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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Zeus olympien
Ecrit par Constance Cousin   
15-02-2007
Reconstitution par la gravure de la statue de Zeus dans le temple d'Olympie.
Reconstitution par la gravure de la statue de Zeus dans le temple d'Olympie.

Les Antiques, notamment les Grecs, avaient une assez haute opinion de leur monde et de leur savoir-faire. Sans doute est-ce ce qui les conduisit à désigner sept monuments, sept œuvres d’art, supérieures aux autres en grandeur et en magnificence.  Des chefs-d’œuvre qui, dès l’époque de Strabon, géographe du Ier siècle avant J.-C., furent connus sous le nom d’Orbis miracula : les Merveilles du monde, devenues les Sept Merveilles du monde. Parmi elles : le temple de Zeus olympien
Le site d’Olympie est un des plus célèbres de la Grèce : sanctuaire plutôt que ville, il était originellement consacré au culte de Gaïa, la Terre, et d’Héra, jusqu’à ce que le culte de Zeus (Jupiter chez les Romains) prédomine, au moins depuis le VIIIe siècle avant J.-C..
Zeus, rapporte le voyageur Lucien Augé, y avait, dit-on, combattu Cronos, qui lui disputait l’empire du monde, et c’était en commémoration de cette victoire de son père qu’Hercule avait institué les jeux solennels. Plus tard, Zeus lui-même confirma la consécration de cette terre et, frappant le sol de la foudre, il y fit une brèche. Parfois, de cet antre béant, s’échappait une voix qui chantait des oracles redoutés.
 

Dernière mise à jour : ( 16-02-2007 )

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Le temps de l’Apocalypse : l’an de grâce 1260
Ecrit par Alix Ducret   
14-02-2007
L'Apôtre saint Jean rédigeant le texte de l'Apocalypse.
L'Apôtre saint Jean rédigeant le texte de l'Apocalypse.
Depuis le début du christianisme, et notamment depuis le IIIe siècle, date à laquelle l’Apocalypse est admis dans le Corpus de l’Église, les théologiens tentent de décrypter ce dernier texte du Nouveau Testament. C’est que la préoccupation de beaucoup se résume à cette interrogation : pour quand sera la fin du monde, la parousie -c’est-à-dire le retour du Christ dans sa gloire- ? Joachim de Flore a tenté d’y répondre.
Cistercien ascète et rigoureux, Joachim de Flore va séparer le temps en trois âges : l’âge du Père, qui correspond à l’Ancien Testament ; l’âge du Fils, c’est-à-dire celui de l’Incarnation, de la Révélation, du Nouveau Testament ; enfin l’âge de l’Esprit qui sera le temps où l’Église de Jean remplacera celle de Pierre, le temps des ordres mendiants, celui où l’on comprendra enfin les Évangiles. Et cet âge de l’Esprit succèdera à de terribles cataclysmes, correspondant, pour Joachim, aux hérésies. Puis Joachim donne une date précise : 1260. D’où vient cette date ? Le calcul de Joachim de Flore est très simple : reprenant l’Ancien Testament et l’Évangile de saint Mathieu qui évoque la généalogie du Christ, il compte quarante-deux générations précédant la venue du Messie. Puis, reprenant ces quarante-deux générations, la naissance du Christ marquant le changement d’âge, et à raison de trente ans par génération, il obtient 1260 qui marquera donc le Millenium, l’âge d’or. Certes, il ne s’est rien passé en 1260 mais le fondement reste le même.
Dernière mise à jour : ( 14-02-2007 )

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Le chevalier d’Eon : « cherchez la femme »
Ecrit par Alix Ducret   
13-02-2007
Le chevalier d'Eon en capitaine des Dragons (1728-1810).
Le chevalier d'Eon en capitaine des Dragons (1728-1810).
Londres, le 21 mai 1810, dix heures du soir : une vieille femme expire, assistée d’un prêtre et de sa dame de compagnie. On ne saura que plus tard que la dite « vieille femme » n’était autre que… le chevalier d’Éon. Mais, au fait, chevalier ou chevalière ?
Fils d’un avocat au Parlement de Bourgogne, avocat lui-même, Charles, Geneviève, Louise, Auguste, André, Thimothée d’Éon de Beaumont quitte bien vite la robe de magistrat pour entamer une carrière internationale… d’agent secret. Sa première mission le conduit en Russie. C’est également la première fois que son travestissement est avéré. Car c’est  sous le nom de Lya de Beaumont et en tant que lectrice à la cour de la tsarine Elisabeth Petrovna, fille de Pierre le Grand, que l’agent secret de Louis XV opère. La délicatesse de ses traits et un art consommé du déguisement assure son succès.
Dernière mise à jour : ( 13-02-2007 )

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Les « rois fainéants » : la fin d’une époque
Ecrit par Brune de Crespt   
12-02-2007
Pierre tombale de Childéric II (v.653-675).
Pierre tombale de Childéric II (v.653-675).
Un souverain indolent, allant de palais en palais dans un chariot traîné par une pair de bœufs : l’image est connue de tous, c’est celle d’un de ces fameux «  rois fainéants ». Mais si tout le monde connaît l’image populaire, qu’en est-il de l’histoire véritable ? Qui furent vraiment ces rois fainéants, symboles d’une dynastie –celle des Mérovingiens- sur le déclin ?
Clovis II, Clotaire III, Childéric II, Thierry III, Clovis IV, Childebert III, Dagobert III, Chilpéric II et, enfin, Thierry IV : de 639 à 711, pas moins de neuf souverains se sont succédés sur le trône de Francie. Et le premier d’entre eux, Clovis II, fils du célèbre Dagobert (le roi de la chanson) n’a rien d’un incapable. Alors que Dagobert, qui fut un grand roi, avait «  officialisé » la séparation entre Francs orientaux et Francs occidentaux en léguant à l’un de ses fils le royaume d’Austrasie alors que l’autre hérité de ceux de Neustrie et de Burgondie, Clovis II va, au terme d’un règne de près de vingt ans, recréer l’unité du royaume. Une unité qui sera ensuite promulguée par les Carolingiens et qui permettra la création d’un empire, celui de Charlemagne. Clovis II ne fut donc pas un  « petit roi » et, pourtant, c’est bien avec lui que commence la «  geste » des rois fainéants.
Dernière mise à jour : ( 12-02-2007 )

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Lucrèce Borgia : victime d'un mythe
Ecrit par Alix Ducret   
10-02-2007
Lucrèce Borgia (1480-1519).
Lucrèce Borgia (1480-1519).
Les enfants de ce siècle ont Satan pour nourrice
On berce en leurs berceaux les enfants et le vice… , écrivait Agrippa d’Aubigné.

Incestueuse et meurtrière, la belle Lucrèce Borgia a traversé les siècles avec une réputation sulfureuse. Une réputation entretenue avec ardeur par les historiens du XIXe siècle qui ne pouvaient laisser passer une telle possibilité de critiquer la papauté sur sa moralité. Quant à l'histoire, elle avait juste la touche de romanesque et de noirceur susceptible de satisfaire aux goûts très littéraires et bien peu scientifiques d'un plus grand nombre…
Fille du pape Alexandre VI Borgia, Lucrèce apparaît surtout comme la victime des manœuvres politiques de son père et de son frère, César.
D’abord mariée à Giovanni Sforza, elle voit son union annulée par son père qui la donne ensuite à Alphonse d’Aragon mais ce second époux est, peu après, assassiné par son frère, César Borgia.
Lucrèce semble irrémédiablement condamnée à subir ses terribles parents quand, en 1501, elle épouse Alphonse d’Este, le futur duc de Ferrare, qui la soustrait finalement aux manœuvres  machiavéliques de sa redoutable famille.
Mécène reconnue, la belle Lucrèce Borgia, duchesse de Ferrare, meurt en juin 1519, après avoir fait de sa cour l’un des plus intenses centres artistiques d’Europe.
Dernière mise à jour : ( 10-02-2007 )

Le trésor de Priam
Ecrit par Constance Cousin   
09-02-2007
Heinrich Schliemann (1822-1890), d'après un dessin moderne.
Heinrich Schliemann (1822-1890), d'après un dessin moderne.
Et si le récit d’Homère –auteur de l’Iliade et de l’Odyssée, était plus qu’une œuvre littéraire ? S’il fallait y voir une œuvre historique, une chronique ? C’est la question que se posa, au siècle dernier, Heinrich Schliemann.
Fils d’un pasteur au mœurs contestables, commis épicier devenu homme d’affaires prospère, Schliemann est un personnage à part dans l’histoire de l’archéologie. Passionné par les récits homériques, autodidacte, il apprend, par simple curiosité intellectuelle, le grec, moderne et ancien, suit des cours de langues orientales, s’initie au sanskrit et enfin à l’égyptologie avant de découvrir, à Pompéï, l’archéologie. Il n’a alors aucune ambition précise… jusqu’à ce qu’il croise la route, en 1867, d’Ernst Ziller. Cet architecte passionné d’archéologie étudie alors l’emplacement hypothétique de la légendaire ville de Troie. Un simple voyage avec l’architecte aux Dardanelles va convaincre Schliemann : il fait sienne la passion de Ziller et se montre persuadé que le récit d’Homère est à étudier au même titre qu’une œuvre historique.
Dernière mise à jour : ( 09-02-2007 )

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Du sang pour les dieux
Ecrit par Alix Ducret   
08-02-2007
Un guerrier celte, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Un guerrier celte, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Récemment, le film de Mel Gibson, Apocalypto, a relancé la polémique sur l’existence de sacrifices humains en Amérique centrale. Une polémique totalement stérile car faussée, les partisans de nier cette réalité historique avançant l’idée que c’était rabaisser la civilisation maya que d’affirmer une telle chose. C’est oublier que les sacrifices humains ont été le lot de toutes les civilisations européennes ! A-t-on oublié l’épisode d’Iphigénie, sacrifiée par son père Agammemnon pour obtenir des dieux un vent favorable ? Les chroniques racontent également qu’en Irlande saint Patrick aurait renversé une «  idole » sur laquelle on sacrifiait des nouveaux-nés. D’ailleurs, toujours selon les textes anciens, les Irlandais ne buvaient-ils pas du sang dans des crânes humains ? Un  acte que pratiquaient aussi les Lombards, les Germains et certaines tribus du lointain Ukraine. Tite-Live et Diodore de Sicile évoquent à leur tour la «  chasse aux tête » et rapportent que le général Posthumus –au nom prédestiné- finit… comme coupe de cérémonie. Ainsi les dieux garantissaient-ils la paix aux vainqueurs.
Dernière mise à jour : ( 08-02-2007 )

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À nous l’Amérique !
Soumis par Emma Benedetti   
07-02-2007
Le marquis de La Fayette (1757-1834).
Le marquis de La Fayette (1757-1834).
La terrible guerre d’Indépendance américaine a fait de Marie Joseph Motier, marquis de La Fayette, un héros. Quand, à l’âge de dix-huit ans, le capitaine de cavalerie La Fayette entend parler du combat pour la liberté mené par les « Insurgents» dans toute l’Amérique, il décide, malgré l’opposition de Versailles, d’affréter un navire. Il embarque, le 20 avril 1777, pour la Caroline du Sud, où il est accueilli très chaleureusement. Le Congrès, par contre, est plus réticent et La Fayette obtient seulement de servir, sans solde, comme major général dans l’armée américaine. Il y rencontre Washington, qui lui témoignera toujours une vive amitié. Intrépide, infatigable, il est sur tous les fronts pour soutenir la cause américaine et, de retour en France, obtient l’envoi de six mille soldats.
Dernière mise à jour : ( 07-02-2007 )

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L'Empire du Grand Roi
Ecrit par Mathilde Dumas   
06-02-2007
Le dais royal : vestige de l'époque perse qui représente le roi, sa cour et ses guerriers.
Le dais royal : vestige de l'époque perse qui représente le roi, sa cour et ses guerriers.
En 334, lorsqu'Alexandre le Grand s'en empare, l’Empire perse -ou achéménide, du nom de la dynastie régnante- est vieux de plus de deux siècles. En effet, dès le milieu du VIe siècle avant J.-C., le peuple perse, mené par Cyrus le Grand, s’est lancé à la conquête des royaumes du Moyen-Orient. À l’époque de Darius, cet empire s’étend de l’Égypte à l’Indus et du Syr-Darya au golfe Persique.
Soutenu par la noblesse perse qui fournit les administrateurs et les généraux dont il a besoin, le Grand Roi maintient l’unité de l’Empire autour de sa personne. Il est représenté dans toutes les provinces de l’empire par des satrapes d’origine perse et les routes royales, qui relient les provinces les plus éloignées avec les centres de décision, permettent une administration unifiée. Enfin, pour asseoir son pouvoir avec efficacité, le Grand Roi possède un trésor immense qui lui permet d’entretenir une armée considérable qui est capable de faire immédiatement face au moindre soulèvement comme à une invasion d’origine étrangère.
Malgré la domination perse, chaque pays garde sa langue, son écriture, sa religion de même que ses coutumes. Ainsi, les Perses ont pu fonder un pouvoir durable avec la collaboration active des élites locales, comme tentera de le faire, à son tour, Alexandre le Conquérant.
Dernière mise à jour : ( 06-02-2007 )

Guillaume d’Aquitaine, le roi des troubadours
Ecrit par Brune de Crespt   
05-02-2007
Guillaume IX d'Aquitaine et sa cour (1071-1127).
Guillaume IX d'Aquitaine et sa cour (1071-1127).

Paradoxalement, c’est à un «  grand trompeur de dames, riche en aventures galantes », selon ses contemporains, que l’on doit ce qui va devenir un véritable art de vivre après avoir été un art littéraire : l’amour courtois.
Guillaume IX d’Aquitaine est à peine âgé d’une quinzaine d’années lorsque, en 1085, il succède à son père à la tête du duché d’Aquitaine. Il prend alors possession d’un immense domaine qui s’étend de la Gascogne aux marches de l’Auvergne, ce qui fait de lui un des plus puissants féaux du royaume de France. S’il n’a guère marqué son époque au regard du politique, excepté quelques actions dans la Reconquista, l’empreinte intellectuelle qu’il a laissé est indéniable.
Amateur de bonne chère et de «  bonne chaire », poète à ses heures, volontiers licencieux dans ses propos ou ses écrits, Guillaume le Troubadour a laissé onze chansons au total, dont quatre qui marquent la naissance du fin amor, dit aussi amour courtois.
Où nous mîmes à la guerre fin,
Quand elle me donna un don si grand,
Son amour et son anneau :
Que Dieu me laisse vivre tant
Quand j’aie mes mains sous son manteau !

Dernière mise à jour : ( 05-02-2007 )

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Le fils de l’Aigle
Ecrit par Alix Ducret   
04-02-2007
Napoléon II, duc de Reichstadt (1811-1832).
Napoléon II, duc de Reichstadt (1811-1832).
Mil huit cent onze ! Ô temps où des peuples sans nombre
Attendaient, prosternés sous un nuage sombre,
Que le ciel eût dit oui !

Le 20 mars 1811, l’Aigle a un Aiglon, Napoléon a un fils ! Après son divorce avec Joséphine, qui ne lui donne pas d’enfant, Napoléon Ier épouse, en 1809, Marie-Louise d’Autriche, la fille de l’empereur François Ier, dans l’espoir d’avoir un héritier. Quand son vœu se réalise, Napoléon est ivre de joie.
Le 22 juin 1815, après les Cent-Jours, le « petit roi de Rome » devient donc Napoléon II : son père vient d’abdiquer en sa faveur. Mais la France préfère se doter d’un souverain de l’ancienne lignée, Louis XVIII et l’Aiglon devient duc de Parme. Réfugié à la cour de son grand-père, en Autriche, où il va prendre le titre de duc de Reichstadt, il mène une vie princière mais tout est mis en œuvre pour effacer jusqu’au souvenir de son père. Quand il meurt à l’âge de vingt-deux ans, le dernier espoir des Bonapartistes s’évanouit.
Plus d’un siècle plus tard, le IIIe Reich décrète le transport des restes de Napoléon II aux Invalides : l’Aiglon est allé rejoindre l’Aigle…
Dernière mise à jour : ( 04-02-2007 )

Du Chastel : le long couteau des Armagnacs
Ecrit par Alix Ducret   
03-02-2007
L'assassinat de Jean sans Peur par Tanguy du Chastel, d'après une iconographie du XIXe siècle.
L'assassinat de Jean sans Peur par Tanguy du Chastel, d'après une iconographie du XIXe siècle.
Fidèle de Louis d’Orléans, Tanguy du Chastel passe, après la mort de ce dernier, au service de Louis d’Anjou puis à celui du dauphin, qu’il ne va plus quitter. Devenu prévôt de Paris, le 18 septembre 1411, c’est-à-dire chargé des affaires judiciaires de la capitale, il fait bientôt figure de chef du parti armagnac et défend la ville contre l’omnipotence bourguignonne.
Malgré sa position importante dans le parti du dauphin, le nom de Tanguy du Chastel aurait, sans doute, été oublié depuis fort longtemps s’il n’avait pas été l’instigateur et, selon les chroniques, l’acteur principal du meurtre de Jean sans Peur, le 10 septembre 1419.
Devenu l’homme de confiance du « petit roi de Bourges », il ne gardera pas longtemps ce titre envié. Dès son accession au trône, Charles VII n’aura de cesse de se rapprocher du duc de Bourgogne et Tanguy du Chastel sera donc éloigné de la cour, voyageant sans cesse comme ambassadeur ou lieutenant des provinces méridionales. Jusqu’à sa mort, en 1458, il s’obstinera pourtant à porter le titre de prévôt de Paris et de conseiller du roi… qu’il n’avait pas revu depuis trente-cinq ans.
Dernière mise à jour : ( 03-02-2007 )

Delenda est Carthago
Ecrit par Constance Cousin   
02-02-2007
Médaille de la Carthage antique.
Médaille de la Carthage antique.
Delenda est Carthago ! (Il faut détruire Carthage !) réclame le moraliste Marcus Caton depuis son retour d’un voyage en Afrique, en 153 avant J.-C.. Et à peine un demi siècle après Zama et la reddition d’Hannibal, la puissance carthaginoise -puissance avant tout économique- effraie toujours les Romains qui, prenant prétexte de la déclaration de guerre de la cité africaine à un allié de Rome, le Numide Massinissa, qui empiétait régulièrement sur le territoire carthaginois, déclenche la troisième guerre punique.
À peine les légions romaines ont-elles débarqué que les Carthaginois livrent leurs armes et trois cents otages. Mais quand ils apprennent le véritable but de cette expédition, c’est-à-dire la destruction totale de la ville, ils se dressent fièrement face à l’oppresseur romain et décident de lui tenir tête. Ils refusent la destruction de leur flotte, fleuron du commerce méditerranéen, l’évacuation de leur cité et sa reconstruction à dix milles à l’intérieur des terres. Pour la capitale d’un peuple essentiellement composé de marins, cela signifiait la mort à petit feu… Les Carthaginois s’enferment donc dans leur ville, prêts à mourir les armes à la main !
Dernière mise à jour : ( 02-02-2007 )

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La ceinture de chasteté : un mythe tenace
Ecrit par Alix Ducret   
01-02-2007
La cour d'amour au Moyen Âge.
La cour d'amour au Moyen Âge.
Bien peu de gens connaissent le lais de Marie de France qui évoque une amoureuse nouant le bas de la chemise de son compagnon et ce dernier plaçant une ceinture autour de la taille de son amante, signes que seul celui ou celle « qui sera capable de défaire la ceinture ou la chemise de couper ou briser » pourra aimer l’un ou l’autre. Pourtant, de cet écrit du XIIe siècle et de l’imaginaire populaire qui veut que seul ce terrible et obscur Moyen Âge ait pu inventer une telle horreur et faire preuve d’autant de mysoginie, est né le « demi-mythe » de la ceinture de chasteté médiévale. « Demi-mythe » parce que les ceintures de chasteté ont effectivement existé… mais pas au Moyen Âge ! Ce dont parle Marie de France n’est, selon l’historienne Régine Pernoud, qu’un symbole, à l’image des ceintures de cordes portées par les religieux et les religieuses et qui représentent l’un des trois vœux de l’état religieux, à savoir la chasteté.
Dernière mise à jour : ( 01-02-2007 )

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Sur un air de valse…
Ecrit par Brune de Crespt   
31-01-2007
Johann Strauss père (1804-1849).
Johann Strauss père (1804-1849).
Depuis déjà un certain nombre d’années, les Viennois dansaient à n’en plus finir. Ils pensaient danser la valse… ils se trompaient !
Car c’est avec les compositions de Johann Strauss père que va réellement naître cette danse, envoûtante et si élégante.
Emportée par le rythme endiablé des célèbres valses de Strauss, Vienne s’enfièvre et on voit bientôt toutes les classes sociales s’adonner à la danse.
Certes, les compositions de Johann Strauss fils, comme le Beau Danube bleu ou la Valse de l’Empereur, vont atteindre une renommée mondiale, mais c’est bien à son père que l’on doit la naissance de la valse.
À sa mort, le 27 septembre 1849, la capitale autrichienne entière est en deuil mais le souvenir de Johann Strauss père s'est perpétué, au long des siècles, sur un air de valse…
Dernière mise à jour : ( 31-01-2007 )

L’adoubement, une cérémonie « barbare »
Ecrit par Alix Ducret   
30-01-2007
Une cérémonie d'adoubement (d'après une iconographie du XIXe siècle).
Une cérémonie d'adoubement (d'après une iconographie du XIXe siècle).
Que serait le Moyen Âge sans les chevaliers ? Que serait-il donc sans l’adoubement, cette cérémonie qui faisait d’un simple écuyer un chevalier ? Véritable image d’Epinal, elle incarne le Moyen Âge tel qu’on aime se le représenter, au point d’ailleurs qu’on la confond généralement à l’incontournable hommage vassalique. Pourtant, ces deux cérémonies n’ont aucun rapport entre elles, exceptée peut-être leur origine. Car l’hommage comme l’adoubement sont un héritage direct des royaumes barbares, des tribus germaniques.
Avant l’adoubement proprement dit, le jeune noble doit faire son éducation. Et, on s’en doute, les pères de famille devaient être particulièrement pointilleux sur la personne qui serait en charge de cette éducation qui, rappelons-le, s’étalait de la septième à la quatorzième année du jeune garçon. Le plus souvent, cette tâche devait échoir à un parent , un oncle notamment, comme le roi Marc qui accueille Tristan dans Tristan et Iseult. Et, chose étonnante, il s’agissait le plus souvent d’un oncle maternel.
Dernière mise à jour : ( 30-01-2007 )

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Les vampires et le mythe de l'immortalité
Ecrit par Constance Cousin   
29-01-2007
Vlad IV Tepes, dit Dracula.
Vlad IV Tepes, dit Dracula.
C’est armé d’un pieu, d’une croix et d’une bonne grosse gousse d’ail qu’il faut partir à la recherche des vampires, ces morts-vivants, nés dans les brumes de Transylvanie.
Tout le monde connaît le comte Dracula, personnage imaginé par Bram Stoker. Mais qui connaît sa véritable histoire ?
Au milieu du XVe siècle, régnait en Valachie un voïvode -c’est-à-dire un gouverneur- du nom de Vlad III Dracul, ce qui signifiait Vlad « le dragon », cet animal étant l’emblème du roi. Ce guerrier si redouté eut un fils, Vlad IV, qui lui succéda en 1455 sous le surnom de Dracula, « fils du dragon ».
Vlad IV était un être sombre et un guerrier courageux qui s’était particulièrement illustré dans la lutte pour libérer son pays, la Roumanie, de la mainmise ottomane. Sa réputation était telle qu’il entra très rapidement dans le cercle -très fermé- des héros nationaux.
Dernière mise à jour : ( 29-01-2007 )

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Commode, l’empereur méconnu
Ecrit par Constance Cousin   
27-01-2007
Buste de l'empereur Commode, en Hercule (161-192).
Buste de l'empereur Commode, en Hercule (161-192).
Fils du très sage empereur-philosophe Marc Aurèle (121-180), Commode a acquis une large part de ce qui fait actuellement sa célébrité grâce au non moins célèbre film de Ridley Scott, Gladiator. Et s’il est assez rare qu’un cinéaste rende justice à un personnage historique, force est de constater que, dans ce cas précis, Scott ne se fait que l’écho de la plupart des historiens antiques. La question est donc de savoir s’il a eut raison de leur faire confiance…
Car en effet le tableau est des plus sombres. La cruauté, la débauche semblent avoir été son quotidien ; sans compter l’assassinat, y compris dans sa propre famille, et des dépenses telles qu’elles conduisirent quasiment à la ruine de l’Empire. Néron lui-même, prend, à la lectures de ces récits, l’allure d’un saint homme ! D’ailleurs, comme lui, Commode se prenait pour Hercule et, rapportent ses détracteurs, il n’était pas rare de voir l’empereur, ce géant doté d’une taille et d’une force extraordinaires, défier les gladiateurs ou des bêtes sauvages vêtu comme le fils de Zeus. Et si les témoignages de ses contemporains ne suffisaient pas, la numismatique est là pour donner son aval. Ainsi, l’empereur s’était fait représenter portant une massue et drapé d’une peau d’animal sur de nombreuses pièces (Octave, en s’attribuant le titre d’Auguste avait mis les empereurs –en l’occurrence lui-même- au niveau des dieux, alors, se présenter sous les atours d’un fils de Zeus paraît relativement bénin) !
Qu’importe, il lui en sera fait grief !
Dernière mise à jour : ( 27-01-2007 )

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Mithra, le « dieu invaincu »
Ecrit par Alix Ducret   
26-01-2007
Mithra tuant le taureau, entouré de ses deux porteurs de torches, Cautès et Cautopatès.
Mithra tuant le taureau, entouré de ses deux porteurs de torches, Cautès et Cautopatès.
«  Et les pas des légions avaient marché pour Lui. »
Ces mots de Charles Péguy sur les débuts du christianisme pourraient s’appliquer tout autant à l’expansion du culte de Mithra dans l’Empire romain. Et ce n’est qu’un de leurs nombreux points communs.
Vraisemblablement apparue au IIe siècle av. J.-C. en Perse, la dévotion envers Mithra fait partie de ces cultes orientaux où les mystères, les rites initiatiques et le fondement même de la croyance ne pouvaient que séduire un peuple romain lassé depuis longtemps du bien peu transcendant culte des ancêtres. En effet, contrairement à la religion romaine ou même au culte de Cybèle –qui eut pourtant ses adeptes dans l’Empire à la même époque-, le mithraéisme, comme le christianisme a pour but premier le salut des hommes.
La légende raconte que Mithra sorti des entrailles d’une roche –la petra generatrix-, coiffé d’un bonnet phrygien, armé d’une torche et d’un couteau qui allait lui permettre d’assujettir les forces du mal, personnifiées par un taureau. Allié à Sol, le dieu des quatre éléments –soleil, terre, air et eau-, il donna aux hommes le blé, le vin et tous les animaux nécessaires à leur survie.
Dernière mise à jour : ( 26-01-2007 )

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Les hospices de Beaune
Ecrit par Mathilde Dumas   
25-01-2007
Les hospices de Beaune (détail).
Les hospices de Beaune (détail).
Avec leurs toitures aux couleurs flamboyantes et leurs bâtiments aux lignes délicates, les hospices de Beaune restent l’un des plus beaux spécimens de l’art gothique ou, plus précisément, du style architectural bourgondo-flamand.
Édifiés, le 5 août 1443 selon la charte de fondation, par Nicolas Rolin, le chancelier de Philippe III le Bon, duc de Bourgogne, les hospices de Beaune renferment de magnifiques tableaux de l’école flamande, et notamment le célèbre et superbe Jugement dernier peint par Rogier de La Pasture Van der Weyden.
Et non content d’être un monument si prestigieux du point de vue de l’art, l’hôtel-Dieu de la ville de Beaune conservera sa fonction d'aide aux pauvres et aux malades jusque très récemment, jusqu’en 1971 !
Dernière mise à jour : ( 25-01-2007 )

La tragique histoire de lady Jeanne Grey
Ecrit par Constance Cousin   
24-01-2007
L'exécution de lady Jeanne, d'après une illustration du XIXe siècle.
L'exécution de lady Jeanne, d'après une illustration du XIXe siècle.
Belle, instruite, lady Jeanne Grey, arrière-petite-fille d’Henri VII, doit à l’ambition de sa famille de mourir à dix-sept ans.
La santé du jeune roi Édouard VI, fils unique d’Henri VIII, était vacillante depuis longtemps déjà et de nombreux seigneurs craignaient de voir lui succéder sa demi-sœur, Marie Tudor, catholique intransigeante. John Dudley, chef du parti protestant et beau-père de lady Jeanne, réussit à convaincre le roi mourant de désigner cette dernière comme héritière de la couronne et, le 6 juillet 1553, à la mort d’Édouard VI, Jeanne est effectivement proclamée reine d’Angleterre. Son règne durera treize jours : le 19 juillet, Marie Tudor réussit à faire reconnaître ses droits et à enfermer Jeanne et sa famille à la Tour de Londres. Et afin de mettre définitvement un terme à toute ambition de la pauvre lady Jeanne -qui n'en avait pas demandé tant-, l’ex-reine et son mari sont condamnés à mort et exécutés le 12 février 1554.
Dernière mise à jour : ( 24-01-2007 )

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