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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




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Histoire en questions



Saint-Saëns, le mal-aimé
Ecrit par Mathilde Dumas   
20-05-2007
Camille Saint-Saëns (1835-1921).
Camille Saint-Saëns (1835-1921).
Poèmes symphoniques, symphonies, œuvres dramatiques, concertos, musique de chambre, musique religieuse : Saint-Saëns a aimé toutes les musiques et joué de leurs diversités.
Enfant prodige, doué aussi bien pour les lettres et les sciences que pour la musique, Camille Saint-Saëns donne son premier concert à l’âge de onze ans. Il se révèle aussi bon exécutant que compositeur et, après le Conservatoire, devient organiste de La Madeleine. Mais c’est la composition qui intéresse Saint-Saëns : il s’y adonnera toute sa vie sans relâche.
Sa production est prodigieuse, aussi variée qu’importante, mais dans un Paris musical qui n’attend rien si ce n’est des compositeurs germaniques, Saint-Saëns est rejeté. C’est grâce à Liszt que Samson et Dalila sera joué pour la première fois en Allemagne et il faudra attendre 1892 pour que le public français le découvre : ce sera l’enthousiasme !
Saint-Saëns, après des années de rejet, est finalement accueilli comme le musicien le plus glorieux de son temps. Il sera adulé jusqu’à sa mort, le 16 décembre 1921.
Dernière mise à jour : ( 20-05-2007 )

L’Ethiopie : de la reine de Saba au Prêtre Jean
Soumis par Emma Benedetti   
16-05-2007
Les Ethiopiens d'après les bas-reliefs de Thèbes.
Les Ethiopiens d'après les bas-reliefs de Thèbes.
L’histoire mouvementée du royaume d’Axoum, le glorieux ancêtre de l’actuelle Éthiopie, s’explique d’abord par sa situation géographique très particulière. Limitée au nord-est par la mer Rouge qui la sépare de l’Arabie, à l’est, au sud et à l’ouest par les plaines désertiques de la Somalie et du Soudan, l’Éthiopie a été, de tous temps, écrit Jean Doresse, « le refuge le plus méridional des races sémitiques et de leurs premières cultures sur le continent africain ». Ce pays a vu en effet s’opérer, dès ses origines, la fusion féconde des populations de l’Est africain, avec des populations sémitiques blanches très anciennes. Plus tard, une nouvelle fusion s’opèrera avec les Galla, venus du sud-est.
Mais d’Éthiopie participe bien des empires noirs. D’ailleurs, le nom même d’Éthiopie désignait en grec (Aithiopia, de aithiops : « visage brûlé ») l’ensemble des peuples noirs.
Au-dessus des savanes brûlantes du pourtour de l’Éthiopie, à peine habitables, s’élève une forteresse de hauts plateaux verdoyants au climat tempéré, dominés par des pics de plus de quatre mille mètres. Dans ce pays volcanique profondément bouleversé, les fleuves, en particulier le Nil (qui y trouve ses plus importantes sources), creusent de véritables cañons. L’Éthiopie est le pays des luttes constantes des populations riches des hauts plateaux contre les tribus déshéritées des basses régions d’alentour, avides de s’emparer de ce paradis.
Dernière mise à jour : ( 16-05-2007 )

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Les sorcières de Marmande
Soumis par Jean-Pierre BERNARD   
16-05-2007
Une sorcière sur son balai (détail d'une gravure du XVIe siècle).
Une sorcière sur son balai (détail d'une gravure du XVIe siècle).

En 1453, à Marmande (Lot-et-Garonne), si l'on était une femme, il n'était pas bon de se voir accusée de sorcellerie.  Les habitants ne faisaient pas dans la dentelle... on exécutait et torturait sans même entreprendre un procès. Voici l'histoire de plusieurs femmes à qui cela est arrivé, à cause du laxisme de deux des consuls de la ville.
La ville de Marmande se situe entre Bordeaux et Toulouse, non loin d'Agen.
Deux consuls de cette ville, par leur faiblesse et leur couardise, ont laissé s'accomplir sous leurs yeux, en 1453, des actes de férocité populaire, trop connus alors. Il s'agit de : Jehan de Sompère et Jehan de Guinhon, marchands, et deux des huit consuls de la cité.
En 1453, une épidémie exerçait ses ravages à Marmande. Le peuple, incapable d'attribuer à des causes naturelles le fléau qui le frappait, devait, comme toujours, en chercher de surnaturelles. Dans ces sortes de cas, la meilleure ou la seule explication possible, était que le mal était dû à quelque art diabolique. Quand les idées de sorcellerie étaient dans les têtes, on se doute des agissements qui pouvaient s'ensuivre à la moindre occasion.

Dernière mise à jour : ( 28-07-2007 )

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Le feu grégeois : l’arme secrète des Byzantins
Ecrit par Alix Ducret   
15-05-2007
Les Grecs utilisant le feu grégeois, d'après une miniature du Moyen Âge.
Les Grecs utilisant le feu grégeois, d'après une miniature du Moyen Âge.
Ce n’est qu’au VIIe siècle après J.-C., que les mélanges incendiaires, depuis si longtemps en usage chez les Orientaux, furent introduits en Europe. Callinique, architecte syrien, avait appris à préparer ces mélanges en Asie. C’est à lui que les Grecs du Bas-Empire durent la connaissance de ces composés, qui furent désignés depuis ce moment sous le nom de feu grégeois et qui devaient exercer une influence si puissante sur les destinées de l’empire d’Orient.
Callinique se trouve en Syrie lorsque, en 674, pendant la cinquième année du règne de Constantin IV Pogonat, les Arabes, sous la conduite du calife fatimide, décident de mettre le siège devant Constantinople. Le Syrien, passant secrètement dans le parti des Grecs, se rend alors dans la capitale de l’empire et fait connaître à l’empereur Constantin les propriétés et le mode d’emploi des compositions incendiaires. Sans grande modestie, il s’en dit même l’inventeur. Grâce à ce secours inattendu, l’empereur pourra repousser l’invasion des Sarrasins qui, pendant cinq années consécutives, reviendront avec des forces nouvelles et des flottes considérables. Chaque fois, ils seront contraints de lever le siège.
Dernière mise à jour : ( 15-05-2007 )

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Marie Stuart, la reine tragique
Ecrit par Mathilde Dumas   
14-05-2007
Marie Stuart entourée de ses fidèles la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).
Marie Stuart entourée de ses fidèles la veille de sa mort (gravure du XIXe siècle).
L’histoire est parfois si inutilement cruelle qu’on en arriverait à croire que les dieux aiment à se jouer du malheur des hommes. Et leur satisfaction due atteindre son comble lors de la vie, tragique, de Marie Stuart.
Fille de Jacques V d’Ecosse et de Marie de Guise-Lorraine, Marie naquit moins d’une semaine après la mort de son père. Fiancée au dauphin de France, le futur François II, elle sera élevée à la cour française. Ce seront sans doute ses plus belles années… Mariée en 1558, reine de France en 1559, elle devient veuve après seulement dix-huit mois de règne. C’est avec déchirement qu’elle quittera la France pour regagner son Ecosse natale. C’est là que ses malheurs vont commencer. Déchirée entre les catholiques et les protestants de son pays, elle épouse un de ses cousins, lord Darnley, descendant comme elle des stewart –d’où le nom de Stuart- d’Ecosse, c’est-à-dire des sénéchaux d’Henri Ier d’Angleterre. La lignée paraissait bonne mais Darnley était un être médiocre, n’ayant pour lui que son allure. Après la naissance de leur fils, Jacques, Darnley n’aura de cesse de s’emparer du pouvoir et Marie finira par l’éliminer. Une révolte de la noblesse protestante allait s’en suivre et Marie, emprisonnée, finira par abdiquer en faveur de son fils, devenu roi sous le nom de Jacques VI. Il avait à peine un an.
Dernière mise à jour : ( 14-05-2007 )

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Les sphinx : de la Grèce à l’Egypte
Ecrit par Brune de Crespt   
13-05-2007
Œdipe interrogé par le sphinx de Thèbes (d'après une céramique antique).
Œdipe interrogé par le sphinx de Thèbes (d'après une céramique antique).
Quel rapport entre le sphinx de Thèbes et les sphinx qui, à Gizeh, annoncent les pyramides égyptiennes ? Certainement, tout le monde s’est un jour posé la question. Car non seulement leur nom est le même mais leur apparence également. Mais cela suffit-il à dire qu’il s’agit d’un même être monstrueux ?
Un visage et une poitrine de femme, hérités de sa mère Echidna, une queue de dragon et un corps de lion –héritage de Typhon, le père- le sphinx est apparenté à presque toutes les créatures monstrueuses de la mythologie grecque. Avec Chimère, il –ou elle- partage le corps de lion et l’appendice reptilien ; avec les Harpies, ses autres sœurs, des ailes, semblables à celles d’un grand oiseau. Quant au lion de Némée, son jumeau, il est doté d’un cri strident, une arme que l’on retrouve chez les Harpies… et chez les sphinx égyptiens. Le rapport semble établi. Plus de doute, cette fois, les sphinx d’Egypte et ceux de Grèce sont les mêmes. Mais l’apparence et la similitude de don suffit-elle ? D’autant que rien n’indique que le sphinx de Thèbes ait été redouté pour son cri…
Envoyé par les dieux afin de punir la cité du crime de Laïos, son roi, qui avait aimé d’un amour contre-nature, le grand sphinx de Thèbes s’ingéniait à isoler la cité en empêchant tout voyageur d’entrer ou de sortir du royaume. Une énigme servait de test et, en cas de mauvaise réponse, le voyageur périssait. On sait comment Œdipe la résolut, ce qui entraîna le suicide du sphinx. Mais à aucun moment les mythologies n’évoquent la façon dont mouraient les malheureux ayant échoué. Etait-ce une telle évidence pour que les auteurs grecs n’en fassent pas mention ?
Dernière mise à jour : ( 13-05-2007 )

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Constantinople : la porte de l’Orient
Ecrit par Alix Ducret   
11-05-2007
L'empereur Constantin Ier (v.280-337).
L'empereur Constantin Ier (v.280-337).
En quelques siècles à peine, Rome avait étendu son pouvoir bien au delà de ses frontières. Une large partie de l’Europe, mais aussi des contrées orientales et africaines faisaient désormais partie de l’immense Empire. De fait, sa capitale, Rome, paraissait bien loin de l’Egypte ou de la Syrie. C’est pourquoi l’empereur Constantin se mit en tête de se doter d’une nouvelle capitale, située au cœur même de l’Empire. Pour ce faire, il choisit le site de l’antique Byzance, qui avait été pillé et rasé par Septime Sévère en 196. Le choix était judicieux : la situation de Byzance était parfaite, aussi bien stratégiquement que symboliquement. Gardienne du Bosphore, à la frontière entre l’Orient et l’Occident, la Nouvelle Rome –ce sera le nom choisit par Constantin- allait être édifiée à l’image de son modèle : un forum, un sénat, un capitole, sept collines même… Tout avait été pensé pour que Nova Roma soit la réplique parfaite de la Rome initiale. L’idée était séduisante. L’histoire allait en décider autrement et Constantinople –le nom de Nova Roma ne résistera guère de temps- n’aura jamais que l’apparence de Rome. Pour peu de temps cependant…
Achevée en 330, la cité qui devait être le point de rassemblement de l’Empire, perd cet attribue et devient, après la scission de l’Empire, la capitale du seul Empire d’Orient.
Dernière mise à jour : ( 11-05-2007 )

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La légende noire de l’Inquisition
Ecrit par Constance Cousin   
10-05-2007
L'Inquisition, vue par les iconographes du XIXe siècle.
L'Inquisition, vue par les iconographes du XIXe siècle.
Un dominicain brandissant sa croix, un malheureux supplicié, des bûchers, des autodafé : de Bernard Gui au Nom de la Rose, l’Inquisition est une succession d’images toutes plus sombres les unes que les autres. Elles sont fausses pour la plupart…
Dès son origine, l’Eglise a été en butte aux hérésies. La chose est assez normale et même relativement saine : cela prouve tout simplement que les chrétiens des premiers siècles pensaient, réfléchissaient et tentaient de comprendre. Et comme chaque hérésie soulève un problème, pose une interrogation, elles ont permis à l’Eglise d’affiner ses dogmes. Mais ceux qui ne se soumettaient pas à ces dogmes ? Ils étaient tout simplement excommuniés ! Car si de tous temps l’Eglise a considéré de son devoir de combattre les hérésies, la majorité des Pères de l’Eglise condamnaient fermement le châtiment physique. Ce sont les autorités civiles, dès lors que le christianisme devint religion d’Etat sous l’ère constantinienne, qui allaient mettre en branle la répression. Assimilant un peu légèrement –et sans doute par intérêt- l’hérésie à un crime de lèse-majesté, les empereurs vont utiliser la confiscation des biens et parfois la mort contre les hérétiques. Ce sera notamment le cas des donatistes, au IVe siècle, qui posait la question de la validité des sacrements, c’est-à-dire de savoir si elle était liée ou non à celui qui les administrait.
Dernière mise à jour : ( 10-05-2007 )

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Louis XI, « l’universelle araigne »
Ecrit par Alix Ducret   
09-05-2007
Louis XI (1423-1483), d'après une gravure du XIXe siècle.
Louis XI (1423-1483), d'après une gravure du XIXe siècle.
L’universelle araigne : tel est le surnom que l’on attribua à Louis XI dont la réputation n’est plus à faire. Et on peut dire qu’elle n’est guère flatteuse ! Intelligent, rusé, énergique, il était doté d’un physique peu avantageux et d’une patience fort limitée. Durant près de vingt ans, il se joindra à toutes les révoltes contre son père, Charles VII ; il les fomentera même et s’alliera avec tous ses ennemis. Il mettra tant d’acharnement et d’âpreté dans sa lutte contre le roi que ce dernier vivait, dit-on, dans la crainte perpétuelle de se faire empoisonner par son fils… Enfin arrivé au pouvoir en 1461, Louis XI va mettre autant d’acharnement à mâter les féodaux qu’il en avait mis à obtenir leur soutien lors du règne précédent. Prêt à toutes les trahisons, à toutes les bassesses, il passera maître dans l’art du machiavélisme. Malheur à ceux qui auront placé leur confiance dans sa parole : il n’en avait pas. Les Liégeois en payeront le prix lorsqu’il les abandonnera, après les avoir soutenu, à la colère du duc de Bourgogne, leur suzerain. Ce dernier, qui était encore un peu chevalier, ayant signé un traité avec le roi de France, verra ce dernier foulé aux pieds et, à sa mort, ses Etats démembrés. Tous les moyens étaient bons pour permettre à Louis XI d’accomplir a grande œuvre : l’unification de la France.
Dernière mise à jour : ( 09-05-2007 )

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Le massacre de la Saint-Barthélémy
Soumis par sallez   
08-05-2007
La légende veut que ce soit Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, qui aient ordonné le massacre de la Saint-Barthélémy.
La légende veut que ce soit Charles IX et sa mère, Catherine de Médicis, qui aient ordonné le massacre de la Saint-Barthélémy.
Les guerres de religion qui opposent catholiques et protestants déchirent le nord et le sud de l'Europe depuis la première moitié du XVIe siècle. C'est une guerre idéologique dont le champ de bataille est passé de l'Allemagne de Charles Quint à la France des Valois. Depuis la mort d'Henri II en 1559, la France connaît une période de troubles. Les retournements d'alliance, les assassinats, les revirements du pouvoir royal font de ces dernières décennies du XVIe siècle des années de grande instabilité. Au moment où la royauté affirme l'unité de la foi catholique et condamne la Réforme, la communauté protestante se prépare à une résistance violente. Les affrontements, alors inévitables, sont livrés sans qu'un camp ne prenne réellement le dessus sur l'autre. Plusieurs paix et traités se succèdent. Le 19 mars 1563, l'édit de pacification d'Amboise met fin à une première guerre civile et accorde une certaine liberté de culte. Le 23 mars 1568, après une période troublée, la paix de Longjumeau rétablit la liberté de culte sans limites ni restrictions. Le 8 août 1570, la paix de Saint-Germain est signée, octroyant, pour deux ans, quatre places fortes aux protestants. L'heure semble être à la conciliation. Pourtant Catherine de Médicis, la mère du roi Charles IX, avait rencontré en 1564, à Bayonne, sa fille, épouse de Philippe II et le conseiller de celui-ci, le Duc d'Albe. Cette entrevue avait eu de quoi inquiéter les protestants dont le roi d'Espagne était un ennemi acharné. De plus, en mai 1568, Catherine se sépare de son conseiller le plus pacifiste : Michel de L'Hôpital. Ces deux événements paraissent, aujourd'hui, avant-coureurs du drame à venir.
Dernière mise à jour : ( 09-05-2007 )

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L’histoire selon Commynes
Soumis par Emma Benedetti   
08-05-2007
Philippe de Commynes (1447-1511), d'après une gravure du XIXe siècle.
Philippe de Commynes (1447-1511), d'après une gravure du XIXe siècle.
Grand négociateur, diplomate, chambellan du duc de Bourgogne, c’est pour ses talents littéraires que Philippe van den Clyte, seigneur de Commynes, est demeuré célèbre.
Ce jeune noble flamand, filleul du duc Philippe le Bon et sachant aussi bien le français que l’italien, l’allemand ou l’espagnol, entre à la cour bourguignonne où il entreprend une carrière diplomatique. À la suite de l’affaire de Péronne (1468), il entre au service de Louis XI qui le fait sénéchal de Poitou puis ambassadeur.
À la mort du souverain, en 1483, Commynes prend le parti de Louis d’Orléans contre la régente Anne de Beaujeu et s’engage dans la « Guerre folle ». Disgracié, emprisonné, il ne retrouve son rang qu’à l’avènement de Charles VIII, qu’il accompagne en Italie et pour lequel il entreprend des négociations.
Après le couronnement de Louis XII, Commynes se retire et se consacre à la rédaction de ses Mémoires, un document essentiel sur les règnes de Louis XI et de Charles VIII et dans lequel l’auteur analyse les caractères, les situations et tente d’expliquer, voire de justifier, certains événements.
Plus qu’un chroniqueur, Philippe de Commynes est le premier historien moderne.
Dernière mise à jour : ( 08-05-2007 )

Les Cabot : explorateurs de père en fils
Ecrit par Mathilde Dumas   
07-05-2007
Sébastien Cabot (vers 1480-1557).
Sébastien Cabot (vers 1480-1557).
Il faut reconnaître que Sébastien Cabot a de qui tenir. Son père, en effet, Giovanni Caboto, devenu John Cabot par la grâce de son bienfaiteur le roi d’Angleterre Henri VII, a déjà abordé les rivages américains lors de l’expédition de 1497. Mais on ignore le lieu précis du débarquement : est-ce le Labrador, Terre-Neuve ou l’île du Cap Breton ?
Un an plus tard, en 1498, John Cabot, toujours poussé par Henri VII, tenta une nouvelle fois d’ouvrir un chemin maritime, par l’ouest, vers l’Inde et la Chine et cette fois, on a la certitude qu’il atteignit le Labrador.
Le jeune Sébastien Cabot fut donc bercé dès son enfance par ces récits de découvertes et d’aventures où son père jouait un rôle de premier plan. Il passe son enfance à Bristol, une des plus grandes métropoles commerciales de l’Angleterre. Dans cette cité portuaire où se mêlaient marins et marchands venus des quatre coins du monde, le jeune Sébastien se prend de passion pour la mer et ses promesses illimitées de gloire et de richesse. Mais il ne se contente pas d’être un marin intrépide ; il poursuit également de solides études classiques : il apprend le grec et le latin, dévore les auteurs de l’Antiquité et surtout Hérodote, le premier et le plus grand reporter-historien de son temps (au Ve siècle avant J.-C.), découvre avec ardeur les récits des voyageurs arabes, notamment ceux de Massoudi,  l'auteur des Prairies d’or qui constitue la plus vaste compilation sur le monde au Xe siècle.
Dernière mise à jour : ( 07-05-2007 )

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Sainte Brigitte, déesse de la fécondité
Ecrit par Brune de Crespt   
06-05-2007
Sainte Brigitte, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Sainte Brigitte, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Paradoxalement, c’est grâce au christianisme que le paganisme celte a perduré si longtemps, plus longtemps que partout ailleurs. Certes, cela est en grande partie dû aux Scriptoria, ces compilations de l’histoire et des mythologies que les moines irlandais se sont astreints à rédiger. Mais la volonté de l’Eglise irlandaise de faire œuvre de conservation n’explique pas tout. En réalité, l’Irlande ne sera chrétienne qu’en surface et cela durant des siècles. Saint Patrick et ses successeurs auront beau y mettre toute leur énergie, le paganisme va demeurer vivant, bien vivant. Pire, il va même imprégner la religion chrétienne…
Rien à voir avec ce qui s’était déroulé en Gaule où, pour faciliter la christianisation des âmes, moines et prêtres vont passer par une christianisation des lieux. Des églises avaient été élevées sur d’anciens lieux de culte païen ; d’autres étaient devenus des lieux de pèlerinages, pour peu qu’on y ait enterré une relique de saint… Le paganisme ne survivra pas en Gaule, absorbé par le christianisme. De loin, l’histoire semble bien se répéter en Irlande. Pourtant, il n’en est rien.
Dernière mise à jour : ( 06-05-2007 )

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Chichén Itzá, en l’honneur du dieu Chac
Ecrit par Mathilde Dumas   
03-05-2007
Pyramide de Chichen Itza.
Pyramide de Chichen Itza.
Fondée vers le milieu du VIe siècle de notre ère sur la presqu’île du Yucatan, Chichén Itzá ne fut qu’un poste frontière de l’Empire maya avant d’atteindre le rang, vers le milieu du Xe siècle, d’un des principaux centres de l’Empire, puis celui de capitale sous la domination Toltèque (XIIIe siècle). C’est là qu’elle connut son apogée, notamment comme centre religieux, avant d’être littéralement abandonnée, désertée par ses habitants pour des raisons encore inconnues (XVe siècle).
Désormais, les ruines de Chichén Itzá se dressent sur la plaine côtière de la mer des Caraïbes, dans une région de roche calcaire recouvrant de gigantesques nappes d’eau. Mais par endroits, lorsque la croûte superficielle s’effondre, apparaissent de vastes puits naturels que les Mayas appelaient chen ou tz’onot, déformé en cenote. De même, on peut encore voir, près de Chichén Itzá, un célèbre cénotaphe qui constituait un lieu de pèlerinage où les fidèles de l’Empire maya venaient adorer Chac, le dieu de la pluie : on avait coutume de jeter dans le puits, profond de vingt mètres, des offrandes et même des victimes humaines dont on a retrouvé des ossements mêlés aux bijoux de jade, d’os et aux disques d’or ciselé offerts à l’exigeante divinité.
Dernière mise à jour : ( 03-05-2007 )

La dynastie perdue des Romanov
Ecrit par Alix Ducret   
02-05-2007
Couronnement de Michel Fedorovitch (1596-1645), premier tsar de la dynastie Romanov.
Couronnement de Michel Fedorovitch (1596-1645), premier tsar de la dynastie Romanov.
Romanov. S’il est un nom associé à la Russie, c’est bien celui-ci. Pourtant, la dynastie proprement dite s’est éteinte en 1762 et cette dynastie si russe… ne l’était pas à l’origine.
C’est en effet en Lituanie que l’on retrouve la trace du berceau des Romanov. Andreï Ivanovitch Kobyla ou Kambila, fils d’un quelconque prince lituanien, est le premier ancêtre connu de la famille. C’est lui qui, au XIVe siècle, va trouver refuge en Russie. Le nom de Romanov n’existe pas encore : il apparaît avec Nikita Romanovitch, fils de Roman Iourévitch (mort en 1543). Romanovitch va devenir Romanov, tout simplement. Mais Nikita n’est pas un inconnu : sa sœur, Anastasia, avait épousé le tristement célèbre Ivan le Terrible et, après la mort du tsar, c’est à Nikita que sera confié l’éducation et la tutelle du nouveau tsar, Fédor Ier et de son frère, Dimitri. En 1598, la mort de Fédor puis de Dimitri, ultime représentant de la dynastie de Riourik, laisse un trône vacant. Pas pour longtemps cependant : Boris Godounov, chambellan d’Ivan IV et tuteur avec Nikita Romanov des fils du tsar, prend le pouvoir. Nikita était déjà mort, mais les espérances des Russes pouvaient se tourner vers son fils un brillant militaire doublé d’un habile diplomate : Fédor Nikititch Romanov. Il sera bien vite relégué dans un monastère et contraint à prendre l’habit sur ordre de Godounov.
Dernière mise à jour : ( 02-05-2007 )

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Théodora : une courtisane sur les autels
Ecrit par Constance Cousin   
01-05-2007
L'impératrice Théodora (début VIe siècle-548), d'après un détail d'une mosaïque de Ravenne.
L'impératrice Théodora (début VIe siècle-548), d'après un détail d'une mosaïque de Ravenne.
Vraisemblablement, lorsqu’en 527, l’empereur Justinien fait couronner son épouse en même temps que lui, c’est pour légitimer un peu plus son union célébrée quatre ans plus tôt. Une union qui, de fait, avait dû soulever un certain nombre d’opposition.
Fille du gardien en charge des ours au cirque de Constantinople, Théodora était danseuse et courtisane –un mot élégant pour désigner une prostituée- avant de devenir la maîtresse de Justinien. Un passé qui n’empêchera nullement le futur empereur, de 17 ans son aîné, d’en faire son épouse. Pour y arriver, il demandera même à son oncle, l’empereur Justin Ier, de changer la loi qui interdisait aux sénateurs, dont Justinien faisait alors partie, d’épouser des danseuses. Certains on voulut faire de Théodora une intrigante mais les atouts de la jeune femme devaient être autres que physiques pour que l’héritier de Justin désire si ardemment un mariage. Après tout, il aurait pu se contenter de la cantonner à un statu non officiel…
On comprend donc qu’à l’heure de revêtir à son tour la pourpre, Justinien ait désirer réaffirmer la légitimité de son union. On peut même supposer, sans grand risque de se tromper, que dès le début de sa liaison avec Théodora, Justinien avait compris les qualités intellectuelles et politiques de la jeune femme. Car en la couronnant avec lui, Justinien accordait à son épouse un statu de dirigeante officielle. Un pouvoir dont la nouvelle impératrice saura user avec une grande intelligence, s’associant aux principales décisions de Justinien, le conseillant, le supplantant même dans certaines actions.
Dernière mise à jour : ( 01-05-2007 )

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Beethoven : la tragédie
Ecrit par Alix Ducret   
30-04-2007
Ludwig von Beethoven (1770-1827).
Ludwig von Beethoven (1770-1827).
Héritier d’une famille de musiciens d’origine flamande, Ludwig von Beethoven se lance dans la carrière artistique dès l’âge de treize ans. Mais Beethoven n’est pas Mozart et c’est uniquement pour subvenir aux besoins de sa famille qu’il intègre le monde musical… comme interprète. Pianiste virtuose, il sera, pendant plus de vingt ans, une des coqueluches des salons autrichiens et viennois à partir de 1792. Mais Beethoven ne se satisfait pas d’être un grand pianiste, de jouer la musique des autres. Une musique dont il sent qu’elle n’est pas qu’une distraction mais qu’elle est -ou qu’elle peut être- porteuse de message. Une musique qui peut et qui doit selon lui faire écho aux émotions du compositeur mais également de toute une époque. Une musique qui doit être un acteur et un témoin de la civilisation. Avec Beethoven, on entre dans l’ère des « artistes engagés »…
Lorsqu’il entame donc sa seconde carrière –vers 1800-, Beethoven est déjà touché par ce qui sera le grand drame de sa vie: la surdité ! Une tragédie pour ce touche-à-tout musical, auteur de lieders, de cantates, de sonates, d’opéras et, surtout, de symphonies. Qu’elles soient Héroïque, Pastorale, que ce soit l’Hymne à la joie : Beethoven est le maître des symphonies, un art dans lequel il excelle. Pourtant, rien de plus difficile pour Beethoven chez qui la surdité n’a fait qu’aller en s’agravant.
Dernière mise à jour : ( 30-04-2007 )

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L’exploration du Mississipi
Soumis par Emma Benedetti   
29-04-2007
Reproduction d'un médaillon de Robert Cavelier de la Salle (1643-1687).
Reproduction d'un médaillon de Robert Cavelier de la Salle (1643-1687).
Une grande rivière va du nord au sud, si loin que les Illinois n’ont point encore entendu parler de sa sortie, écrit le père Marquette (1637-1675) durant son expédition vers le lac Michigan.
Le Mississipi reste un mystère jusqu’à ce qu’un Rouennais, Robert Cavelier de la Salle (1643-1687), fasciné par le récit des aventuriers du Nouveau Monde, décide à son tour d’explorer le fleuve. Il part de Québec le 6 août 1679 avec l’intention d’occuper tout le bassin du Mississipi au nom du roi Louis XIV (1643-1715). Au cours de son périple, il fonde les forts de Saint-Louis et de Crèvecœur, en Illinois et, le 16 février 1682, atteint enfin le fleuve. Deux mois après, il découvre un « golfe immense et sans limite » : l’embouchure du fleuve géant. Au nom de la France, il prend possession du bassin couvrant le tiers des États-Unis qu’il appelle Louisiane, en l’honneur du roi.
Après un rapide séjour en France, il retourne en Louisiane et y fonde une colonie. Mais sa mort brutale, en 1687, l’empêche de poursuivre l’exploration méthodique du fleuve.
Grâce à Robert Cavelier de la Salle, « le Vauban de la Nouvelle France », le bassin du Mississipi sera encore longtemps une région « française ».
Dernière mise à jour : ( 29-04-2007 )

Le siècle de Léon X
Ecrit par Mathilde Dumas   
27-04-2007
Le pape Léon X (1475-1521).
Le pape Léon X (1475-1521).
Jean de Médicis, troisième fils de Laurent le Magnifique, né en 1475, devient cardinal à douze ans et en 1513, il succède au pape Jules II, sous le nom de Léon X.
Mécène généreux, protecteur des arts et des lettres, il s’entoure des esprits les plus fins de son temps, tels Machiavel ou Sannazar et des artistes les plus illustres dont Michel-Ange et Raphaël. Grâce à lui, Rome devient la capitale de l’humanisme et de la Renaissance avec, pour couronner cette entreprise, l’édification de la nouvelle basilique Saint-Pierre.
Mais c’est aussi sous son pontificat que va naître et se développer l’hérésie protestante. En effet, afin d’achever la basilique Saint-Pierre de Rome, Léon X renouvelle les indulgences accordées par son prédécesseur. Ce sera le prétexte invoqué par Martin Luther pour entamer une «révolution religieuse» qui aboutira rapidement au protestantisme. Après des tentatives de conciliation, Léon X condamne les quatre-vingt-quinze propositions de Luther dans sa célèbre bulle Exsurge Domine et excommunie, en 1520, le moine saxon. À la fin de son pontificat, il se rapproche de Charles-Quint, seul rempart solide face à cette hérésie.
Estimé comme l’un des plus illustres pontifes du XVIe siècle, que l’on a aussi appelé le « siècle de Léon X », il meurt, le 1er décembre 1521, dans des circonstances jugées suspectes.
Dernière mise à jour : ( 27-04-2007 )

Carthage : la cité orgueilleuse
Soumis par Emma Benedetti   
26-04-2007
Un guerrier carthaginois, d'après une statuette antique.
Un guerrier carthaginois, d'après une statuette antique.
Selon la légende, ce serait la fameuse reine Didon, sœur du roi de Tyr Pygmalion, qui fonda Carthage. La même Didon que le héros de Virgile, Enée, quitte à regret pour fonder… Rome. Etonnant comme ces deux orgueilleuses cités semblent profondément liées, même dans l’esprit d’un Romain. Mais l’histoire de Rome et de Carthage n’est pas une histoire commune ; seules quelques années de guerre les uniront dans l’histoire du monde pour l’éternité. Au contraire, c’est comme si ces deux cités conquérantes avaient grandi en parallèle, comme si elles s’étaient étendues, chacune d’un côté de la Méditerranée jusqu’à ce qu’elles finissent par se heurter.
Fondée au IXe siècle avant J.-C., par Didon selon la légende et par des marins et des commerçants phéniciens selon l’histoire, Carthage, dont le nom « Kart hadasht » signifie « la nouvelle ville », comptait à l’origine parmi les multiples comptoirs phéniciens. Elle ne devra son changement de statu qu’à la ruine de Tyr, cité dont elle était issue, ce qui la libérera de toute allégeance et attirera vers elle les autres colonies phéniciennes de la Méditerranée occidentale.
Dernière mise à jour : ( 26-04-2007 )

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« La Merveille » du Mont-Saint-Michel
Ecrit par Brune de Crespt   
25-04-2007
Le Mont-Saint-Michel, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Le Mont-Saint-Michel, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Parce que l’archange saint Michel le lui avait commandé lors d’une apparition, saint Aubert, évêque d’Avranches, fit construire, en 708, un petit oratoire sur un petit rocher granitique, situé à 5 kilomètres environs de la côte, au fond de la baie de Cancale. Dès 966, sous l’impulsion de Richard Ier de Normandie, l’oratoire devait laisser la place à une abbaye bénédictine, Notre-Dame-sous-Terre, à laquelle devait s’ajouter, aux XIe-XIIe siècles, une église romane dont subsiste encore la nef.
Mais ces constructions, déjà étonnantes, n’étaient rien par rapport à l’abbaye gothique, entreprise avec l’aide financière de Philippe Auguste et de saint Louis, et qui acquit rapidement le surnom de la Merveille. Centre religieux important –c’ était un lieu de pèlerinage très fréquenté au Moyen Âge- mais aussi place forte essentielle, notamment contre les Anglais, le Mont-Saint-Michel se verra également doté de différents bâtiments abbatiaux et de remparts (XIIIe-XVe siècles), qui allaient lui permettre de résister victorieusement aux attaques anglaises durant les trente dernières années de la guerre de Cent Ans. Les épisodes militaires qui ont jalonné son histoire n’ont, heureusement, pas endommagé la Merveille qui est, sans conteste, une des gloires de l’architecture médiévale, comptant parmi les plus beaux trésors de France.
Dernière mise à jour : ( 25-04-2007 )

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