan de pacotille et s’emparent du pouvoir –qu’ils exercent assez mal d’ailleurs- jusqu’en 1918.
Dernière mise à jour : ( 29-08-2007 )

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De l’Espagne à Rome : une intégration réussie
Ecrit par Brune de Crespt   
28-08-2007
Sénèque (4 av. J.-C.-65 ap. J.-C.), gravure effectuée d'après un buste.
Sénèque (4 av. J.-C.-65 ap. J.-C.), gravure effectuée d'après un buste.
Sénèque, Trajan, Hadrien, Marc-Aurèle : quatre hommes célèbres, quatre parmi les plus connus des Romains. Sauf que ce philosophe et ces empereurs ne sont pas Romains mais Espagnols. Ils font partie de ce vivier de grands hommes, nés au cœur de la péninsule ibérique, qui sont la preuve de l’étonnante réussite du système colonial romain.
Sénèque, né à Cordoue, auteur d’essais et de traités encore étudiés de nos jours, sera le malheureux instructeur de Néron, son confident, son conseiller, finalement invité à s’ouvrir les veines en 65 après J.C.. Trajan, empereur de 97 à 117 après J.-C., était un fils de la superbe Séville. C’est lui qui portera les frontières de l’empire à son extension maximum. Son  fils adoptif, Hadrien, qui gouverne de 117 à 138, consolidera cet immense empire, assainira des finances exsangues et passe pour le plus grand des empereurs romains. Marc-Aurèle, enfin, s’il paraît avoir été un souverain médiocre (161-180), peut être considéré, en revanche, comme un des esprits les plus brillants de son temps.
Dernière mise à jour : ( 28-08-2007 )

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Médias : propagande d’hier et d’aujourd’hui
Ecrit par Alix Ducret   
27-08-2007
Voltaire (gravure ancienne) saura jouer de la propagande autant au niveau politique que judiciaire ou historique.
Voltaire (gravure ancienne) saura jouer de la propagande autant au niveau politique que judiciaire ou historique.
Allez savoir pourquoi, une majorité de Français semble intimement convaincue que la presse et, plus généralement, les médias sont entièrement aux ordres des politiques, notamment du gouvernement actuellement en place. Sans doute les accusations de deux candidats malheureux aux dernières élections présidentielles ont-elles fait leur chemin. Certes, éthiquement, le journaliste se doit d’être impartial. Mais l’a-t-il jamais été ?
De fait, la presse est née de la contestation et de la propagande, deux démarches qui, par nature, impliquent un engagement. Les exemples historiques ne manquent pas. Ainsi, les Mazarinades faisaient-elles plus que tourner le cardinal-ministre en ridicule : elles contenaient une critique de sa politique, critique qui eut un tel impact que Mazarin du se réfugier quelques temps hors de France. Les libelles contre Louis XVI et Marie-Antoinette vont, en leur temps, exacerber la rancœur d’un peuple affamé et accélérer le processus révolutionnaire. Les Placards, portés jusque sur la porte de la chambre de François Ier, entraîneront la réaffirmation de la Foi du souverain et les premières persécutions contre les protestants français. Voltaire, enfin, pour ne citer que lui, fera sa carrière sur la propagande plus que sur la philosophie, jouant de l’affrontement et de la provocation avec un art consommé.
Dernière mise à jour : ( 27-08-2007 )

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El Cid Campeador : l’histoire d’une légende
Ecrit par Constance Cousin   
23-08-2007
Le Cid Campeador (1043-1099), d'après une gravure ancienne.
Le Cid Campeador (1043-1099), d'après une gravure ancienne.
C’est peu dire que la vie du Cid tient de la légende : depuis le XIIe siècle, avec El Cantar de moi Cid, jusqu’à Pierre Corneille, Rodrigo de Diaz de Bivar est apparu comme l’idéal chevaleresque, le pourfendeur des Arabes, le champion de la Reconquista.
Mais si c’est bien à force de combats, de victoires que Rodrigo de Diaz a acquis son surnom du Cid –de l’arabe « sidi » qui signifie seigneur- et de Campeador, « le champion », c’est également en se mettant au service du plus offrant qu’il a fait sa fortune. Eh oui, le Cid, celui qui ne transigeait pas avec l’honneur, le héros de Corneille n’était rien d’autre qu’un mercenaire. Un mercenaire doué, certes, mais un mercenaire tout de même.
De Sanche II de Castille à Alphonse VI, deux frères ennemis qu’il servira tour à tour ; des Espagnols aux Almoravides ; des chrétiens aux musulmans : le Cid mettra son épée au service de tous les camps, de tous les partis, sans distinction aucune, l’offre la plus alléchante l’emportant toujours. Un talent militaire qu’il monnayait sans pour autant vendre sa loyauté… laquelle n’était qu’au service de ses propres ambitions. C’est ainsi qu’il s’empara de Valence, après l’avoir acquise de haute lutte pour le compte de l’émir de Taïfa, et qu’il s’en proclama roi. Rien à voir, donc, avec la légende qui fera sa réputation.
Dernière mise à jour : ( 23-08-2007 )

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Le meurtre des enfants d’Edouard
Ecrit par Alix Ducret   
22-08-2007
Portrait de Richard III d'Angleterre (1452-1485).
Portrait de Richard III d'Angleterre (1452-1485).
Chaque pays, chaque dynastie presque a son fantôme, son revenant miraculeux, son prétendant mystérieux : on ne compte plus les pseudos Louis XVII, la fausse Anastasia a su, jusqu’à sa mort, garder l’énigme de son identité et le mystère Gaspard Hauser fascine encore l’Allemagne. En Angleterre, c’est l’aventure de Perkins Warbeck, prétendant être un fils d’Edouard IV, qui déchaîna et déchaîne encore les passions. Et pas seulement son personnage. Car la mort même des enfants d’Edouard a conservé sa part d’ombre.
Après des années de lutte, la maison d’York, vainqueur de la guerre des Deux-Roses, monte enfin sur le trône en la personne d’Edouard IV. Un règne bienvenu après tant d’années de luttes intestines, d’incertitudes. Un règne d’à peine vingt ans, vingt années durant lesquelles son frère, Richard, fera preuve d’une loyauté à toute épreuve. Une loyauté qui, finalement, ne devait guère résister à l’appel du pouvoir.
Dernière mise à jour : ( 22-08-2007 )

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Le tombeau de Mausole
Ecrit par Mathilde Dumas   
21-08-2007
Le tombeau de Mausole (gravure ancienne).
Le tombeau de Mausole (gravure ancienne).
Halicarnasse était une ancienne cité grecque d’Asie Mineure placée sous l’autorité d’un satrape. Durant les guerres médiques (Ve siècle avant J.-C.), opposant Xerxès Ier, roi de Perse, à la Grèce, Artémise, souveraine d’Halicarnasse, devait s’allier au Perse. Elle acquit une grande réputation de ténacité et de courage chez les Grecs, mais devait perdre une bonne partie de cette puissance commerciale qui faisait la richesse d’Halicarnasse. Ce n’est que cent ans plus tard, que la cité devait renouer avec la célébrité.
Le satrape était alors un certain Mausole, descendant de cette fameuse Artémise guerrière. Puissant mais avide, véritablement despotique selon certains historiens antiques, il était cependant fort aimé d’une personne, son épouse (qui était également sa sœur, coutume que l’on retrouve chez les pharaons), Artémise, au point que cette dernière se révéla inconsolable quand il mourut :
Après sa mort (en 353 avant J.-C.), raconte l’écrivain antique Aulu-Gelle, Artémise serrant son corps entre ses bras et l’arrosant de ses larmes, le fit porter au tombeau avec un magnifique appareil. Ensuite, dans l’ardeur de ses regrets, elle les fit réduire en poussière, les mêla dans sa coupe avec de l’eau et les avala. Elle donna encore d’autres marques d’un violent amour. Et elle fit élever à grand frais, pour conserver la mémoire de son époux, ce sépulcre fameux, qui mérita d’être compté au nombre des Sept Merveilles du monde…
Dernière mise à jour : ( 21-08-2007 )

Serf : le vassal du vassal
Ecrit par Brune de Crespt   
19-08-2007
Serfs labourant leur champ (iconographie du XIIe siècle).
Serfs labourant leur champ (iconographie du XIIe siècle).
Qui a étudié l’histoire médiévale à l’école connaît le mot de serf. Un mot que l’on rattache presque automatiquement à cette période, oubliant qu’il existait un servage grec –par exemple les ilotes- ou romain et ensuite gallo-romain. C’est d’ailleurs en maintenant ce servage déjà existant que les conquérants germaniques vont faire perduré ce statu d’homme libre mais totalement soumis, d’un homme attaché jusqu’à sa mort à un seigneur tout en étant plus qu’un esclave. La différence, infime à l’époque romaine entre le serf et l’esclave ne tenant qu’au statu juridique du premier, le second n’en ayant pas puisqu’il n’était pas considéré comme plus qu’une chose. Mais si le servage a bien existé dans l’Antiquité, il n’a guère de choses  à voir avec le servage de l’époque médiévale.
C’est à l’époque carolingienne (VIIIe-IXe siècle) que le servage « moderne » s’établit définitivement en France, avec toutes les caractéristiques de cette époque. La principale est l’attachement du serf à un seigneur, laïc ou abbé, mais un attachement basé sur un hommage, ce qui était la base même de la société féodale. Pas un homme n’y échappait, du serf au grand seigneur, du comte au duc, chacun étant toujours le vassal d’un autre. Et c’est ce qu’est le serf : un vassal du vassal, chacun lié à l’autre par un échange de service. Si le noble devait fidélité et secours à son suzerain, le serf , en plus des redevances habituelles, était corvéable. Selon l’expression connu, il était même « corvéable à merci »… mais uniquement dans la théorie.
Dernière mise à jour : ( 19-08-2007 )

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« Ils n’ont qu’une peur… »
Soumis par Emma Benedetti   
17-08-2007
Un cavalier celte (iconographie du XIXe siècle).
Un cavalier celte (iconographie du XIXe siècle).
Ve siècle avant J.-C. : venus d’au delà du Rhin et des plaines du Danube, les peuples celtes entament une lente mais durable implantation dans ce qu’on ne saurait nommer autrement que la Gaule. De petits groupes, attirés par la richesse commerciale et agricole de cette contrée, poussés par le froid et la surpopulation, s’implantent partout en Europe occidentale. Des rives de la Baltique à la Méditerranée, de la Grande-Bretagne à l’Espagne et au nord de l’Italie, le monde celte prend possession de la terre. Si l’unité politique n’existe pas, la langue, le mode de vie, la pensée et les croyances font de ces peuples le « peuple celte ». Un peuple qui est loin de passer inaperçu dans l’histoire antique. Hérodote, au Ve siècle avant J.-C., mentionne pour la première fois les « Keltoï », les Celtes. Point de Gaulois alors, le nom étant une invention romaine. Et le moins que l’on puisse dire c’est qu’ils surent marquer les esprits. Des raids, aussi impressionnants qu’éphémères, sur Rome –au IVe siècle avant J.-C.-, sur Delphes –au IIIe siècle avant J.-C.- assureront leur réputation de guerriers implacables. Des guerriers qui ne craignent pas la mort, qui ne craignent pas même que le ciel leur tombe sur la tête –un bon mot signifiant qu’ils ne craignaient que l’impossible, donc rien.
De fait, les guerriers celtes deviendront des mercenaires recherchés, par les Romains, les Carthaginois, les Grecs aussi. Des mercenaires qui élèveront l’art guerrier jusqu’à la professionnalisation, se vendant au plus offrant, s’entretenant physiquement –un guerrier celte était pénalisé dès lors que son tour de taille excédait celui de sa ceinture-, améliorant, encore et toujours, armes et techniques guerrières.
Dernière mise à jour : ( 19-08-2007 )

Les Basques : de l’indépendance à l’indépendance
Ecrit par Alix Ducret   
15-08-2007
Roland, victime des Basques à Roncevaux (iconographie du XIXe siècle).
Roland, victime des Basques à Roncevaux (iconographie du XIXe siècle).
Nombreux sont les peuples qui revendiquent une certaine indépendance. Par contre, rares sont ceux qui en ont fait toute leur histoire. C’est le cas des Basques, un peuple à l’origine ethnique encore inconnue, parlant une langue non-indo-européenne, une langue qui, selon les légendes autochtones, serait celle en usage au Jardin d’Eden. De fait, on comprend bien que le peuple basque se considère comme un peuple à part et à quel niveau.
Et son histoire ne fait que confirmer ce désir d’indépendance que les invasions ou les dominations successives –romaine, wisigothe, arabe, franque- ne sauront briser. Même leur appartenance au christianisme n’allait pas les dispenser de se faire brigands et d’attaquer, en priorité, les colonnes de pèlerins franchissant les Pyrénées. Erigé en véritable spécialité locale, le pillage va être leur mode de fonctionnement durant tout le haut Moyen Âge. Un mode de fonctionnement et une spécialité redoutables si l’on en croit le massacre qu’ils perpétuèrent sur l’arrière-garde de Charlemagne à Roncevaux ; un mode de fonctionnement et une spécialité qui leur attireront les foudres de Rome qui les excommuniera en 1179 en raison de ces brigandages incessant. Mais ce n’est pas là la principale caractéristique du peuple basque.
Dernière mise à jour : ( 15-08-2007 )

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