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Histoire-Généalogie, la vie et la mémoire des hommes

Car un pays sans passé est un pays sans avenir...




Atlas du monde

Histoire en questions



Le "sage" Spinoza
Ecrit par Constance Cousin   
15-12-2009
Baruch Spinoza (1632-1677).
Baruch Spinoza (1632-1677).
C'est dans une famille juive venue d'Espagne que naît Baruch Spinoza en 1632, à La Haye. Instruit dans le judaïsme, le jeune homme allait rapidement s'en détaché, notamment après l'étude des sciences naturelles et des théories philosophiques de Descartes. "Excommunié", c'est-à-dire mis au "hérem" par la communauté juive d'Amsterdam (1656), il restera cependant fortement marqué par la tradition juive qu'il ne voulut bien le dire.
En effet, il décida, après une blessure amoureuse, de se consacrer entièrement à sa passion intellectuelle : la philosophie. Cependant c'est bien en juif qu'il le fit. En effet, comme le voulait la tradition des anciens rabbins, Spinoza désira exercer un métier manuel, capable de lui assurer sa subsistance en toute indépendance et capable de le ramener aux réalités et aux contingences courantes.
Polisseur de verres pour les microscopes, il quitta Amsterdam pour s'établir près de Leyde où se trouvait le centre de la secte des Arminiens, des protestants rejetant la théorie de la prédestination chère à Calvin -les Méthodistes sont les héritiers des Arminiens-, avec lesquels il entretenait d'excellents rapports. C'est là qu'il acheva son premier ouvrage, un exposé du système cartésien connu sous le titre de "Renati Descartes principia philosophiae more geometrico demonstrata" (1663). Il vécut ensuite dans les faubourgs de La Haye puis à La Haye même où il poursuivit ses réflexions, libre de toute compromission. C'est ainsi qu'il se permit de rejeter l'offre de l'électeur palatin qui lui proposait une chaire à l'université de Heidelberg ; ainsi qu'il se permit également de refuser une pension offerte par Louis XIV à condition qu'il dédie une de ses œuvres au Roi-Soleil.
Dernière mise à jour : ( 15-12-2009 )

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La Grande Compagnie catalane
Ecrit par Brune de Crespt   
10-12-2009
Un soldat au XIVe siècle.
Un soldat au XIVe siècle.
Ils vont être un des pires fléaux de tout le Moyen Âge. A chaque guerre, à chaque paix : ils ravageront les terres laissées à leur pillage et les souverains auront toutes les peines du monde à les canaliser, voir, à s'en débarrasser. Le meilleur moyen, employé la plupart du temps, étant de déplacer le "problème" en envoyant ces troupes vers d'autres combats.
C'est que les mercenaires, amplement utilisés par tous les souverains d'Europe, ne savaient faire que la guerre. Qu'ils ne connaissaient que le combat et la rapine. Et si la guerre avait officiellement cessé, leurs besoins étaient les mêmes. Sans guerre : plus de chef. Sans chef : le pillage.
Telle est donc l'équation que Pierre III d'Aragon aura à résoudre après avoir engagés la Grande Compagnie catalane, faite de soldats mercenaires aragonais ou catalans, dans sa lutte sicilienne contre Charles d'Anjou (1282). S'étant doté d'un chef, en la personne de Roger de Flor, la Grande Compagnie devait entrer au service de l'empereur de Constantinople, en lutte contre les Ottomans (1304-1305). Mais une brouille avec les Grecs allait, de nouveau, laisser ces mercenaires sans conflit… jusqu'à ce qu'ils s'en créent un.
Dernière mise à jour : ( 10-12-2009 )

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Qui veut "revoir Syracuse" ?
Ecrit par Alix Ducret   
08-12-2009
Appareillage d'un navire grec (dessin moderne).
Appareillage d'un navire grec (dessin moderne).
Présentée, à juste titre d'ailleurs, comme le type même de l'établissement coloniale, la Sicile et plus précisément Syracuse a pourtant été, à plusieurs reprises, à deux doigts de se libérer de ces conquêtes dont elle était l'objet et, même, de dominer à son tour.
Fondée en 734 avant J.-C. par les Corinthiens, Syracuse allait devenir une des principales colonies de la Grande Grèce, sa ville principale et fonder, à son tour, plusieurs colonies, comme Acrae, Casmenae, Camarina. Mais le pouvoir des "gamoroï", les descendants des colons corinthiens, était suffisamment despotique pour attirer à eux la vindicte populaire : en 485 avant J.-C., la plèbe les chassent de la cité, conduisant les gamoroï à faire appel au tyran voisin : Géla. Bien leur en prit, car Géla allait faire de Syracuse la capitale des établissements grecs de la Sicile et permettre à l'île de résister aux Carthaginois. Sous le règne de son frère et successeur, Hiéron, Syracuse allait exercer son hégémonie sur toute l'île et étendre même son pouvoir et son influence sur des villes de la péninsule italienne, à Cumes notamment. Le premier empire "syracusien" s'achèvera en 466, après seulement vingt ans, lorsque Thasybule, frère de Géla et de Hiéron, fut chassé par les démocrates.
Une restauration de la démocratie qui ne sera que de façade cependant, Syracuse n'hésitant guère à soutenir Sparte durant la guerre du Péloponnèse, ce qui lui vaudra de voir les Athéniens mettre le siège -en vain- devant la cité.
Dernière mise à jour : ( 08-12-2009 )

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Chaucer ou les premières lettres anglaises
Ecrit par Mathilde Dumas   
06-12-2009
Geoffrey Chaucer (v. 1343-1400), d'après un vitrail.
Geoffrey Chaucer (v. 1343-1400), d'après un vitrail.
On dit de lui qu'il est le créateur de la littérature anglaise et le premier poète de son temps, mais c'est en Italie qu'il va d'abord s'initier à la littérature.
Fils d'un aubergiste de Londres, Geoffrey Chaucer devient page du duc de Clarence et, en 1358, embarque avec les armées d'Edouard III pour la France. Prisonnier après seulement un an de combats, il sera relâché après le paiement d'une rançon. De retour en Angleterre, où il bénéficie de l'amitié du duc de Lancastre, il épouse une suivante de la reine et se voit chargé de plusieurs missions diplomatiques entre 1372 et 1378. C'est au cours d'un de ces missions en Italie, qu'il découvre les œuvres de Dante et de Boccace. On pense même qu'il est entré en relation avec Pétrarque.
C'est tout d'abord sous l'influence de la France que le génie de Chaucer s'était révélé avec une traduction du Roman de la Rose.
Dernière mise à jour : ( 06-12-2009 )

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Méhémet Ali, l'homme qui fit trembler l'Orient
Ecrit par Constance Cousin   
02-12-2009
Méhémet Ali (gravure du XIXe siècle).
Méhémet Ali (gravure du XIXe siècle).
C'est en combattant les Français en Egypte que ce soldat de fortune d'origine turque ou albanaise devait se distinguer. Venu avec un corps expéditionnaire albanais, il devait  se révéler lors de la bataille d'Aboukir, en 1799. Paradoxalement, cette défaite allait être le début d'une brillante carrière et annoncer une ambition démesurée. En 1804, il s'est emparé du pour et se fait reconnaître pacha d'Egypte. Quelques résistances devaient se faire jour. Pour peu de temps cependant : après que Méhémet Ali eu fait massacrer 480 chefs mamelouk, tout rentra dans l'ordre et il devint le chef incontesté de l'Egypte.
Energique et ambitieux, Méhémet était également un réformateur remarquable. En 1814, il procède à la nationalisation de toutes les terres dont les propriétaires devinrent des fermiers ; il se lance dans un vaste programme de constructions de routes, de canaux, d'atelier ; il développe la culture du coton et introduit celle de la canne à sucre ; transforme le système scolaire, envoie les étudiants égyptiens en Europe et accueille les spécialistes français, qu'ils soient civils ou militaires.
Avec Soliman Pacha, il crée une armée moderne après quoi il n'hésitera guère, sous prétexte de défendre son suzerain le sultan de Constantinople, à provoquer et à chasser les Wahhabites du Hedjaz. Soucieux de préserver les voies de communication et de commerce, il va nettoyer les côtes de la mer Rouge, infestées de pirates, et fera la conquête du Soudan septentrional où il fondera Karthoum.
Dernière mise à jour : ( 02-12-2009 )

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Mo-Tseu, plus loin que Confucius
Ecrit par Alix Ducret   
30-11-2009
Moulin ou roue de prières chinois.
Moulin ou roue de prières chinois.
Si tout le monde connaît Confucius -au moins de nom-, Mo-Tseu, dont le nom latinisé est Micius, est, pour beaucoup, un parfait inconnu. A tort.
Originaire de la même région que Confucius, la principauté de Lou, Mo-Tseu était un philosophe de la cour des Song, au Ve siècle avant J.-C.. Il vivra d'ailleurs dans le Honan une grande partie de sa vie. Les Song appréciaient particulièrement ses multiples talents qu'ils soient diplomatiques -il évitera une guerre avec les princes de Tchou- ou architecturaux -notamment dans l'art des fortifications.
Mais Mo-Tseu était avant tout un ascète qui vivait dans la frugalité. Son mode de vie mais surtout sa philosophie attireront à lui de nombreux disciples qui vivaient quasiment à l'état de moines. La pensée du philosophe ne nous ait parvenu que partiellement, à travers un fragment de son recueil connu sous le nom du "Mo-Tseu". Là, Mo-Tseu s'oppose formellement au confucianisme, dont il critique les lacunes théologiques et métaphysiques, le fatalisme moral et la politique aristocratique. De sa pensée se dégage le concept d'un dieu omnipotent, soleil intérieur et extérieur de l'univers, qui voit tout, pénètre tout, sait tout ; un dieu moral et provident. L'humanité, quant à elle, est toute de faiblesse mais ces faiblesses ne doivent pas faire oublier la loi essentielle de l'univers : l'amour de tout et de tous surtout, sans barrière de caste, de clan, de race. De fait, Mo-Tseu est là bien loin de la philosophie de Confucius qui, s'il est confiant -trop sans doute- dans les capacités propres à la nature humaine, base l'intérêt des autres au cercle restreint de la famille et des castes propres à la hiérarchie féodale du temps.
Dernière mise à jour : ( 30-11-2009 )

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Aiquin ou quand les Sarrasins possédaient la Bretagne
Ecrit par Mathilde Dumas   
27-11-2009
Le Charlemagne
Le Charlemagne "des légendes" (gravure du XIXe siècle).
Un roi, sarrasin, dominant la Bretagne. Un futur empereur, franc, désireux de le débouter. Telle est l'histoire d'Aiquin, une chanson de geste du XIIe siècle.
L'aventure se situe lors d'un retour de Charlemagne de Saxe. Il est accompagné du père de Roland, de Roland lui-même, d'Olivier, d'Ogier et d'autres seigneurs qui figurent dans la Chanson de Roland. Aiquin souverain des Sarrasins a débarqué en Bretagne et la soumise. Seule la ville de Dol résiste encore grâce à son archevêque qui fait figure de héros. D'abord vainqueurs, les Francs vont être vaincus dans l'île de Cézembre et un des compagnons de Charlemagne manque d'y périr lorsque, blessé, il est mis en danger par le flux. Après maintes aventures, les Francs s'emparent de Guidalet où s'était réfugié Aiquin. Le Sarrasin prend la fuite, abandonnant son épouse qui se fait chrétienne et reçoit le baptême.
Un seul manuscrit, datant du Xve siècle, relate encore l'étrange histoire de ce Sarrasin roi de Bretagne. Une histoire si étrange que l'étude des sources a permis de reconnaître dans ces Sarrasins des Normands. L'auteur, sans doute un clerc et un Breton, les nomme même à plusieurs reprises les "Norois" ou les "gens du Nort païs". C'est dans une volonté de se mettre "au goût du jour" qu'il en a fait des Sarrasins.
Dernière mise à jour : ( 27-11-2009 )

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Les pharisiens ou la Torah à la lettre
Ecrit par Alix Ducret   
24-11-2009
Un grand prêtre juif (gravure du XIVe-XVe siècle).
Un grand prêtre juif (gravure du XIVe-XVe siècle).
"C'est un groupe de juifs, écrit l'historien juif Flavius Josèphe, qui font profession d'être plus pieux que les autres et qui donnent de la Loi l'explication la plus précise". Ou, pour le dire autrement, ce sont des juifs séparés dont les membres voulaient réaliser la plus aprfaite interprétation de la Torah en l'appliquant aux moindres circonstances de la vie.
Héritiers de hassidim, qui avaient soutenus la lutte de Macchabées contre Antiochos Epiphane et l'hellénisme envahissant, les Pharisiens avaient pour but premier de protéger la religion juive de toute influence païenne. Leur nom apparaît pour la première fois au IIe siècle avant J.-C.. Considérant que la Torah, la loi écrite, et la tradition, la loi orale, formaient un bloc indivisible, ils s'astreignaient à l'observance scrupuleuse des préceptes, notamment concernant la pureté légale, le sabbat, les purifications rituelles. Dans le but de se protéger des païens mais également des juifs moins pointilleux, ils s'isolaient ce qui devait les enfermer dans un formalisme finalement sans réel fondement et sans but autre que l'application de la loi ce que devait dénoncer Jésus.
Malgré tout, les pharisiens devaient contribuer à définir des concepts religieux fondamentaux du judaïsme telles que l'attente messianique, la survivance des âmes et la résurrection des corps.
Dernière mise à jour : ( 24-11-2009 )

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Nour el-Din : l'artisan de la défaite des chrétiens
Ecrit par Brune de Crespt   
19-11-2009
Habitants arabes de Damas (gravure du XIXe siècle).
Habitants arabes de Damas (gravure du XIXe siècle).
Bien connu des passionnés de l'histoire des croisades Nour el-Din, de son vrai nom Nour el-Din Mahmoud el Malik el-Adil, était le fils et le successeur de Zenghi, atabeg d'Alep, qui s'était rendu indépendant des sultans seldjoukides dans le gouvernement de la Syrie septentrionale, faisant d'Alep sa capitale (1146). Toute sa vie ne sera qu'une lutte sans fin contre les croisés, notamment ceux de la IIe croisade. Lorsque les croisés mirent le siège devant Damas, il vola au secours de la cité et força les chrétiens à lever le siège. Il enleva ensuite au Francs le comté d'Edesse, dont le frère de Godefroi de Bouillon était devenu, après la Iere croisade, le suzerain. En 1149, Nour el-Din s'attaque au puissant prince d'Antioche, Bohémond III, arrière-petit-fils de Bohémond de Tarente, un Normand de Sicile qui avait enlevé la ville par ruse en 1098 : l'Alepois enlève Apamée. Fort de ces succès, il annexe littéralement Damas, dont il fait sa capitale, redonnant ainsi son unité à la Syrie musulmane. C'est vers l'Egypte -musulmane- que se porteront ensuite ses efforts et, au terme de trois expéditions (entre 1163 et 1169), il saura imposer aux Fatimides un vizir de son choix : un certain Saladin.
Dernière mise à jour : ( 19-11-2009 )

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Quand l'empire du Milieu n'était pas… encore
Ecrit par Constance Cousin   
17-11-2009
Antiques vases chinois (gravure du XIXe siècle).
Antiques vases chinois (gravure du XIXe siècle).
Comme en Asie Mineure, berceau de l’humanité, la civilisation est née en Chine grâce à la fertilité d’un sol généreusement arrosé. Le fleuve Jaune, en dispensant à la Grande Plaine chinoise ses monceaux de limon, a fait naître, deux mille ans environ avant J.-C., de merveilleux agriculteurs, les premiers au monde à faire pousser le millet puis le riz.
Tandis que dans les steppes du Nord et de l’Est, certaines tribus en restent au stade de chasseurs nomades, celles de la Grande Plaine, de Pékin jusqu’au Houai-Ho au sud, s’appliquent avec acharnement à faire fructifier le sol : elles défrichent la brousse, assèchent les marais, endiguent les rivières. Car si la nature est généreuse, elle peut aussi être fatale : à la moindre sécheresse, la famine guette ; dès que le fleuve Jaune déborde, il envahit l’immense plaine et détruit les cultures.
La vie et la pensée du paysan chinois sont restées les mêmes pendant des siècles : elles suivent le rythme des saisons. Sa religion a pour but essentiel d’assurer l’harmonie entre le Ciel et le cycle agricole dans lequel préside le prince ou Fils du Ciel. Pour lui, tout l’univers s’explique par une opposition entre le principe masculin yang, qui règle le travail des champs, donne la chaleur, et le principe féminin yin, dont le domaine est le froid, l’hiver, le repli. À cette conception fondamentale du monde, s’ajoute un culte des ancêtres, destiné à assurer la survie de l’âme des défunts par des offrandes funéraires. Les textes les plus anciens nous montrent cette société paysanne chinoise divisée en classes : les nobles, avec le roi au sommet de la pyramide, défendent le peuple contre la menace constante des chasseurs nomades.
Dernière mise à jour : ( 17-11-2009 )

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Odon, "leader" de Cluny
Soumis par Emma Benedetti   
15-11-2009
Abbaye de Cluny (conservée au cabinet des estampes de la BNF).
Abbaye de Cluny (conservée au cabinet des estampes de la BNF).
Parce qu'il était le fils d'un leudes -seigneur- du comte d'Anjou, Odon, engagé dans la vie ecclésiastique, devait se retrouver, fort jeune, chanoine d'un puissant et très rentable centre religieux : Saint-Martin de Tours. Mais Odon était avide de vie parfaite. En 909, il décida donc de rejoindre l'abbaye de Baume avec, à sa tête, l'abbé Bernon, fondateur de Cluny. D'abord chargé de l'école abbatiale de Baume, Odon devint abbé de Cluny à la mort de Bernon, en 927 et c'est à lui que le monastère doit son premier et décisif essor.
L'exemple de l'ardente vie monastique menée à Cluny faisant école, Odon fut chargé, dès 929, de réformer Romainmôtier, dans le Jura. Suivront ensuite Charlieu, en 930, Saint-Géraud d'Aurillac, Saint-Martial de Limoges, Saint-Martin de Tulle, Saint-Pierre-le-Vif de Sens et Fleury. En 931, un privilège du pape Jean XI l'autorisa à placer sous son autorité les monastères réformés : Cluny devenait alors un des principaux alliés de la papauté dans son combat pour le redressement de l'Eglise. Odon se rendra en Italie à trois reprises (936, 938 et 942) et servira même de médiateur dans les luttes qui agitaient les factions à Rome. De fait, il prouvait, s'il était besoin, l'immense influence que Cluny détenait déjà. Il en profita d'ailleurs pour introduire la réforme clunisienne dans différents monastères italiens, initiant le rayonnement européen de l'abbaye fondée par Bernon.
Dernière mise à jour : ( 15-11-2009 )

Les Colonna : de Rome à Rome
Ecrit par Mathilde Dumas   
10-11-2009
L'attentat d'Agnani, d'après une gravure du XIXe siècle.
L'attentat d'Agnani, d'après une gravure du XIXe siècle.
Il est des familles dont l'histoire ne saurait se séparer de celle de la cité dans laquelle elles évoluent. C'est le cas des Médicis à Florence, ce fut le cas des Colonna à Rome.
Le nom des Colonna apparaît dès 1047 dans l'histoire de Rome ; elle tire son nom d'un château situé au sud-est de Rome. Attachée aux Gibelins, elle s'opposa longtemps aux Orsini et jouera un rôle de premier plan, au XVIe siècle, dans l'histoire de Rome et de l'Eglise.
C'est Egidio Colonna, dit Gilles de Rome (vers 1245-1316) qui marque le premier l'histoire de cette famille. Canoniste célèbre, théologien, ce disciple de saint Thomas d'Aquin devait enseigner à l'université de Paris. Chargé de l'éducation de Philippe le Bel, il sera l'auteur d'un traité de droit politique (1282) mais s'éloignera du souverain à l'heure des tensions avec la papauté. Archevêque de Bourges depuis 1296, il devait soutenir activement Boniface VIII et, dans le De potestate Eclesiae, poser les bases de la bulle Unam sanctam lancée par le Saint-Siège contre Philippe le Bel. Il sera le fondateur de l'école thomiste des Augustins (dont il avait été le général de l'ordre).
Dernière mise à jour : ( 10-11-2009 )

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Les Achéens ou l'histoire d'une expansion
Ecrit par Alix Ducret   
05-11-2009
Vestiges de la porte des Lionnes, à Mycènes.
Vestiges de la porte des Lionnes, à Mycènes.
Si dans les poèmes homériques le terme d'Achéens désigne indistinctement les Grecs participant au siège de Troie, il est certain qu'ils constituaient une famille bien particulière, sans doute la plus ancienne de la race hellénique.
Arrivés en Grèce au début du IIe millénaire avant J.-C., ces guerriers de type nordique, adeptes de l'usage du cuivre, refoulèrent les Pélasges dans les zones montagneuses et s'établirent en Thessalie puis dans la Grèce centrale et dans le Péloponèse, apportant une nouvelle langue d'où devait sortir le grec. Ignorants des choses de la mer, les Achéens se limiteront longtemps à la Grèce continentale où ils feront émerger la civilisation mycénienne (XVIe-XIIIe siècles avant J.-C.). La porte des Lionnes à Mycènes, l'Acropole de Tirynthe conservent le souvenir de cette race guerrière, prônant la force et la sévérité.
C'est en côtoyant les Crétois que les Achéens vont se faire marins. Ils établissent alors des relations commerciales avec l'Egypte, les Hittites, Chypre enfin. Mais c'est en profitant de la ruine de la civilisation minoenne que la civilisation mycénienne prend toute son ampleur et rayonne alors sur la Méditerranée orientale et en Sicile.
Dernière mise à jour : ( 05-11-2009 )

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Ceylan, l'âme du "Petit Véhicule"
Ecrit par Constance Cousin   
03-11-2009
Une habitante de Ceylan et son enfant (gravure du XIXe siècle).
Une habitante de Ceylan et son enfant (gravure du XIXe siècle).
C'est par l'invasion de l'île que Ceylan entre véritablement dans l'histoire : les Aryens d'Inde s'emparent des côtes au Ve siècle avant J.-C., repoussant vers l'intérieur des terres les Vedda, un peuple de chasseurs. A la même époque, en 483 avant J.-C., le prince indien Vijaya fonde le premier royaume singalais, de civilisation hindouiste. C'est au IIIe siècle avant J.-C. que le bouddhisme est introduit dans l'île par des missionnaires envoyés par l'empereur indien Açoka. Anuradhapura devient alors la capitale du bouddhisme singalais et c'est de là qu'elle va rayonner sur toute l'Indonésie et la péninsule malaise. La tradition bouddhiste veut même que ce soit les moines de Ceylan qui, au Ier siècle avant J.-C., mirent par écrit le canon pâli, faisant de Ceylan le cœur du bouddhisme du Petit Véhicule.
Un statu qui n'empêchera pas Ceylan d'être la proie des invasions. Dès les premiers siècles de notre ère, les Tamouls allaient tenter, à plusieurs reprises, de s'emparer de l'île. Ils y réussiront presque, notamment au XIe siècle, lors de l'invasion du roi des Chola, Rajaraja Ier. Réfugiés dans la partie sud-ouest de l'île, les Singalais devaient finalement se redresser au XIIe siècle et reconquérir la majeure partie de l'île. Un royaume tamoul devait cependant perdurer a nord de l'île.
Dernière mise à jour : ( 03-11-2009 )

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Gand : la ville aux deux suzerains
Ecrit par Brune de Crespt   
01-11-2009
Des tisserands au Moyen Âge (d'après une représentation d'époque).
Des tisserands au Moyen Âge (d'après une représentation d'époque).
C'est au VIIe siècle que, pour la première fois, la cité de Gand est mentionnée, saint Armand y ayant fondé deux monastères. A la fin du Ixe siècle, lorsque le comte de Flandre édifie un fort de protection, la ville grandit, mais elle ne deviendra une cité riche, une des plus riches de Flandres, qu'aux XIIe-XIIIe siècles, grâce à l'industrie du drap et, on l'oublie souvent, à son marché aux grains. Avec une économie fondée sur l'importation de laine d'Angleterre, et sur celle des graines de l'Artois, la cité flamande était inexorablement tiraillée entre la France et l'Angleterre. La guerre de Cent ans allait donné un relief tout particulier à cette double dépendance.
Au début du conflit opposant la France et l'Angleterre, le comte de Flandre, Louis de Nevers, était resté fidèle au roi de France. Mais l'interdiction des exportations de laines et des importations de draps, décidée par Edouard III, devait porter à Gand un coup terrible. Dans cette cité, qui comptait quelque 60 000 habitants, les métiers s'arrêtèrent et des dizaines de milliers d'artisans se retrouvèrent sans emploi. La révolte allait éclatée en 1337 et aboutir à la formation d'un gouvernement révolutionnaire, ayant, à sa tête, Jacob van Artevelde.
Dernière mise à jour : ( 01-11-2009 )

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Les frères Pâris
Soumis par Emma Benedetti   
30-10-2009
Joseph Pâris, dit Pâris-Duverney (1684-1770).
Joseph Pâris, dit Pâris-Duverney (1684-1770).
C'est avec une réputation sulfureuse que les frères Pâris font irruption dans le monde de la finance en 1704. Fils d'un aubergiste du Dauphiné, Antoine, Claude dit La Montagne, Joseph, dit Pâris-Duverney et Jean dit de Montmartel quittent subitement leur région natale parce qu'ils avaient été accusés de s'être emparés de blé durant la disette qui avait touchée le pays. Ils prennent la direction de la capitale où , en 1704, ils font fortune en assurant le ravitaillement de l'armée. C'est le troisième de la famille, Pâris-Duverney, qui prend alors la direction des affaires familiales : il obtient le bail des fermes et, surtout, se lance dans une critique sévère du système Law. En 1720, ces critiques lui valent, comme à ses frères, d'être exilés. Mais la chute de Law, quelques mois plus tard, sonne la fin de la sanction. Mieux même, Pâris-Duverney est nommé, en 1721, à la tête d'une commission chargée de réviser la fortune de ceux qui avaient fait des bénéfices exagérés. Grâce à cette commission, il permettra à l'Etat de se soustraire au versement de près de 1 500 millions de dettes et obtiendra la reconnaissance éternelle de l'Etat, en la personne du duc de Bourbon. Le duc le fait alors secrétaire de ses commandements et Pâris, avec ses frères, obtient pratiquement la direction des finances de la France de 1723 à 1726.
Dernière mise à jour : ( 30-10-2009 )

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Les Percy : entre fidélité et révolte
Ecrit par Mathilde Dumas   
27-10-2009
Un chevalier normand (d'après la tapisserie de Bayeux).
Un chevalier normand (d'après la tapisserie de Bayeux).
Comme souvent dans la noblesse anglaise, c'est en France, plus précisément en Normandie, que l'on trouve l'origine de la famille Percy. Guillaume de Perci -c'était l'écriture originale-, pour avoir participé à la conquête de l'Angleterre avec Guillaume le Conquérant, recevra du Normand des terres dans le Hampshire, le Lincolnshire et le Yorkshire. Trois siècles plus tard, un autre Percy, Henry, allait se distinguer en battant et en faisant prisonnier le roi d'Ecosse, David II Bruce à Neville's Cross. Son arrière-petit-fils, portant le même nom, se distinguera également contre les Ecossais, ce qui lui vaudra cette fois d'être fait comte de Northumberland par Richard II… qui le bannira vingt ans plus tard. Mal lui en prit. Changeant de camp, Henry de Percy allait être un des artisans de l'avènement du duc de Lancastre, couronné sous le nom d'Henri IV, avant de se brouiller également avec ce roi, entraînant dans sa révolte ses deux fils. Tous deux allaient périr, l'un lors de la bataille de Shrewbury, l'autre exécuté (1403). Faisant un temps acte de soumission, Henry de Percy -qui avait décidément la révolte dans le sang-, participera ensuite au complot de l'archevêque Scroope, fuit en France et fut tué en tentant d'envahir l'Angleterre, ce qui inspirera à Shakespeare son "Henry IV". Ce dernier, devait rétablir le petit-fils du comte de Northumberland qui restera fidèle aux Lancastre… jusqu'au quatrième comte, lui aussi dénommé Henry Percy, qui se ralliera à Henri VII en 1485.
Dernière mise à jour : ( 27-10-2009 )

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Pergame : des Grecs à Rome
Ecrit par Constance Cousin   
25-10-2009
Récolte des fleurs et des grains par les Grecs (d'après une fresque antique).
Récolte des fleurs et des grains par les Grecs (d'après une fresque antique).
La tradition veut que ce soient les Grecs d'Arcadie qui aient fondé Pergame. En 481 avant J.-C., elle est donnée par le roi des Perses au Spartiate Démarate mais ce n'est qu'un siècle plus tard qu'elle devait acquérir quelque importance. Lysimaque, un des généraux d'Alexandre ayant décidé d'y entreposer ses trésors devait se voir spolier de ses biens par l'eunuque Philétère qui, en 283 avant J.-C., fonda l'Etat pergamien. Ses successeurs allaient étendre leur Etat mais, inquiétés par les désirs de conquêtes de Philippe de Macédoine, ils décideront de s'allier avec Rome. Une décision qui allait engager Pergame pour longtemps. Alliés des Romains dans la guerre contre Antiochos III, Pergame reçut, en 188 avant J.-C. au traité d'Apamée, une grande partie de l'Asie mineure. Mais l'Etat de Pergame demeuré essentiellement continental avec, pour seul port important, Attalia.
Dernière mise à jour : ( 25-10-2009 )

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Les Evangiles au regard de l'histoire
Ecrit par Alix Ducret   
23-10-2009
Saint Jean l'Evangéliste (d'après un tableau de l'époque moderne).
Saint Jean l'Evangéliste (d'après un tableau de l'époque moderne).
" Ce nom [chrétiens] leur vient de Christus qui, sous le règne de Tibère, avait été livré au supplice sous Ponce Pilate."
Ces deux lignes, tirées des Annales de Tacite, un auteur du IIe siècle, ne sont pas les premières à évoquer la personne historique du Christ. Flavius Josèphe, qui écrit ses Antiquités juives à la fin du Ier siècle , Pline le Jeune, dans ses Epîtres et Suétone dans sa Vie des Douze Césars, toute deux écrites au début du IIe siècle en font mention. Or, ces historiens, qui n'écrivent que quelques dizaines d'années après la mort du Christ -Josèphe est né en 37 après Jésus-Christ-, ne mettent absolument pas en doute l'existence réelle de Jésus. Pas plus qu'ils ne mettent en doute son action et sa mort telles que les relatent les Evangiles. De fait, ce sont ces derniers qui représentent la principale source d'enseignement sur le Christ. Mais quel crédit leur accorder ?
Des témoignages sur la vie du Christ, il en a existé des dizaines. Parmi ceux-ci, l'Eglise a décidé d'en distinguer quatre, ainsi que quelques lettres des premiers disciples du Christ, parce que particulièrement représentatif de l'enseignement du Christ. C'est ce que l'on nomme le Nouveau Testament. Bien entendu, aucun de ces textes n'est un original et la plupart des transcriptions datent du IVe siècle , époque à laquelle on abandonna l'utilisation du papyrus pour celui du parchemin.
Dernière mise à jour : ( 23-10-2009 )

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Witt ou le prix de la liberté
Ecrit par Constance Cousin   
21-10-2009
Jan de Witt (1625-1672).
Jan de Witt (1625-1672).
Certes, le nom de Jan de Witt n'est inconnu de personne mais, face aux grands hommes qu'il eut à affronter, il paraît bien petit. Pourtant, Jan de Witt mérite que l'on s'intéresse à lui.
Fils d'un patricien qui avait été à plusieurs reprises bourgmestre de Dordrecht, Jan de Witt fut, dès 1620, pensionnaire de sa ville natale puis grand pensionnaire de Hollande en 1653. Une charge qu'il devait conserver presque jusqu'à sa mort en 1672.
L'idée de Jan de Witt était clairement de préserver la Hollande. Pour ce faire, la paix importait plus que tout. De Witt s'y attela donc. En 1654, il se hâte de mettre fin au conflit avec l'Angleterre et obtient de Cromwell une paix de compromis. Pour préserver la Hollande de toute guerre européenne, il fait prononcer, contre la maison d'Orange, l'Acte d'exclusion (1667), mais les rivalités économiques avec l'Angleterre allaient rapidement prendre le pas sur les bonnes intentions et entraîner une nouvelle guerre (1665-1666). Au traité de Breda (1667) et malgré l'énergie qu'il avait déployée, il dut consentir à la perte de la Nouvelle-Amsterdam, aujourd'hui New-York. Inquiet de la politique belliqueuse de Louis XIV, il forma avec l'Angleterre et la Suède la Triple-Alliance qui devait conduire au traité d'Aix-la-Chapelle (1668).
Dernière mise à jour : ( 21-10-2009 )

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Adalhard : de disgrâce en disgrâce
Ecrit par Alix Ducret   
19-10-2009
Lettre manuscrite de Charlemagne.
Lettre manuscrite de Charlemagne.
C'est à la cour de Charlemagne que "sévit" tout d'abord Adalhard, fils de Bernard, lui-même fils illégitime de Charles Martel. Cousin germain de Charlemagne, Adalhard avait été élevé à la cour avec son frère Wala et avait même occupé le poste de conseiller de l'empereur. Mais la disgrâce d'Ermengarde, fille du roi des Lombards, par le volage empereur allait entraîner sa disgrâce. Entré au couvent de Corbie en 772-773, il devait y demeurer vingt ans. Là, la règle de saint Benoît était observée, une règle que le jeune homme aura loisir d'approfondir en séjournant au Mont-Cassin, berceau de l'ordre bénédictin. Il ne quittera le Mont-Cassin que pour reprendre le chemin de Corbie où il sera fait abbé.
Réconcilié avec l'empereur, il sera nommé, en 796, "missus", c'est-à-dire "envoyé", auprès du roi Pépin puis de son fils Bernard. En 809, il prit part au synode d'Aix-la-Chapelle puis, en 814, au concile de Noyon. Mais la mort de Charlemagne allait, de nouveau, entraîner sa disgrâce.
Dernière mise à jour : ( 19-10-2009 )

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